Canton de Saint-Gall

Canton de Saint-Gall
Blason
Blason
Drapeau
Drapeau
Localisation du canton en Suisse.
Localisation du canton en Suisse.
Noms
Nom allemand Kanton St. Gallen
Nom italien Canton San Gallo
Nom romanche Chantun Son Gagl
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Entrée dans la Confédération 1803
ISO 3166-2 CH-SG
Chef-lieu Saint-Gall
Circonscriptions électorales 8[1]
Communes 77[1]
Exécutif Regierungsrat (7 sièges)[2]
Législatif Kantonsrat (180 sièges)[3]
Conseil des États 2 sièges[4]
Conseil national 12 sièges[5]
Démographie
Population 502 552 hab. (31 décembre 2016)
Densité 248 hab./km2
Rang démographique 5e[6]
Langue officielle Allemand
Géographie
Coordonnées 47° 20′ nord, 9° 10′ est
Altitude Min. Lac de Constance 396 m – Max. Ringelspitz[7] 3 248 m
Superficie 202 554 ha = 2 025,54 km2
Rang 6e[8]

Le canton de Saint-Gall (SG, en allemand Kanton St. Gallen) est un canton de Suisse.

Histoire

Avant 1803, il fait partie du canton du Säntis.

Sceau de l'abbé de Saint-Gall. Sceau extrait du traité de Fribourg signé en 1516 J//724/2.
Obligation du Canton de Saint-Gall en date du 31 juillet 1903

Le canton de Saint-Gall a été créé par l'acte de médiation du 19 février 1803.
Son territoire recouvre les territoires suivants :

  • l'ancienne principauté abbatiale de Saint-Gall, savoir :
  • l'ancienne ville impériale libre de Saint-Gall (en allemand : Stadt Sankt Gallen) ;
  • les anciens bailliages communs suivants :
    • l'ancien comté de Sargans (en allemand : Grafschaft Sargans),
    • l'ancien bailliage de Windeg (en allemand : Vogtei Windegg), avec l'office de Gams (en allemand : Amt Gams),
    • l'ancien bailliage du Rheintal (en allemand : Vogtei Rheintal) [chef-lieu : Rheineck (en allemand : Rheineck)] : entre 1445 et 1490, bailliage appenzellois puis, entre 1490 et 1798, bailliage commun administré par les cantons protecteurs de la principauté abbatiale de Saint-Gall — soit les cantons de Zurich, Lucerne, Schwytz et Glaris — auxquels s'ajoutèrent les cantons d'Uri, Unterwald et Zoug, dès 1491, puis les cantons d'Appenzell, en 1500, et de Berne, en 1712,
    • l'ancien comté d'Uznach (en allemand : Grafschaft Uznach),
    • l'ancienne seigneurie de Rapperswil (en allemand : Herrschaft Rapperswil) ;
  • les deux anciens pays sujets (en allemand : Untertanengebiete ; en italien : Paesi soggetti) suivants :
    • l'ancien comté de Werdenberg (en allemand : Grafschaft Werdenberg) : entre 1517 et 1798, pays sujet du canton de Glaris (en allemand : Kanton Glarus),
    • l'ancienne seigneurie de Sax-Forstegg (en allemand : Herrschaft Sax-Forstegg) : entre 1615 et 1798, pays sujet du canton de Zurich (en allemand : Kanton Zürich).


Le drapeau saint-gallois présente, sur fond vert, un faisceau du licteur (verges entourant une hache, symbole de l'autorité des magistrats romains).

Géographie

Le canton est situé dans le Nord-Est de la Suisse. Il est entouré au nord par le lac de Constance et le canton de Thurgovie. À l'est il est séparé de l'Autriche et du Liechtenstein par la vallée du Rhin. Au sud, il est bordé par les cantons des Grisons, de Glaris et de Schwytz et à l'ouest par le canton de Zurich.

Les deux demi-cantons d'Appenzell Rhodes-Intérieures et Appenzell Rhodes-Extérieures sont enclavés dans le canton de Saint-Gall.

Les principales rivières du canton sont le Rhin, la Thur, le Linth et le Seez. La topologie varie des plaines dans le nord près de la vallée du Rhin et du lac de Constance au sud montagneux. À peu près un quart du canton est recouvert de forêt et la moitié de pâture alpine.

Économie

L'économie était autrefois fondée sur le textile.

Démographie

Population

Le canton de Saint-Gall compte 465 937 habitants en 2007, soit 6,1 % de la population totale de la Suisse ; parmi eux, 97 461 sont étrangers[9]. La densité de population atteint 230 habitants au km2, supérieure à la moyenne nationale.

Religion

La majorité des habitants du canton revendiquent l'appartenance au catholicisme romain ; un peu plus du quart sont protestants[10].

Le tableau suivant détaille la population du canton suivant la religion, en 2000[10] :

Religion Population  %
Catholiques romains +236 733, +052,3
Protestants +127 929, +028,3
Communautés islamiques +27 747, +006,1
Chrétiens-orthodoxes +12 709, +002,8
Catholiques chrétiens +00330, +000,1
Communauté de confession juive +00231, +000,1
Aucune appartenance +28 786, +006,4
Autre +18 372, +004,1
Total +452 837, +100,

Note : les intitulés des religions sont ceux donnés par l'Office fédéral de la statistique ; les protestants comprennent les communautés néo-apostoliques et les témoins de Jéhovah ; la catégorie « Autres » inclut les personnes ne se prononçant pas.

Langues

La langue officielle du canton est l'allemand.

Le tableau suivant détaille la langue principale des habitants du canton en 2000[11] :

Langue Locuteurs  %
Allemand +398 666, +088,
Langues slaves de l'ex-Yougoslavie +12 120, +002,7
Italien +10 640, +002,3
Albanais +10 388, +002,3
Turc +03 251, +000,7
Espagnol +02 910, +000,6
Portugais +02 524, +000,6
Français +01 813, +000,4
Romanche +00845, +000,2
Autres +09 680, +002,1
Total +452 837, +100,

Subdivisions

Au 31 décembre 2016[6], Saint-Gall compte sept communes de plus de 10 000 habitants :

Autres localités d'importance :

Circonscriptions électorales

Depuis le , le canton est divisé en huit circonscriptions électorales (Wahlkreis en allemand) :

  • Rheintal
  • Rorschach
  • Saint-Gall
  • Sarganserland
  • See-Gaster
  • Toggenburg
  • Werdenberg
  • Wil

Notes et références

  1. a et b [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  2. (de) « Funktion und Aufgaben der Regierung », sur sg.ch (consulté le 11 décembre 2008)
  3. (de) « Funktion und Aufgaben des Kantonsrates », sur sg.ch (consulté le 11 décembre 2008)
  4. « Liste des conseillers aux Etats par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  5. « Liste des conseillers nationaux par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  6. a et b « Population résidente permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2016 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 5 septembre 2017).
  7. [xls] « Les points culminants des cantons suisses », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  8. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  9. « Cantons, communes — état et structure de la population », Office fédéral de la statistique, (consulté le 25 novembre 2008)
  10. a et b « Religions », Office fédéral de la statistique, (consulté le 25 novembre 2008)
  11. « Langues », Office fédéral de la statistique, (consulté le 25 novembre 2008)

Annexes

Liens externes