Carles Puigdemont

Carles Puigdemont
Carles Puigdemont en 2016.
Carles Puigdemont en 2016.
Fonctions
Président de la Généralité de Catalogne
En fonction depuis le
(1 an, 9 mois et 10 jours)
Gouvernement Puigdemont
Législature XIe
Coalition PDECAT-ERC
Prédécesseur Artur Mas
Député au Parlement de Catalogne
En fonction depuis le
(10 ans, 11 mois et 5 jours)
Élection
Réélection

Circonscription Gérone
Législature VIIIe, IXe, Xe, XIe
Groupe politique CiU (2006-15)
JxSí (depuis 2015)
Maire de Gérone

(5 ans, 6 mois et 9 jours)
Coalition CiU
Prédécesseur Anna Pagans
Successeur Albert Ballesta
Biographie
Nom de naissance Carles Puigdemont
i Casamajó
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Amer (Espagne)
Nationalité espagnole
Parti politique CDC (jusqu'en 2016)
PDECAT (depuis 2016)
Diplômé de université de Gérone
Profession journaliste
Religion catholicisme

Signature de Carles Puigdemont

Carles Puigdemont Carles Puigdemont
Maires de Gérone
Présidents de la Généralité de Catalogne

Carles Puigdemont i Casamajó (prononciation : /ˈkarɫəs pudʒðəˈmon i kazəməˈʒo/), né le à Amer, est un journaliste et homme politique espagnol, membre du Parti démocrate européen catalan (PDECAT).

Diplômé en philologie catalane de l'université de Gérone, il participe au début des années 1980 à la refondation des Jeunesses nationalistes de Catalogne et adhère à la Convergence démocratique de Catalogne (CDC). De à , il travaille dans le secteur médiatique, comme journaliste notamment.

Il débute son parcours électoral en , lorsqu'il devient député au Parlement de Catalogne à la suite des élections autonomiques anticipées. Il échoue l'année d'après à prendre la mairie de Gérone aux socialistes. Il y parvient en et se fait réélire en .

En , il est investi président de la Généralité de Catalogne et s'engage à mener à bien le projet d'indépendance de la communauté autonome. Il convoque en un référendum, contraire à la Constitution. Avec le « oui » majoritaire à 90 %, et avec un taux de participation de 43 %, il proclame la Catalogne indépendante tout en suspendant la prise d'effets de celle-ci afin de négocier avec Mariano Rajoy. Cependant, ce dernier annonce deux semaines plus tard la mise en application de l'article 155 de la Constitution.

Biographie

Jeunesse et vie de famille

Carles Puigdemont est né à Can Crous, maison située au n°6 de la rue Sant Miquel à Amer[1]. Il est le fils de Xavier Puigdemont et de Núria Casamajó. Il est le deuxième de huit enfants d'une famille de tradition pâtissière. Il est marié à la journaliste roumaine Marcela Topor, avec qui il a deux filles. Il vit à Gérone[2],[3].

Victime d'un accident de la route en , il porte une frange sur le front afin de dissimuler ses cicatrices. Il partage ce point commun avec Mariano Rajoy, dont la barbe cache également les conséquences d'un accident de la circulation[4].

Débuts en politique et dans le journalisme

En , il participe à la refondation de la Jeunesse nationaliste de Catalogne[5], au sein de la Convergence démocratique de Catalogne.

Il poursuit des études de philologie catalane à l'université de Gérone, l'amenant à collaborer avec divers médias locaux. Il débute comme correspondant local de son village natal pour le journal Los Sitios et finit par devenir rédacteur en chef du journal El Punt, après y avoir débuté en comme simple correcteur.

Il quitte le journal en pour s'accorder une année sabbatique et voyager à travers l'Europe pour une série de reportages qui seront publiés dans la revue Presència. Il publie en un ouvrage intitulé « Cata… què? » (« Cata... quoi ? ») présentant le point de vue sur la Catalogne par la presse internationale, une thématique sur laquelle il continue à écrire dans cette même revue.

Convaincu de l'intérêt de l'internet, il lance durant les années 1990 divers projets de communication par ce moyen pour la députation de la province de Gérone et d'autres institutions ou collectivités locales. Il finit par proposer à la Généralité de Catalogne de créer une véritable agence d'information catalane et devient donc, de à , le premier directeur de l’Agència Catalana de Notícies (ACN, Agence catalane d'information)[1] . Il devient également directeur de la revue anglophone Catalonia Today[6], qui contribuera a sa notoriété.

Il publie également plusieurs essais sur la communication et les nouvelles technologies tout en continuant à collaborer à divers médias[7].

Il fonde en , avec le journaliste Saül Gordillo, l'entreprise Doble Utopia, qui à travers sa filiale Poliblocs, fait la promotion de la première édition de la catalosphère (la blogosphère catalane)[8].

Il est membre du Collège des journalistes de Catalogne.

Ascension politique

Militant dans le mouvement pour l'Appel à la solidarité pour la défense de la langue, la culture et la nation catalanes, il adhère également à la Jeunesse nationaliste de Catalogne, l'organisation des jeunes du parti Convergence démocratique de Catalogne (CDC) qu'il va contribuer à implanter dans les comarques gironines avec Pere Casals, également futur député du Parlement de Catalogne.

Adhérent de CDC par la suite, il est directeur de la Maison de la Culture de Gérone entre à , alors que la mairie est tenu par les socialistes. Il est élu député pour la première fois au Parlement de Catalogne en , sur la liste de la coalition Convergence et Union (CiU), à laquelle appartient CDC.

Maire de Gérone

Carles Puigdemont accueille le conseiller à la Culture de la Généralité Ferran Mascarell à la nouvelle bibliothèque publique de Gérone.

Il est investi le candidat à la mairie de Gérone de manière inattendue, après que l'avocat Carles Mascort a renoncé pour avoir reçu des menaces de mort. Alors qu'à cette époque, il ne fait plus partie de la CDC, il affirme que « [son] projet est de s'ouvrir vers d'autres secteurs sociaux de la ville, qui ne votent pas actuellement pour CiU »[9]. Lors du scrutin en , il réalise un score de 22,9 % et six conseillers municipaux sur 25. Il siège alors dans l'opposition à Anna Pagans, maire sans étiquette soutenue par les socialistes.

Réélu député en , il est confirmé comme tête de liste municipale de son parti en . Le , Carles Puigdemont est investi maire de Gérone avec les seules dix voix de CiU, chaque groupe politique ayant voté pour sa tête de liste[10]. À 48 ans, il met fin à trente-deux ans de pouvoir du Parti des socialistes de Catalogne (PSC). Il est une nouvelle fois réélu parlementaire de Catalogne en .

Considéré comme indépendantiste depuis la fin des années 1970, il est attaqué par l'avocat de l'État en 2012 pour avoir utilisé de l'argent public pour affréter des trains spéciaux de la Renfe dans le cadre de la manifestation « Catalunya, nou estat d'Europa ». En , il fait l'objet d'une enquête de l'Audience nationale pour le soutien de la mairie de Gérone à la résolution du Parlement de Catalogne sur le lancement du processus d'indépendance[11]. La même année, la Candidature d'unité populaire (CUP), qui critique spécialement le modèle touristique de la ville, conteste l'embauche de personnes de confiance par la municipalité de Gérone[11].

Il est reconduit dans ses responsabilités municipales après les élections de , ne bénéficiant encore une fois que de l'appui des dix élus de CiU, les autres groupes ayant encore une fois voté chacun pour leur tête de liste[12]. Au mois de , il succède à Josep Maria Vila d'Abadal i Serra comme président de l'Association de communes pour l'indépendance (AMI). Le de la même année, il est réélu député au Parlement, cette fois-ci comme candidat de la coalition indépendantiste Ensemble pour le oui.

Président de la Généralité

Carles Puigdemont et Artur Mas lors de la passation de pouvoirs.

Un indépendantiste successeur d'Artur Mas

Le gouvernement catalan lors de sa première réunion le .

Artur Mas, précédent président de l'autonomie de Catalogne, sera mis en cause en 2017 dans plusieurs affaires judiciaires, dont des détournements de fonds[13],[14]. Le , dans le cadre d'un accord avec la CUP, Carles Puigdemont est désigné par CDC candidat à la présidence de la Généralité de Catalogne après le retrait d'Artur Mas[15]. Profondément indépendantiste[16], il assume pleinement la feuille de route indépendantiste précédemment exposée par Mas, à savoir proclamer l'indépendance dans 18 mois en suivant les termes de la déclaration parlementaire. Affirmant « qu'il n'est plus temps d'être lâches », il se présente comme « le premier président de la post-autonomie et de la pré-indépendance »[17].

Il est investi lors de la session parlementaire du avec 70 voix en sa faveur, 63 contre et deux abstentions[18].

Officiellement nommé par décret royal le [19], il prête aussitôt serment en présence du ministre de l'Intérieur Jorge Fernández Díaz et de la maire de Barcelone Ada Colau, mais jure fidélité « à la volonté du peuple de Catalogne représentée parle Parlement », omettant sciemment de faire référence au monarque et à la Constitution dans le texte qu'il déclame, en contradiction avec la formule officiellement imposée par un décret de [20].

Il nomme son gouvernement deux jours plus tard[21]. Le nouvel exécutif compte 13 conseillers dont cinq femmes et quatre sortants, tous répartis en trois grands domaines d'action supervisés par le vice-président Oriol Junqueras, la conseillère à la Présidence Neus Munté, et le conseiller aux Affaires extérieures Raül Romeva[22].

Convocation du référendum d'indépendance

Le , son gouvernement, conjointement avec les députés indépendantistes, annonce la date et la question du référendum d’indépendance dans une allocution solennelle faite à la cour des Orangers du palais de la Généralité de Catalogne. La question est :

« Voulez-vous que la Catalogne soit un État indépendant sous forme de république ? ».

Cette question sera posée dans les trois langues officielles de la Catalogne, à savoir le catalan, l'espagnol et l'occitan. La date fixée est le [23].

Son gouvernement connaît une crise en suivant, lorsque plusieurs conseillers issus du PDECAT (successeur de la CDC) émettent des doutes sur l'organisation unilatérale du scrutin, affichant leurs craintes concernant les suites judiciaires et financières possibles, ce qui conduit Junqueras à réclamer un remaniement — dont les contours ont été négociés directement avec Artur Mas, président du PDECAT, et sans concertation avec Puigdemont — et que chaque membre de l'exécutif assume politiquement et juridiquement la tenue du référendum[24]. Il annonce donc le qu'il relève Neus Munté, la conseillère à l'Enseignement Meritxell Ruiz, le conseiller à l'Intérieur Jordi Jané et le secrétaire du gouvernement Joan Vidal de leurs fonctions, tandis qu'Oriol Junqueras fait savoir que la vice-présidence assume désormais la compétence en matière de processus électoraux au détriment du département de la Gouvernance. Entrent au gouvernement deux personnalités de poids : le président du groupe parlementaire Ensemble pour le oui Jordi Turull, qui succède à Munté, et l'ancien premier adjoint de la mairie de Barcelone Joaquim Forn, qui succède à Jané[25].

Après une session parlementaire houleuse, la majorité adopte le la loi sur la tenue du référendum d’indépendance. Le , elle est suspendue par le Tribunal constitutionnel[26] qui met également en garde les maires des 968 communes de Catalogne pour les dissuader d'organiser le scrutin[27]. Le Parlement adopte le même jour et avec la même majorité (71 voix sur 135) la loi de transition (Ley de transitoriedad jurídica y fundacional de la República) qui prévoit l'organisation de la Catalogne si le « oui » l'emporte[28].

Le , le parquet supérieur de Catalogne porte plainte contre les membres du gouvernement et les membres du bureau du Parlement présidé par Carme Forcadell devant le tribunal supérieur de justice de Catalogne[29] pour motifs de prévarication et de désobéissance ainsi que de détournement de capitaux publics[30]. Le procureur général de l'État annonce envisager son incarcération[31].

Proclamation puis suspension de l'indépendance

Carles Puigdemont prenant la parole sur les résultats du référendum derrière un pupitre.
Carles Puigdemont intervient le devant le Parlement pour réagir au résultat du référendum d'indépendance.

Le , le gouvernement transmet au Parlement les résultats officiels du scrutin référendaire, se substituant à la commission électorale (en espagnol : Sindicatura Electoral) dont tous les membres ont démissionné pour éviter d'avoir à régler une amende quotidienne. Les chiffres définitifs indiquent que 43,03 % des inscrits ont participé au vote, le « Oui » remportant 90,18 % des suffrages exprimés. La transmission ouvre une période de deux jours pour que les députés se réunissent et proclament officiellement l'indépendance de l'État de Catalogne[32]. Le lendemain du scrutin, Jordi Turull expliquait que dans 400 écoles la Garde civile et la Police nationale ont empêché la tenue du vote ou saisi les urnes, estimant que 700 000 inscrits n'ont pu prendre part au vote et que « si la situation avait été normale, le taux de participation aurait atteint 55 % »[33].

Lors d'une intervention devant le Parlement réuni le , il proclame que « avec les résultats du référendum, la Catalogne a gagné le droit d'être un État indépendant ». Peu après la fin de la séance, les députés indépendantistes signent une déclaration qui reconnaît « la République catalane comme État indépendant et souverain, fondé sur le droit, démocratique et social ». Bien que le texte n'y fasse pas référence, son application est suspendue en conséquence du discours de Puigdemont devant les parlementaires, « pour entreprendre un dialogue, arriver à une solution négociée pour avancer face aux demandes du peuple catalan »[34]. La déclaration ne sera pas publiée au Journal officiel de la communauté autonome et n'a pas été formellement approuvée par un vote des députés, ce qui la laisse sans valeur ni effet juridiques aux termes de la loi de transition juridique, qui imposait une proclamation par le Parlement réuni en session[35].

