Caserne Monge

Caserne Monge
(anc. caserne Mouffetard)
(anc. couvent des religieuses hospitalières de Notre-Dame de la Miséricorde)
image illustrative de l’article Caserne Monge
La caserne depuis la place Monge

Coordonnées 48° 50′ 34″ nord, 2° 21′ 02″ est

Géolocalisation sur la carte : 5e arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 5e arrondissement de Paris)
Caserne Monge(anc. caserne Mouffetard)(anc. couvent des religieuses hospitalières de Notre-Dame de la Miséricorde)

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Caserne Monge(anc. caserne Mouffetard)(anc. couvent des religieuses hospitalières de Notre-Dame de la Miséricorde)

La caserne Monge, anciennement caserne Mouffetard, est une caserne parisienne. Elle a été construite à l'emplacement du couvent des religieuses hospitalières de la Miséricorde de Jésus, dit aussi hôpital de Saint-Julien et de Sainte-Basilisse ou hôpital de la miséricorde de Jésus dont l'entrée était située no 61 rue Mouffetard. Elle abrite une unité de la Garde républicaine[1].

Situation

La caserne Monge est située dans le 5e arrondissement. Elle est délimitée par la rue Ortolan au nord, la rue Gracieuse à l'est, une voie de desserte privée au sud et la rue Mouffetard à l'ouest. Elle est accessible depuis le no 61 rue Mouffetard et le no 21 rue Gracieuse, sur la place Monge.

Histoire

Couvent des religieuses hospitalières de Notre-Dame de la Miséricorde

Il existait dans le faubourg Saint-Antoine une maison hospitalière destinée à servir d'asile et à fournir des remèdes et des secours aux pauvres femmes ou filles malades. Jacques Le Prévost, seigneur d'Herbelay, qui était maître des requêtes[2] eut l'idée de former une autre maison en faisant appel aux religieuses hospitalières de Dieppe. Il leur légua, par contrat du 18 juin 1652, 1 500 livres de rente et une maison située à Gentilly[3] afin de former le couvent de la communauté des religieuses hospitalières de la Miséricorde de Jésus[4],[5].

Par lettres-patentes de 1655, elles furent autorisées à transférer leur maison à Paris, dans une propriété sise rue Mouffetard. Achetée au sieur Le Begue en 1653, cette propriété était composée de deux maisons accompagnées de cours et de jardins. Les religieuses firent construire une chapelle, ainsi que plusieurs bâtiments mais qui tombaient en ruines au début du XVIIe siècle. Sous la direction de lieutenant-général de police d'Argenson le Roi, Louis XIV, fait réparer l'hôpital de Saint-Julien et de Sainte-Basilisse, également appelé hôpital de la miséricorde de Jésus, au début du XVIIIe siècle[6],[7]. La chapelle de ce couvent étant sous le vocable de saint Julien et de sa femme[8], Sainte Basilisse[9]. Les religieuses prirent le nom de hospitalières de Saint Julien et de Sainte Basilisse de l'ordre de Saint-Augustin. Il y avait dans cette maison 37 lits, dont une partie avait été fondée par des particuliers, qui avait le droit de les faire occuper gratuitement, les autres coûtaient 36 francs par mois. L'église des Hospitalières de la Miséricorde de Jésus était petite et bien entretenue. Il y avait au-dessus du maître-autel, une toile d'un peintre inconnu intitulée Résurrection de Notre-Seigneur.

La communauté religieuse est supprimée en 1790 durant la Révolution[4] et les bâtiments sont démolis, en grande partie, de 1824 à 1830[5].

Caserne Mouffetard et caserne Monge

La caserne Mouffetard a été construite en 1824, sur l'emplacement de l'ancienne communauté des religieuses hospitalières de la Miséricorde de Jésus, dites de Saint-Julien et de Sainte-Basilisse[10],[11].

Elle été occupée, en 1821, par la 6e compagnie de la gendarmerie royale de la ville de Paris, puis par la Garde municipale de Paris, l'infanterie de ligne, en 1830[12],[13].

La caserne fut vendue le 26 mars 1840, par l'administration des hospices à la ville de Paris, moyennant 154 366 francs[5] qui la fit démolir et reconstruire par Hubert Rohault de Fleury avant de prendre le nom de caserne Monge.

Cette nouvelle caserne accueillit la Garde municipale de Paris puis la garde républicaine[14],[15],[16],[17].

Notes et références

  1. Site de la Garde républicaine
  2. Nobiliaire universel de France, Volume 18, p. 155 [lire en ligne]
  3. Michel Felibien, Histoire de la ville de Paris, Volume 1, p. 1457
  4. a et b Julien de Gaulle, Nouvelle Histoire de Paris et de Ses Environs, Paris, 1839
  5. a, b et c Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, Paris, 1844, p. 471 [lire en ligne]
  6. Théodore François Xavier Hunkler, Vies des saints du diocèse de Paris, Volume 1, p. 20
  7. Georges-Louis Le Rouge, Les curiosités de Paris, de Versailles, de Marly, de Vincennes..., Volume 1, p. 403
  8. Alban Butler,Godescard, Vies des pères, des martyrs, et des autres principaux saints [lire en ligne]
  9. Saint Julien l'Hospitalier et Sainte Basilisse sur viechretienne.catholique.org
  10. Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan 47e quartier « Jardin du Roi », îlot no 6, F/31/95/06
  11. Plans parcellaires de Paris et des communes annexées (XIXe siècle), plan 18e quartier « Jardin des Plantes », 12e et 13e feuille, PP/11944/E, PP/11944/D
  12. Casernement et administration militaire de la Place de Paris en 1830
  13. L'indispensable: ou Nouveau Conducteur des étrangers dans Paris de A Pequegnot
  14. caserne-de-la-garde-republicaine
  15. Photo de la caserne de la Garde Républicaine
  16. Photo Rue Mouffetard et Fontaine Pot de Fer
  17. Garde républicaine rue Mouffetard

Voir aussi

Bibliographie

Article connexe