CAC 40

CAC 40
CAC 40.png

Évolution du CAC 40 entre 1964 et 2016.

Place boursière
Type
Indice représentatif de l'économie nationale
Opérateur
Pondération
Proportionnelle aux capitalisations boursières, à la liquidité et au flottant
Données chiffrées
Création
Nombre de
valeurs cotées
40
Capitalisation
1 415 milliards d'euros (le 27 avril 2015[1])
Nombre de points
à la création
1000
ISIN
FR0003500008, QS0011131834, QS0011131826
Mnémo
PX1, PX1GR, PX1NR

Le CAC 40 (cotation assistée en continu) est le principal indice boursier de la Bourse de Paris. Son code ISIN est FR0003500008 et son code mnémonique est PX1.

Créé avec 1 000 points de base au par la Compagnie des agents de change, l'indice CAC 40 est déterminé à partir des cours de quarante actions cotées en continu sur le premier marché parmi les cent sociétés dont les échanges sont les plus abondants sur Euronext Paris qui fait partie d'Euronext, la première bourse européenne. Ces sociétés, représentatives des différentes branches d'activités, reflètent en principe la tendance globale de l'économie des grandes entreprises françaises et leur liste est revue régulièrement pour maintenir cette représentativité.

Histoire

Avant 1988

Principale mesure de la santé boursière en France, le CAC 40 est un indice boursier relativement récent. Pour mesurer les performances avant 1988, il existe un indice Insee de la Bourse de Paris, qui a connu un quintuplement dans les années 1920 puis un nouveau quintuplement dans les années 1950, malgré les incertitudes géopolitiques lors de ces deux époques de forte croissance économique.

Principales évolutions

Le CAC 40 de 1979 à août 2011

CAC, qui signifiait « Compagnie des agents de change », est aujourd'hui l’acronyme de « Cotation assistée en continu » : l'indice donne donc, en continu, une idée de l'évolution du marché. Défini avec la valeur de 1 000 points le , le CAC 40 voit officiellement le jour le . Sa création fait suite au krach d'octobre 1987 qui a modifié le monopole des transactions boursières. Celles-ci étaient auparavant directement gérées par des officiers ministériels, les agents de change. À la suite de la loi no 88-70 du 22 janvier 1988, ce sont les sociétés de bourse qui ont pris le relais.

Record historique de septembre 2000

Porté par la bulle spéculative sur les valeurs télécoms média et technologie, le CAC 40 a atteint son plus haut historique le à 6 944,77 points en séance, puis s'est effondré jusqu'à 2 401,15 points le , son plus bas niveau en séance depuis 1997, en raison de surcapacités de production en Europe et aux États-Unis. Depuis le , à l'instar des principaux indices mondiaux, il prend en compte non seulement la capitalisation boursière des sociétés mais aussi le flottant, c'est-à-dire la partie disponible sur le marché. Sa valeur a varié fortement au cours de la dernière décennie (voir graphique).

Évolution depuis 2005

Article détaillé : Histoire des bourses de valeurs.
Le CAC 40 de 2005 à août 2011

Le CAC 40 a repassé à la hausse les 6 000 points le 2 mai 2007, après une hausse de 150 % en quatre ans environ puis atteint le 1er juin 2007 6 168,15 points. Mi-juillet 2007, l'indice représentait environ 70 % de la capitalisation totale de la Place de Paris, soit 1 300 milliards d'euros. Au début 2008, la capitalisation est d'un peu moins de 1 000 milliards d'euros.

Le lundi , le CAC 40 chute fortement et il revient sous les 4 200 en juillet puis sous les 3 200 au 10 octobre. On peut parler d'une crise boursière puisque le CAC 40 a cédé plus de 43,5 % depuis début janvier 2008 et près de 22 % dans la seule semaine du 6 au .

Le lundi l'indice progressait de 11,18 % à 3 531,50 points, la plus forte progression quotidienne depuis sa création. Ce record survenait peu après le record inverse de la plus forte chute : le lundi , le CAC 40 clôturait en baisse de 9,04 % à 3 711,98 points. Le 24 novembre 2008, le CAC 40 enregistre la deuxième meilleure progression de son histoire (+ 10,09 %) à 3 172,11 points[2]. Cependant, avec une chute de 42,68 % sur l'ensemble de l'année 2008, le CAC 40 a connu la pire année de son histoire[3]. Sa capitalisation boursière au est de 873 milliards d'euros[4].

