Bruno Julliard

Bruno Julliard
Illustration.
Bruno Julliard en 2013.
Fonctions
Premier adjoint à la maire de Paris

(4 ans, 5 mois et 12 jours)
Maire Anne Hidalgo
Prédécesseur Anne Hidalgo
Successeur Emmanuel Grégoire
Adjoint au maire de Paris
Chargé de la Culture depuis 2012
Chargé de la Jeunesse de 2008 à 2012
En fonction depuis le
(10 ans, 5 mois et 29 jours)
Maire Bertrand Delanoë
Prédécesseur Christophe Girard (Culture)
Successeur Isabelle Gachet (Jeunesse)
Président de l'UNEF
Prédécesseur Yassir Fichtali
Successeur Jean-Baptiste Prévost
Biographie
Nom de naissance Bruno Julliard-Landau
Date de naissance (37 ans)
Lieu de naissance Le Puy-en-Velay, Haute-Loire (France)
Nationalité Française
Parti politique PS
Diplômé de Université Lumière Lyon-II

Bruno Julliard, de son nom complet Bruno Julliard-Landau, né le au Puy-en-Velay (Haute-Loire), est un homme politique français, membre du Parti socialiste (PS).

Militant étudiant, il est président de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) de 2005 à 2007.

Par la suite, il s’engage au Parti socialiste. Lors du congrès de Reims de 2008, il est nommé secrétaire à l'éducation du PS. De 2012 à 2013, il est conseiller auprès du ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon.

Depuis 2008, il est élu conseiller municipal socialiste dans le 13e arrondissement de Paris, ainsi qu’adjoint à la mairie de Paris. En 2014, il est nommé premier adjoint. Il démissionne en 2018 en raison de désaccords avec la maire, Anne Hidalgo.

Biographie

Formation

Il est issu d'une famille engagée en politique. Sa mère, Arlette Arnaud-Landau, a été maire socialiste du Puy-en-Velay de 2001 à 2008[1].

Après avoir obtenu son baccalauréat en 1999, il devient étudiant en droit public à l'université Lumière Lyon-II[2]. En 2007, au terme de huit années universitaires, il obtient une licence.

UNEF

Bruno Julliard et Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, en tête de cortège d'une manifestation contre le contrat première embauche à Paris le 7 mars 2006.

À son entrée à l'université, en 1999, il adhère à l'Union nationale des étudiants de France - Indépendante et démocratique (UNEF-ID).

Il est responsable du Comité d'action syndicale de Lyon II et vice-président étudiant de l'université avant de devenir président de l'AGE de Lyon en 2001, puis d'entrer au Bureau national de l'UNEF en 2003[3]. Il est le deuxième président de l'AGE réunifiée après Isabelle Dumestre, qui fut présidente pendant deux semaines avant d'entrer au Bureau national. Durant son mandat de président de l'AGE de Lyon, Bruno Julliard est condamné pour diffamation à l’encontre de l’historien africaniste Bernard Lugan, qu’il accusait de « négationnisme », à payer la somme de 4 200 euros d’amende, par un arrêt de la Cour d’appel de Lyon du [4].

Bruno Julliard est aussi élu au CNESER de juin 2004 à juillet 2006, où il suit particulièrement les dossiers concernant la recherche.

À partir de juillet 2005, il devient le porte-parole de la Tendance majorité nationale et président de l'UNEF. Il participe et est un des leaders médiatique et politique de la mobilisation étudiante et lycéenne ayant abouti au retrait, le , de l'article 8 de la loi pour l'égalité des chances instaurant le contrat première embauche (CPE).

Comme président de l'UNEF, il négocie avec Valérie Pécresse la réforme de l'université malgré le rejet du projet de loi par le syndicat. Il y défend la non-sélection en licence et en master, le maintien du contrôle national des droits d'inscription à l'université, et un statut unique pour les universités, jugeant cela préférable à l'autonomie à plusieurs vitesses[5].

Le , il annonce qu'il quittera « pour raisons personnelles » la présidence de l'Unef lors de la réunion du collectif national du suivant. Le vice-président, Jean-Baptiste Prévost, seul candidat à la présidence, le remplace[6].

En 2018, il dénonce une « dérive » de l'organisation étudiante en déclarant que les fonctions de la présidente de l’UNEF à Paris-IV, Maryam Pougetoux, ne sont pas compatibles avec son port du voile islamique[7].

Carrière politique

Il est animateur fédéral du Mouvement des jeunes socialistes dans la Haute-Loire en 2001. Il est alors membre de la Gauche socialiste dont il signe la motion pour le congrès du Parti socialiste de Grenoble de novembre 2000[8] avant de rejoindre Nouveau Monde puis Alternative socialiste, le courant d'Henri Emmanuelli.

À la suite de son élection comme président de l'UNEF, il affirme, en , avoir rendu sa carte du Parti socialiste.

Dans le Figaro du , Bruno Julliard affirme qu'il lui arrivait de rencontrer le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, et le député des Landes Henri Emmanuelli[9]. Cependant, il prévient que les décisions de l'UNEF sont prises « par elle seule » et déclare que « les rapports entre l'UNEF et le PS sont les mêmes qu'avec l'ensemble des partis de gauche ».

Le , il officialise sa présence sur la liste socialiste pour les municipales de 2008, conduite par Jérôme Coumet dans le 13e arrondissement de Paris[10]. Il est élu au Conseil de Paris en mars 2008[11], puis nommé adjoint au maire de Paris Bertrand Delanoë, chargé de la jeunesse.

