Canton de Saint-Porchaire

Canton de Saint-Porchaire
Canton de Saint-Porchaire
Situation du canton de Saint-Porchaire dans le département de Charente-Maritime.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement(s) Saintes
Bureau centralisateur Saint-Porchaire
Conseillersdépartementaux Michel Doublet
Brigitte Seguin
2015-2021
Code canton 17 19
Histoire de la division
Création 15 février 1790[1]
Modification 1 1801[2],[3]
Modification 2 22 mars 2015[4]
Démographie
Population 20 435 hab. (2017)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Superficie 301,54 km2
Subdivisions
Communes 20

Le canton de Saint-Porchaire est une division administrative française située dans le département de la Charente-Maritime et la région Nouvelle-Aquitaine. À la suite du redécoupage cantonal de 2014, les limites territoriales du canton sont remaniées. Le nombre de communes du canton passe de 15 à 20.

Géographie

Situé dans la partie occidentale de l'arrondissement de Saintes auquel il appartient depuis sa création, ce canton en occupe le troisième rang pour sa superficie, se classant après les cantons de Gémozac et de Pons. En Charente-Maritime, il occupe le huitième rang pour sa surface[5].

Ce canton est organisé autour de Saint-Porchaire, chef-lieu de canton qui occupe une place centrale dans son canton, situation privilégiée qui a déterminé cette fonction en 1801.

L'altimétrie moyenne du canton de Saint-Porchaire est de 28 m, variant de 0 m, en bordure du fleuve Charente, dans la commune de Romegoux, à 64 m sur un coteau situé dans la commune de Plassay.

Histoire

  • Le canton de Saint-Porchaire a été formé en 1801 à la suite de la refonte de la carte administrative voulue par Napoléon Bonaparte pendant le Consulat. Il réunit alors les anciens cantons de Pont-l'Abbé-d'Arnoult et de Saint-Saturnin-de-Séchaud, actuelle commune de Port-d'Envaux, alors chefs-lieux de canton constitués en 1790 lors de la création du département de la Charente-Inférieure.
  • Ce n'est qu'après la réforme napoléonienne que Saint-Porchaire a été choisi en tant que chef-lieu de canton grâce à l'excellence de sa situation géographique au sein de ce canton nouvellement constitué.
  • De 1833 à 1848, les cantons de Saint-Porchaire et de Saujon avaient le même conseiller général. Le nombre de conseillers généraux était limité à 30 par département.
  • Un nouveau découpage territorial de la Charente-Maritime entre en vigueur en mars 2015, défini par le décret du 27 février 2014[4], en application des lois du (loi organique 2013-402 et loi 2013-403)[6]. Les conseillers départementaux sont, à compter de ces élections, élus au scrutin majoritaire binominal mixte. Les électeurs de chaque canton élisent au Conseil départemental, nouvelle appellation du Conseil général, deux membres de sexe différent, qui se présentent en binôme de candidats. Les conseillers départementaux sont élus pour 6 ans au scrutin binominal majoritaire à deux tours, l'accès au second tour nécessitant 12,5 % des inscrits au 1er tour. En outre la totalité des conseillers départementaux est renouvelée. Ce nouveau mode de scrutin nécessite un redécoupage des cantons dont le nombre est divisé par deux avec arrondi à l'unité impaire supérieure si ce nombre n'est pas entier impair, assorti de conditions de seuils minimaux[7]. En Charente-Maritime, le nombre de cantons passe ainsi de 51 à 27. Le nombre de communes du canton de Saint-Porchaire passe de 15 à 20. Le nouveau canton est formé de communes des anciens cantons de Saint-Porchaire, de Saujon et de Saintes-Ouest.

Représentation

Représentation avant 2015

Liste des conseillers généraux successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1833 1836 Joseph Dubois   Avocat, juge de paix, maire de Saujon
1836 1845 Benjamin Fourré   Juge de paix à Saint-Porchaire, maire de Pont-l'Abbé-d'Arnoult
1845 1867 Baron
Jacques Oudet[8]
  Juge de paix de Saint-Porchaire
Propriétaire à Crazannes
1867 1883 Denys Joly d'Aussy
(gendre du précédent)[9]
Droite Receveur de l'enregistrement puis juge de paix
Propriétaire du château de Crazannes
1883 1885
(démission)
Théodore Gilbert Républicain Propriétaire, médecin
1885 1890
(décès)[10]
Adolphe Duport Boulangiste Avocat
Député (1889)
1890 1919 Achille Bron Républicain Médecin, maire de Crazannes
1919 1940 Edgard Robin[11] Rad. Propriétaire, agriculteur, viticulteur, maire de Soulignonne
Nommé membre de la Commission administrative départementale en 1941[12]
1943 1945 Charles Lonceint ? Président de la délégation spéciale de Pont-l'Abbé-d'Arnoult
Nommé conseiller départemental en 1943[13]
1945 1970 Bernard Chambenoît Rad.ind. Maire de Pont-l'Abbé-d'Arnoult (1944-1977)
1970 1982 Claude Mithonneau DVD Maire de Pont-l'Abbé-d'Arnoult (1977-1983)
1982 2015 Michel Doublet RPR puis UMP Agriculteur
Sénateur (1989-2014)
Maire de Trizay
Vice-Président du Conseil Général

Représentation après 2015

Conseillers départementaux successifs
Période élective Mandat Identité Nuance Qualité
2015 2021 2015 en cours Michel Doublet   LR Maire de Trizay, ancien sénateur
Vice-Président du Conseil départemental
2015 en cours Brigitte Seguin   DVD Adjointe au maire de Saint-Georges-des-Coteaux

Lors des élections départementales de 2015, le binôme composé de Michel Doublet et Brigitte Seguin (Union de la Droite[14]) est élu au 1er tour avec 63,47 % des suffrages exprimés, devant le binôme composé de Michèle Holstaine et Albert Maes (FN) (36,53 %). Le taux de participation est de 52,3 % (7 521 votants sur 14 380 inscrits)[14] contre 50,08 % au niveau départemental[15]et 50,17 % au niveau national[16].

