Cathédrale Notre-Dame d'Évreux

Cathédrale Notre-Dame d'Évreux
Image illustrative de l’article Cathédrale Notre-Dame d'Évreux
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Diocèse d'Évreux
Début de la construction XIe siècle
Fin des travaux début XVIIe siècle
Architecte Gautier de Varinfroy (maître-d'œuvre)
Nicolle Le Féron
Jehan Le Roy
Jehan Cossart
François Galopin
Denis Darcy
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classée MH (1862)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Ville Évreux
Coordonnées 49° 01′ 27″ nord, 1° 09′ 03″ est

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La cathédrale Notre-Dame d'Évreux est une cathédrale de style gothique, située à Évreux dans l'Eure, qui est le siège du diocèse correspondant à ce département.

Introduction

La cathédrale Notre-Dame d'Évreux est l'un des bâtiments les plus remarquables de la ville d'Évreux. L'édifice actuel est une synthèse de styles successifs : l'architecture gothique rayonnante puis flamboyante et l'architecture de la Seconde Renaissance française. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1862[1].

Elle est célèbre pour conserver une série de verrières au jaune d'argent du XIVe siècle, dont l'équivalent ne se trouve qu'à l'église Saint-Ouen de Rouen[2].

Historique

Les origines

Le diocèse d'Évreux est érigé au IVe siècle. Selon la légende écrite par Déodat, moine du XIe siècle dans la Vita Sancti Taurini, saint Taurin aurait christianisé un ancien temple païen pour devenir la première église. Des bases de colonnes gallo-romaines et un chapiteau corinthien ont été découverts lors de l'installation d'un calorifère sous le croisillon sud du transept[3].

Au cours de travaux dans la cour de l'évêché en 1857, une pierre sculptée datée du VIIe siècle a été découverte, percée au centre d'une ouverture circulaire. Il s'agirait d'une fenestella confessionnis, dalle percée pour présenter les reliques aux fidèles. Une vasque gallo-romaine en pierre a été trouvée sur le côté sud de la nef, près du transept, à l'emplacement habituel pour un baptistère dans un groupe épiscopal. Elle aurait servi, selon D. Cliquet, de cuve baptismale. Si ces éléments attestent de la présence de la cathédrale à l'intérieur des remparts de la ville, en l'absence de fouilles, le plan et les proportions de cette cathédrale nous sont inconnus[3].

La cathédrale romane

Rollon, au moment de son baptême, fait des donations aux nombreuses églises qu'il avait dévastées. Le troisième jour vit la dotation de la cathédrale d'Évreux[4]. C'est la première mention dans les textes de la cathédrale[3]. Cette donation, mentionnée par Dudon de Saint-Quentin, n'est attestée par aucun autre texte, même si ce n'est pas surprenant, les archives de la cathédrale ne conservant aucun diplôme ducal antérieur à Henri Ier[5].

Guillaume Flaitel, évêque d'Évreux (1046-1066), commence les travaux de reconstruction de la cathédrale[4]. Baudouin poursuit les travaux[6]. Elle est terminée sous l'évêque Gilbert II de la Grue (1070-1113)[4] et consacrée à la Vierge en 1077 par l'archevêque de Rouen, Jean d'Ivry[7]. Quelques vestiges de cet édifice ont été mis au jour en 1892 lors de la réfection du pavage et l'abaissement du niveau du sanctuaire. Il s'agit d'un mur en hémicycle et d'une absidiole axiale[6].

Une nouvelle cathédrale refaite

En 1119, la cathédrale est incendiée. Cette décision est prise, au cours du siège de la ville, par Audin, évêque d'Évreux, chapelain et conseiller du roi Henri Ier d'Angleterre, à la suite de l'attribution du comté d'Évreux à Amaury de Montfort, vassal du roi de France. Évreux redevient normand et le pape Calixte II, au concile de Reims, oblige le roi d'Angleterre à reconstruire la cathédrale[4] avec leurs[Qui ?] deniers, sous peine d’excommunication[8].

