Championnat du monde de Formule 1 2019

Championnat du monde de Formule 1 2019
Description de l'image F1.svg.
Généralités
Sport Formule 1
Création 1950
Organisateur(s) FIA
Édition 70e
Participants 20 pilotes
Nombre de manches 21 Grands Prix
Site web officiel www.formula1.com
Palmarès
Champion pilote Drapeau : Inconnu
Champion constructeur Drapeau : Inconnu

Navigation

Le championnat du monde de Formule 1 2019 est la 70e édition du championnat du monde de Formule 1. La compétition, née en 1950, a passé un cap le 14 avril 2019 sur le circuit de Shanghai, où a été disputé le millième Grand Prix de l'histoire du championnat. Par ailleurs, à partir de cette saison et selon un système en vigueur de 1950 à 1959, un point supplémentaire est attribué à l'auteur du meilleur tour en course ainsi qu'à son écurie, sous réserve qu'il se classe parmi les dix premiers.

Le directeur de course Charlie Whiting, personnage central des Grands Prix de Formule 1 depuis plus de vingt ans, meurt à Melbourne le 14 mars à la veille des premiers essais de la course inaugurale de la saison.

Repères en début de saison

Pilotes

Débuts en tant que pilote titulaire :

Départs :

Transferts :

Retour :

Duos de pilotes reconduits :

Écuries

Pneumatiques

Le fabriquant unique Pirelli ne propose plus que trois couleurs de pneumatiques lisses cette saison : tendres (rouge), médiums (jaune) et durs (blanc). Toutefois, chacune de ces spécifications comprendra plusieurs composés différents. « L’idée est de donner un numéro à chaque composé. Mais c’est toujours en discussion, car je viens d’avoir une discussion avec les ingénieurs et ils préfèrent une lettre à la place d’un numéro », explique fin octobre 2018 Mario Isola, responsable du programme Formule 1 de Pirelli. Qu'il s'agisse de chiffres ou de lettres, les différents composés des pneumatiques tendres, médiums et durs seront donc indiqués[22].

Les gommes sont réparties sous 5 classes différentes allant de la classe C1 à la classe C5. C1 étant la gomme la plus dure tandis que C5 est la plus tendre.

Classe Équivalence des gommes Bande de roulement Conditions de piste Adhérence Longévité
C1 Dur (Hard) Pneu lisse (slick) Piste sèche Basse Longue
C2 Medium (Medium) Moyenne Étendue
C3 Tendre (Soft) Correcte Modérée
C4 Ultra tendre (Ultrasoft) Élevée Faible
C5 Hyper tendre (Hypersoft) Très élevée Très faible
Pluie Intermédiaire (Intermediate) Pneu sculpté Piste humide
Pluie Pluie (Wet) Piste trempée

Pour chaque Grand Prix sont sélectionnées 3 classes de pneus. Les couleurs de ces pneus dépendront de la sélection des gommes. La gomme la plus tendre se verra attribuée la couleur rouge tandis que la plus dure aura la couleur blanche

Couleurs des pneus
Pneus pour piste sèche Pneus pluie
Représentation des pneus tendres
Tendres
Représentation des pneus medium
Medium
Représentation des pneus durs
   Durs
Représentation des pneus intermédiaires
Intermédiaires
Représentation des pneus pluie
   Pluie

Aérodynamique et autres modifications

Le groupe de travail dirigé par le responsable du département sportif de la Formule 1, Ross Brawn, a adopté diverses solutions aérodynamiques pour la saison 2019 censées réduire l'appui et ainsi favoriser le spectacle, c'est-à-dire les dépassements[23]. Sur l'aileron avant, les appendices verticaux sont désormais interdits, l'aileron lui-même passe de 1 800 mm de largeur en 2018 à 2 000 mm en 2019. Ses « flaps » (volets d'appui superposés) pourront désormais monter de 20 mm supplémentaires. Les appendices aérodynamiques autour des écopes de freins sont interdits. La hauteur des « barge boards » sur les flancs des F1 est réduite de 15 cm, mais ils sont allongés de 10 cm. Les stries d'aération sur les flancs des ailerons arrières sont bannies et la largeur de ces derniers passe de 950 à 1 050 mm. L'ouverture de l'aileron mobile (DRS) est portée de de 65 à 85 mm[23].

Pour un des cadres dirigeants de Red Bull Racing, Helmut Marko, ces changements ne vont rien changer : « J’ai pris des nouvelles de l’avancée de notre voiture pour 2019 et notamment la perte aérodynamique. Je crois que nous pouvons être confiants à ce sujet, de notre côté. Mais le but de la F1 qui était de favoriser le spectacle avec ça... je crains que non. Nos simulations démontrent que rien ne change. Les dépassements seront juste aussi difficiles. Alors tout ça ne fait que nous coûter de l’argent. Ah si, ces ailerons avant seront plus larges et donc plus faciles à casser »[24].

Par ailleurs, les voitures pourront désormais embarquer 110 kg de carburant en course, l'idée étant que les pilotes puissent être à l'attaque tout au long d'un Grand Prix sans se préoccuper d'économiser l'essence[23].

