Cessy-les-Bois

Cessy-les-Bois
Cessy-les-Bois
Église de Cessy-les-Bois.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Canton Pouilly-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Loire, Vignobles et Nohain
Maire
Mandat
Martine Pascault Chartier
2014-2020
Code postal 58220
Code commune 58048
Démographie
Population
municipale
97 hab. (2016 en diminution de 18,49 % par rapport à 2011)
Densité 5,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 13″ nord, 3° 12′ 23″ est
Altitude Min. 210 m
Max. 355 m
Superficie 17,49 km2
Localisation

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Cessy-les-Bois est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Cessycois (Cessycoises).

Géographie

Cessy-les-Bois est un petit village nivernais de 115 habitants (recensement de 2012), situé à une dizaine de kilomètres de Donzy.

Outre le bourg, Cessy-le-Bois regroupe quelques hameaux et habitations isolés : Bondieuse, Chevenet, les Dubois, Montignon, Paray, la Redouterie...

Le village est traversé par une rivière : la Talvanne.

Communes limitrophes

Toponymie

On relève les formes suivantes du nom de la commune : Sassiacense monasterium (vers 600), Agrum Sessiacum (IXe siècle), Cenobium Saxiacense (IXe siècle), Monasterium de Saxiaco (1152), Prior de Sessyaco (1271), Prioratus de Sessiaco in Nemoribus (1534), Cessy (1538), Prioratus Sancti Baudelii de Cessiaco in Nemoribus (1540), Cessuy (1687) et Cissy-les-Bois (1755)[1].

Le nom de la commune, anciennement Saissy-les-Bois, viendrait d'un nom de personne latin, Sassius ou Sattius, et du suffixe acum[2].

Histoire

Selon la croyance du IXe siècle, saint Didier, 19e évêque d'Auxerre 605-621, aurait convaincu une reine nommée Ingonde de donner à l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre la terre de Saissy ; il en aurait obtenu une charte de donation, sous condition que Didier en aurait la jouissance et que la terre irait à l'abbaye seulement après son décès. Lebeuf, qui cite la chose, note que pour que cette histoire soit vraie il faudrait que Clotaire II (roi de Neustrie 584-613, roi des Francs 613-629) ait eu une épouse de ce nom[3] - ce qui, pour autant que l'on sache, n'a pas été le cas.

La première mention connue de Saissy est celle de son monastère, Sassiacense monasterium, vers l'an 600[1] dans la règle d'Aunaire. 18e évêque d'Auxerre (572-605), Aunaire y associe le monastère de Saissy au monastère Saint-Marien d'Auxerre pour assurer les vigiles de la nuit du mardi dans l'église Saint-Étienne[4] ; de plus le monastère de Saissy doit assurer les prières du premier jour des calendes de novembre[5]. L'abbé de Saissy est l'un des huit abbés pour les huit abbayes du diocèse de l'époque, présents au concile d'Auxerre convoqué par saint Aunaire[6].

En 878 une translation des reliques de sainte Baudèle est effectuée au monastère. Le manuscrit qui relate cette translation mentionne également le vénérable Wibaud, 38e évêque d'Auxerre 879-887, donnant le voile d'entrée en religion à une jeune fille auparavant aveugle et qui a été guérie (du temps de l'évêque) dans l'église de Saissy[7].

De La Rochelle mentionne un manuscrit daté aux environs de l'an 1000, qui indique que des religieux de Saint-Baudèle à Nîmes auraient fui les incursions de barbares et seraient arrivés jusqu'au lieu où se trouve Cessy. Accompagnés de leur abbé saint Romule, ils y auraient construit une église début VIe siècle. Au début du VIIe siècle le monastère est bien connu[8]. Vers l'an 910 les Normands le brûlent[9],[10]. Gaudry, 42e évêque d'Auxerre 918-933, le rebâtit à ses frais en 920 et lui restitue les reliques de sainte Baudèle qu'il fait placer dans une châsse ornée ; il fait aussi plusieurs riches dons à l'église abbatiale[11],[12].

Après Gaudry, le monastère est aliéné et tombe dans les mains de seigneurs laïcs. Vers l'an 1000[12] Hugues de Chalon, évêque d'Auxerre 999 – 1030, réussit à récupérer l'abbaye des mains des laïcs et la réunit à l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre[13], dont Hilderic est alors l'abbé. L'abbaye devient prieuré à cette occasion.