Le pape Honoré II confirme en 1126 les donations du roi et de l'évêque et les absout[8]. La reconstruction commence la même année[4], mais n'est pas terminée à la mort d'Audin en 1139. Son achèvement aurait eu lieu vers 1160, en s'appuyant sur une charte de Simon de Montfort faisant référence à des donations pour la couverture. Robert de Torigni estime que la cathédrale reconstruite « surpassait en beauté presque toutes les églises de la Neustrie »[8].

D'après les fouilles réalisées en 1838 par Théodose Bonnin[9] puis en 1895, le chœur était constitué d'une travée droite de plan carré et d'une abside percée de cinq ouvertures. La base des piliers à l'entrée de l'abside présente un dosseret, ce qui permet d'affirmer la présence d'une voûte d'ogives. Le plan au sol du transept a été conservé. La partie basse des murs a juste été rhabillée. La nef, quant à elle, a en partie été conservée. Il nous reste aujourd'hui les grandes arcades et une travée d'arcades aveugles entrecroisées et décorées. Cette travée aveugle, qui n'est pas un triforium, se trouve sous les tours occidentales. Les fenêtres hautes ont, pour leur part, complètement disparu[8]. Toutefois, la reprise du conflit entre Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste entraîne un nouvel incendie de la cathédrale en 1198[4].

La cathédrale gothique

À la suite du massacre de 300 chevaliers français en 1195 à Évreux par Jean sans Terre, Philippe Auguste assiège la ville et la brûle. Reprise par Richard Cœur de Lion, Philippe Auguste la brûle à nouveau en 1198[10]. Le , Évreux est rattachée au domaine du roi de France. L'absence de voies de communications et le peu de finance dont dispose le chapitre de la cathédrale empêchent un relèvement rapide. Pour favoriser la reconstruction de l'édifice, le pape Innocent III accorde une indulgence à l'évêque Robert de Roye (1201-1203). Toutefois, les travaux de restauration ne commencent qu'à partir de 1220.

Les grandes arcades de la nef, épargnées par le feu, sont conservées. Des travaux sur le triforium ont lieu vers 1225-1230, dans un style gothique rayonnant[10]. Gautier de Varinfroy est attesté comme maître-d'œuvre de la cathédrale d'Évreux dans son acte d'engagement par le chapitre de la cathédrale de Meaux en octobre 1253. Il a vraisemblablement participé à l'achèvement de la nef (triforium et fenêtres hautes) et joué un rôle décisif dans la reconstruction du chevet, en définissant le projet architectural d'un chevet à déambulatoire et chapelles rayonnantes, en plan et en élévation[11].

Les travaux sont toujours en cours lors de la consécration de Raoul de Grosparmy le dans l'abbatiale Saint-Taurin. Il fonde en 1264 « la chapelle Notre-Dame derrière le chœur de la cathédrale ». Le chœur paraît achevé avant la mort de Mathieu des Essarts en 1310, puisqu'il réalise des vitraux dans la 2e chapelle nord du chœur, au-dessus de son tombeau déjà préparé[10]. Les chapelles des bas-côtés, cinq de chaque côté, sont ajoutées entre les culées des arcs-boutants à la fin du XIIIe, début du XIVe siècle[4].

À la suite de l'incendie de la cathédrale, causé par le roi Jean, pendant la guerre de Cent Ans, Nicolle Le Féron se charge des réparations à partir de juin 1356. Après un nouvel incendie de la ville en 1378 par Charles V, il faut attendre 1441 pour commencer les travaux de reconstruction. Jehan Le Roy dirige les travaux de 1442 à 1455, soutenu par l'évêque Guillaume de Flocques, fils du bailli et libérateur de la ville [4].

Par lettres patentes, le roi Louis XI confirme à nouveau sa protection royale en 1482[12].

La façade flamboyante du transept nord, conçue par Jehan Cossart, conclut magistralement, au XVIe siècle, l'édification de ce volume transversal. La Renaissance, tardivement introduite, nous a légué le portail ouest, logé sous la grande rosace. La manière française triomphe sur les tours dissemblables qui l'encadrent.