Essais hivernaux

Les deux séances de tests hivernaux, en amont de la première course 2019 à Melbourne, se tiennent, comme chaque année, sur le Circuit de Catalunya à Barcelone, du 18 au 21 février puis du 26 février au 1er mars[25]. Dans les dix jours précédant ces essais, toutes les monoplaces de la saison 2019 sont présentées, la nouvelle Alfa Romeo Racing (ex-Sauber) l'étant à Barcelone, au matin même de la première journée de test[26].

En 2018, la première séance hivernale avait été très perturbée par des chutes de neige et les monoplaces n'avaient pratiquement pas tourné en quatre jours[25]. Au premier jour de ces essais, Sebastian Vettel réalise le meilleur temps en min 18 s 161 au volant de la SF90, bouclant 169 tours sans souci[27]. Le lendemain, son coéquipier Charles Leclerc prend le volant de la Ferrari et obtient le meilleur temps en min 18 s 247 en bouclant 157 tours[28].

Le 20 février, Daniil Kvyat chausse les pneus les plus tendres de la gamme Pirelli sur sa Toro Rosso-Honda STR14 et domine le plateau en min 17 s 704, une seconde plus rapide que le temps de Pierre Gasly lors des qualifications du Grand Prix d'Espagne 2018[29]. Kvyat devance Kimi Räikkönen qui effectue le plus grand nombre de tours (138) au volant de l'Alfa Romeo C38[29]. Finalement, Nico Hülkenberg à bord de la Renault R.S.19 obtient le meilleur temps de ces quatre jours d'essais en min 17 s 393 avec le type de gommes les plus tendres[30]. Mais Ferrari impressionne le plus les observateurs avec 598 tours bouclés par ses deux pilotes sans rencontrer de problème, plus de 1 000 boucles effectuées par le moteur maison qui équipe aussi les Alfa Romeo et les Haas, et une série de tours rapides réalisés avec des pneumatiques plus durs (C3), Pirelli estimant le gain de performances entre C3 et C5 à 1,2 seconde au tour[31],[32],[30].

Pour la deuxième partie des essais, les pilotes de la McLaren MCL34 se mettent les premiers en valeur avec les composés de pneumatiques les plus tendres (type C4) ; Lando Norris tournant en min 17 s 709 et Carlos Sainz Jr. se montrant le plus rapide le lendemain en min 17 s 144, meilleur temps des essais préparatoires[33],[34]. En chaussant le composé C5, Sebastian Vettel obtient, le 1er mars, le meilleur temps des huit journées d'essais, en min 16 s 221, devant Lewis Hamilton (min 16 s 224) et Charles Leclerc (min 16 s 231)[35],[36].

Règlement sportif

À partir de cette saison, à chaque Grand Prix, le pilote ayant réalisé le meilleur tour en course, soit le tour le plus rapide réussi par un des concurrents durant la course, se voit accorder un point bonus, à condition qu’il soit classé parmi les dix premiers[37],[38]. Un point est également attribué au constructeur ayant engagé ce pilote[39]. Cette règle a été utilisée pour la dernière fois en 1959[40].

Pilotes et monoplaces

Pilotes et monoplaces de la saison 2019[41].
Écuries Constructeurs Châssis Moteurs Pneus no  Pilotes Pilotes de réserves et de développement
Drapeau de l'Allemagne Mercedes AMG Petronas Motorsport Mercedes Mercedes AMG F1 W10 EQ Power+[42] Mercedes P 44 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de la France Esteban Ocon
Drapeau de la Belgique Stoffel Vandoorne
Drapeau du Mexique Esteban Gutiérrez
Drapeau : Royaume-Uni George Russell
77 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas
Drapeau de l'Italie Scuderia Ferrari
Drapeau de l'Italie Scuderia Ferrari Mission Winnow[43]
Ferrari Ferrari SF90[44] Ferrari P 5 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Drapeau de l'Allemagne Pascal Wehrlein
Drapeau : Nouvelle-Zélande Brendon Hartley
Drapeau : Italie Antonio Fuoco
Drapeau : Italie Davide Rigon
Drapeau : Allemagne Mick Schumacher
16 Drapeau de Monaco Charles Leclerc
Drapeau de l'Autriche Aston Martin Red Bull Racing Red Bull Red Bull RB15[45] Honda P 10 Drapeau de la France Pierre Gasly Drapeau de la Suisse Sébastien Buemi
Drapeau : Royaume-Uni Daniel Ticktum
33 Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen
Drapeau de la France Renault F1 Team Renault Renault R.S.19[46] Renault P 3 Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Drapeau de la Russie Sergey Sirotkin
Drapeau du Royaume-Uni Jack Aitken
Drapeau de la République populaire de Chine Guanyu Zhou
27 Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg
Drapeau des États-Unis Rich Energy Haas F1 Team Haas Haas VF-19[47] Ferrari P 8 Drapeau de la France Romain Grosjean Drapeau du Brésil Pietro Fittipaldi
Drapeau de la Suisse Louis Delétraz
20 Drapeau du Danemark Kevin Magnussen
Drapeau du Royaume-Uni McLaren F1 Team McLaren McLaren MCL34[48] Renault P 4 Drapeau du Royaume-Uni Lando Norris Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso
Drapeau du Brésil Sérgio Sette Câmara
55 Drapeau de l'Espagne Carlos Sainz Jr.
Drapeau du Royaume-Uni SportPesa Racing Point F1 Team Racing Point Racing Point RP19[49] BWT Mercedes P 11 Drapeau du Mexique Sergio Pérez Drapeau de la France Esteban Ocon
18 Drapeau du Canada Lance Stroll
Drapeau de la Suisse Alfa Romeo Racing[50] Alfa Romeo Racing[51] Alfa Romeo C38[52] Ferrari P 7 Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Drapeau de la Suède Marcus Ericsson
Drapeau de la Colombie Tatiana Calderón
Drapeau des États-Unis Juan Manuel Correa
Drapeau : Allemagne Mick Schumacher
Drapeau : Royaume-Uni Callum Ilott
99 Drapeau de l'Italie Antonio Giovinazzi
Drapeau de l'Italie Red Bull Toro Rosso Honda Toro Rosso Toro Rosso STR14[53] Honda P 23 Drapeau de la Thaïlande Alexander Albon Drapeau de l'Indonésie Sean Gelael
26 Drapeau de la Russie Daniil Kvyat
Drapeau du Royaume-Uni ROKiT Williams Racing[54] Williams Williams FW42[55] Mercedes P 63 Drapeau du Royaume-Uni George Russell Drapeau du Canada Nicholas Latifi
88 Drapeau de la Pologne Robert Kubica

