Chêne à Guillotin

Chêne à Guillotin
Le chêne à Guillotin en mars 2011.
Le chêne à Guillotin en mars 2011.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Commune Concoret
Coordonnées géographiques 48° 03′ 23″ N, 2° 13′ 36″ O
Caractéristiques
Espèce chêne pédonculé
Hauteur ≈ 16 m
Circonférence maximale 9,6 m
Protection
Aire protégée Forêt de Paimpont
Classement Arbre remarquable de France (2017)

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Le chêne à Guillotin (ou chêne des Rues-Éon) est un chêne pédonculé de plus de cinq-cents ans, situé à Concoret (Morbihan), en bordure de la forêt de Paimpont.

Localisation

L'arbre est isolé, immédiatement au sud du hameau de La Rue-Éon, en Concoret.

Description

Il s'agit d'un chêne pédonculé creux, de grandes dimensions. D'une hauteur d'environ 16 m, sa circonférence est mesurée à 9,6 m, pour un houppier de 20 m[1].

Histoire

Selon les différentes sources, l'arbre daterait du Xe siècle, au plus tôt, et du XVe siècle, au plus tard (il est daté entre 500[1] et 1 000 ans[2] au début du XXIe siècle). Franck Berthoux le fait planter par la dame Catherine de Rox le [3].

En , au lieu-dit Château-Gris, en Mauron, le prêtre réfractaire Joachim Masson, poursuivi par les soldats républicains, se réfugie dans un arbre creux[4]. Une toile d'araignée tissée en 2 heures alors qu'il est à l'intérieur de l'arbre lui permet de leur échapper[4]. Cet événement intervenu à moins de 4 km a été ultérieurement transposé aux Rues-Éon, après que le chêne du Château gris a été abattu[4].

La première mention de cet arbre dans la littérature date de 1896[4]. Dans La forêt de Bréchéliant, la fontaine de Berenton, quelques lieux d’alentour, les principaux personnages qui s’y rapportent, Félix Bellamy y évoque le prêtre Pierre Paul Guillotin - qui lui donnera son nom actuel - qui y dissimule les objets du culte durant la Révolution[4].

Le « chêne des Rues-Éon » devient le « chêne à Guillotin » sous la plume d'Alain Cottin (Guide touristique et culturel de Brocéliande et annexes) en 1979[4]. Dans cette nouvelle version qui s'appuie sur le conte La toile d’araignée miraculeuse d'Henri Thébault[4], reprenant l'histoire du père Masson, le père Guillotin s'y dissimule pour fuir les soldats révolutionnaires[4].

Peu après son achat par la commune en 2000[4], l'ONF intervient pour consolider l'arbre et y construire une passerelle pour éviter le piétinement des touristes[4].

Il reçoit le label « Arbre remarquable de France » par l'association A.R.B.R.E.S. en 2017[5].

Légende

Situé à proximité du prieuré qui accueillit Éon de l'Étoile au XIIe siècle (et duquel il tient son premier nom), le chêne passe pour être le lieu du dépôt d'un trésor par ce dernier, constitué de deux barriques d'or[4]. L'ouverture du chêne pourrait être le fait de chasseurs du trésor du XIXe siècle[4].

Culture populaire

Le chêne à Guillotin passe pour être un arbre guérisseur, où les personnes souffrantes souhaitent « emprunter » un peu de vigueur et d'énergie à son écorce[4].

Notes et références

  1. a et b Daniel Kempa et Emmanuel Berthier, Les arbres remarquables du Morbihan, Département du Morbihan, (lire en ligne), p. 112-113
  2. « Le chêne à Guillotin et Éon de l’étoile », sur Office de tourisme de Brocéliande (consulté le 5 mai 2018)
  3. Franck Berthoux, « Le fabuleux destin du chêne à Guillotin », La Gazette des Jardins, no 43,‎
  4. a b c d e f g h i j k l et m « Le Chêne à Guillotin », sur Encyclopédie de Brocéliande (consulté le 5 mai 2018)
  5. « Un « Arbre remarquable de France » à Concoret », sur Ouest-France, (consulté le 5 mai 2018)

Annexes

Articles connexes

Bibliographie