Menés par François Galopin, les travaux scellent, au début du XVIIe siècle, l'achèvement de l'église. À l'habillage classique relevant le côté sud, succède, au nord, une superposition de supports bagués, dans l'esprit de Philibert Delorme.


De la Révolution à nos jours

Vue de la cathédrale dans
La Normandie par Jules Janin

Promise à la vente pour être démolie, la cathédrale subit des destructions pendant la Révolution française : le décor du tympan disparaît[13] ; les 56 statues du XVIe siècle qui surmontent le portail nord sont cassées et servent de fondation à un pont[14].

La cathédrale fortement restaurée au XIXe siècle par Denis Darcy, architecte diocésain, sous la direction de Viollet-le-Duc, a souffert des bombardements de la Seconde Guerre mondiale (bombardement du 9 juin 1940).

Des travaux de réfection, achevés en 1973, ont redonné à l'édifice son lustre d'antan et son vigoureux « clocher d'argent », haute flèche coiffant la tour-lanterne du transept qui le domine depuis le Moyen Âge.

Protection

La cathédrale fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[1]. L'ancien évêché et ses dépendances, actuel musée d'Évreux, est classé par arrêté du [15].

Dimensions

Longueur totale hors œuvre 108,87 m
Longueur de la nef 43,47 m
Largeur de la nef (d'axe en axe des piliers) 8,82 m
Largeur des bas-côtés 4,70 m
Hauteur sous voûte de la nef 21,75 m
Longueur du transept 31,50 m
Largeur du transept m
Hauteur sous voûte du transept 22,21 m
Hauteur sous la lanterne 45 m
Hauteur de la flèche 78,15 m
Longueur du chœur 27,50 m
Largeur du chœur 11,50 m
Largeur des bas-côtés du chœur 4,95 m
Hauteur sous voûte du chœur 24,10 m

Matériaux de construction

La cathédrale est entièrement construite en craie, une roche calcaire blanche, tendre et au grain très fin, très caractéristique des terrains du Crétacé de la région. Deux types de craies ont été utilisées: une craie issue des carrières locales et datant du Santonien (- 85 Ma), et une craie de meilleure qualité datant du Coniacien (- 88 Ma) issue des carrières du val de Seine dans les environs de Vernon (connue sous le nom de « pierre de Vernon »)[16].

Description

Les cloches

Les cinq cloches de la cathédrale se situent dans la tour nord. Elles ont été fondues en 1967 par la fonderie Cornille-Havard de Villedieu-les-Poêles,

Le Bourdon a été inauguré le par le préfet Roger Richardot. La sonnerie est composée de :

Cloches de la cathédrale depuis 1967.
Nom Masse Diamètre à la base Note Parrains et Marraines Dédicace Tour Année Fondeur Illustration
Marie
(bourdon)
6 000 kg sol 2 Roger Richardot « EN 1386 BAPTISEE /
MARIE /
POUR LES RELIGIEUX DU PARC D'HARCOURT /
JE VINS ICI EN L'ANNEE 1791 /
MEURTRIE EN 1940 /
MON AME A NOUVEAU ENTIERE CHANTA EN 1967 /
POUR LA GLOIRE DE LA MERE DE DIEU /
ET LA RESURRECTION DE LA CITE »
Nord 1967 Fonderie Cornille-Havard Sin foto.svg
Pierre
(bourdon)
la 2 Nord 1967 Fonderie Cornille-Havard Sin foto.svg
Taurin do 3 Nord 1967 Fonderie Cornille-Havard Sin foto.svg
Marie-Madeleine
(cloche du Pardon)
ré 3 Nord 1967 Fonderie Cornille-Havard Sin foto.svg
Gabriel
(cloche de l'Angélus)
mi 3 Nord 1967 Fonderie Cornille-Havard Sin foto.svg
Total Masse : 0 tonnes

La nef

La chaire
L'orgue moderne

La nef, rehaussée sur ses grandes arcades romanes par Gauthier de Varinfoy, contraste avec le chœur gothique rayonnant, accolé à partir de 1260. De remarquables vitraux rehaussent l'espace.

