Casteljaloux

Casteljaloux
Casteljaloux
La mairie (avril 2013).
Blason de Casteljaloux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Nérac
Canton Les Forêts de Gascogne
Intercommunalité Communauté de communes des Coteaux et Landes de Gascogne
Maire
Mandat
Julie Castillo
2017-2020
Code postal 47700
Code commune 47052
Démographie
Gentilé Casteljalousains
Population
municipale
4 579 hab. (2017 en diminution de 1,78 % par rapport à 2012)
Densité 150 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 18′ 55″ nord, 0° 05′ 20″ est
Altitude 69 m
Min. 55 m
Max. 168 m
Superficie 30,59 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Aquitaine
Voir sur la carte administrative d'Aquitaine
City locator 14.svg
Casteljaloux
Géolocalisation sur la carte : Lot-et-Garonne
Voir sur la carte topographique de Lot-et-Garonne
City locator 14.svg
Casteljaloux
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Casteljaloux
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Casteljaloux
Liens
Site web http://www.casteljaloux.fr/

Casteljaloux est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Casteljaloux est située dans le Queyran et le Pays d'Albret sur l'Avance.

La ville est partagée entre les Landes de Gascogne (Albret landais) et ses forêts de pins au sud, et les coteaux cultivés (maïs, blé, tournesol) du Queyran au nord. Casteljaloux est traversée par les routes départementales D 933 et D 665, ancienne route nationale 655.

Géologie, paléoenvironnement

Le substrat géologique situé au sud de Casteljaloux correspond à la limite nord-est de l'« épandage des sables des Landes, formation continentale éolienne quaternaire qui a recouvert (vers - 30 000 ans) les formations continentales terrigènes, marines et lacustres tertiaires (dont des bancs calcaires karstifiés) »[1]. Ce phénomène d'ensablement a modifié fortement la morphologie des paysages mais aussi leur écologie, dont en bouleversant l'hydrographie régionale[1].

La commune abrite un exemple de cryptokarst (sur la rive gauche de la Garonne à une altitude comprise entre 150 et 70 m) ; Cette curiosité géologique résulte des effets des apports sableux sur l'ancienne hydrographie karstique de sub-surface et sur l'hydrographie de surface. Lors des dernières périodes glaciaires et interglaciaires, et notamment durant le Wurm (dernière glaciation), les cours d'eau ont creusé les vallées en formant localement (comme à Casteljaloux) des karsts qui se sont ensuite retrouvés totalement asséchés[1]. Les couches calcaires sont peu épaisses, à faible pendages et séparées par des lits de molasses continentales ou de marnes marines, forçant les réseaux karstiques à se constituer horizontalement. La limite d'âge minimum de ce karst serait d'environ - 40 000 ans selon Jean-Christophe Pellegrin[1]. L'évolution karstique s'est arrêtée, laissant ces petits karsts comme témoins paléoenvironnementaux, hormis pour quelques réseaux encore alimentés par les nappes phréatiques. La masse de sable landeux a également modifié l'hydrochimie des exutoires de ces réseaux[1].

Communes limitrophes

Toponymie

Au IXe siècle, la cité se nomme Castellum Vandalorum, « château des Vandales »[source insuffisante].

Une légende raconte que le nom de Casteljaloux serait dû à la jalousie d’un seigneur des environs[3] à moins qu'il ne s'agisse d'une déformation du terme Vandalorum en Jaloux (phonétiquement difficile !).

En gascon, le nom de la commune est Castèth-Gelós.

Ses habitants sont appelés les Casteljalousains[4].

Histoire

À la fin du XIe siècle, église et moulin, poissons du lac et terres appartiennent à l'abbaye de La Sauve-Majeure située à 30 km à l'est de Bordeaux.

Entre les XIe et XVIe siècles, Casteljaloux et ses environs sont la propriété des seigneurs d'Albret. Ils y possèdent un château dont le futur Henri IV fit un rendez-vous de chasse. Agrippa d'Aubigné y fut notamment blessé.
Les Albret font de la ville la place forte du protestantisme, confrontée aux guerres de religion.
En 1685, l’édit de Fontainebleau de Louis XIV révoquant l'édit de Nantes de 1598 qui avait reconnu la liberté de culte des protestants, contraint beaucoup de ceux-ci à l’exil. La ville est l’une des premières à en souffrir[3].

Histoire moderne

Casteljaloux fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Au XIXe siècle, les eaux sulfureuses et ferrugineuses de Casteljaloux acquièrent un renom tel qu'il vaut à la ville l’appellation de Casteljaloux-les-Bains. Abandonnée pendant longtemps, la vocation thermale de la ville renaît au cours du XXe siècle. Un centre accueille des curistes souffrant de problèmes articulaires[3].