Grands Prix de la saison 2019

Mappemonde représentant les pays accueillant un Grand Prix en 2019.

La Fédération internationale de l'automobile publie le 12 octobre 2018 la version définitive du calendrier de la saison 2019 à l'issue d'une réunion de son conseil mondial. Le calendrier 2019 est identique à celui de 2018 avec les mêmes 21 Grand Prix, seuls les Grands Prix du Mexique et des États-Unis sont inversés[56]. Le 14 avril 2019 à Shanghai est disputée la 1000e course de l'histoire du championnat[57].

Calendrier des Grands Prix de la saison 2019[56]
no  Date Grand Prix Lieu Vainqueur Écurie Pole position Record du tour Pilote du jour[58] Résumé
998 17 mars Drapeau : Australie Grand Prix d'Australie Melbourne Drapeau : Finlande Valtteri Bottas Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Finlande Valtteri Bottas Drapeau : Finlande Valtteri Bottas Résumé
999 31 mars Drapeau de Bahreïn Grand Prix de Bahreïn Sakhir Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Monaco Charles Leclerc Drapeau : Monaco Charles Leclerc Drapeau : Monaco Charles Leclerc Résumé
1000 14 avril Drapeau : République populaire de Chine Grand Prix de Chine Shanghai Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau : Allemagne Mercedes Drapeau : Finlande Valtteri Bottas Drapeau : France Pierre Gasly Drapeau : Thaïlande Alexander Albon Résumé
1001 28 avril Drapeau : Azerbaïdjan Grand Prix d'Azerbaïdjan Bakou Résumé
1002 12 mai Drapeau : Espagne Grand Prix d'Espagne Barcelone Résumé
1003 26 mai Drapeau : Monaco Grand Prix de Monaco Monaco Résumé
1004 9 juin Drapeau : Canada Grand Prix du Canada Montréal Résumé
1005 23 juin Drapeau : France Grand Prix de France Le Castellet Résumé
1006 30 juin Drapeau : Autriche Grand Prix d'Autriche Spielberg Résumé
1007 14 juillet Drapeau : Royaume-Uni Grand Prix de Grande-Bretagne Silverstone Résumé
1008 28 juillet Drapeau : Allemagne Grand Prix d'Allemagne Hockenheim Résumé
1009 4 août Drapeau : Hongrie Grand Prix de Hongrie Budapest Résumé
1010 1er septembre Drapeau : Belgique Grand Prix de Belgique Spa-Francorchamps Résumé
1011 8 septembre Drapeau : Italie Grand Prix d'Italie Monza Résumé
1012 22 septembre Drapeau : Singapour Grand Prix de Singapour Singapour Résumé
1013 29 septembre Drapeau : Russie Grand Prix de Russie Sotchi Résumé
1014 13 octobre Drapeau : Japon Grand Prix du Japon Suzuka Résumé
1015 27 octobre Drapeau : Mexique Grand Prix du Mexique Mexico Résumé
1016 3 novembre Drapeau : États-Unis Grand Prix des États-Unis Austin Résumé
1017 17 novembre Drapeau : Brésil Grand Prix du Brésil São Paulo Résumé
1018 1er décembre Drapeau : Émirats arabes unis Grand Prix d'Abou Dabi Yas Marina Résumé

