Champagne-sur-Seine

Champagne-sur-Seine
Champagne-sur-Seine
L'écluse de Champagne-sur-Seine.
Blason de Champagne-sur-Seine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Intercommunalité Communauté de communes Moret Seine et Loing
Maire
Mandat
Michel Gonord (DVG)
2020-2026
Code postal 77430
Code commune 77079
Démographie
Gentilé Champenois
Population
municipale
6 233 hab. (2017 en diminution de 2,32 % par rapport à 2012)
Densité 856 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 44″ nord, 2° 47′ 45″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 111 m
Superficie 7,28 km2
Élections
Départementales Canton de Montereau-Fault-Yonne
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web champagne-sur-seine.fr

Champagne-sur-Seine est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Champenois.

Géographie

Localisation

La commune est située dans un coude de la rive droite de la Seine à l'extrémité sud du plateau de la Brie à 9 km à l'est de Fontainebleau[1].

Communes limitrophes

Hydrographie

Le système hydrographique de la commune se compose de six cours d'eau référencés :

  • la Seine, fleuve long de 774,76 km[2], ainsi que :
    • un bras de 0,41 km[3] ;
    • un bras de 0,43 km[4] ;
  • le fossé 01 de Prieuré, 3,49 km[5] ;
    • le fossé 01 du Vieux Graville, canal de 4,04 km[6], qui conflue avec le fossé 01 de Prieuré ;
  • le canal 01 du Bois des Brûlis, cours d'eau naturel de 2,80 km[7], qui conflue avec le ru dondaine.

Par ailleurs, son territoire est également traversé par l’aqueduc de la Voulzie.

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 8,17 km[8].

Voies de communication et transports

Voies de communication

Transports

La commune est desservie par :

  • la gare de Champagne-sur-Seine de la ligne Melun - Héricy - Montereau ainsi que des trains TER direct champagne sur seine a Paris en semaine .
  • les lignes d'autocars[9]. :
    • 17A : Nemours - Gare Carnot - Héricy - LEP Fontaineroux ;
    • 17B : Souppes-sur-Loing - Gare Souppes Parvis - Héricy - LEP Fontaineroux ;
    • 203 : Veneux-les-Sablons - Gare - Champagne-sur-Seine - Gare ;
    • 206 : Villecerf - La Roche du Sault - Champagne-sur-Seine - Gare ;
    • 209 : Vernou-la-Celle-sur-Seine - Marangis - Avon - Gare Roitière, quai 6 ;
    • 210 : Vernou-la-Celle-sur-Seine - Marangis - Fontainebleau - François 1er ;
    • 42 : Le Châtelet-en-Brie - Centre Commercial - Champagne-sur-Seine - Collège F.GREGH ;
    • 8B : Saint-Pierre-lès-Nemours - Gare Nemours Parvis - Héricy - LEP Fontaineroux.

Urbanisme

Lieux-dits, écarts et quartiers

La commune compte 76 lieux-dits administratifs répertoriés[10].

Occupation des sols

En 2018[11], le territoire de la commune se répartit[Note 1] en 64,3 % de forêts (513 ha au nord), 25,6 % de zones urbanisées, 5,5 % d’eaux continentales[Note 2] et 4,7 % de zones industrielles commercialisées et réseaux de communication[8].

Logement

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 3 078 dont 48,9 % de maisons et 50,9 % d’appartements.

Parmi ces logements, 86,6 % étaient des résidences principales, 1,8 % des résidences secondaires et 11,6 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 48,7 % contre 50,2 % de locataires[12], dont 35 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 3] et 1,1 % logés gratuitement.

Toponymie

  • Du latin « campus » (champs) et du fleuve éponyme.
  • Villadque Campania dicitur - Champaigne-sur-Seine-lez-Moret-en-Gâtinois - Champaigne-lez-Sainct-Nemer - Champaigne - Champaigne-lez-Fontainebleau[13].
  • Par arrêté du 1er septembre 1899, la commune de Champagne a pris le nom de Champagne-sur-Seine[14].

Histoire

L'ancienne usine Schneider.