Geoffroy premier seigneur de Donzy s'en empare ensuite vers 1030 ; Hugues de Chalon la lui fait restituer[12].

Geoffroy, deuxième seigneur de Donzy et fils du premier, s'en empare à son tour. Geoffroy de Champallement (év. 1052-1076) et Boson prieur de Saint-Germain, font intervenir Philippe Ier et Geoffroy II de Donzy doit restituer le prieuré en 1065 ; mais il en conserve la garde spéciale, que ses successeurs retiennent pendant plus de 300 ans[12].

Au XIIIe siècle les religieux sont au nombre de six[12]. Pendant une période indéterminée, le prieuré doit une rente annuelle de 8 francs au couvent bénédictin de La Charité[14].

Le prieuré est complètement détruit par les calvinistes en 1569 pendant les guerres de religion ; les moines sont dispersés et il devient un simple bénéfice[12], dont le poète Carpentier de Marigny a été titulaire[14].

Gilles de Souvré, 98e évêque d'Auxerre 1626-1631, aurait donné ce bénéfice à Edmond Richer (1560-1631), professeur de Sorbonne tenant très publiquement des propos réfutant la souveraineté des rois et des papes, et dont les écrits bannis au Vatican alarment jusqu'au cardinal de Richelieu ; mais la Ville d'Auxerre s'y est opposé[15].

Au XVIe siècle François II de Dinteville, 92e évêque d'Auxerre 1530-1554, délègue la dédicace de l'église de Saissy à Filbert de Beaujeu évêque de Bethléem, qui l'effectue le [16].


Armes de la famille de Rabutin.

Seigneurs

1542 : François de Fontenay[17].

1651 : Roger de Bussy-Rabutin[18].

1660 : Jacques Carpentier de Marigny, poète, pamphlétaire, prieur de Cessy.

1685 : Edme-Ravaud de Vieilbourg, prieur de Cessy.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Henri Massé   Gendarme retraité
mars 2014 en cours Martine Pascault Chartier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[20].

En 2016, la commune comptait 97 habitants[Note 1], en diminution de 18,49 % par rapport à 2011 (Nièvre : -4,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
519477503687659671689682735
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
743768793759783762715702691
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
708648537474425335284271215
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
22319615613411310712312299
2016 - - - - - - - -
97--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22]. |recens-prem=2005 .)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

Le lavoir sur la Talvanne (bourg).
  • Église Saint-Christophe : construction 1re moitié du XVIe siècle et XIXe siècle ; inscrite MH le [23],[24].
  • Prieuré : l'emplacement exact de l'ancien monastère de Cessy reste à déterminer. Deux thèses s'opposent : selon l'une, le prieuré, détruit en 1569, se trouvait à l'emplacement de l'actuelle mairie ; selon l'abbé Charrault, il se situait à Montignon, à flanc de coteau.
  • Colombier des moines.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Liens externes

  • Amis de Bussy-Rabutin

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. a et b Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique du département de la Nièvre : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, vol. 18, Paris, Imprimerie impériale, , 246 p. (lire en ligne), p. 32.
  2. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 1963.
  3. Lebeuf 1743, p. 131, vol. 1.
  4. Lebeuf 1743, p. 120, vol. 1.
  5. Lebeuf 1743, p. 118, vol. 1.
  6. Lebeuf 1743, p. 121, vol. 1.
  7. Lebeuf 1743, p. 196, vol. 1.
  8. Rochelle 1827, p. 377.
  9. Lebeuf 1743, p. 215, vol. 1.
  10. Rochelle 1827, p. 377-378.
  11. Lebeuf 1743, p. 215-216, vol. 1.
  12. a b c d e et f Rochelle 1827, p. 378.
  13. Lebeuf 1743, p. 237, vol. 1.
  14. a et b Rochelle 1827, p. 379.
  15. Lebeuf 1743, p. 680, vol. 1.
  16. Lebeuf 1743, p. 593, note (a), vol. 1.
  17. Titres de Nevers, Abbé Marolles.
  18. 3 E 8 / 134 - Archives du notaire Jean Voullereau - Colméry - Archives départementales de la Nièvre.
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  23. « Église de Cessy-les-Bois », notice no PA00112818, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Plan de l'église sur patrimoine-de-france.com. Photos et description succincte de l'église sur web-croqueur.fr.