Déroulement de la saison et faits marquants du championnat

Grand Prix d'Australie

Lewis Hamilton, qui n'a jamais été battu en qualifications sur le circuit de l'Albert Park depuis le début de l'ère des moteurs V6 turbocompressés à double système de récupération d'énergie en 2014, saison qui a aussi marqué le départ de la domination de Mercedes sur la Formule 1, réalise sa sixième pole position consécutive à Melbourne et la quatre-vingt-quatrième de sa carrière en établissant un nouveau record du tracé à 237,194 km/h de vitesse moyenne. Au volant de la W10, les pilotes des Flèches d'Argent monopolisent la première ligne, Valtteri Bottas terminant à 112 millièmes de seconde de son coéquipier. Sebastian Vettel, troisième, est relégué à plus de sept dixièmes de seconde et est accompagné en deuxième ligne par Max Verstappen. Charles Leclerc est en troisième ligne devant Romain Grosjean. Kevin Magnussen et le novice Lando Norris, au volant de sa McLaren MCL34, s'élancent en quatrième ligne.

Valtteri Bottas, qui prend un meilleur départ que Lewis Hamilton, vire en tête au premier freinage et s'impose au bout des cinquante-huit tours de course pour obtenir la quatrième victoire de sa carrière, sa première depuis le Grand Prix d'Abou Dabi 2017. Le Finlandais creuse un important écart sur son coéquipier (qui, en terminant deuxième, permet à Mercedes d'obtenir un quarante-cinquième doublé) et couronne son week-end par le point supplémentaire du meilleur tour en course qu'il réalise à une boucle de l'arrivée. Revanchard dans son tour d'honneur, sans doute blessé par les critiques qu'il a subies l'année précédente, Bottas lâche dans son casque « À ceux que cela concerne, allez vous faire foutre ! ».

En dépassant Sebastian Vettel d'une manœuvre autoritaire au trente-et-unième tour, Max Verstappen offre au moteur Honda son premier podium à l'ère des V6 hybrides, après onze années et la troisième place de Rubens Barrichello au volant de la Honda RA108 au Grand Prix de Grande-Bretagne 2008. Vettel demande alors par radio à son stand « Pourquoi sommes-nous si lents ? ». Il précède son coéquipier Charles Leclerc qui termine dans ses échappements à la même place que sur la grille de départ. Romain Grosjean contraint à l'abandon, Kevin Magnussen conduit sa Haas-Ferrari à la sixième place ; il est le dernier pilote à franchir la ligne d'arrivée dans le tour du vainqueur. Nico Hülkenberg, remonté du onzième rang sur la grille, se classe septième, contenant un groupe compact constitué de Kimi Räikkönen, Lance Stroll, Daniil Kvyat, qui prend le dernier point en jeu, et Pierre Gasly, onzième pour sa première course avec Red Bull Racing. Devant son public, Daniel Ricciardo abime sa Renault au départ et abandonne au bout de vingt-neuf tours.

Valtteri Bottas mène le championnat avec 26 points (25 points alloués à la victoire et 1 pour le meilleur tour), devant les neuf pilotes qu'il a devancé dans cette première course de la saison. Mercedes Grand Prix est en tête du championnat des constructeurs avec 44 points, bénéficiant également de l'unité supplémentaire liée au meilleur tour de Bottas, et devance Ferrari (22 points), Red Bull (15 points), Haas (8 points), Renault (6 points), Alfa Romeo Racing (4 points), Racing Point (2 points) et Toro Rosso (1 point) ; McLaren et Williams n'ont pas marqué.

Grand Prix de Bahreïn

Dominateur des trois phases des qualifications après des essais libres maîtrisés, Charles Leclerc obtient la première pole position de sa carrière, dès sa deuxième course pour la Scuderia Ferrari, au volant de la SF90 ; il bat également le record du tracé de Sakhir, à 221,738 km/h de moyenne. Premier pilote monégasque à s'élancer en tête d'un Grand Prix, il devance son coéquipier Sebastian Vettel de trois dixièmes de seconde pour une première ligne entièrement rouge, comme en 2018. Plus proches des Ferrari que lors des essais libres, Lewis Hamilton et Valtteri Bottas suivent en deuxième ligne. Max Verstappen, auteur du cinquième temps, s'élance de la troisième ligne, devant Kevin Magnussen ; ils précèdent Carlos Sainz Jr. et Kimi Räikkönen, alors que Lando Norris et Daniel Ricciardo occupent la cinquième ligne de la grille de départ. Romain Grosjean, auteur du huitième temps est pénalisé et s'élance de la onzième place.

