Chaebol

Chaebol
Hangeul 재벌
Hanja 財閥
Romanisation révisée Jaebeol
McCune-Reischauer Chaebŏl

Les chaebol (prononciation coréenne /tɕɛːbəl/) sont en Corée des ensembles d'entreprises, de domaines variés, entretenant entre elles des participations croisées. Ils sont les équivalents coréens des anciens zaibatsu japonais (dissous par les autorités d'occupation américaines et réapparus sous la forme des keiretsu). Les deux expressions s'écrivent d'ailleurs avec les mêmes caractères chinois (財閥), la différence étant dans la prononciation apparentée.

Histoire

Selon Eric Bidet[1], la colonisation japonaise a joué un rôle dans l'émergence des chaebols en Corée du Sud, les premières industries coréennes ayant été mises en place par les Japonais dans l'entre-deux-guerres.

Restés des groupes familiaux, les chaebols ont développé leurs activités dans de nombreux secteurs, tout en contrôlant étroitement leurs filiales. Les chaebols ont été longtemps le principal moteur de la croissance de l'économie sud-coréenne. Cependant, la crise financière asiatique de 1997 a ébranlé non seulement l'ensemble de l'économie, mais aussi cette structure d'entreprise. Elle a toutefois nécessité des restructurations, fondées sur un recentrage des activités et un important effort de désendettement.

En 1999, le groupe Daewoo, le deuxième conglomérat par sa taille, a été entièrement démantelé : en 2009, seuls Daewoo Securites et DSME sont restés entre les mains des Coréens. Le groupe Hyundai, le plus gros conglomérat de l'histoire sud-coréenne, a été scindé en plusieurs sous-groupes. Hyundai Motor Group, Hyundai Heavy Industries et Hyundai Engineering & Construction, ne font plus partie du groupe, mais ont toutefois conservés la marque Hyundai. Seuls Samsung, LG et SK se sont sortis à peu près indemnes de la crise.

Actuellement, notamment pour gagner en transparence, les grands groupes coréens changent leur mode de gouvernance en holdings. Le groupe LG a été le premier à adopter un tel système en 2003. Les lois sur les holdings financiers et le commerce équitable, en vigueur depuis l'an 2000, interdisent notamment à un holding non financier de contrôler une entreprise financière, ou à un grand groupe de posséder des banques. Des assouplissements sur cette loi ont été promulgués en juillet 2009.

Le scandale Choi Soon-sil qui éclate à la fin de l'année 2016 porte sur l'influence de Choi Soon-sil, une femme d'affaires sud-coréenne confidente de la présidente Park Geun-hye qui aurait soutiré 65 millions de dollars aux chaebols via des fondations qui lui étaient liées, entraînant l'ouverture d’enquêtes pour trafic d'influence et corruption[2],[3].

Liste de Chaebols

Les chaebols les plus importants et les plus connus sont :

Notes et références

  1. Corée du Sud. Économie sociale et société civile, L'Harmattan/Innoval, 2003, p.25 sq. (ISBN 978-2747539968)
  2. Sputnik, « Une «Raspoutine» tient-elle les rênes du pouvoir en Corée du Sud? », sur fr.sputniknews.com
  3. (en) « Choi-gate prosecutors accuse South Korean president of collusion », sur theguardian.com, (consulté le 26 février 2017)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes