COVID-19

COVID-19
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Symptômes de COVID-19
Spécialité Infectiologie (en), pneumologie et prophylaxie
CIM-10 U07.1
DiseasesDB 60833
MeSH C000657245
Incubation min 2 j
Incubation min 14 j
Symptômes Toux, rhinite, fièvre, insuffisance respiratoire, céphalée, pneumonie atypique (en), myalgie, fatigue, expectoration, hémoptysie, diarrhée, dyspnée, lymphopénie, syndrome de détresse respiratoire aiguë, anémie, infection secondaire () et maladie cardio-vasculaire
Maladie transmissible Transmission aéroportée ()
Causes SARS-CoV-2
Traitement Antiviral, oxygénothérapie, autres

Wikipédia ne donne pas de conseils médicaux Mise en garde médicale

COVID-19 (acronyme anglais signifiant Coronavirus disease 2019), nommée par l’OMS en français « maladie à coronavirus 2019 »[1],[2], parfois aussi nommée pneumonie de Wuhan, est une zoonose virale provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2 (ex 2019-nCoV)[3], responsable d'une épidémie ayant débuté fin 2019 dans la ville de Wuhan, capitale de la province du Hubei, en Chine centrale.

Souvent comparée au SRAS, en raison de la proximité génétique des deux virus, cette pathologie présente des caractéristiques cliniques assez différentes.

Bien que faisant l'objet d'une hospitalisation systématique dans de nombreux pays, l'hospitalisation n'est pas toujours nécessaire selon le CDC qui a établi des critères pour une prise en charge à domicile[4].

Pénétration du virus dans l'organisme

La plupart des virus pénètrent dans les cellules par endocytose médiée par les récepteurs. Le récepteur utilisé par le SARS-CoV-2 pour infecter les cellules pulmonaires pourrait être l'ACE2, une protéine de surface cellulaire présente sur des cellules épithéliales alvéolaires AT2 du poumon. Ces cellules AT2 sont particulièrement sujettes à une infection virale[5]. L'un des régulateurs connus de l'endocytose est la protéine kinase 1 associée à AP2 (AAK1). Cette protéine est une cible pour rechercher des antiviraux afin de perturber son fonctionnement. L'ACE2 est un enzyme de conversion des récepteurs cellulaires de l'angiotensine II[6]. Cet ACE2 est présent dans les cellules épithéliales supérieures et stratifiées de l'œsophage, mais également dans les entérocytes absorbants de l'iléon et du côlon[6].

Incubation

La période d'incubation semble être le plus souvent comprise entre quatre et sept jours et très certainement inférieure à quatorze jours. Cette période de quatorze jours serait donc la limite maximale de sécurité permettant de savoir si une personne est infectée ou non. Ces estimations s'appuient sur les observations du coronavirus responsable du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS)[7].

L'OMS estime que la période d'incubation dure probablement autour de cinq jours, entre deux et dix jours[8].

Le , le Dr Odile Launay, infectiologue à l'hôpital Cochin (Paris), déclare qu'« on peut être contagieux avant même d'avoir des signes cliniques », voire, comme avec la grippe, des personnes « asymptomatiques [peuvent également être contagieuses] ». Elle ajoute : « On sait maintenant que les cas secondaires sont de plus en plus fréquents »« que les délais d'incubation sont beaucoup plus courts, à peu près cinq jours[9] ».

Le , selon une étude chinoise supervisée par Zhong Nanshan, le médecin à l'origine de la découverte du virus du Sras en 2003[10] et menée sur près de 1100 patients, le temps d’incubation du virus pourrait varier entre 0 et 24 jours, avec une durée médiane de 3 jours[11],[12].

Transmission

Une première étude des 425 premiers cas, parue dans The New England Journal of Medicine, montre que la transmission inter-humaine est apparue dès la mi-[13].

La durée de vie du virus en dehors d'un organisme vivant est quant à elle estimée entre 3 heures (en milieu sec) et 3 jours (en milieu humide).[réf. nécessaire]

La transmission entre êtres humains est établie. Cependant, au ses modalités ne sont pas encore connues. Certaines personnes infectées n'ont pas transmis le virus, tandis que d'autres le transmettaient à plusieurs[14]. Une étude parue dans Lancet suggère que les sujets asymptomatiques porteurs du virus pourraient le transmettre, ce qui est courant dans les infections à coronavirus[15]. Les autorités chinoises déclarent le qu'il semble se confirmer que le virus peut se transmettre même si la personne ne présente aucun signe clinique de la maladie[16],[9].

La transmission durant la phase d'incubation a été prouvée lors de tests effectués systématiquement auprès des personnes ayant eu un contact avec un cas index[17]. On a, de la sorte, mis en évidence :

  • la présence de la transcriptase inverse-polymérase-chaîne-réaction (qRT-PCR) pour le SARS-CoV-2, au niveau des frottis nasopharyngés.
  • une charge virale élevée de l'ordre de 100 000 000 de copies (du virus) par millilitre de crachat.

Divers groupes de recherche estiment que le taux de reproduction de base (noté R0) de la transmission d'une personne à une autre se situe entre 2,2 et 3,5[13],[18]. Il est de 2,2 (intervalle de confiance 95 %, de 1,4 à 3,9) sur les 425 premiers cas confirmés[13].

Étant donné que le récepteur de surface utilisé par le virus pour pénétrer dans une cellule est présent dans les entérocytes de l'iléon et dans les colonocytes du tube digestif, une transmission par les selles semble possible[6].

Saisonnalité

Astrid Vabret, cheffe du service de virologie du CHU de Caen, rappelle que l'épidémie de Sras s'est produite de novembre 2002 à juillet 2003, puis de septembre 2003 à mai 2004. De l'automne au printemps, voire à l'été, donc. Et "on ne sait pas quel a été le rôle de la saisonnalité sur le Sras", Certes, "les virus sont tués par les hautes températures, mais on parle là de plus de 56 °C, insiste la virologue Astrid Vabret. Si l'organisme d'un humain atteint cette température-là, s'il ne peut pas le refroidir, lui aussi meurt. C'est déjà compliqué de survivre à 43 °C." On est bien loin d'une météo printanière sous nos latitudes[19].

Antoine Flahault, directeur de l'Institut de santé globale au sein de la faculté de médecine de l'université de Genève, en parlant de la saisonnalité des virus et des épidémies. "Sous les latitudes tempérées, les virus respiratoires, comme ceux de la grippe ou les coronavirus, sont sensibles aux saisons et l'hiver est leur saison de prédilection", expose Antoine Flahault. Mais cette règle n'est pas universelle. "Parmi les virus qui sont bien adaptés à la population humaine, on décrit pour certains une circulation saisonnière, pour d'autres une circulation toute l'année avec des pics épidémiques. Ces virus se retrouvent dans toutes les régions de la planète, même chaudes, celles où le climat est tropical. Et on n'explique pas pourquoi un virus grippal est saisonnier dans une région de la planète et pourquoi il ne l'est pas dans une autre, reconnaît Astrid Vabret. La température intervient probablement dans l'ensemble des facteurs (l'hygrométrie, la concentration des populations humaines…), mais dans des modalités beaucoup plus complexes."[19]

Typologie des malades

64 % des personnes infectées sont des hommes, 72 % ont plus de 40 ans et 40 % ont une comorbidité associée[20].

Selon la première étude publiée dans The New England Journal of Medicine et portant sur les 425 premiers cas confirmés, l'âge médian est de 59 ans. Cette étude indique aussi qu'à la différence du virus de la grippe, ce coronavirus semble peu atteindre les enfants, aucun enfant de moins de 15 ans ne faisant partie de ces premiers cas confirmés[13]. Cette donnée épidémiologique n'a pas été confirmée ensuite[réf. nécessaire]. L'épidémie de SRAS de 2007 avait également touché peu d'enfants[21]. Deux explications sont possibles, soit les enfants ont été moins exposés au départ, soit leur corps réagit différemment au virus[21].

Symptômes et manifestations cliniques

Symptômes et manifestations observés

Au , les symptômes déclarés s'avèrent proches de ceux de la grippe. Sont relevés : de la fièvre, de la toux, des frissons, des courbatures, des maux de tête et une fatigue générale[22], parfois une diarrhée[20]. La rhinorrhée ne fait pas partie du tableau clinique. La fièvre n'est pas un élément constant dans cette maladie et son absence ne suffit pas à déterminer si un patient n'en est pas atteint. Une étude du Lancet montre que 17 % des malades ne sont pas fébriles lors de leur admission à l'hôpital[réf. nécessaire]. Le cas philippin est un cas non fébrile[23]. Ce taux de patient non fébrile n'est pas retrouvé dans cette étude où 98 % des personnes sont fébriles[24]

La diarrhée ou des douleurs abdominales apparaissent 1 ou 2 jours avant les troubles respiratoires dans 10 % des cas dans une étude sur 138 patients dans le JAMA publiée le 7 février 2020[24].

La maladie peut s'accompagner de signes d'une atteinte de l'appareil respiratoire supérieur et inférieur : écoulement nasal et toux, respiration courte, sensation d'oppression. Les principales complications se caractérisent par une détresse respiratoire dans 30 % des cas, une myocardite dans 10 % des cas et une surinfection bactérienne dans 10 % des cas[20].

Diagnostic

Une suspicion de pneumopathie de Wuhan nécessite, en plus des signes décrits ci-dessus, une notion de contact ou de risque. Le tableau ci-dessous résume les facteurs de risque justifiant une recherche du virus par PCR[25].

L'OMS et le CDC ne définissent pas les mêmes critères.

OMS CDC
Voyage récent (dans les 14 jours) depuis Wuhan (province de Hubei, Chine). Voyage récent (dans les 14 jours) depuis la province de Hubei (Chine).

Toutes personnes souffrant de fièvre et de maladies respiratoires inférieures nécessitant une hospitalisation et ayant voyagé en Chine continentale.

Contact étroit avec une personne soupçonnée ou connue d'avoir une infection due au SARS-CoV-2 Contact étroit avec une personne soupçonnée ou connue d'avoir une infection due au SARS-CoV-2
Exposition (i.e. visite ou travail) dans un établissement de santé dans un pays où des infections au SARS-CoV-2 « associées à l’hôpital » ont été signalées.
Professionnel de la santé (quels que soient ses antécédents de voyage ou son lieu de résidence) qui a travaillé dans un environnement où des patients souffrant d'infections respiratoires aiguës graves sont soignés.
Malade (quels que soient ses antécédents de voyage ou son lieu de résidence) qui présente un tableau clinique inhabituel ou inattendu, en particulier une détérioration soudaine malgré un traitement approprié, même si une autre étiologie a été identifiée.

Le CDC définit un « contact étroit » comme étant à moins de 2 mètres ou dans une pièce ou une zone de soins pendant une période prolongée sans équipement de protection individuelle ou ayant un contact direct avec les sécrétions d'une personne infectée par le SARS-CoV-2.

Le diagnostic repose sur la mise en évidence du virus par la technologie RT-P.C.R (amplification génique après transcription inverse) sur des frottis naso-pharyngés[20]. Cependant, ce diagnostic n'est pas à la portée de tous les systèmes de santé, et il n'existe pas de diagnostic sérologique à l'heure actuelle[20].

La spécificité de ce test est de 100 % mais on ignore sa sensibilité[26]. Le calcul des valeurs prédictives positive et négative n'est pour le moment pas possible. Il s'agit du seul indicateur en médecine clinique car il tient compte de l'incidence de la prévalence de la maladie. Le , le ministère français des Solidarités et de la Santé annonce qu'un test diagnostic développé par le centre national de référence des virus respiratoires, à savoir l'Institut Pasteur, est disponible en France[27].

Biologie

La biologie courante est celle d'une infection virale : lymphopénie, petite cytolyse hépatique, procalcitonine est normal, lactates déshydrogénases et créatines kinases augmentés[20]. Elle sert surtout à évaluer le retentissement de l'infection virale sur les différents organes (cœur, rein, foie).

Une aggravation de la maladie se traduit par l'aggravation de la lymphopénie avec aggravation de la leucocytose. L'augmentation des D-dimères est un signe de gravité ainsi que l'augmentation de la créatinémie[24].

En l'absence de l'existence d'une virémie, la charge virale sanguine n'est pas étudiée pour l'instant.

Imagerie médicale

La pneumopathie présente une évolution particulière décrit en 4 stades : stade précoce (0-4 jours) avec opacités en verre dépoli (GGO); stade progressif (5-8 jours); stade maximum (10-13 jours); et stade de résorption (≥14 jours)[28]. La distribution des anomalies pulmonaires a été enregistrée comme étant principalement sous-pleurale (impliquant principalement le tiers périphérique du poumon), aléatoire (sans prédilection pour les régions sous-pleurales ou centrales) ou diffuse (atteinte continue sans égard aux segments pulmonaires)[29].


Prévention

La prévention repose essentiellement sur l'évitement de tout contact avec un sujet suspect ou confirmé, le lavage fréquent des mains, l'utilisation de mouchoirs jetables ou encore, tousser dans son coude pour éviter la production d'aérosols ou les échanges manuels. Il est vivement conseillé aux personnes présentant un état grippal de surveiller leur température. L'ingestion de viande ou d'œuf mal cuit est déconseillée[30],[22].

Le port de masque chirurgical n'a pas d'intérêt préventif, comme l'a rappelé Agnès Buzyn, ministre de la Santé[31]. D'une part, ces masques sont surtout conçus pour retenir les germes sortant des poumons du malade (ils sont portés par les chirurgiens au cours des opérations pour ne pas risquer d'infecter les patients[32]). D'autre part, la probabilité de croiser (hors de Chine) un porteur du virus est actuellement (en janvier 2020) extrêmement faible. Le Dr Éric d'Ortenzio, épidémiologiste et coordinateur scientifique à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, confirme de nouveau l'inutilité de porter un masque pour la population[33].

Le masque de protection respiratoire individuelle (de type FFP2) empêche les germes de pénétrer dans l'organisme. Son efficacité dure de trois à huit heures[32]. C'est ce masque qui est porté par les personnels de santé lors des soins aux personnes infectées.

Le Centre for Mathematical Modelling of Infectious Diseases  de la London School of Hygiene and Tropical Medicine publie une étude[Quand ?] (pré-impression du 20 janvier 2020 n'ayant à cette date pas encore été évaluée par des pairs) montrant que les détecteurs thermiques des aéroports détectent moins de 40 % des personnes infectées[34].

Recommandation du CDC d'Atlanta

  1. Évitez tout contact étroit avec des personnes malades.
  2. Évitez de toucher vos yeux, votre nez et votre bouche avec des mains non lavées.
  3. Toussez ou éternuez dans un mouchoir, puis jetez le mouchoir à la poubelle.
  4. Nettoyez et désinfectez les objets et les surfaces fréquemment touchés à l'aide d'un désinfectant.
  5. Le CDC ne recommande pas de porter un masque chirurgical pour protéger contre les virus respiratoires, y compris le SARS-CoV-2.
  6. Lavez-vous souvent les mains à l'eau et au savon pendant au moins 20 secondes, surtout après être allé aux toilettes, avant de manger, et après vous être mouché ou avoir toussé ou éternué. Si vous ne pouvez pas, utilisez un désinfectant pour les mains à base d'alcool contenant au moins 60 % d'alcool.

Critères pour la prise en charge à domicile

La prise en charge à domicile concerne les personnes atteintes d'une infection confirmée ou suspectée au SARS-CoV-2 (y compris les personnes sous enquête) qui n'ont pas besoin d'être hospitalisées ou les personnes atteintes d'une infection confirmée par le SARS-CoV-2 qui ont été hospitalisées mais considérées sans critère de gravité pour rentrer chez elles.

Critères pour la prise en charge à domicile
Pas de signe de gravité
Professionnels de santé disponibles à domicile
Chambre séparée sans espace partagé avec d'autres personnes
Nourriture et autres en quantité suffisante
Le patient et les autres membres de la maison ont accès à un équipement de protection individuelle approprié et recommandé (au minimum, des gants et un masque facial) et sont capables de respecter les précautions recommandées dans le cadre des soins à domicile ou de l'isolement (par exemple, hygiène respiratoire et protection contre la toux, hygiène des mains)
Absence de membre dans le domicile ayant un facteurs de risque : les personnes de plus de 65 ans, les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées ou qui ont des problèmes cardiaques, pulmonaires ou rénaux chroniques

Traitement

Aperçu général

Tableau résumant la prise en charge de 139 patients dont 26 % ont du être suivis en unité de soins intensifs (USI). Les 3 premières lignes concernent tous les patients. Les 4 dernières concernent les patients en USI.

D'après Yeming Wang et al.[24]
Traitement Taux d'application (%) (n = 138)
Antiviraux 89,9
Oxygénothérapie 76,9
Glucocorticoïdes 44,9
Ventilation mécanique invasive 12,3
Ventilation non invasive 10,9
Oxygénation par membrane extra-corporelle 2,9
Hémodialyse 1,5

Antiviraux

Il n'existe aucun traitement de fond, les seuls traitements existants sont symptomatiques. Aucun traitement antiviral spécifique n'existe à ce jour. Les patients traités en Chine reçoivent les antiviraux suivants : oseltamivir (75 mg, 2 fois par jour par voie orale), ganciclovir (250 mg, 2 fois par jour par voie intraveineuse), lopinavir et ritonavir (500 mg, 2 fois par jour par voie orale) pendant une durée médiane de 3 jours[35].

Selon l'OMS, des tentatives de repositionnement d'antiviraux existants pourraient être effectuées[36].

Sinon, le traitement est purement symptomatique. Il consiste à suppléer les défaillances viscérales (cardiaques, pulmonaires, rénales). Les surinfections bactériennes pulmonaires sont traitées en fonction de l'antibiogramme. Les corticostéroides doivent être évités.

Le virus est sensible à tous les désinfectants habituels.

Recherche sur les médicaments

En utilisant l'apprentissage automatique, une équipe scientifique publie le 4 février 2020 dans le Lancet[37] une étude sur les antiviraux possibles. L'un des six médicaments de liaison AAK1 de haute affinité est le baricitinib, inhibant la cycline G, un autre régulateur de l'endocytose. La concentration plasmatique de baricitinib à la dose thérapeutique (sous forme de 2 mg ou de 4 mg une fois par jour) est suffisante pour inhiber l'AAK1.

Le , des chercheurs australiens du Peter Doherty Institute for Infection and Immunity (Melbourne) réussissent pour la première fois, sous la responsabilité du Dr Julian Druce, à créer un nouveau coronavirus à partir d'un échantillon prélevé sur un patient infecté. C'est une étape majeure dans la mise au point d'un traitement. Ils partagent ce virus avec les laboratoires du monde entier, les autorités chinoises ne l'ayant pas fait[38].

Traitement des complications

Corticothérapie dans le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA)

L'usage da la corticothérapie dans le SDRA est un sujet de controverse. Le SDRA est en partie causé par les réponses immunitaires de l'hôte. Les corticostéroïdes permettent de diminuer l'inflammation pulmonaire excessive et néfaste mais, par contre, ils inhibent également la réponse immunitaire bénéfique qui permet au patient d'éliminer les agents pathogènes.

Faisant suite à plusieurs publications traitant de l'utilisation des corticoïdes dans le syndrome de détresse respiratoire aiguë, une méta-analyse parue dans le Lancet le présente la synthèse de l'utilisation des corticostéroïdes dans le SRAS, le MERS, les infections respiratoires à virus syncytial et les SDRA quelle qu'en soit la cause. Elle conclut qu'aucune donnée clinique ne montre de bénéfice en faveur de l’utilisation des corticoïdes dans tout SDRA, dont celui consécutif au coronavirus[39]. Des médecins chinois critiquent la méthodologie de cette étude et rappellent que des études prospectives de l'usage des corticoïdes dans les SDRA à H1N1, les corticoïdes avaient réduits la mortalité. La corticothérapie est donc une arme à double tranchant et ils soulignent les conditions d'utilisation : le rapport coût -bénéfice doit être soigneusement pris en compte. utilisation dans les malades en situation critique, utilisation chez des malades déjà en hypoxie par une maladie chronique, a posologie doit être faible à modéré (≤0 · 5–1 mg / kg par jour de méthylprednisolone ou équivalent) et la durée doit être courte(≤7 jours)[40].

COVID-19 et grossesse

Le SRAS pendant la grossesse était associée à une incidence élevée de complications maternelles et fœtales telles que fausse couche spontanée, accouchement prématuré, retard de croissance intra-utérin, ventilation mécanique assistée, admission en USI, insuffisance rénale et coagulation intra-vasculaire disséminée[41],[42].

La chaîne publique CCTV a annoncé le qu'un nouveau-né de 30 heures avait été testé positif après l'accouchement d'une femme qui avait été testée positive[43] laissant supposer à cette date là que le virus pouvait passer la barrière placentaire.

Une étude publiée le dans le Lancet comprenant 9 femmes enceintes présentant une pneumonie COVID-19 contractée au dernier trimestre de la grossesse est plutôt rassurante. Le tableau clinique de la pneumonie COVID-19 était identique chez les personnes non enceintes. Six patients ont reçu des anti-viraux. Elles ont toutes accouchées par césarienne d'indication obstétricale (pré-éclampsie, utérus cicatriciel etc... ). Tous les enfants nés étaient en bonne santé. Le sang fœtal, le liquide amniotique, des prélèvements au niveau de la gorge du nouveau né et du lait maternel ont été effectués sur 6 des 9 patientes. Aucun de ces prélèvements n'est revenu positif pour le SARS-CoV-2. Deux cas n'ont pu être prélevés car la césarienne a été effectuée la nuit. Le dernier cas n'a pas été prélevé car le résultat du test positif maternel SARS-CoV-2 n'est parvenu qu'après la césarienne. Selon les chercheurs, le cas positif du serait dû à une contamination maternelle après la naissance[44].

Létalité

Le taux de létalité de l'épidémie de coronavirus de 2019-2020 est probablement plus faible que les épidémies de SARS-CoV en 2002-2003 (9,6 %) et de MERS-CoV en 2009 (37 %). Les médecins constatent une fréquence élevée de formes bénignes et les personnes décédées seraient avant tout « des patients âgés, souffrant de comorbidités ou plus jeunes mais malades, immunodéprimés[45] ». Un calcul provisoire de la létalité basé sur les chiffres fournis par les différents pays à l'OMS au sujet des infections avérées et des décès, à un stade intermédiaire de l'épidémie (), produit un taux d'environ 3 % (80 décès sur 2 800 infections)[46], une valeur qui semble faible en comparaison avec d'autres coronavirus comme le SARS-CoV ou le MERS-CoV, mais est néanmoins beaucoup plus élevée que la plupart des virus de la grippe touchant les humains, par exemple. Néanmoins, le taux de létalité demeure incertain, en raison de la difficulté à estimer le nombre de cas et le nombre de décès, qui pourraient tous deux être sous-évalués[47],[48],[49]. Le , l'OMS abaisse l'estimation de létalité à environ 2 %[50].

La létalité dans la ville de Wuhan est de 5,5 %. Si l'on exclut la ville de Wuhan, le taux de mortalité est d'environ 1 % dans la province de Hubei. Enfin, le taux de mortalité national en Chine tombe à 0,3 % si on exclut la province du Hubei[50].

Caractéristiques épidémiologiques des trois épidémies connues graves de coronavirus

Trois principales sources sont utilisées : l'Institut Pasteur, l'OMS et le CDC d'Atlanta.

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV)[51],[52] Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS)[53],[54],[55] COVID-19 causé par SARS-CoV-2
Nombre de cas 1 219 8 098 dont 5 327 en Chine En cours, voir ici
Nombre de décès 449 774 (dont 349 en Chine) En cours, voir ici
Réservoir Dromadaire Chauve-souris Chauve-souris (probablement)
Transmission à l'homme par l'animal Contact direct avec un animal infecté, consommation de lait cru de dromadaire Consommation de viande de civette palmiste masquée, animal sauvage vendu sur les marchés et consommé au sud de la Chine Pangolin serait l'hôte intermédiaire
Transmission interhumaine Oui Oui Oui
Transmission par objet Oui Risque très faible
Transmission materno-fœtale Aucun cas retrouvé chez les femmes enceintes infectées par ce virus[56]
Incubation Entre 5 et 15 jours Entre 2 et 7 jours Probablement entre 2 et 10 jours[8], quoi qu'il en soit inférieure à 14 jours[33]
Porteur sain Probablement pas Oui[9],[17]
Contagiosité Taux de reproduction inférieur à 1[57]. Taux de reproduction supérieur à 2[57]. Taux de reproduction de base entre 1,4 et 5,4[58],[59],[60], à confirmer
Durée de la contagiosité Semble limitée à la période des signes cliniques[33]. Possibilité disputée de contagion en phase asymptomatique[61].
Début de la période de contagiosité 3 à 4 jours après le début des signes cliniques Dès l'apparition des signes cliniques. Possibilité disputée de contagion en phase asymptomatique[61].
Diarrhée Signes cliniques fréquents jusque 50 % des cas[56] Oui mais proportion faible 10 %[24]
Transmission par les selles Très probable mais a joué un rôle mineur[56]
Létalité 30 % Globalement à 15 %, au-delà de 50 % chez les plus de 65 ans Inférieure à 3 %[46] selon les chiffres bruts mais très probablement inférieure[20]
Traitement Symptomatique Symptomatique Symptomatique
Vaccin Aucun Aucun Aucun
Statut Résurgence possible[20] Considéré comme éradiqué[20] Épidémie en cours

Références

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