La chaire, installée en 1811, provient de l'abbaye du Bec Hellouin. Elle a été sculptée en 1675 par Guillaume de La Tremblaye.

L'orgue

Historique

Pour ne citer qu'un seul orgue antérieur à la dernière acquisition, rappelons son prédécesseur : en 1974, soit après une pause musicale de 100 ans, les autorités cléricales et l'invité titulaire Jean Guillou pouvaient s'enorgueillir de faire chanter un orgue de seconde main en provenance d'une église détruite de la ville hollandaise de Delft.

Le présent orgue a été construit en 2006 par la maison Quoirin. Une série de concerts inauguraux est donnée par Christophe Simon, Odile Jutten, François Ménissier, Jean-Pierre Leguay, Thierry Escaich, Pierre Pincemaille, André Isoir et Jean Pierre Lecaudey[17]. Il possède 53 jeux, 4 claviers de 56 notes et pédalier de 32. il comporte environ 4000 tuyaux.

Composition de l'orgue

I. Positif dorsal II. Grand-orgue III. Récit expressif IV. Bombarde V. Pédalier
Montre 8'

Bourdon 8'

Prestant 4'

Flûte 4'

Doublette 2'

Nazard 2'2/3

Tierce 1'3/5

Larigot 1'1/3

Plein-jeu VIrgs

Trompette 8'

Cromorne 8'

Montre 16'

Montre 8'*

Prestant 4'

Doublette 2'

Montre 8' de do2 à sol5

Quinte 2'2/3

Fourniture IIIrgs

Fourniture Vrgs

Cymbale 3rgs

Cymbale 2rgs

Trompette 8'

Trompette en chamade

Gambe 8'

Voix céleste 8'

Flûte harmonique 8'

Flûte octaviante 4'

Prestant 4'

Octavin 2'

Nazard 2'2/3

Tierce 1'3/5

Fourniture IIIrgs

Basson 16'

Trompette 8'

Basson hautbois 8'

Voix humaine 8'

Clairon harmonique 4'

Bourdon 16'

Bourdon 8'

Gambe 8'

Flûte harmonique 8'

Flûte ouverte 4'

Grosse tierce 3'1/5

Gros nazard 5'1/3

Cornet Vrgs

Bombarde 16'

Trompette 8'

Clairon 4'

Flûte 16'

Flûte 8'

Prestant 4'

Grosse quinte 10'2/3

Grosse tierce 6'2/5

Bombarde 32' (acoustique)

Accouplements : III/I, I/II, III/II, IV/II    

Tirasses : I/P, II/P, III/P, IV/P        

Plenum, tutti, combinateur électronique machine barker

Traction mécanique des claviers, tirage électrique des jeux

Les chapelles latérales

Chapelles du collatéral nord

Chapelles d'ouest en est.

  • Chapelle Saint-André (ancienne chapelle des Saints-Apôtres).
Clôture Renaissance. Retable comprenant six panneaux peints du XVIIe siècle représentant les douze apôtres.
  • Chapelle Saint-Nicolas.
Clôture Renaissance. Statue de Marie-Madeleine du XVIe siècle.
  • Chapelle Saint-Sébastien.
Clôture Louis XIII. Autel en bois Louis XV avec retable du martyre de Saint Sébastien.
  • Chapelle Notre-Dame-du-Mont-Carmel.
  • Chapelle Saint-Aquilin.
Clôture du XVIIe siècle. Statue de Sainte Clotilde. Vitraux Renaissance représentant « le Massacre des Saints Innocents », Saint Raymond de Peñafort, Saint Léonard, Saint Aquilin et Saint Georges.

Chapelles du collatéral sud

Chapelles d'ouest en est.

  • Chapelle de la Bonne Mort.
Clôture Louis XIV.
  • Chapelle Sainte-Anne.
Clôture Louis XIV. Retable en bois sculpté du XVIIe siècle. Confessionnal Louis XIV
  • Chapelle de l’Annonciation.
Clôture Louis XIII. Autel Louis XV.
  • Chapelle des Saints-Anges.
Clôture Louis XIII. Plaque commémorative et pierre tombale de Henri-Marie Boudon († 1702), archidiacre d’Évreux.
  • Chapelle des fonts baptismaux.
Clôture Renaissance. Fonts baptismaux en marbre de 1788.