Pendant longtemps, la commune de Champagne-sur-Seine est un village rural sans histoire, occupé, pour l'essentiel, par des maraichers et des vignerons, à l'instar de la commune voisine de Thomery. Cependant, un changement fondamental intervient au début du XXe siècle. En 1902, la compagnie Schneider décide d’implanter, non loin de Paris, des ateliers de construction électrique[15] pour alimenter les équipements du Métropolitain. Le site de Champagne est choisi, entre une boucle de la Seine et la ligne du PLM. La jonction entre le Loing (prolongement du canal du Centre) et la Seine, non loin de là à Saint-Mammès, permet par ailleurs une liaison directe avec Le Creusot, siège d'origine de l'entreprise. Le contexte social et politique a joué en faveur de cette implantation car des grèves très dures se sont déroulées à la fin des années en 1899-1900 au Creusot et ont donné lieu à des licenciements et à une restructuration des usines. Il est décidé d’éloigner les électriciens, principaux initiateurs de ces grèves, mais main-d’œuvre qualifiée indispensable pour le futur développement économique de l'activité de construction électrique de la firme.

256 familles sont ainsi déplacées soit 649 Creusotins recensés en 1906. La population de la commune passe ainsi de 600 habitants en 1903 à 2 000 habitants en 1911, puis 3 200 habitants en 1926. Les employés, au sein de l’usine, passent de 560 en 1903 à 1 500 en 1926. À ces Creusotins s'ajoutent des ouvriers venus de Russie, après la Première Guerre mondiale et le coup d'état bolchevik. Ils font d'ailleurs construire une chapelle orthodoxe entre 1937 et 1939. Une telle installation rend indispensable la création d’une véritable cité ouvrière entre le village ancien et l’usine, avec les équipements nécessaires. 58 hectares de terrains sont achetés à cette occasion. Une société immobilière anonyme est créée en octobre 1902 pour gérer les logements ouvriers. Celle-ci utilise les services de l’architecte Edmond Delaire (1856-1921) pour réaliser une série de logements collectifs. 16 immeubles de 3 étages sont construits entre 1902 et 1903, abritant 269 logements. Chaque immeuble comprend des appartements de 2 à 4 pièces, avec salle d’eau privative et sanitaire, le tout relié à un réseau d’égouts et de traitement des eaux. À ces logements collectifs s’ajoutent des pavillons destinés à loger les contremaîtres de l’usine, situés à proximité de la Seine. Ces logements se révélant insuffisants, d’autres – individuels, en bandes – sont construits, dans le quartier des Alouettes, rue du Pas-Rond (actuelle rue de la Libération), puis 96 dans le quartier de l’Aubépine, au sud de l’usine, entre 1920 et 1921. Dans les années 1930, l’usine dispose ainsi de 518 logements.

Des commerces sont créés simultanément au sein même des immeubles, soit 44 boutiques (contre les 4 présentes avant l’installation de l’usine). Une coopérative d’usine permet par ailleurs aux ouvriers de s’approvisionner à moindres frais. Trois écoles sont construites en 1904 ainsi qu’un cours spécial professionnel en 1905, pour former les futurs ouvriers de l’usine. Très rapidement, un stade est aménagé ainsi que 260 jardins ouvriers, propriétés de l’usine et loués exclusivement aux travailleurs de Schneider.

Après un déclin au cours des années 1930 et une contribution à l'industrie de guerre allemande sous l'occupation, l'usine connait un regain d'activité après la Seconde Guerre mondiale. Mais la production périclite et l'usine ferme au début des années 1990.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1930 1944 Pierre Béraud   Ingenieur
1944 1945 Paul Nicolas    
1945 1947 Albert Barrière    
1947 mars 1971 Henri Maugé    
mars 1971 juin 1995 Gilles Simmer RPR  
juin 1995 mars 2001 Eugène Chupeau SE  
mars 2001 mars 2014 François Roger MDC
puis PS
Enseignant
mars 2014 septembre 2014 Jean-Pierre Vernery[16] PS Retraité
Élection invalidée par le tribunal administratif[17]
octobre 2014 En cours
(au 7 juillet 2020)
Michel Gonord[18] DVG Cadre
Réélu en 2020