Composition

Composition avant 2015

Situation du canton de Saint-Porchaire dans le département de la Charente-Maritime avant 2015.

Le canton de Saint-Porchaire regroupait quinze communes et comptait 12 930 habitants (recensement de 2006).

Sa densité de population atteint 55 hab/km² en 2006, elle demeure inférieure à la densité de l'arrondissement de Saintes (78 hab/km² en 2006) et à celle du département de la Charente-Maritime (87 hab/km²).

Communes Population
(2012)
Code
postal
Code
Insee
Beurlay 937 17250 17045
Crazannes 432 17350 17134
Les Essards 555 17250 17154
Geay 626 17250 17171
Plassay 631 17250 17280
Pont-l'Abbé-d'Arnoult 1 831 17250 17284
Port-d'Envaux 961 17350 17285
Romegoux 600 17250 17302
Sainte-Gemme 1 191 17250 17330
Saint-Porchaire 1 543 17250 17387
Sainte-Radegonde 436 17250 17389
Saint-Sulpice-d'Arnoult 595 17250 17408
Soulignonne 670 17250 17431
Trizay 1 252 17250 17453
La Vallée 670 17250 17455

Composition à partir de 2015

Le nouveau canton de Saint-Porchaire comprend vingt communes entières[4] :

Liste des communes du canton
Nom Code
Insee
Intercommunalité Population
(dernière pop. légale)
Saint-Porchaire
(bureau centralisateur)
CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
Balanzac CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
Beurlay CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
Crazannes CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
Écurat CA de Saintes ()
Les Essards CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
Geay CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
Nancras CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
Nieul-lès-Saintes CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
Plassay CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
Pont-l'Abbé-d'Arnoult CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
Port-d'Envaux CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
Romegoux CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
Saint-Georges-des-Coteaux CA de Saintes ()
Sainte-Radegonde CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
Saint-Sulpice-d'Arnoult CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
Sainte-Gemme CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
Soulignonne CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
Trizay CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()
La Vallée CC Charente-Arnoult-Cœur de Saintonge ()

Démographie

           Évolution de la population  [modifier]
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
9 3769 4029 1149 68010 45611 37112 93013 87614 043
(Sources : Base Insee, population sans doubles comptes à partir de 1962[17] puis population municipale à partir de 2006[18])
Histogramme de l'évolution démographique

Remarque : Dans ce tableau démographique ci-dessus, la population est celle du canton à 15 communes et non à 16 où jusqu'au recensement de 1975 la commune de Le Mung faisait alors partie du canton de Saint-Porchaire. En 2014, la population municipale du nouveau canton était de 20 165 habitants[19].

Notes et références

  1. Louis Marie Prudhomme (1798), p. 278
  2. Notice communale de Saint-Porchaire sur le site de l'EHESS.
  3. Bernard Gaudillère (1995), p. 793.
  4. a b et c Décret no 2014-269 du 27 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Charente-Maritime.
  5. après les cantons suivants : canton d'Aulnay (333,88 km2), canton de Montguyon (322,31 km2), canton de Matha (289,21 km2), canton de Mirambeau (266,86 km2), canton de Gémozac (260,18 km2), canton de Courçon (254,53 km2) et canton de Pons (238,63 km2)
  6. « Loi no  2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral », JORF no 0114 du 18 mai 2013 p. 8242, (consulté le 29 avril 2014)
  7. Article 4 de la loi du 17 mai 2013 modifiant l'article L 191 -1 du code électoral.
  8. http://gw.geneanet.org/regis3?lang=fr;p=jacques+nicolas+eliacin;n=oudet
  9. http://gw.geneanet.org/regis3?lang=fr;p=marie+jean+gabriel+denys;n=joly+d+aussy
  10. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62304991/f1.item.r=canton.zoom
  11. http://www.culture.gouv.fr/LH/LH222/PG/FRDAFAN84_O19800035v1248055.htm
  12. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9615822f/f5.image.r=commission%20administrative
  13. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9613647z/f4.item.zoom
  14. a et b « Résultats du 1er tour pour le canton de Saint-Porchaire », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 24 mars 2015)
  15. « Résultats du 1er tour pour le département de la Charente-Maritime », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 24 mars 2015)
  16. « Résultats du 1er tour pour la France entière », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 23 mars 2015)
  17. Structure de la population du canton de 1968 à l'année de la dernière population légale connue
  18. Fiches Insee - Populations légales du canton pour les années 2006, 2012
  19. Populations légales 2012 des cantons - découpage 2015, sur le site de l'Insee


Voir aussi

Bibliographie

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne)
  • Bernard Gaudillère, Atlas historique des circonscriptions électorales françaises, Genève, Librairie Droz SA, , 839 p. (ISBN 978-2-600-00065-9 et 2-600-00065-8, lire en ligne)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy et Christine Théré, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui : les communes de la France, Paris, Ined, , 407 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4, lire en ligne).

Liens externes

Liens externes