Cestayrols

Cestayrols
Cestayrols
Entrée du village.
Blason de Cestayrols
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Canton Les Deux Rives
Intercommunalité Gaillac Graulhet Agglo
Maire
Mandat
Jean Derrieux
2014-2020
Code postal 81150
Code commune 81067
Démographie
Population
municipale
466 hab. (2017 en diminution de 2,31 % par rapport à 2012)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 52″ nord, 1° 59′ 07″ est
Altitude Min. 188 m
Max. 282 m
Superficie 17,03 km2
Localisation
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Cestayrols
Liens
Site web Site officiel

Cestayrols est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Géographie

Situation

Carte de la commune et de ses voisines.

Cestayrols est située au centre du « Triangle d'Or » Albi/Gaillac/Cordes-sur-Ciel et est entouré par le vignoble gaillacois.

La commune est issue du regroupement de trois paroisses : Cestayrols, Lincarque et Roumanou.

Noms de lieux-dits et étymologie

Selon Pascal Nègre, Cestayrols, Sestairol en 1163, est un diminutif de sextarius, setier en français. C'est une ancienne unité de mesure de capacité. Lincarque a une origine voisine. Elle vient d'unicarcha, une arche unique ou mesure à grain. Les deux paroisses voisines auraient pu opposer leur unité de mesure[a 1].

Laffargue vient de la forge en occitan[a 2]. Roumanou est un nom de lieu habité par des Romains, cellam romanorum, monastère des Romains en 1150[a 3]. Lacalm, haute et basse, font référence à une lande inculte. Les constructeurs de ces deux hameaux ont défriché leur territoire[a 4]. Larroque est une roche abrupte, un lieu privilégier pour le fortifier[a 5]. Moussens pourrait être le domaine d'un Mozo, la terminologie en « ens » signale en tous cas, une origine wisigothique[a 6]. Fongousou signale une source, font en occitan[a 7].

Histoire

Antiquité

Le peuplement de la région est ancien. Les vestiges d'une villa gallo-romaine ont été fouillés, révélant environ un hectare de bâtiments : thermes, mosaïques, fresques, chauffage[a 8]. L'occupation du lieu se poursuit avec la chute de l'Empire Romain, une boucle de l'époque du royaume Wisigoth de Toulouse ayant aussi été trouvée sur le même site[a 9].

Moyen Âge

À la fin du XIIe siècle, la région appartient à la maison Alaman. Le premier connu est Doat Alaman, fondateur de la bastide de Labastide-de-Lévis. Ce gestionnaire a travaillé au service du comte de Toulouse Raymond VI[b 1]. Il meurt vers 1234 et ses deux fils se partagent le domaine. Sicard obtient le sud, le long du Tarn, et Doat, dit le Jeune obtient le nord regroupant les communes actuelles de Cestayrols, Fayssac, Villeneuve-sur-Vère[b 2].

Doat II meurt jeune, sa succession se faisant en 1261. Il avait auparavant créé la bastide de Villeneuve-Mont-Alaman. (devenue Villeneuve-d'en Doat, puis Villeneuve-sur-Vère) Ses fils se partagent le domaine. Doat III Alaman de Villeneuve hérite de l'est et le cadet, Sicard, damoiseau de Durfort devient le seigneur des territoires de Cestayrols, Fayssac, Noailles et des terres sur Cordes. Il prend le nom du château qu'il se fait construire au lieudit Durfort[b 3]. Ses descendants Raymond puis Doat en héritent[b 4].

Époque contemporaine

À la Révolution, la commune est issue de la fusion des trois paroisses de Cestayrols, Lincarque et Roumanou.

Héraldique

Cestayrols

Son blasonnement est : De gueules aux trois barres d'argent.

Politique et administration

Maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2003 En cours Jean Derrieux[1] DLF Vigneron
2001 2003 André Michalik   Enseignant
1983 2001 Jean-Marc Julien   Enseignant
  1983 René Viguier    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique et administration

La commune appartient à la communauté d'agglomération de Gaillac Graulhet Agglo. Elle a longtemps fait partie du canton de Gaillac, avant que le redécoupage pour les élections départementales de 2015 ne l'inclue dans le canton des Deux Rives.

L'école appartient, avec celle de Fayssac, commune voisine, à un regroupement pédagogique.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3]. En 2017, la commune comptait 466 habitants[Note 1], en diminution de 2,31 % par rapport à 2012 (Tarn : +2,36 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0341 1591 1421 1921 1481 1421 1091 2001 155
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1411 1171 0371 013977950904875842
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
808770778683670689679614568
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
551510442421414451500478470
2017 - - - - - - - -
466--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

La commune, très rurale, est dominée par l'agriculture. Elle possède quatre domaines viticoles produisant des vins de l'AOC de Gaillac ou de l'IGP Côtes-du-tarn. L'élevage bovin laitier et boucher ou les grandes cultures (céréales, oléagineux essentiellement) complètent la production. Quelques artisans en mécanique ou bâtiment sont installés dans la commune.

L'activité touristique est un point fort avec des chambres d'hôtes et des gîtes ruraux.

Lieux et monuments

Église de Lincarque.

Personnalités liées à la commune

Pour approfondir

Bibliographie

  • Collectif, Tarn : Aux couleurs de l'occitanie, Paris, Bonneton, , 319 p. (ISBN 2-86253-231-2)
  1. p. 46
  2. p. 82
  3. p. 41
  4. p. 78
  5. p. 88
  6. p. 49
  7. p. 66
  8. p. 13
  9. p. 15

Articles connexes

Liens externes

  • Site officiel
  • Cestayrols sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. Site de l'association des maires du Tarn consulté le 26 novembre 2009
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  6. « Église de Roumanou », notice no PA00095523, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Église Saint-Amans », notice no PA00095522, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Église », notice no PA00095521, base Mérimée, ministère français de la Culture

Bibliographie

  • Ernest Nègre, Les noms de lieux du Tarn, Paris, Éditions d'Artrey, , 3e éd., 124 p. (ISBN 978-2-81770-048-9)
  • Charles Higounet, « Les Alaman seigneurs bastidors et péagers du XIIIe siècle », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, vol. 68, no 34,‎ , p. 227-253 (lire en ligne)
  1. p. 229
  2. p. 231
  3. p. 239
  4. p. 233