La ville a également une tradition industrielle, avec ses papeteries et ses moulins sur la rivière Avance, ses fonderies et ses fabriques de bougies et cires.

Histoire contemporaine

La ligne Casteljaloux-Marmande fut ouverte en 1891. La SNCF ouvrit ensuite en 1893 la ligne Casteljaloux-Roquefort (Landes).
La ligne Marmande-Mont-de-Marsan fut fermée aux voyageurs en 1938. Les transports de marchandises stoppèrent en 1971 sur la ligne Roquefort-Casteljaloux. Cette ligne fut démontée peu après. La ligne Marmande-Casteljaloux fut fermée aux marchandises en 2005. Un projet de train touristique entre Marmande et Casteljaloux est envisagé. La ligne se termine aujourd'hui à 2 km de l'ancienne gare de Casteljaloux. La gare a été détruite en 2011 pour être remplacée par un hypermarché.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1953 mai 1953 Pierre Duffiet PCF  
mai 1953 mars 1983 Joseph Turroques CNIP Député (1958-1962)
mars 1983 1994 José Bès RPR  
(démission) [5] Jean–Claude Guenin[6] UDF puis UMP cadre commercial, agent immobilier, conseiller bancaire, cabinet de conseil
En cours Julie Castillo [7]   avocate
Les données manquantes sont à compléter.

Élections municipales de 2014 en Lot-et-Garonne

Jumelages

Politique environnementale

Dans son palmarès 2017, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[8].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2017, la commune comptait 4 579 habitants[Note 1], en diminution de 1,78 % par rapport à 2012 (Lot-et-Garonne : +0,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 4651 0861 8501 8601 9042 1582 5852 7522 852
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 9393 0023 1823 0443 1713 3943 5413 7163 578
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 6223 6964 0263 6054 1924 3244 0864 8094 847
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5 0315 4065 3435 2295 0484 7554 6174 5984 580
2013 2017 - - - - - - -
4 6454 579-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

  • Institution La Salle Sainte Marie (école maternelle, élémentaire et collège privés sous contrat d'association avec l'état) ;
  • École maternelle Jean-de-La-Fontaine ;
  • École primaire Samazeuilh ;
  • Collège Jean-Rostand.

Manifestations culturelles et festivités

  • Dans sa tradition taurine, Casteljaloux accueille chaque année des courses landaises.
  • Les Pro'Jacteurs : compagnie professionnelle de théâtre créée par Romuald Borys en 1997.

Sports

  • Club de rugby à XV USC (Union Sportive Casteljaloux)
  • Club de Handball HBCC (HandBall Club Casteljaloux)
  • Club de football FCC (Football Club Casteljaloux)

Économie

Palombière à Casteljaloux
Lac de Clarens, de la base de loisirs de Clarens
Jeux aquatiques sur le lac de Clarens (aout 2018 avant l'arrivée des usagers du site)

, machines à bois, machines de sertissage, manches à balais), fonderie,

  • Schott AG: ampoules médicales en verre.
  • Knauf, barquettes en polystyrène alimentaire.
  • Castelmaïs, transformation de maïs, six salariés.
  • Tradition de la chasse aux palombes
  • Tourisme : Base de loisirs de Clarens avec lac de Clarens (15 hectares dont une partie est destinée à la baignade et aux loisirs aquatiques), avec à proximité un golf 18 trous, un site de Grimpe d'arbres, et une résidence de tourisme et chalets en bois ainsi qu'un casino construit en partie sur pilotis sur le lac. La création de ce lac a été décidée par la commune fin 1969 par Joseph Turroques (maire de Casteljaloux) et son conseil municipal qui en ont confié la conception à la au service du génie rural des eaux et forêts de la DDA (direction départementale de l’agriculture)[13]. Le creusement et un premier aménagement ont commencé en 1974 et terminés en 1976 (année de canicule et de sécheresse) pour une inauguration en 2017. Il est alimenté en eau par le ruisseau du Baraton, issu des ruisseaux de Bretagne, Tren et Mayrac, mais aussi par le ruisseau Rieucourt, venant du Papetier, par des sources locales et doté d'un exutoire qui rejoint l'Avance (rivière)[13] ;
  • Thermalisme : Centre thermal « Eurothermes » et sa résidence. Spécialisation de rhumatologie, bains thermoludiques. Capacité : 2 000 curistes/an.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Église Notre-Dame-de-l'Assomption : originellement bâtie au XVe siècle et devenue collégiale, elle a été détruite par les Protestants en 1568, puis reconstruite de 1682 à 1711 avec des pierres provenant de la démolition des fortifications accordées par Louis XIII. Une inscription se lit, sur le fronton de la façade néo-classique, la devise de la République « Liberté, Égalité, Fraternité », apposée en raison de la participation financière de l'État républicain aux travaux de restauration en 1899 ; l'église a été inscrite au titre des monuments historiques en 1998[14].
  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Couvent des Cordeliers (XVe et XVIIe siècles) : les sires d'Albret ont favorisé l'établissement à Casteljaloux de Franciscains (les Cordeliers). Cet ordre prêchait la charité et la pauvreté ce qui explique la simplicité de la chapelle et l'austérité du cloître qu'aucune sculpture ne vient agrémenter. Ce cloître entièrement restauré a longtemps servit d'hôpital et de maison de retraite. Depuis la construction d'un nouvel EPHAD en 2017, le cloître est abandonné et en vente. L'ensemble a été inscrit au titre des monuments historiques en 1998[15]. Ce monument n'est pas visitable.
  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Maison du Roy (XVIe siècle) : Demeure nommée suite aux séjours supposés de Louis XIII et de Louis XIV. La maison du Roy abrite aujourd'hui l'office de tourisme de Casteljaloux et ses expositions régulières accueillent le public dans une salle où se trouve une superbe cheminée ; elle a été inscrite au titre des monuments historiques en 1983[16]. Ce monument n'est pas visitable.
  • Parc municipal et son château : ils ont accueilli Jeanne d'Albret et Henri de Navarre futur Henri IV. En 1636, le château fut en partie démoli et le donjon fut démantelé en 1653. Ce site est désormais soumis aux mains des jardiniers de la ville. Ce monument n'est pas visitable.
  • Les remparts : ces fortifications du XIVe siècle furent plusieurs fois abaissées pendant les Guerres de Religion, la Fronde et en 1622, par ordre de Louis XIII ; en 1635, elles furent relevées à 4,33 mètres ; en 1808, le conseil municipal décide que « les murs de la ville, inutiles depuis des siècles, seront démolis et vendus » ; aujourd'hui, on peut encore voir quelques vestiges de ces fortifications sur le boulevard Victor-Hugo (la petite Avancette et les restes des murs d'enceinte).
  • Place de la République (la Mairie) : l'hôtel de ville a été construit dès 1859 ; il a subi bien d'autres transformations jusqu'à la réfection complète effectuée en 1988, date à laquelle la halle fut fermée par des vitrages.
  • Le vieux Casteljaloux (rue Posterne, rue Maquebœuf et rue de Veyries) : une dizaine de Maisons à colombages et encorbellement, datant des XVe et XVIe siècles, subsistent dans le périmètre de la vieille ville. Certaines ont conservé leur aspect original, mais d'autres ont été crépies au mortier.
Maisons à colombages

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason de Casteljaloux Blason Tranché d'or et de sable au château de deux tours couvert et girouetté d'argent brochant sur le tout.
Devise 
"Fiat pax en virtute tua et abondantia in turribus tuis" (Que la paix règne grâce à ta force et que l'abondance soit dans tes tours)[19]
Détails
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.
Officiel, présenté sur le site internet de la commune.

Voir aussi

Bibliographie

  • Jean-François Samazeuilh, Monographie de la ville de Casteljaloux, imprimerie J. Bouchet, Nérac, 1860 (lire en ligne)
  • Pellegrin, Jean-Christophe (1997) Un exemple de cryptokarst en région tempérée : le karst de Casteljaloux (Lot-et-Garonne). Thèse en Paléogéographie, Université de Bordeaux 3 (Notice bibliographique)

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. a b c d et e Pellegrin Jean-Christophe, Un exemple de cryptokarst en région tempérée : le karst de Casteljaloux (Lot-et-Garonne). Thèse en Paléogéographie, Université de Bordeaux 3, 1997 (Notice bibliographique)
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. a b et c Casteljaloux sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 25 septembre 2014.
  4. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 7 juin 2013
  5. http://www.sudouest.fr/2017/02/01/des-accusations-de-detour-nement-de-fonds-3157218-4778.php
  6. Commune de Casteljaloux sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 7 juin 2013.
  7. http://www.lerepublicain.net/politique-julie-castillo-elue-maire-de-casteljaloux_73184/
  8. Site des villes et villages fleuris, consulté le 2 décembre 2017.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  13. a et b  Il était une fois le Lac de Clarens Le Lac de Clarens fête cette année ses 40 ans article publié le 18 Juin 2017 par le journal Nouvelle Aquitaine, consulté 19 aout 2018
  14. « Inscription MH de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption », notice no PA47000036, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Inscription MH du couvent des Cordeliers », notice no PA47000035, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Inscription MH de la Maison du Roy », notice no PA00084088, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Inscription MH de la maison à pans de bois du 65 Grand'rue », notice no PA00084089, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Commandant Labouche, Un Agenais, général en chef des armées espagnoles (1817-1824), p. 444-452, Revue de l'Agenais, 1924, tome 60 ( lire en ligne )
  19. Armorial de France