Le transept

Le transept, bâti après la réparation des sacs de la Guerre de Cent Ans, offre une tour-lanterne à la croisée.

Le chœur

De style gothique rayonnant, il est couvert d'ogives. Commencé vers 1260, après l'achèvement de la nef, le chœur semble bien avancé lorsque le chapitre cathédral décide, en 1263, que les défunts y seront enterrés. Le gros-œuvre et la décoration sont achevés avant 1310, date du décès de l'évêque Mathieu des Essarts[4].

Le chœur renferme des stalles réalisées en 1377 par Charles le Mauvais, grâce à son don de 200 francs or, en date du [4].

Les chapelles rayonnantes

Au nombre de treize, elles sont fermées par des clôtures de bois sculptés du XVe au XVIIe siècle. À l'entrée du bas-côté sud de la nef, se trouve également un calvaire de terre cuite du XVIIIe siècle.

Chapelles nord (d'ouest en est) :

  • La première chapelle nord contient un retable peint anonyme, du XVIIe siècle
  • Chapelle des saints évêques d'Évreux : elle possède une clôture de la fin du XVe siècle de style gothique flamboyant. Un enfeu, vide aujourd'hui, contenait le gisant en cuivre de Mathieu des Essarts[4].
  • Chapelle Saint-Louis et Jeanne-d'Arc
  • Chapelle du Rosaire : clôture flamboyante et renaissante.

Chapelles sud (d'est en ouest) :

  • Chapelle Saint-Joseph: clôture du XVIe siècle.
  • Chapelle de l'Immaculée Conception: clôture renaissance, donnée par la famille Les Postel des Minières.
  • Chapelle Sainte-Catherine et Saint-Jean-Baptiste (surnommée au XVIe siècle la « chapelle des paresseux »): clôture Renaissance
  • Chapelle Notre-Dame de Liesse : elle contient la clef de voûte de l'ancienne église Notre-Dame de la Ronde.
  • Chapelle du Trésor : elle dispose d'une armoire en chêne qui contenait jusqu'au le trésor de la cathédrale. Cette armoire, œuvre des huchiers d'Évreux, a été réalisée entre 1464 et 1467.

La chapelle de la Mère de Dieu

Vitrail représentant l'arbre de Jessé dans la chapelle absidiale.

La chapelle absidiale dite de la Mère de Dieu fut construite entre 1461 et 1470 par l'évêque Jean de la Balue en 1465 en commémoration du sacre de Louis XI. On y trouve une Vierge à l'enfant, statue de pierre polychrome, qui date du début du XVIe siècle, et un tableau de Gian Antonio Guardi, Le Christ apparaissant aux Pèlerins d’Emmaüs, déposé par la collégiale Notre-Dame des Andelys.

Les vitraux

Démontés pendant la Seconde Guerre mondiale, ils sont entreposés à Niort. Ils seront restaurés à partir de 1953 par Jean-Jacques Grüber[4].

Le , un orage de grêle détruit les verrières du chœur et du transept sud[4].

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Éclairage de la Cathédrale

La volonté des bâtisseurs d’origine d’en faire « une cathédrale de lumière » a été respectée. L’ombre a été judicieusement mêlée à la lumière pour assurer le maintien de la sobriété et de la sérénité qui habitent le lieu. 

Neo Light a conçu une mise en lumière esthétique et originale, mais également économe en ce qui concerne l’énergie et la maintenance. Elle est la première et la seule cathédrale au monde à être entièrement éclairée par des sources lumineuses LED. Une attention particulière a été portée à l’ergonomie visuelle et à l’intégration du projet dans une démarche de développement durable née.