Lewis Hamilton obtient sa première victoire de la saison, la soixante-quatorzième de sa carrière, et Mercedes Grand Prix un quarante-sixième doublé dans l'ordre inverse de celui réalisé à Melbourne deux semaines plus tôt ; les Flèches d'Argent doivent toutefois ce résultat à un problème de perte de puissance touchant Charles Leclerc à onze tours de l'arrivée. Le jeune Monégasque rate son départ, est débordé par son coéquipier Sebastian Vettel puis par Valtteri Bottas, et ensuite sévèrement menacé par Hamilton dans les premiers virages. En l'espace de six tours, Leclerc repasse tout d'abord Bottas (qui cède à une attaque de Hamilton au virage suivant, perdant deux positions d'un coup) puis il double son coéquipier Vettel à l'aide de l'aileron arrière mobile avant de caracoler en tête durant quarante tours ; bien plus rapide que ses poursuivants, il creuse peu à peu l'écart et obtient le point du meilleur tour en course dans sa trente-huitième boucle. Derrière lui, au même moment, Hamilton dépasse Vettel ; dans ce combat roue contre roue, le pilote allemand part, tout seul, en tête-à-queue dans le virage no 4 et abîme considérablement ses gommes. Les vibrations engendrées provoquent la casse de son aileron avant qui se détache en ligne droite ; il perd dès lors tout espoir de podium.

Alors qu'il a dix secondes d'avance sur Hamilton, Charles Leclerc annonce dans son quarante-sixième tour rencontrer un problème de moteur : un court-circuit sur un injecteur d'un des six cylindres du groupe propulseur sera ultérieurement identifié. Il s'en trouve considérablement ralenti avec une perte d'environ 160 chevaux, et ne peut faire face au retour des Mercedes qui lui reprennent de cinq à six secondes par boucle. Hamilton le dépasse au quarante-huitième tour, Bottas au cinquante-quatrième et Max Verstappen s'apprête à faire de même quand les deux Renault tombent en panne simultanément au bord du circuit, entraînant la sortie de la voiture de sécurité pour les trois derniers tours, ce qui permet à Leclerc de conserver sa position et d'obtenir le premier podium de sa carrière avant d'être désigné « pilote du jour ».

À l'arrivée, Hamilton n'a de cesse de dire que Leclerc méritait la victoire et souligne la chance dont il a bénéficié. Son premier geste, une fois sorti de sa voiture, est d'aller réconforter le pilote Ferrari en lui expliquant qu'il « a de nombreuses victoires devant lui. » Verstappen se classe quatrième devant Vettel, remonté après son passage au stand pour changer de museau pour prendre dix points ; au sixième rang, Lando Norris marque les premiers points de sa carrière, emmenant Kimi Räikkönen dans son sillage alors que Pierre Gasly marque pour la première fois pour Red Bull, devant le Thaïlandais Alexander Albon qui ouvre lui aussi son compteur. Sergio Pérez prend le point restant.

Valtteri Bottas mène toujours le championnat avec 44 points, un de plus que Lewis Hamilton (43 points). Max Vertsappen est au troisième avec 27 points, devant Charles Leclerc (26 points, avec celui de son meilleur tour à Bahreïn). Suivent Vettel (22 points) Raïkkönen (10 points), Norris et Kevin Magnussen, tous deux avec huit points. Mercedes Grand Prix augmente son avance en tête du championnat des constructeurs avec 87 points et devance Ferrari (43 points), Red Bull (27 points), Alfa Romeo Racing (10 points), McLaren et Haas (8 points), Renault (6 points), Racing Point et Toro Rosso (3 point) ; seul Williams n'a pas encore marqué.

Grand Prix de Chine

Sur la 1000e grille de départ du championnat du monde, les deux Mercedes, les deux Ferrari, les deux Red Bull, les deux Renault et les deux Haas se suivent dans cet ordre aux dix premières places. Valtteri Bottas, dominateur au volant de la W10, prend le meilleur sur Lewis Hamilton lors de ses deux tentatives dans la troisième phase des qualifications et réalise la septième pole position de sa carrière avec 23 millièmes de seconde d'avance sur son coéquipier. À bord de leurs Ferrari SF90, repoussées à trois dixièmes de seconde, Sebastian Vettel se montre plus rapide que Charles Leclerc. En troisième ligne, Max Verstappen devance Pierre Gasly qui atteint pour la première fois la Q3 avec Red Bull. Daniel Ricciardo précède Nico Hülkenberg sur la quatrième ligne. Une erreur de timing a empêché les pilotes Red Bull et Haas, relâchés dans le trafic, d'effectuer une ultime tentative en Q3 : ils ont franchi la ligne de chronométrage après que le feu est passé au rouge ; les premiers avaient toutefois réalisé un temps chronométré en début de séance, à l'inverse des seconds.

