Chambre des représentants (Libye)

Chambre des représentants
مجلس النواب
Majlis al-Nuwaab

Description de l'image Chambre des représentants libyenne.png.
Type
Type Chambre basse
Présidence
Président Aguila Salah Issa
Structure
Membres 200
Description de cette image, également commentée ci-après
Composition actuelle.
Groupes politiques
  •      Indépendants: 188 sièges

  •      Sièges vacants: 12 sièges
  • Élection
    Dernière élection 25 juin 2014

    Tobrouk (Libye)

    Divers
    Site web http://www.libyan-parliament.org

    La Chambre des représentants ou Conseil des députés (en arabe : مجلس النواب, Majlis al-Nuwaab) est, de 2014 à 2016 le Parlement monocaméral de la Libye, dont les 200 membres sont élus le 25 juin 2014. Il est en fonction depuis le 4 août de la même année. En avril 2016, elle devient la chambre basse du Parlement libyen, après la création du Haut Conseil d'État qui fait office de chambre haute.

    Création

    Le 30 mars 2014, le Congrès général national, le Parlement de transition de la Libye post-Kadhafi, décide de convoquer les électeurs libyens le 25 juin suivant afin d'élire un nouveau corps législatif appelé Chambre des représentants [1].

    Élections

    Le 25 juin 2014, les élections se déroulent dans un climat tendu et sont marquées par un faible taux de participation[2]. En raison des troubles qui affectent le pays, seuls 188 sièges peuvent être pourvus.

    Installation

    En raison de la guerre civile, et en désaccord avec le Congrès général national maintenu, la Chambre doit s'installer à Tobrouk. Elle se réunit pour sa session inaugurale le 4 août 2014 en présence de seulement 160 membres sur les 188 élus en juin. Ils procèdent à l'élection de leur président Aguila Salah Issa[3].

    Invalidation

    Le 6 novembre suivant, la Cour suprême libyenne, qui siège à Tripoli, invalide une disposition de la Constitution provisoire du pays et, de fait, annule les élections du 25 juin précédent. Malgré cela, le Conseil décide de passer outre à ce verdict, considérant que celui-ci a été rendu « sous la menace des armes » des militants islamistes[4].

    Le , le Parlement vote une prolongation de ses activités, qui devaient cesser le 20 octobre, à une date indéterminée[5].

    Travaux

    En janvier 2018, Jaballah al-Chibani, membre de la Chambre des députés représentant la ville de Tawarga, qualifie la révolution de février 2011 de « catastrophe », ajoutant que ceux qui diraient le contraire seraient « soit des profiteurs, soit des hypocrites », ajoutant que Kadhafi « est plus honnête qu'[eux] »[6]. Ceci conduit à l'ouverture d'une enquête parlementaire à son encontre, puisque tout député est tenu à respecter les « buts de la révolution », tandis que certains de ses collègues profèrent des insultes racistes à son égard, comme « esclave »[6]. Au même moment, malgré la signature d'un accord autorisant les habitants à revenir dans leur ville, les milices de la ville rivale de Misrata, qui ont pillé et brûlé la ville, les en ont empêchés[7]. La signature de cet accord serait l'une des motivations du meurtre du maire de Misrata, Mohamad Echtewi, en décembre 2017[7].

    Références