Brouvelieures

Brouvelieures
Brouvelieures
L'église Sainte-Croix.
Blason de Brouvelieures
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Bruyères
Intercommunalité Communauté de communes Bruyères - Vallons des Vosges
Maire
Mandat
Christian Savage
2014-2020
Code postal 88600
Code commune 88076
Démographie
Gentilé Brouvillois(es)
Population
municipale
440 hab. (2016 en diminution de 9,28 % par rapport à 2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 17″ nord, 6° 43′ 59″ est
Altitude 392 m
Min. 347 m
Max. 545 m
Superficie 7,36 km2
Localisation

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Brouvelieures

Brouvelieures ([bʁuvəljœʁ], Écouter, en patois vosgien de la montagne [bʁuvlyːʁ]) est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est, au bord de la rivière la Mortagne.

Ses habitants sont appelés les Brouvillois[1].

Géographie

Localisation

L'hôtel de ville, au carrefour de la D420 et de la D50.

La commune est située sur la Mortagne, affluent gauche de la Meurthe, à 392 m d'altitude. Elle est distante de 16 km de Rambervillers, de 22 km de Saint-Dié-des-Vosges par le col du Haut Jacques et de 28 km d'Épinal. Les localités les plus proches (moins de 5 km) sont Domfaing, Vervezelle, Bruyères, Champ-le-Duc, Mortagne et Belmont-sur-Buttant.

L'ancienne gare existe toujours, mais la localité n'est plus desservie par la SNCF.

Situé dans un secteur fortement boisé, Brouvelieures est le moins peuplé des chefs-lieux de canton vosgiens.

Communes limitrophes

Toponymie

Brouvelieures apparaît dans les archives sous la forme graphique Brouveruelles (1265), Bruerieulle, Brouvillers (XVe siècle). Il est difficile d'expliquer la parenté évidente du toponyme avec celui de la commune voisine Bruyères ou de Bellieuvre, lieu-dit de la commanderie : les trois sont apparentés au latin médiéval brugariae, contrée ou paysage de landes à éricacées, en particulier à bruyères. Notez qu'en armoricain ou breton du XVe siècle, le terme brug désignait la lande ou le pays, l'étendue vaste de lande.

L'évolution du toponyme gallo-romain sous diverses formes peut donner en ancien français Bruères, Brouères, Blouire, Belouires, Bière, Berrioure, Bérouère. L'évolution vers Brouvelieures est influencée par une forme à la fois diminutive et pluriel, Brugariallae ou Brouwariallae, soit les petites "landes". Bellieuvre semble provenir d'une forme diminutive simple, soit la petite lande.

Cette description paysagère n'est valable strictement qu'à l'époque gallo-romaine. Les archéologues suspectent l'importance antique de Brouvelieures par rapport à Bruyères. L'implantation de petits domaines agricoles a réduit ou segmenté les terres de landes utilisés par les éleveurs. D'où l'emploi de la forme diminutive pour décrire le paysage à Brouvelieures. Notez que l'hypothèse toponymique n'exclut pas l'existence possible de domaine, et notamment d'un légendaire beronis villa.

Histoire

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1953 1959 Robert Gérard    
1959 1964 Henri Baradel    
1964 mars 1965 Albert Rivat    
mars 1965 mars 1977 Jean-Pierre Lavallée    
mars 1977 mars 2001 Jean Viry    
mars 2001 En cours
(au 18 février 2015)
Christian Savage   Responsable qualité et environnement

Finances locales

En 2015, les finances communales était constituées ainsi[4] :

  • total des produits de fonctionnement : 439 000 , soit 877  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 308 000 , soit 615  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 445 000 , soit 891  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 829 000 , soit 1 658  par habitant ;
  • endettement : 346 000 , soit 692  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 18,04 % ;
  • taxe foncière sur le bâti : 9,33 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 19,36 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 19,19 %.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2016, la commune comptait 440 habitants[Note 1], en diminution de 9,28 % par rapport à 2011 (Vosges : -2,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
403414470477468504537540539
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
509557594548474490476441522
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
517530498534518534423448544
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016
610638603499522514489440440
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Croix en fer forgé du XVIIIe siècle.
Église Sainte-Croix 
Elle a été reconstruite entre 1786 et 1790, elle était annexe de Grandvillers. Elle abrite un maître-autel sculpté en chêne doré du XVIIIe siècle (classé le [9]), une huile sur bois (Adoration des Bergers) de 1628, classée et attribuée à Claude Bassot[10], un grand tableau du XVIIe siècle, armorié aux armes de Lorraine et d'Apremont, représentant l'Adoration des Rois mages et un tableau représentant le Christ (don de Napoléon III). L'orgue neuf d'Henry Didier a été construit en 1898[11].
Croix de l'ancien cimetière de Brouvelieures 
Cette croix en fer forgé du XVIIIe siècle, de style Louis XV, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [12].
Château de la Forge et usine métallurgique dite Forge de la Mortagne 
Ils furent construits vers 1880[13].

Héraldique, logotype et devise

Blason Blasonnement :
D'azur à la croix de Lorraine d'or accostée des lettres B et V de même avec en pointe le sceau d'or du Temple au chef cousu de gueules à la croix d'or.
Commentaires : L'histoire de Brouvelieures est fidèlement représentée par son blason : le B et le V sont les initiales de son nom latin, Beronis Villa, et la croix de Lorraine traduit son appartenance au duché. Les Templiers avaient une maison à Brouvelieures et la croix du chef indique que la paroisse est sous l'invocation de l'Exaltation de la Sainte Croix[14].

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

  • Brouvelieures sur le site de l'Institut géographique national.
  • Brouvelieures sur le site de la Communauté de communes du Canton de Brouvelieures.

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. Brouvelieures et ses habitants les Brouvillois, Brouvilloises
  2. a et b Congrès archéologique de France, treizième session sur Google Livres, Auguste Digot (Société française d'archéologie), 1846, pages 264-265.
  3. « Ruines des templiers », notice no IA88001247, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. « Les comptes de la commune » [archive du ], sur alize2.finances.gouv.fr (consulté le 27 septembre 2016).
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. Notice no PM88000079, base Palissy, ministère français de la Culture.
  10. Notice no PM88000078, base Palissy, ministère français de la Culture.
  11. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X)
    Présentation de l'orgue de la commune : pages 138 à 140
  12. Notice no PA00107097, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Notice no IA88000314, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Union des Cercles généalogiques lorrains