Qu'elles bénéficient de circonstances favorables comme deux semaines plus tôt, à Bahreïn, ou qu'elles affichent un rythme supérieur à la concurrence, les Mercedes obtiennent un doublé au terme des cinquante-six tours du circuit de Shanghai, leur troisième en trois courses consécutives ; il s'agit de la soixante-quinzième victoire de Lewis Hamilton et de la quatre-vingt-dixième de l'écurie allemande. Le quintuple champion du monde britannique prend un meilleur départ que son coéquipier qui patine légèrement à l'extinction des feux, puis s'échappe, mène la course de bout en bout, n'est jamais inquiété et s'impose pour la deuxième fois consécutive de la saison, entendant à l'arrivée le traditionnel « Get in there Lewis! Fantastic drive! » de son ingénieur ; Bottas deuxième n'a jamais été menacé durant l'ensemble de l'épreuve. Charles Leclerc prend le meilleur sur son coéquipier au départ et s'installe au troisième rang ; mais au bout de dix tours, son stand lui ordonne de laisser passer Sebastian Vettel ce qui va lui permettre de monter sur son premier podium de la saison. Les pilotes de la Scuderia, qui ne peuvent rien faire face aux Flèches d'Argent, sont contraints de « couvrir » la stratégie à deux arrêts de Max Verstappen qui joue l'undercut et parvient à s'intercaler entre eux pour ravir la quatrième place de Leclerc ; Vettel doit même se défendre vigoureusement face aux attaques du Néerlandais, lors d'une belle passe d'armes au dix-neuvième tour, après leurs premiers arrêts. En fin de course, Red Bull arrête Pierre Gasly une troisième fois pour chausser sa RB15 de pneumatiques tendres afin qu'il réalise le premier meilleur tour en course de sa carrière, à une boucle de l'arrivée, ce qui lui offre un neuvième point complétant les huit de sa sixième place. Daniel Ricciardo, en septième position durant toute la course, marque ses premiers points pour Renault ; il devance Sergio Pérez qui résiste jusqu'au bout à Kimi Räikkönen alors qu'Alexander Albon, parti de la voie des stands, inscrit le point de la dixième place et est élu « pilote du jour ». De la septième place de Ricciardo à la dixième d'Albon, ils sont quatre à n'avoir observé qu'un arrêt au stand durant la course.

Lewis Hamilton, avec 68 points, ravit la tête du championnat à Valtteri Bottas (62 points). Max Verstappen est troisième (39 points) devant Sebastian Vettel (37 points) et Charles Leclerc suit avec 36 points. Pierre Gasly (13 points) repousse Kimi Räikkönen au septième rang (12 points). Au classement des constructeurs, trois doublés donnent 130 points à Mercedes Grand Prix, soit presque le double de Ferrari (73 points). Red Bull se rapproche (52 points) ; Renault et Alfa Romeo Racing totalisent 12 points et McLaren et Haas 8 points. Racing Point (7 points) et Toro Rosso (4 points) suivent ; Williams n'a pas encore marqué.

Classements saison 2019

Attribution des points

Barème d'attribution des points en Championnat du monde de Formule 1
Position  1er   2e   3e   4e   5e   6e   7e   8e   9e   10e   MT 
Points 25 18 15 12 10 8 6 4 2 1 1

Pilotes

Pos. Pilotes AUS BAH CHI Flag of Azerbaijan.svg ESP MON Drapeau du Canada.svg Flag of France.svg Flag of Austria.svg Flag of the United Kingdom.svg Flag of Germany.svg Flag of Hungary.svg Flag of Mexico.svg Points
1 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton 18 25 25 68
2 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas 26 18 18 62
3 Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen 15 12 12 39
4 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel 12 10 15 37
5 Drapeau de Monaco Charles Leclerc 10 16 10 36
6 Drapeau de la France Pierre Gasly 0 4 9 13
7 Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen 4 6 2 12
8 Drapeau du Royaume-Uni Lando Norris 0 8 0* 8
9 Drapeau du Danemark Kevin Magnussen 8 0 0 8
10 Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg 6 0* - 6
11 Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo - 0* 6 6
12 Drapeau du Mexique Sergio Pérez 0 1 4 5
13 Drapeau de la Thaïlande Alexander Albon 0 2 1 3
14 Drapeau du Canada Lance Stroll 2 0 0 2
15 Drapeau de la Russie Daniil Kvyat 1 0 - 1
16 Drapeau de l'Italie Antonio Giovinazzi 0 0 0 0
17 Drapeau de la France Romain Grosjean - - 0 0
18 Drapeau de l'Espagne Carlos Sainz Jr. - 0* 0 0
19 Drapeau du Royaume-Uni George Russell 0 0 0 0
20 Drapeau de la Pologne Robert Kubica 0 0 0 0

Constructeurs

Pos. Constructeurs Pilotes AUS BAH CHI Flag of Azerbaijan.svg ESP MON Drapeau du Canada.svg Flag of France.svg Flag of Austria.svg Flag of the United Kingdom.svg Flag of Germany.svg Flag of Hungary.svg Flag of Mexico.svg Points
1 Drapeau de l'Allemagne Mercedes Drapeau : Royaume-Uni HAM 18 25 25 130
Drapeau : Finlande BOT 26 18 18
2 Drapeau : Italie Ferrari Drapeau : Allemagne VET 12 10 15 73
Drapeau : Monaco LEC 10 16 10
3 Drapeau de l'Autriche Red Bull-
Honda
Drapeau : Pays-Bas VER 15 12 12 52
Drapeau : France GAS 0 4 9
4 Drapeau de la France Renault Drapeau : Allemagne HUL 6 0* - 12
Drapeau : Australie RIC - 0* 6
5 Drapeau de la Suisse Alfa Romeo-
Ferrari
Drapeau : Finlande RAI 4 6 2 12
Drapeau : Italie GIO 0 0 0
6 Drapeau des États-Unis Haas-
Ferrari
Drapeau : Danemark MAG 8 0 0 8
Drapeau : France GRO - - 0
7 Drapeau du Royaume-Uni McLaren-
Renault
Drapeau : Royaume-Uni NOR 0 8 0* 8
Drapeau : Espagne SAI - 0* 0
8 Drapeau de la Grande-Bretagne Racing Point-
Mercedes
Drapeau : Mexique PER 0 1 4 7
Drapeau : Canada STR 2 0 0
9 Drapeau de l'Italie Toro Rosso-
Honda
Drapeau : Thaïlande ALB 0 2 1 4
Drapeau : Russie KVY 1 0 -
10 Drapeau du Royaume-Uni Williams-
Mercedes
Drapeau : Royaume-Uni RUS 0 0 0 0
Drapeau : Pologne KUB 0 0 0