En mars 2016, alors que l’absence de fleurons des nouvelles technologies est régulièrement soulignée, le groupe Atos fait son entrée dans le CAC40.

Krach boursier de juillet-août 2011

Du 1er juillet au 12 septembre 2011, le CAC 40 chute de 28,8 % (de 4007 à 2855).

Corrélation avec les autres bourses

Les performances du CAC 40 sont corrélées à celles du S&P 500 et du Footsie, les grands marchés boursiers étant de plus en plus dépendants les uns des autres depuis une quinzaine d'années.

Modes de calcul

La composition du CAC 40 est mise à jour trimestriellement par un comité d'experts : l’indice doit être représentatif du marché financier parisien aussi bien en termes de capitalisation flottante qu'en volumes de transactions. Quand une société n'est plus cotée, elle est remplacée, en principe, par une des valeurs du CAC Next 20[5] répondant aux exigences financières de cotation dans le CAC 40 (liquidité du titre, capitalisation boursière suffisante, échange quotidien important de titres…).

Chacune des quarante sociétés pondère l'indice en fonction de la valeur de ses titres disponibles sur le marché. Les pondérations varient d'une société à l'autre en fonction de sa capitalisation flottante. Quand une valeur cote à la hausse, le CAC 40 augmente la pondération de la valeur, toutes choses égales par ailleurs. Le cours d'un des quarante titres peut voir sa cotation suspendue pendant 15 minutes s'il varie de plus de 10 %, puis deux fois 5 % dans le même sens. On dit alors que le titre est réservé à la hausse ou à la baisse.

Le CAC 40 est publié du lundi au vendredi de h 0 à 17 h 35, mis à jour toutes les 15 secondes et publiés en temps réel sur NYSE Euronext[6]. La journée commence d'abord par une phase de pré-ouverture de h 15 à h 0 où les ordres s'accumulent sans qu'aucune transaction ne soit réalisée. Ensuite, de h 0 à 17 h 35, la cotation s'effectue en continu. Le cours de clôture est fixé à 17 h 35 (fixing en jargon boursier) après cinq minutes où le prix d'équilibre est calculé afin de permettre l'échange du plus grand nombre de titres.

Chaque fixing est suivi d'une période de 5 minutes de « TAL » (Trading At Last), durant laquelle il est possible d'entrer des ordres afin qu'ils soient exécutés au cours de fixing et à ce cours seulement.

Il est calculé en dividendes non réinvestis (contrairement à l'indice allemand DAX : ce qui rend toute comparaison absurde entre les 2 indices). La valeur réelle correspondante à cet indice doit s'apprécier en fonction de divers éléments tels que la valorisation prenant en compte les dividendes réinvestis. Euronext publie chaque mois l'évolution de l'indice avec dividendes[7] ou la dépréciation due à l'inflation, mesurée par exemple par l'indice des prix[8].

Au 18 juin 2012, source Euronext, le CAC 40 était calculé ainsi :

1. Multiplication du dernier cours de clôture de chaque action par son nombre d'actions (par Free Float - Capping)

2. Additionner les montants

3. Diviser la somme obtenue par le diviseur de 184,629,565.030481 (correspondant à la capitalisation totale du 31 décembre 1987 (1re cotation), multipliée par un facteur d'ajustement K lié aux changements arrivés depuis (euros, émission de titres))

Naturellement, l'indice CAC40 varie en permanence. Le calcul n'est toutefois en soi pas compliqué[9].

Dividendes réinvestis

La version du CAC 40 avec dividendes réinvestis (Total Return), publiée également toutes les 15 secondes, existe avec 2 codes ISIN, selon que l’on cherche l’indice avec dividendes Bruts réinvestis : CAC40 GR (Gross total Return : QS0011131834 / Mnémo PX1GR[10]) ou avec dividendes Nets réinvestis : CAC40 NR (Net total Return : QS0011131826 / Mnémo PX1NR[11]).

L'indice avec dividendes Nets réinvestis est calculé après une retenue à la source dont le taux est celui qui serait appliqué aux dividendes versés par les valeurs composant l'indice à un fonds d'investissement basé au Luxembourg[12]. Ce taux est par exemple de 25 % pour les dividendes versés par les sociétés du CAC 40 dont la France est le domicile fiscal[13].

Les taux actuels de retenue à la source sont entrés en vigueur le 1er janvier 2010. Avant cette date, la retenue à la source prise en compte pour les sociétés du CAC40 dont la France est le domicile fiscal était de 0 %. Le niveau des indices antérieurs n'a pas été ajusté[14].

Remarques

Il ne faut pas confondre l'évolution à long terme du CAC 40 et celle à long terme de l'ensemble des valeurs cotées sur cette bourse puisque les valeurs qui se comportent mal finissent par être remplacées dans sa liste par d'autres ayant pris l'avantage sur elles.

Le CAC 40 est un indice, il se calcule, on ne peut pas l’échanger en tant que tel. En revanche, un portefeuille d'actions donné peut se fixer comme contrainte d'avoir la composition la plus voisine possible de celle du CAC 40. Ainsi un portefeuille comprenant l'ensemble pondéré des quarante valeurs du CAC 40 courant s'écartera progressivement de l'indice en fonction des évolutions du poids indiciel de chaque valeur et son évolution ne sera plus exactement celle du CAC 40 trois mois plus tard et ainsi de suite au fil du temps.

Il existe cependant le CAC40 Index future qui est le dérivé réglementé du CAC 40. C'est le seul instrument qui permet de suivre les performances du CAC 40.

Composition

Société[15] Secteur[16] Poids indiciel au 31/03/2017[17] (en %) Rang mondial dans le secteur[16] Chiffre d'affaires 2015 (en milliards d'euros) Variation de chiffre d'affaires[16] (en %) Capitalisation boursière au 31/03/2017, flottant (Index cap)[17] (en milliards d'euros) Entrée dans l'indice
AccorHotels Hôtellerie 0,59 6 5,58 +2,33 6,67
Air liquide Gaz industriel 3,68 1 16,38 +6,65 41,62
Airbus Aéronautique et défense 3,66 2 64,45 +6,16 41,34 [Note 1]
ArcelorMittal Acier 1,39 1 57,34 -19,81 15,71 [Note 2]
Atos Technologies & Services informatiques 0,97 N.A. N.A. N.A. 10,93
Axa Assurance 4,16 1 98,53 +7,12 47,04 [Note 3]
BNP Paribas Banque 6,20 2 42,94 +9,63 70,03 [Note 4]
Bouygues BTP, immobilier, médias 0,70 2 32,43 -2,14 7,91 [Note 5]
Capgemini Services informatiques 1,25 9 11,92 +12,69 14,16 [Note 6]
Carrefour Distribution 1,04 2 76,95 +3 11,70
Crédit agricole Banque 1,26 10 17,19 +8,46 14,27 [Note 7]
Danone Agroalimentaire 3,33 6 22,41 +6 37,64 [Note 8]
Engie Énergie 1,86 3 69,88 -6,43 21,02 [Note 9]
Essilor Optique 2,09 1 6,72 +18,45 23,60 [Note 10]
Kering Luxe 1,63 2 11,58 +15,41 18,37 [Note 11]
LafargeHolcim Ciment 2,24 1 22,13 +25,28 25,26
Legrand Matériel électrique 1,34 1 4,81 +6,91 15,09 [Note 12]
L'Oréal Cosmétique 4,02 1 25,26 +12,1 45,38
LVMH Luxe 5,09 1 35,66 +16,4 57,48
Michelin Pneumatique, tourisme, gastronomie 1,84 2 21,2 +8,42 20,75
Orange Télécommunications 2,57 6 40,24 +2,01 29,06 [Note 13]
Pernod Ricard Spiritueux 2,08 2 8,56 +7,72 23,55 [Note 14]
Groupe PSA Automobile 0,81 54,68 +2 9,16 [Note 15]
Publicis Groupe Publicité 1,18 3 9,6 +32,34 13,31 [Note 16]
Renault Automobile 1,28 13 45,33 +10,41 14,45
Safran Aéronautique 1,94 18,1 +20,31 21,90
Saint-Gobain Matériaux de construction, Verre 2,13 1 39,62 -3,49 24,04
Sanofi Pharmacie 8,69 4 34,54 +2,29 98,17
Schneider Electric Matériel électrique 3,23 1 26,64 +6,82 36,55 [Note 17]
Société générale Banque 3,23 8 25,64 +8,82 36,48
Sodexo Restauration collective, Société de services 0,90 19,82 +10 10,17
Solvay Chimie 0,75 1-3 10,58 +3,57 8,49
STMicroelectronics Technologies 0,90 6,5 10,43[18]
TechnipFMC Ingénierie pétrolière 1,26 1-5 10,34 +2,62 14,27
Total Pétrole 9,98 6 149,01 -29,97 112,75 [Note 18]
Unibail-Rodamco Immobilier 1,93 4,57 -11,52 21,76
Valeo Équipementier automobile 1,32 nd 14,54 +14,29 14,88 [Note 19]
Veolia Services collectifs 0,74 1 24,97 +4,54 8,41 [Note 20]
Vinci BTP 3,52 1 38,52 -0,48 39,83
Vivendi Média 1,56 2 10,76 +6,67 17,59 [Note 21]

Historique de la composition

Date Valeur entrante Valeur sortante
[19] STMicroelectronics Nokia
[20] Atos Klépierre
[21] Sodexo Alstom
[22] Nokia Alcatel Lucent (fusion)
[23] Klépierre EDF
[24] PSA Peugeot Citroën Gemalto
[25] Valeo Vallourec
Alcatel-Lucent STMicroelectronics
Gemalto Alcatel-Lucent
Solvay PSA Peugeot Citroën
Legrand Suez Environnement
Safran Natixis
Natixis Dexia
Publicis Lagardère
Technip Air France-KLM
Suez Environnement Aucune[26]
GDF Suez GDF et Suez (fusion)
ArcelorMittal Mittal Steel (fusion)
Air France-KLM AGF[27]
Unibail-Rodamco Thomson
Vallourec Publicis
Mittal Steel Arcelor (OPA[28])
Alstom Thales
EDF TF1
Gaz de France Casino
Essilor International Sodexo
Publicis Aventis (racheté par Sanofi[29])
Arcelor Orange[30]
Pernod Ricard Crédit lyonnais (OP du Crédit agricole[31])
Crédit agricole Dassault Systèmes
Vinci Alstom
Vivendi Environnement Valeo
Orange Equant
Dassault Systèmes Canal+ (fusion avec Vivendi[32])
Vivendi Universal Vivendi (fusion avec Canal+)
Thomson Multimédia Crédit commercial de France (OPE de HSBC[33])
EADS Aerospatiale Matra
TF1 Legrand
Dexia Dexia France (OPE de Dexia Belgium[34])
Aerospatiale Matra Elf Aquitaine (OPE de TotalFina[35])
Alstom Promodès (OPE de Carrefour[35])
Bouygues Eridania Beghin Say
Equant Bic
Crédit lyonnais Paribas (OPE de la Société générale puis BNP[36])
Sanofi Synthélabo Sanofi (fusion avec Synthélabo)
Casino Usinor
BNP Paribas Compagnie financière de Paribas (fusion avec Banque Paribas)
Sodexho Havas
Cap Gémini Compagnie bancaire (OPE de Paribas[37])
France Télécom Bouygues
SGS Thomson Microelectronics Pernod Ricard
Usinor Compagnie de Suez (fusion avec Lyonnaise des eaux)
Valeo Saint Louis
BiC Eurotunnel
AGF UAP (rachat par Axa[38])
Eridania Beghin Say Crédit foncier de France
Renault Euro Disney
Pinault-Printemps-Redoute Casino
Eurotunnel CGIP
Lagardère SCA Matra-Hachette (fusion[39])
Promodès Club Méditerranée
Crédit local de France Chargeurs
BNP Paribas Cap Gémini
Rhône-Poulenc Matra (fusion avec Hachette[40])
Euro Disney Source Perrier (OPA de Nestlé)
Total Arjomari-Prioux (OPA de Saint Louis)
Schneider SA Merlin Gerin (rachat)
Source Perrier Dumez (rachat par la Lyonnaise des eaux)
Canal+ Essilor
Matra Navigation mixte (fusion avec Allianz)
UAP Pechelbronn
CCF Alcatel
Cap Gémini Darty (OPA interne)
Suez Générale Occidentale (OPA de la CGE)
Merlin Gerin Télémécanique (OPA de Schneider)

Chiffre d'affaires et résultat net cumulé

Exercice résultat net (milliards d'euros) chiffre d'affaires (milliards d'euros) marge nette dividendes distribués (milliards d'euros)*
2016 75,8 54,3[41]
2015 55,1 1245 4,3%
2014 [42] 64,4 1235 5,2 % 56[43]
2013 47 1268 3,7% 33,61[44] en numéraire,

2,39 en actions

2012 53,2[45] 1270 4,1% 40,9[46]
2011[47] 73,8 1324 5,57 % 37,4[48]
2010[49] 82,3 1272 6,45 % 39,7[50]
2009[49] 44,7 1151 3,88 % 35,1 [50]
2008[51] 65 36,7 [50]
2007[52] 95 38,7 [50]
2006[53] 97 31
2005[55] 86
2004[55] 57
2003[56] 37
2002[57] 20

La baisse de la marge nette en 2015 est imputable aux 5 sociétés suivantes:

  • Arcelor Mittal (cours du fer en chute libre);
  • Engie (restructuration des business units);
  • Klépierre (marge anormalement élevée en 2014 (98%))
  • LafargeHolcim (restructuration suite à la fusion)
  • Vivendi (retour à une marge "normale" suite à la vente de SFR).

Détention par des investisseurs étrangers

Selon l'étude annuelle de la Banque de France, les non-résidents représentent 46,7 % de la capitalisation boursière totale du CAC 40 à fin 2013 ; plus de la moitié des groupes de l'indice sont détenus à plus de 50 % par des investisseurs étrangers, dont 4 à plus de 60 %. Deux secteurs sont détenus en majorité par des actionnaires étrangers : la santé et le secteur « pétrole, gaz et matériaux » ; à l'inverse, les services aux collectivités sont très franco-français. La part des non-résidents a progressé de 46,3 % à 46,7 % en 2013 (et de cinq points depuis 2010, après une chute en 2007) du fait de leurs achats nets de 15,3 milliards d'euros alors que les investisseurs français ont été vendeurs nets de 10 Mds € ; par contre, l'évolution des cours a réduit la progression de la part des non-résidents car les valeurs les plus internationales ont accusé un retard boursier. Une autre étude annuelle, publiée par le FMI, précise la répartition de ces non-résidents : 18,8 % d'Européens, 15,9 % d'Américains et 3,4 % de Britanniques. Cette internationalisation de l'actionnariat est à rapprocher de celle de l'activité des groupes du CAC 40 : 70 % de leur chiffre d'affaires est localisé à l'étranger ainsi que les deux tiers de leurs effectifs[58]. En avril 2014, le cabinet d'analyse financière Alphavalue estime que 49,9 % de la part du capital des entreprises du CAC 40 est détenue par des investisseurs étrangers et que 27 % est contrôlée par les fonds souverains, notamment norvégien et qatari[59].

D'après Laurent Mauduit, « le taux de détention du capital des groupes français du CAC 40 par les fonds d’investissement étrangers, dont les sulfureux fonds de pension anglo-saxons, passe d’environ 5 % en 1985 à plus de 47 ou 48 % à la fin des années quatre-vingt-dix — au-delà de 60 % pour certaines firmes ». Il souligne que les équivalents du CAC 40 aux États-Unis et au Royaume-Uni « connaissent des taux de détention par l’étranger de leurs champions nationaux beaucoup plus faibles : de l’ordre de 20 % dans le premier cas et moins de 30 % dans le second »[60].

Salariat

Entre 2006 et 2011, les salaires de l’ensemble des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 13 %, les effectifs de 10 % pour une croissance de 25 % de la masse salariale. Cependant, plus d’un tiers sont des emplois précaires : contrats à durée déterminée et stages, temps partiels subis, emplois en dessous du niveau de qualification[61]. En 2006, les entreprises du CAC 40 emploient 3.8 millions de salariés et 4.8 millions de salariés en 2016[62]. 41 % d'entre eux travaillent en France[réf. nécessaire].

Revenus des dirigeants

En 2010, les dirigeants des entreprises du CAC 40 ont touché en moyenne 4,11 millions d’euros, en augmentation de 34 % par rapport à 2009[63].

En 2013, le salaire moyen pour un patron du CAC 40 s'élève à 2,25 millions d'euros[64].

En 2016, la rémunération moyenne d'un patron du CAC 40 s'élève à 4,5 millions d'euros[65].

Cumul des dirigeants

Les sociétés du CAC 40 sont dirigées par un nombre réduit d'administrateurs. En effet, 39 de ces sociétés ont au moins un dirigeant commun. En 2010, Total, GDF Suez et BNP Paribas sont les plus connectées avec chacune 19 liens avec d'autres entreprises du CAC 40 puis viennent Saint-Gobain avec 18 liens, et AXA avec 17 tandis que Lafarge et Sanofi-Aventis ont chacune 15 liens avec d'autres sociétés[66].

Historique des performances annuelles

Article détaillé : Histoire des bourses de valeurs.

Les performances annuelles du CAC 40 se sont rapprochées de celles du Dow Jones, les grands marchés boursiers étant de plus en plus dépendants les uns des autres depuis une quinzaine d'années.

Performances annuelles calculées au 31 décembre de chaque année[6].

CAC 40  : calculé hors dividendes (FR0003500008, PX1)
CAC 40 GR : calculé dividendes bruts réinvestis (QS0011131834, PX1GR)
CAC 40 NR : calculé dividendes nets réinvestis (QS0011131826, PX1NR)
Depuis le 1er janvier 2010, le taux de retenue à la source pris en compte pour le calcul de l'indice CAC40 NR (dividendes Nets réinvestis) a changé. Par exemple, pour les sociétés du CAC40 fiscalement domiciliées en France, le taux pris en compte est passé de 0 % à 25 %. Le niveau des indices antérieurs n'a pas été ajusté[14].

CAC 40 CAC 40 GR CAC 40 NR
Année Valeur Performance Valeur Performance Valeur Performance
1987 1 000,00 - 1 000,00 - 1 000,00 -
1988 1 573,94 + 57,4 % 1 623,50 + 62,35 % 1 606,82 + 60,68 %
1989 2 001,08 + 29,5 % 2 124,53 + 30,86 % 2 082,58 + 29,61 %
1990 1 517,93 - 24,06 % 1 657,91 - 21,96 % 1 609,91 - 22,70 %
1991 1 765,66 + 15,5 % 1 996,10 + 20,40 % 1 916,19 + 19,02 %
1992 1 857,78 + 5,2 % 2 169,57 + 8,69 % 2 060,31 + 7,52 %
1993 2 268,22 + 22,1 % 2 735,38 + 26,08 % 2 570,48 + 24,76 %
1994 1 881,15 - 17,5 % 2 340,49 - 14,44 % 2 176,64 - 15,32 %
1995 1 871,97 - 4,30 % 2 406,75 + 2,83 % 2 213,92 + 1,71 %
1996 2 315,73 + 23,24 % 3 070,84 + 27,59 % 2 795,90 + 26,29 %
1997 2 998,91 + 29,34 % 4 082,82 + 32,95 % 3 684,87 + 31,80 %
1998 3 942,66 + 37,31 % 5 473,60 + 34,06 % 4 908,03 + 33,19 %
1999 5 958,32 + 51,12 % 8 437,21 + 54,14 % 7 515,81 + 53,13 %
2000 5 926,42 - 0,54 % 8 517,60 + 0,95 % 7 550,48 + 0,46 %
2001 4 624,58 - 21,97 % 6 786,03 - 20,33 % 5 975,25 - 20,86 %
2002 3 063,91 - 33,75 % 4 619,70 - 31,92 % 4 032,77 - 32,51 %
2003 3 557,90 + 16,12 % 5 537,81 + 19,87 % 4 785,01 + 18,65 %
2004 3 821,16 + 7,40 % 6 168,94 + 11,40 % 5 268,31 + 10,10 %
2005 4 715,23 + 23,40 % 7 809,80 + 26,60 % 6 669,63 + 26,60 %
2006 5 541,76 + 17,53 % 9 440,04 + 20,87 % 8 061,85 + 20,87 %
2007 5 614,08 + 1,31 % 9 832,90 + 4,16 % 8 397,36 + 4,16 %
2008 3 217,97 - 42,68 % 5 866,91 - 40,33 % 5 010,38 - 40,33 %
2009 3 936,33 + 22,32 % 7 484,93 + 27,58 % 6 391,72 + 27,57 %
2010 3 804,78 - 3,34 % 7 526,34 + 0,55 % 6 364,57 - 0,42 %
2011 3 159,81 - 16,95 % 6 518,67 - 13,39 % 5 455,49 - 14,28 %
2012 3 641,07 + 15,23 % 7 846,44 + 20,37 % 6 482,85 + 18,83 %
2013 4 295,95 + 17,99 % 9 589,71 + 22,22 % 7 840,99 + 20,95 %
2014 4 272,75 - 0,54 % 9 849,44 + 2,71 % 7 976,45 + 1,73 %
2015 4 637,06 + 8,53 % 11 025,92 + 11,94 % 8 847,82 + 10,92 %
2016 4 862,31 + 4,86 % 12 005,34 + 8,88 % 9 526,48 + 7,67 %