Lors du congrès de Reims de 2008, il est nommé secrétaire à l'éducation du Parti socialiste[12]. Durant la campagne présidentielle de 2012, il est responsable de l'enseignement scolaire dans l'équipe de campagne de François Hollande[13]. De mai 2012 à janvier 2013, il est membre du cabinet de Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale[14],[15],[16].

En juillet 2012, il est nommé adjoint à la Culture du maire de Paris. Il est remplacé au poste d'adjoint à la jeunesse par Isabelle Gachet[17].

Le 4 juin 2013, Bruno Juilliard est nommé, avec Myriam El Khomri, porte-parole de la campagne d'Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris à l'élection municipale de 2014, dans l'équipe dirigée par Rémi Féraud et Jean-Louis Missika[18]. Après la victoire de la candidate, il est élu, le 5 avril 2014, adjoint à la maire[19] puis, le 11 avril, nommé premier adjoint et adjoint à la culture[20].

Il soutient Vincent Peillon pour la primaire citoyenne de 2017[21]. Il est membre du comité politique de la campagne[22].

En octobre 2017, il annonce la création d'un centre d'archives LGBT à Paris en 2020[23].

Le 17 septembre 2018, il démissionne de son poste de premier adjoint à la maire de Paris critiquant « l’inconstance » d’Anne Hidalgo, ainsi qu’une « gestion inefficace et solitaire »[24].

Vie privée

Le 24 août 2011, dans le magazine Têtu, il fait son coming out en annonçant son homosexualité[25].

Il se marie avec Paul-Valère Le Goff le 8 juillet 2017[26],[27]. Celui-ci aurait été embauché par une société d'événementiel peu de temps après que son patron fondateur a obtenu un appel d'offre avec la mairie de Paris. L'opposition municipale dénonce un conflit d'intérêt, compte tenu du fait que Bruno Julliard attribue les concessions de nombreux lieux de fêtes disponibles dans l’espace public parisien[28]. Paul-Valère Le Goff réfute tout conflit d'intérêt et affirme que son cas a été soumis à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique[29].

Ouvrages

Notes et références

  1. Bruno Julliard, une étoile montante en politique venue du syndicalisme
  2. « Bruno Julliard, de l'UNEF à la mairie de Paris », sur lci.fr, (consulté le 18 septembre 2018)
  3. « De présidents de l’Unef à apparatchiks du Parti socialiste », Le Figaro.fr,‎ (lire en ligne)
  4. Unef : Bruno Julliard s’en va, journalchretien.net, 3 décembre 2007
  5. « Mission accomplie pour Bruno Julliard », Le Point,‎ (lire en ligne)
  6. Avec AFP, « Bruno Julliard démissionne de la présidence de l'UNEF pour "raisons personnelles" », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  7. « Unef-Sorbonne : pour Julliard, le voile est une «bigoterie patriarcale et sexiste» », sur http://www.lefigaro.fr, (consulté le 18 septembre 2019)
  8. Attika : la motion.
  9. « Entre le PS et l'Unef, la filiation idéologique garantit l'harmonie politique », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  10. « Torreton, Julliard, Benguigui... rejoignent les listes de Delanoë », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne)
  11. Site du ministère de l'Intérieur.
  12. Christine Garin, « Mme Aubry s'entoure d'une direction renouvelée et rajeunie », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  13. « Bruno Julliard au cabinet de Peillon », Le Figaro.fr,‎ (lire en ligne)
  14. Nathalie Brafman, « Bruno Julliard, benjamin du cabinet de Vincent Peillon », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  15. Arrêté du ministre de l'éducation nationale du 29 mai 2012, publié au J.O. du 7 juin 2012 [1].
  16. France. « Arrêté du 9 janvier 2013 portant cessation de fonctions au cabinet du ministre », art. 1 [lire en ligne (page consultée le 3 juin 2015)].
  17. « Opération renouvellement au Conseil de Paris », Le Lab - Europe 1, .
  18. Équipe de campagne d’Anne Hidalgo, mardi 4 juin 2013 – Jolis Mômes (9e),.
  19. Conseil municipal – Séance du 5 avril 2014
  20. Arrêté du 11 avril 2014 portant délégations de fonctions de la Maire de Paris à ses Adjoints et Adjointes, BMO-BDO du 18 avril 2014, page 1199
  21. « Primaire à gauche : Anne Hidalgo soutient Vincent Peillon », Le Figaro.fr,‎ (lire en ligne)
  22. « Primaire à gauche. Peillon détaille son organigramme de campagne », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  23. Aurore Coulaud, « La mairie de Paris promet la création d'un centre d'archives LGBT en 2020 », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  24. Béatrice Jérôme, « Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris, démissionne », lemonde.fr,‎ (lire en ligne)
  25. « Jeunes politiques: Bruno Julliard fait son coming out dans le nouveau TÊTU », Têtu,‎ (lire en ligne)
  26. ,
  27. Le nouveau scandale qui ébranle la mairie de Paris, challenges.fr, 17 novembre 2017
  28. « Le nouveau scandale qui ébranle la mairie de Paris », sur https://www.challenges.fr, (consulté le 17 septembre 2018)
  29. « Conflit d’intérêts, soirée libertine : Bruno Julliard, adjoint d’Hidalgo, et son mari au coeur d'un scandale », sur https://www.valeursactuelles.com, (consulté le 17 septembre 2017)

Annexes

Articles connexes

Liens externes

  • Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • WorldCat
  • Site de l'UNEF
  • « Donner une nouvelle ambition aux universités », tribune libre de Bruno Julliard, L'Humanité, .
  • « Le statut social du jeune en formation ou en insertion » pour l'Autre Campagne