Cette position est vertement condamnée par le gouvernement central et divise fortement les partisans de l'indépendance. La CUP annonce qu'elle lui laisse « plus ou moins un mois » pour négocier avec Madrid mais que sa confiance envers lui est « écornée » car « on ne peut pas suspendre la volonté de deux millions de personnes », tandis que la ministre des Administrations territoriales Soraya Sáenz de Santamaría affirme que « personne ne peut tirer des conséquences d'une loi qui n'existe pas, d'un référendum qui n'a pas eu lieu, et de la volonté du peuple qu'il veut une fois de plus s'approprier »[36].,[37].

Dans la journée, l'Union européenne rejette l'idée d'être médiatrice dans la crise qu'elle considère comme « une affaire intérieure », le président de la République française Emmanuel Macron parle d'un « coup de force » et affirme que « si nous intervenons, nous donnons raisons à ceux qui ne respectent pas les règles de droit », la porte-parole de la Maison-Blanche confirme les propos du président des États-Unis Donald Trump pour qui « ce serait idiot que la Catalogne ne reste pas en Espagne », le secrétaire des Affaires étrangères du Mexique Luis Videgaray Caso indique que son pays « ne reconnaîtra pas la Catalogne comme un État indépendant », et le ministre des Affaires étrangères de l'Italie Angelino Alfano juge « inacceptable » la déclaration d'indépendance[38].

Dès le lendemain matin, le conseil des ministres se réunit exceptionnellement et le président du gouvernement Mariano Rajoy annonce qu'il envoie à Puigdemont une « mise en demeure formelle » pour savoir si l'indépendance a été ou non déclarée, précisant qu'il s'agit d'une étape nécessaire « avant l'adoption par le gouvernement de toute mesure admise par l'article 155 de la Constitution », qui permet de forcer l'action des autorités autonomiques[39].

Destitution du gouvernement

Le 21 octobre 2017, Rajoy annonce qu'il recourt à l'article 155 de la Constitution pour revenir à la légalité et respecter le statut d'autonomie. Il demande au Sénat de destituer le gouvernement de Catalogne et d'organiser de nouvelles élections autonomiques dans les six mois[40].

Mandats

Publications

  • (ca) Cata... què? : Catalunya vista per la premsa internacional, Edicions La Campana, , 192 p. (ISBN 978-848649188-8)
  • (ca) « L'hora d'El Patit », Revista de Girona, no 203,‎ , p. 8-9 (lire en ligne) [PDF]

Notes et références

  1. a et b (ca) Alfons Petit, « L'alcalde que volia ser astronauta », diari de Girona,‎ (lire en ligne)
  2. « CiU Girona - El perfil [Carles Puigdemont i Casamajó] », sur www.carlespuigdemont.cat (consulté le 9 janvier 2016)
  3. « Fill de pastissers, periodista i alcalde independentista », sur Ara.cat (consulté le 9 janvier 2016)
  4. « Carles Puigdemont : ce que vous ne savez pas encore sur l'homme de l'indépendance catalane », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne).
  5. Carles Puigdemont, el alcalde que pidió expulsar a los invasores, El País, 09-01-2016.
  6. Rédac Equinox Radio Barcelone, « Coup de théâtre Catalogne - Accélération vers l'indépendance - » (consulté le 9 janvier 2016)
  7. (ca) Masachs, Xevi, « Carles Puigdemont, alcalde de Girona: «“Sóc un periodista que està fent de polític” [interview] », Amera: revista municipal d'Amer, no 21,‎ , p. 5-10 (lire en ligne)
  8. (es) Jordi Pérez Colomé, « El nuevo director de Catalunya Ràdio es socio de Puigdemont », El Español,‎ (lire en ligne)
  9. (es) Gerard Bague, « El periodista Carles Puigdemont, candidato de CiU a la alcadía de Girona », El País,‎ (lire en ligne).
  10. (es) Antía Castedo, « El convergente Carles Puigdemont, investido nuevo alcalde de Girona », sur www.elpais.com/, (consulté le 24 avril 2016).
  11. a et b (ca) Jordi Grau, « Puigde... què? », El Punt Avui,‎ (lire en ligne)
  12. (es) Marta Rodríguez, « Puigdemont repite como alcalde de Girona sin apoyos de otras fuerzas », sur www.elpais.com/, (consulté le 24 avril 2016).
  13. http://www.equinoxmagazine.fr/2017/02/02/corruption-port-barcelone/
  14. http://www.lindependant.fr/2017/03/10/corruption-les-accuses-du-palau-de-la-musica-chargent-l-ex-parti-d-artur-mas,2295706.php
  15. « Catalogne: Artur Mas renonce à un nouveau mandat, vers un accord autour du maire de Gérone », L'Indépendant,‎ (lire en ligne).
  16. (es) « Carles Puigdemont, el alcalde que pidió expulsar a los invasores », El País,‎ (lire en ligne).
  17. (es) « Puigdemont mantiene la vía de Mas », El País,‎ (lire en ligne).
  18. « Carles Puigdemont investi président de la Catalogne », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne).
  19. (es) Espagne. « Real Decreto 13/2016, de 11 de enero, por el que se nombra Presidente de la Generalitat de Cataluña a don Carles Puigdemont i Casamajó. » [lire en ligne (page consultée le )]
  20. (es) « Carles Puigdemont omite al Rey y a la Constitución en su estreno », El País,‎ (lire en ligne).
  21. (es) « El Gobierno de Puigdemont ya trabaja en la independencia », El País,‎ (lire en ligne).
  22. (es) « Puigdemont tendrá un Gobierno sin paridad y con poca experiencia », El País,‎ (lire en ligne).
  23. (ca) Gerard Pruna, « "¿Voleu que Catalunya sigui un Estat independent en forma de república?", la pregunta del referèndum de l'1 d'octubre », Ara.cat,‎ (lire en ligne)
  24. (es) « El líder de ERC exige un gobierno de fieles para seguir al frente de la consulta », El País,‎ (lire en ligne)
  25. (es) « Puigdemont echa a 4 miembros del PDeCAT y blinda el Govern para la recta final del 1-O », 20 Minutos,‎ (lire en ligne)
  26. Indépendance de la Catalogne : Madrid hausse le ton, Le Monde, 8 septembre 2017.
  27. El Constitucional suspende de urgencia la ley del referéndum, El País, 8 septembre 2017.
  28. El secesionismo vuelve a retar al Estado y aprueba la ley de Transitoriedad, ABC, 8 septembre 2017.
  29. El TSJ de Cataluña registra dos querellas de la Fiscalía contra Govern y Mesa Parlament, page du Conseil général du pouvoir judiciaire.
  30. La fiscalía acusa a Puigdemont de malversación, que comporta penas de cárcel, El Periódico de Catalunya, 8 septembre 2017.
  31. « Fiscalía española no descarta la detención de Puigdemont », TeleSUR,‎ (lire en ligne)
  32. (es) Arturo Puente, « El Govern proclama los resultados del referéndum saltándose la ley aprobada en el Parlament », eldiario.es,‎ (lire en ligne).
  33. (ca) Sílvia Gutiérrez, « El “sí” guanya el referèndum amb 2.020.144 vots », beteve.cat,‎ (lire en ligne)
  34. (es) Pere Ríos, « Puigdemont declara la independencia de Cataluña pero propone dejarla en suspenso », El País,‎ (lire en ligne).
  35. (es) « El documento firmado por los diputados independentistas no se publicará en el Diario Oficial de la Generalitat », eldiario.es,‎ (lire en ligne).
  36. (es) « La CUP da un mes a Puigdemont para negociar y podría abandonar el Parlament », Público,‎ (lire en ligne)
  37. (es) Arturo Puente, « La maniobra de Puigdemont divide al independentismo y provoca el rechazo del PP », eldiario.es,‎ (lire en ligne).
  38. (es) « La comunidad internacional avisa de que no reconocerá la independencia de Cataluña », El País,‎ (lire en ligne).
  39. (es) « Ultimátum de Rajoy a Puigdemont antes de intervenir Catalunya con el 155 », eldiario.es,‎ (lire en ligne).
  40. « Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, demande la destitution du président catalan et la tenue d'élections régionales dans les six mois », sur francetvinfo.fr/, (consulté le 21 octobre 2017)

Voir aussi

Sources

  • (ca) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en catalan intitulé « Carles Puigdemont i Casamajó » (voir la liste des auteurs).

Articles connexes

Liens externes

  • Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale d’Espagne • Bibliothèque nationale de Catalogne • WorldCat
  • (ca) Site officiel
  • (ca) Sa fiche sur le site du Parlement de Catalogne