Notes et références

Notes

  1. Sous le nom Matra.
  2. Sous le nom Arcelor.
  3. Sous le nom Compagnie du Midi.
  4. Sous le nom Compagnie financière Paribas, 17 novembre 1993 sous le nom BNP.
  5. Retiré du 12 novembre 1997 au 29 octobre 1999.
  6. Retrait du 17 novembre 1993 au 13 février 1998.
  7. Sous le nom Crédit Lyonnais.
  8. Sous le nom BSN.
  9. Sous le nom de Lyonnaise des Eaux.
  10. Retiré du 2 mai 1990 au 3 janvier 2005.
  11. Sous le nom Pinault-Printemps-Redoute.
  12. Retiré du 10 mai 2000 au 19 décembre 2011.
  13. Sous le nom France Télécom.
  14. Retrait du 12 novembre 1997 au 11 mars 2003.
  15. Retrait du 24 septembre 2012 au 23 mars 2015.
  16. Retrait du 18 décembre 2006 au 20 septembre 2010.
  17. Sous le nom Merlin Gerin.
  18. Sous le nom Elf Aquitaine.
  19. Retrait du 8 août 2001 au 23 juin 2014.
  20. Sous les noms Générale des Eaux (1987-1998), Vivendi (1998-2000) et Vivendi Environnement (2000-2003).
  21. Sous les noms Compagnie générale des Eaux (1987-1998), Vivendi (1998-2000), Vivendi Universal (2000-2006).

Références

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  7. « Nouveaux indices », Euronext
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  9. « Cours du CAC 40 dividendes réinvestis Brut », Euronext
  10. « Cours du CAC 40 dividendes réinvestis Net », Euronext
  11. « Règles de l'indice CAC40 », Euronext, , p. 5, § 2.9
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  24. « Du changement sur le CAC 40 et le SBF 120  ! », sur EasyBourse,
  25. À la suite de la fusion du 22 juillet 2008 entre Gaz de France et Suez, l'indice ne comptait plus que 39 valeurs.
  26. Suspendu le 11 avril 2007 à la suite d'une OPE.
  27. Suspendu depuis le 16 juin 2006.
  28. Retiré le 19 juin 2004.
  29. Suspendu le .
  30. Suspendu le 22 mai 2003.
  31. Retiré le 11 décembre 2000.
  32. Retiré le 26 juin 2000.
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  35. Suspendu le 22 février 1999.
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Voir aussi

Catégorie:Entreprise du CAC 40

Articles connexes

Liens externes