Chadhiliyya

La Chadhiliyya (variante Shaduliyya), ainsi nommée par référence à son fondateur Abou Hassan al-Chadhili, est une tariqa soufie.

Histoire

Répandue dans le Maghreb dès le XIVe siècle, elle étendit son influence en Égypte, Syrie et Arabie. Partisans d’un islam mystique en accord avec la sunnah, les chadhilis sont aujourd’hui présents dans les Balkans, l’Afrique subsaharienne, l’océan Indien, l’Asie du Sud-Est, la Chine, l’Europe et les États-Unis.

Ahmad Ibn 'Ata Allah, troisième maître de la Chadhiliyya, a prouvé dans son débat avec Ibn Taymiyya que les soufis respectaient scrupuleusement l'orthodoxie islamique tout en cherchant à atteindre les mystères sous-jacents[1]. Bien que détaché des affaires temporelles, ils s’opposent doctrinalement au wahhabisme car ce dernier, sous-prétexte de s'opposer à toutes innovations dans l'islam, veut profondément réformer la dogmatique et la pratique islamique, notamment en abolissant les quatre madhhab et en interdisant le culte des saints, pourtant très ancré dans l'islam populaire depuis ses fondements.

Les chadhilis égyptiens sont réputés pour leurs chants mystiques.

La doctrine, exposée par le troisième maître de la confrérie, Ahmad Ibn 'Ata Allah, tente de faire coïncider l’orthodoxie doctrinale et la réalisation spirituelle à-travers la pratique intensive du dhikr (évocation du nom d’Allah)).

René Guénon et Frithjof Schuon furent adeptes de la Chadhiliyya.

La tariqa Alawiya, du nom de son fondateur Ahmed al-Alawi, est une confrérie soufie, branche de la confrérie Darqawiya, elle-même issue de la confrérie Chadhiliyya.

Notes et références

  1. « Tasawwuf al-Iskandari », sur sunnah.org (consulté le 7 février 2018)

Bibliographie

  • Eric Geoffroy (dir.), Une voie soufie dans le monde : la Shâdhiliyya, Maisonneuve et Larose, 2006.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes