Capricorne (astrologie)

Capricorne
Représentation en noir du symbole illustrant le signe Capricorne en astrologie.
Représentation symbolique du signe Capricorne.
Période Du 22 décembre[1]
au 20 janvier[1]
Place dans le zodiaque 10e signe
Élément Terre
Polarité Féminin
Mode Cardinal
Maison associée Maison 10
Astre(s) gouvernant(s) Saturne et Mars
Opposé polaire Cancer

Le signe astrologique du capricorne, lié aux personnes nées entre le 22 décembre et le 20 janvier en astrologie tropicale[2], correspond pour celle-ci (la plus populaire en Occident) à un angle compris entre 270 degrés et 300 degrés comptés sur l'écliptique (le cercle des signes du zodiaque) à partir du point vernal[3]. Il est associé à la constellation du même nom en astrologie sidérale.

Dans quelques cosmologies, le Capricorne est lié à l'élément classique de la terre ; il partage cet élément avec le taureau et la vierge[4]. Claude Ptolémée dans son Tetrabiblos a rejeté les décans[5], mais les maîtres des décans d'après Teukros (Ier siècle apr. J.-C.) nous sont connus[6]: le capricorne est lié à Jupiter (1er décan) à Mars (2e décan) et au Soleil (3e décan).

Histoire et mythologie

Il est représenté par un poisson-chèvre (Sukhurmashu), symbole du dieu Enki (Ea en akkadien) dans la mythologie du Proche-Orient ancien[7].

La légende dit également que quand Typhon, une divinité grecque malfaisante, a attaqué l'Olympe, les dieux grecs se sont enfuis, se transformant en animaux. Dionysos, le dieu du vin, (ou Pan selon les versions[8]) se serait transformé en animal mi-bouc, mi-poisson. Cette légende comporte cependant plusieurs versions.

Son opposé polaire est le cancer. Son jour est le samedi (jour lié à la planète Saturne). Sa couleur est le noir. Son point faible est les genoux.[réf. souhaitée]

Symbolisme

Cette section n’est pas rédigée dans un style encyclopédique.  !
Il s'agit du signe centré autour de la thématique du solstice d’hiver, qui, pour l'hémisphère Nord, est la nuit la plus longue de l'année[9]. C'est aussi d'une part la nuit des ténèbres les plus noires. C'est le symbole de l'arrêt nécessaire, une période de repos, de recueillement ou encore de méditation, on pourrait facilement y voir une correspondance avec le Yin des traditions orientales. D’autre part le solstice est le moment à partir duquel le Soleil (« invaincu » par les ténèbres) va reprendre son ascension et les jours rallonger. C'est le symbole d’une nature qui « retient son souffle », concentrée dans le silence, un silence qui participe d’une nouvelle création (Yang en germe). C'est sans doute pour cet aspect positif que les chrétiens font coïncider la naissance de Jésus-Christ. Noël c'est la mise au monde de cette « lumière » qui luit dans les ténèbres et que les ténèbres n’ont pu éteindre selon l'évangile de Jean. Les platoniciens ont placé à cette période « la porte des dieux » : une ouverture permettant la remontée des âmes désincarnées vers le principe créateur ; les bouddhistes diraient « délivrées du cycle des réincarnations »[10].
Le Capricorne « renonce pour mieux dominer »[11] dit l'astrologue Ève Saint-Gall.

Galerie

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Références

  1. a et b La date exacte variant d'année en année, il est nécessaire de consulter la position du Soleil dans les éphémérides pour le jour-frontière.
  2. Le zodiaque dit tropical est le zodiaque des saisons
  3. André Barbault, Traité pratique d'astrologie, Éd. Seuil, 1961, (ISBN 2-02-001899-3), p. 23.
  4. A. Apostolska, Capricorne, éd. Dangles, ISBN 9-782703-304098, page 56.
  5. W.E. Peuckert, L'astrologie, Petite Bibliothèque Payot, 1980, p. 100.
  6. tels qu'ils sont rapportés par W.E. Peuckert dans l'opus déjà cité, à la page 103.
  7. A. Apostolska, Capricorne, éd. Dangles, ISBN 9-782703-304098, page 61.
  8. A. Apostolska, Capricorne, éd. Dangles, (ISBN 9-782703-304098), pages 60 et 64-66.
  9. Gouvernement du Québec, Saisons, 2013-08-30.
  10. « Le Capricorne : aperçu astrologique »(Archive • Wikiwix • Archive.isGoogle • Que faire ?), sur Alexandre de Patmos (consulté le 4 février 2015)
  11. Ève Saint-Gall, Devenir astrologue, auto-éd., 1983, p. 121 .

Voir aussi

Bibliographie

  • André Barbault, Astrologie : Symboliques - Calculs - Interprétations, éditions Seuil, (ISBN 978-202-068-0219)

Articles connexes