Notes et références

  1. Basile Davoine, « Officiel - Norris titulaire chez McLaren en 2019 ! », sur fr.motorsport.com, (consulté le 11 septembre 2018)
  2. Cesare Ingrassia, « Officiel : Antonio Giovinazzi titulaire chez Sauber pour 2019 », sur f1only.fr, (consulté le 25 septembre 2018)
  3. Olivier Ferret, « Officiel : George Russell confirmé chez Williams », sur motorsport.nextgen-auto.com, (consulté le 15 octobre 2018)
  4. Alexandre Combralier, « Officiel : Albon sera titulaire chez Toro Rosso en 2019 », sur motorsport.nextgen-auto.com, (consulté le 27 novembre 2018)
  5. (en) « Officiel : BREAKING: Alonso to step away from F1 at end of 2018 », sur formula1.com, (consulté le 15 août 2018)
  6. Mickael Guilmeau, « Officiel - Stoffel Vandoorne, de la F1 à la Formule E », sur franceracing.fr (consulté le 24 mars 2019)
  7. Grégory Demoen, « Ocon avec la double casquette en 2019 », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 27 novembre 2018)
  8. « Marcus Ericsson va poursuivre sa carrière en Indycar », sur lequipe.fr, (consulté le 24 mars 2019)
  9. (en-GB) « Ericsson Becomes Alfa Romeo Sauber F1 Team Reserve Driver And Brand Ambassador », Paddock Eye, (consulté le 24 mars 2019)
  10. Basile Davoine, « Hartley rejoint les pilotes de simulateur Ferrari », sur motorsport.com, (consulté le 24 mars 2019)
  11. Clément Bessoudoux, « Ricciardo quitte Red Bull et rejoindra Renault à partir de 2019 », sur sport24.lefigaro.fr, (consulté le 11 septembre 2018)
  12. Julien Billiotte avec Pierre Tassel, « Carlos Sainz confirmé chez McLaren pour plusieurs saisons », sur autohebdo.fr, (consulté le 11 septembre 2018)
  13. Benjamin Vinel, « Officiel - Pierre Gasly signe chez Red Bull pour 2019 », sur fr.motorsport.com, (consulté le 11 septembre 2018)
  14. Pierre Van Vliet, « Räikkönen pour deux saisons chez Sauber ! », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 11 septembre 2018)
  15. (en) Formula one Management, « Leclerc to replace Raikkonen at Ferrari for 2019 », sur formula1.com, (consulté le 24 mars 2019)
  16. Fabien Gaillard, « Officiel - Stroll enfin annoncé par Racing Point Force India », sur fr.motorsport.com, (consulté le 24 mars 2019)
  17. Grégory Demoen, « Toro Rosso officialise le retour de Kvyat », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 29 septembre 2018)
  18. https://fr.motorsport.com/f1/news/robert-kubica-titulaire-williams-reussite/4301674/
  19. « Formule 1 : Romain Grosjean pilotera toujours pour Haas en 2019 », sur L'Équipe, (consulté le 24 mars 2019)
  20. Rédaction, « L'appellation Force India disparaît du plateau », sur lequipe.fr, (consulté le 24 mars 2019)
  21. Olivier Ferret, « F1 - Officiel : Sauber change de nom et devient Alfa Romeo Racing », sur motorsport.nextgen-auto.com, (consulté le 24 mars 2019).
  22. Grégory Demoen, « Pirelli dévoile les noms et couleurs de ses pneus 2019 », sur f1i.fr, (consulté le 24 mars 2019)
  23. a b et c Giorgio Piola et Matt Somerfield, « À quoi ressembleront les F1 en 2019 ? », Motorsport.com, (consulté le 8 novembre 2018)
  24. Olivier Ferret, « Les ailerons de 2019 n'amélioreront pas les dépassements selon Marko », Nextgen-Auto.com, (consulté le 8 novembre 2018)
  25. a et b Grégory Demoen, « Le calendrier des essais hivernaux F1 2019 dévoilé », F1i.auto-moto.com, (consulté le 5 février 2019)
  26. Présentations F1 2019 : les dates à retenir - Basile Davoine, Motorsport.com, 1er février 2019
  27. Emmanuel Touzot, « Barcelone I, jour 1 : Vettel et la SF90 impressionnent », Motorsport.nextgen-auto.com, (consulté le 24 mars 2019)
  28. Fabien Gaillard, « Barcelone, J2 - Accident pour Gasly, meilleur temps pour Leclerc », Motorsport.com, (consulté le 24 mars 2019)