Notes et références

  1. a et b « Cathédrale Notre-Dame », notice no PA00099400, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Gosse-Kischinewski et Gatouillat 1997, p. 91
  3. a b et c Gosse-Kischinewski et Gatouillat 1997, p. 5-7
  4. a b c d e f g h i j k l et m Annick Gosse-Kischinewski (préf. Éliane Carouge-Deronne), Évreux : la légende des pierres, Évreux, (ISBN 2-906806-13-7), « La cathédrale », p. 15-51
  5. Bauduin 2006, p. 162
  6. a et b Gosse-Kischinewski et Gatouillat 1997, p. 7-9
  7. (en) Richard Allen, « ‘A proud and headstrong man’ : John of Ivry, bishop of Avranches and archbishop of Rouen, 1060–79 », dans Historical Research, vol. 83, no 220 (mai 2010), p. 189-227.
  8. a b c et d Gosse-Kischinewski et Gatouillat 1997, p. 10-13
  9. Théodose Bonnin, archéologue et historien local, inspecteur des monuments historiques de l'Eure, directeur de la Société des Antiquaires de Normandie
  10. a b et c Gosse-Kischinewski et Gatouillat 1997, p. 14-20
  11. Gallet 2014, p. 261-272
  12. Lettres patentes de Louis XI, Mehun-sur-Loire, août 1482, [lire en ligne]
  13. DRAC de Normandie, "L'histoire de la cathédrale d'Evreux" in Les Essentiels de l'Eure, janvier 2016, consultable en ligne
  14. Archives nationales, rapport sur l'état du portail, 1844; dossier de travaux de la cathédrale d'Evreux, cote F/19/766.
  15. « Évêché et ses dépendances », notice no PA00099405, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Guide de la géologie en France, éditions Belin, 2008, (ISBN 978-2-7011-4748-2), page 536.
  17. « Orgue nouveau à Evreux », Orgues nouvelles, no 0 (numéro spécial),‎ , p. 20 (lire en ligne).

Sources et bibliographie

[réf. incomplète]

  • Pierre-François Lebeurier, Description de la Cathédrale d'Evreux : accompagnée d'une vue générale et d'un plan géométrique , Pierre Huet, Évreux, 1868, [lire en ligne]
  • Robert de Burey, Le chœur de la cathédrale d'Évreux depuis sa restauration, Imprimerie de Charles Hérissey, Évreux, 1897, [lire en ligne]
  • Jules Gailhabaud, « Cathédrale d'Évreux (boiseries) » dans Monuments anciens et modernes, tome 4, Firmin-Didot Frères, Paris, 1853, [lire en ligne]
  • Almanach d'Évreux, Description de la cathédrale d'Évreux, Pierre Huet, Évreux, 1868, [lire en ligne]
  • « Évêché d'Évreux » dans Annuaire des cinq départements de la Normandie, vol. 32, Caen, Paris et Rouen, 1866, p. 112-117, [lire en ligne]
  • Annick Gosse-Kischinewski et Françoise Gatouillat (préf. Henri Collard), La cathédrale d'Évreux, Évreux, Les Colporteurs, , 213 p. (ISBN 2-9512216-0-6)
  • Yves Gallet (préf. Éliane Vergnolle), La cathédrale d'Évreux et l'architecture rayonnante, XIIIe-XIVe siècles, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, , 400 p. (ISBN 9782848674667)
  • Pierre Bauduin (préf. Régine Le Jan), La première Normandie (Xe-XIe siècle) : Sur les frontières de la haute Normandie: identité et construction d'une principauté, Caen, Presses universitaires de Caen, coll. « Bibliothèque du pôle universitaire normand », (1re éd. 2004), 481 p. (ISBN 978-2-84133-299-1)
  • Martine Callias Bey, Véronique Chaussé, Françoise Gatouillat et Michel Hérold, Corpus Vitrearum : Les vitraux de Haute-Normandie, Paris, CNRS Éditions / Monum, coll. « Recensement des vitraux anciens de la France », , 495 p. (ISBN 2-85822-314-9)
  • Annick Gosse-Kischinewski et Virginie Henry, L'histoire de la Cathédrale d’Évreux, (lire en ligne)

Articles connexes

Liens externes