Centrale nucléaire de Barakah

Centrale nucléaire de Barakah
Centrale nucléaire de Barakah
Administration
Pays Émirats arabes unis
Émirat Abou Dabi
Coordonnées 23° 58′ 03″ nord, 52° 14′ 05″ est
Année de construction mars 2011
Date de mise en service 2018 (prévision)
Statut En chantier
Réacteurs
Fournisseurs Korea Electric Power Company (KEPCO)
Type APR1400
Réacteurs actifs 0
Puissance nominale 4x1400 MW
Production d’électricité
Divers
Source froide golfe Persique
Coût 20 milliards de dollars

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Centrale nucléaire de Barakah

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Centrale nucléaire de Barakah

La centrale nucléaire de Barakah (ou Braka) est située sur la côte du golfe Persique des Émirats arabes unis (EAU) dans la région occidentale de l'Émirat d'Abou Dabi, à environ 55 km à l'ouest de la ville de (en) Ruwais et à 250 km à l'ouest de la ville d'Abou Dabi.

Le choix du site de Barakah a été effectué en 2010 dans le cadre du programme nucléaire des Émirats arabes unis  en raison des risques sismiques jugés faibles, de sa distance relativement importante par rapport aux centres urbains et aux sources d'eau, et de la relative proximité du réseau électrique[1].

Histoire du projet

En janvier 2008, le président français Nicolas Sarkozy annonce que sa visite aux Émirats arabes unis sera "l'occasion de signer un accord de coopération pour l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire"[2]. Total, GDF Suez et Areva ont conclu un accord pour proposer deux réacteurs pressurisés européen aux Émirats arabes unis[3].

En mai 2009, EDF vient soutenir le consortium composé d'Areva, de GDF Suez et de Total pour participer à l'appel d'offres portant sur la construction de deux ou trois réacteurs EPR aux Émirats arabes unis[4].

En novembre 2009, selon le journal La Tribune, le consortium français (Areva, GDF Suez, EDF, Total) a déjà été contraint « de baisser de 10 % son prix jugé trop élevé » par rapport à celui de ses deux concurrents : le japonais Hitachi (allié à General Electric) et le coréen Kepco (associé à Hyundai).

En décembre 2009, l’Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC) annonce que les réacteurs nucléaires seront fournis par un consortium sud-coréen dirigé par Korea Electric Power Company (KEPCO), à la suite d'un contrat de quatre réacteurs signé à hauteur de 20 milliards de dollars.

En mars 2011, seulement quatre jours après la catastrophe de Fukushima au Japon, le président sud-coréen Lee Myung-bak a inauguré le chantier de la future centrale nucléaire de Barakah[5]

La licence délivrée en juillet 2012 par l’Autorité fédérale de réglementation nucléaire (FANR) des Émirats arabes unis autorise la construction (mais pas encore l'exploitation) de deux réacteurs nucléaires à eau pressurisée de conception coréenne du type APR-1400 - chaque réacteur étant conçu pour produire 1 400 mégawatts d’électricité[6].

Le 19 juin 2015, le fournisseur coréen KEPCO annonce avoir terminé d'installer deux des 4 réacteurs nucléaires prévus ; les travaux sont alors achevés à 66 %[7].

L'état d'avancement des travaux à la mi-août 2017 est de 82%: 96 % pour la tranche 1 et 85% pour la tranche 2, qui doivent toutes deux être mises en service en 2018, et respectivement 75% et 52% pour les tranches 3 et 4 pour une mise en service prévue en 2019 et 2020[8].

En septembre 2017, le ministre de l'énergie Suhail Mohamed Al Mazrouei justifie le retard par des contrôles de sécurité supplémentaires effectués par les régulateurs. Il annonce aussi qu’Abou Dhabi accueillerait du 30 octobre au 1er novembre 2017 une conférence ministérielle internationale sur l’énergie nucléaire, organisée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Avec une puissance installée totale de 5 600 mégawatts, Barakah devrait alors fournir un quart de la consommation d'électricité des Émirats arabes unis. Le groupe Kepco construit déjà quatre APR1400 en Corée du Sud, mais Barakah est son premier chantier à l'exportation[9].

Le président coréen Moon Jae-in et le Prince héritier d'Abou Dhabi Mohammed ben Zayed Al Nahyane ont célébré le 26 mars 2018 sur le site de la centrale nucléaire de Barakah l'achèvement de la construction du premier réacteur[10].

Notes et références

  1. (en) UAE picks Braka site in Abu Dhabi for nuclear plants, arabian business.com, 22 April 2010
  2. Accord en vue entre Paris et Abou Dhabi dans le nucléaire civil, Capital le 13 janvier 2008
  3. Total, Suez et Areva veulent vendre ensemble 2 EPR aux Emirats, Le nouvel Observateur du 14 janvier 2008
  4. EDF se prépare à soutenir Areva à Abu Dhabi, Les Echos du 6 mai 2009
  5. Abu Dhabi maintient son choix du nucléaire, Le Figaro du 25 avril 2011
  6. http://www.frenchwam.com/2012/07/le-regulateur-nucleaire-approuve-la-construction-de-la-centrale-de-barakah/
  7. « KEPCO installe 2 réacteurs nucléaires aux Emirats arabes unis », sur http://french.yonhapnews.co.kr, (consulté le 22 juin 2015)
  8. (en) « ENEC installs major components at Barakah-4 nuclear project (UAE) », (consulté le 17 août 2017)
  9. Nucléaire : le chantier d'Abu Dhabi tient ses délais, Les Échos, 28 décembre 2015.
  10. Les dirigeants sud-coréen et émirien fêtent la fin des travaux du premier réacteur à Barakah, agence Yonhap, 26 mars 2018.