  29. a et b Grégory Demoen, « Essais de Barcelone - Jour 3 : Kvyat déloge Ferrari ! », F1i.auto-moto.com, (consulté le 24 mars 2019)
  30. a et b Grégory Demoen, « Essais de Barcelone : synthèse des meilleurs temps », F1i.auto-moto.com, (consulté le 24 mars 2019)
  31. (en) Lawrence Barretto, « The Winners and Losers of F1's first pre-season test of 2019 », Formula1.com, (consulté le 24 mars 2019)
  32. (en) Lawrence Barretto, « F1 Testing Performance Analysis: What the data tells us from Day 4 in Barcelona », Formula1.com, (consulté le 24 mars 2019)
  33. Grégory Demoen, « Essais de Barcelone - Jour 5 : Norris le plus rapide », F1i.auto-moto.com, (consulté le 24 mars 2019)
  34. Grégory Demoen, « Essais de Barcelone – Jour 6 : McLaren affole les chronos ! », F1i.auto-moto.com, (consulté le 24 mars 2019)
  35. Grégory Demoen, « Essais de Barcelone - Jour 8 : record des essais pour Vettel », F1i.auto-moto.com, (consulté le 24 mars 2019)
  36. Grégory Demoen, « Essais de Barcelone : synthèse des temps », F1i.auto-moto.com, (consulté le 24 mars 2019)
  37. Basile Davoine, « Réintroduction du point de championnat récompensant le meilleur temps au tour en Formule 1 », sur fia.com, (consulté le 24 mars 2019)
  38. P.Co., « Championnat du monde : le point bonus pour le meilleur tour confirmé », sur lequipe.fr, (consulté le 11 mars 2019).
  39. « La FIA confirme l'arrivée du point bonus pour le meilleur tour en course », sur autohebdo.fr, (consulté le 12 mars 2019).
  40. Mathieu Warnier, « F1 – Saison 2019 : Un point de bonus pour le meilleur tour en course », sur sport365.fr, (consulté le 24 mars 2019).
  41. Formula One Management, « F1 2019 season driver line-ups », sur formula1.com, (consulté le 2 décembre 2018)
  42. Mercedes-Benz by Daimler AG, « NEWS: Mercedes W10 Hits the Track for the First Time », sur mercedesamgf1.com, (consulté le 24 mars 2019)
  43. https://f1i.auto-moto.com/infos/bahrein-infos/mission-winnow-retour-a-normale-ferrari/
  44. Emmanuel Touzot, « Ferrari présente sa nouvelle voiture, la SF90 ! », sur motorsport.nextgen-auto.com, (consulté le 16 février 2019)
  45. Nicolas Carpentiers, « F1 2019 : la Red Bull RB15 à la loupe », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 24 mars 2019)
  46. « Formule 1 - La Renault R.S.19 et les nouvelles ambitions dévoilées », sur eurosport.fr, (consulté le 15 février 2019)
  47. Basile Davoine et Fabien Gaillard, « Haas présente sa F1 2019 », sur fr.motorsport.com, (consulté le 15 février 2019)
  48. « McLaren Formula 1 - Introducing the MCL34 », sur mcLaren.com, (consulté le 15 février 2019)
  49. AFP, « Avec sa RP-19, Racing Point veut se "rapprocher du top 3" », sur eurosport.fr, (consulté le 15 février 2019)
  50. Gaël Angleviel, « Alfa Romeo Racing annonce un nouveau sponsor », sur franceracing.fr (consulté le 19 février 2019)
  51. https://www.fia.com/events/fia-formula-one-world-championship/season-2019/2019-fia-formula-one-world-championship-entry
  52. Emmanuel Touzot, « L’Alfa Romeo C38 a été présentée dans ses couleurs définitives », sur motorsport.nextgen-auto.com, (consulté le 24 mars 2019)
  53. Grégory Demoen, « Photos : Toro Rosso présente la STR14 », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 15 février 2019)
  54. (en) « ROKiT Enters Formula One as Title Partner of Williams Racing », sur www.williamsf1.com, (consulté le 24 mars 2019)
  55. « Williams présente sa FW42 », sur autohebdo.fr, (consulté le 15 février 2019)
  56. a et b Fédération Internationale Automobile, « FIA Announces World Motor Sport Council Decisions », sur fia.com, (consulté le 13 octobre 2018)
  57. Frédéric Veille, « Découvrez le calendrier de la saison 2019 de Formule 1 », sur RTL.fr, (consulté le 18 octobre 2018)
  58. « Driver of the Day », sur formula1.com (consulté le 14 décembre 2016)

|} |}