Politique environnementale

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2017, la commune comptait 6 233 habitants[Note 4], en diminution de 2,32 % par rapport à 2012 (Seine-et-Marne : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
440438478543524520528525557
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
494533463494477481496480740
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6051 7722 0282 7233 2843 1543 1092 8713 559
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4 8375 2985 5435 4066 0926 5946 5936 4236 200
2017 - - - - - - - -
6 233--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Il existe à Champagne deux écoles élémentaires : Henri-Maugé et Saint-Gilles, l'une établie vers le haut de la cité, l'autre située en centre-ville. La commune abrite également le collège Fernand-Gregh, du nom d'un poète français, membre de l'Académie française (1873-1960). Cet établissement, réputé pour l'excellence de ses résultats[réf. nécessaire], accueille des élèves provenant principalement de Champagne-sur-Seine, Thomery, Saint-Mammès et Vernou-La-Celle-sur-Seine. Elle accueille aussi le Lycée La Fayette, Lycée des métiers de l’Énergie, du Numérique et des Industries de production.

Événements

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Le nombre de ménages fiscaux en 2016 était de 2 626 (dont 48 % imposés) représentant 6 180 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 19 724 €[12].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason ville fr Champagne-sur-Seine (Seine-et-Marne).svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

De gueules au pont droit de trois arches d'argent, maçonné de sable, posé sur une rivière d'argent mouvant de la pointe, surmonté d'une roue d'argent dentée de seize pièces d'or, sur laquelle broche un éclair du même posé en bande ; au chef cousu d'azur chargé de trois grappes de raisin d'argent, feuillées d'or, celle du milieu de deux pièces, celle de dextre d'une pièce à senestre et celle de senestre d'une pièce à dextre.

Voir aussi

Bibliographie

  • Jean-Pierre Frey, Morphogénèse d'un parc immobilier et évolution de la répartition des groupes sociaux, actes de l'atelier D : Mobilités résidentielles et mutations urbaines, 4e Conférence internationale de recherche sur le logement, Les Enjeux urbains de l'habitat, Paris, 3-6 juillet 1990, [lire en ligne]
    Article sur l'évolution de l'habitat à Champagne-sur-Seine
  • Nicolas Pierrot, Champagne-sur-Seine. Et l'usine créa la ville... : Seine-et-Marne, Paris, Région Ile-de-France / Somogy éditions d'Art, , 83 p. (ISBN 978-2-7572-0518-1)
  • Isabelle Rambaud, Construire la ville. L'urbanisme en Seine-et-Marne au XXe siècle, Archives départementales de Seine-et-Marne, coll. « Mémoire et Documents », 2007.
  • Jean Michel Regnault, Champagne-sur-Seine, Histoire d'un bourg rural et vinicole devenu cité industrielle, éd. Amatteis, 1993.
  • Tristan de la Broise et Felix Torrès, Schneider, l'histoire en force, Paris, Editions Jean-Pierre de Monza, 1996, 492 p. (ISBN 2-908071-31-2)

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU).
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. « Localisation de Champagne-sur-Seine, » sur Géoportail (consulté le 4 mai 2020).
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Seine (----0010) »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de la Seine (F4400801) »
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de la Seine (F4400901) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 de Prieuré (F4419050) »
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 du Vieux Graville (F4419100) »
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal 01 du Bois des Brûlis (F44-4102) »
  8. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 16 avril 2019
  9. Transdev-idf
  10. [ https://territoires-fr.fr/lieux-list1.php Site territoires-fr.fr] consulté le 16 avril 2019 sous le code commune 77079.
  11. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  12. a et b Statistiques officielles de l‘INSEE.
  13. « Champagne-sur-Seine » (consulté en janvier 2017)
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Tristan de la Broise et Felix Torrès, Schneider, l'histoire en force, Paris, Editions Jean-Pierre de Monza, 1996, 492 p. (ISBN 2-908071-31-2) p.106-107
  16. L'interview du maire inattendu de Champagne, Jean-Pierre Vernery, larepublique77.fr, 12 avril 2014
  17. « Michel Gonord élu maire », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  18. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en mars 2015).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  22. « L'église Notre-Dame », notice no PA00086857, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Objets mobiliers de l'église Notre-Dame », base Palissy, ministère français de la Culture
  24. Notice no EA77000001, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Notice no EA77000002, base Mérimée, ministère français de la Culture