Camp de Vénissieux

Camp d'internement de Vénissieux
Présentation
Gestion
Victimes
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Localité Vénissieux
Coordonnées 45° 42′ 27″ nord, 4° 52′ 05″ est

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Camp d'internement de Vénissieux

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Camp d'internement de Vénissieux

Le camp de Vénissieux (ou camp de Vénissieux-Saint-Fons), situé 25-27 avenue de la République[1] à Vénissieux (Métropole de Lyon), fut utilisé notamment pour l'internement des juifs apatrides lors des rafles de l'été 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale, puis de prisonniers allemands de fin 1944 à 1948.

Le sauvetage des enfants juifs

Dans le cadre de la grande rafle du 26 août 1942, 1016 juifs considérés comme apatrides (entrés depuis 1936) sont arrêtés puis internés dans le camp de Vénissieux. 546 partent pour de Lyon pour le camp de Drancy, 470 sont sauvés et parmi eux, 108 enfants sauvés durant la nuit du 28 au 29 août (parmi eux, neuf enfants retrouveront leurs parents, quatre seront repris et assassinés).

Une commission de criblage définissait qui serait déporté ou pas. Une nouvelle circulaire venait de paraître stipulant que les orphelins ne le seraient pas : ceci explique les actes de délégation de paternité en faveur de l’amitié chrétienne. Les parents sont allés au-delà d’eux-mêmes pour accepter de laisser derrière eux dans l’inconnu et à des inconnus ce qu’ils avaient de plus cher, leurs enfants afin de leur laisser une chance de survie.

À l'extérieur du camp chacun des enfants trouvera des relais pour continuer à les sauver jusqu'à la fin de la guerre. Citons le cardinal Gerlier (Primat des Gaules, Archevêque de Lyon) qui couvre de son autorité morale les actions illégales du groupe de Résistance L'Amitié Chrétienne (l’abbé Glasberg, le Révérend Père Chaillet et Jean-Marie Soutou). Citons également le Pasteur Boegner, Madeleine Barot et la CIMADE, le docteur Joseph Weill, Charles Lederman, Elisabeth Hirsch, Hélène Levy, Claude Gutmann et l’OSE (Œuvre de secours aux enfants), Gilbert Lesage  et le Service Social des Etrangers.

Ce sauvetage est méconnu alors qu’il reste un des sauvetages les plus spectaculaires et symboliques de la Seconde Guerre mondiale.

“L’épisode de Vénissieux a freiné la coopération policière de Vichy et ralenti les déportations. C’est l’action collective de sauvetage d’enfants juifs en France la plus exceptionnelle de la guerre”. Serge Klarsfeld.

Le , une plaque commémorative a été inaugurée à l'occasion du 70e anniversaire de l'événement[2]. Elle rend hommage : "à toutes celles et ceux qui, à titre individuel, et au nom d'associations caritatives ont participé du 26 au 29 août 1942 au sauvetage des juifs étrangers arrêtés en Rhône-Alpes et regroupés au camp de Vénissieux"

Témoignage

Le Médecin Adam a pu pénétrer dans le camp durant la guerre. Il en donne un descriptif très détaillé dans le document suivant (déposition de juin 1952).

Sources

  • Déposition du Docteur Adam sur le camp d'arrestation des Israélites à SAINT-FONS - VENISSIEUX - Archives départementales et Métropolitaines (31 J B 113)

Références

Bibliographie

  • Valérie Perthuis, Le sauvetage des enfants juifs du camp de Vénissieux : août 1942, Lyon, Editions lyonnaises d’art et d’histoire, (ISBN 2-84147-048-2)