Briançon

Briançon
Vue de l'ancienne collégiale Notre-Dame-et-Saint-Nicolas.
Vue de l'ancienne collégiale Notre-Dame-et-Saint-Nicolas.
Blason de Briançon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
(sous-préfecture)
Arrondissement Briançon
(chef-lieu)
Canton Bureau centralisateur de Briançon-1
Briançon-2
Intercommunalité Communauté de communes du Briançonnais
(siège)
Maire
Mandat
Gérard Fromm (PS)
2014-2020
Code postal 05100
Code commune 05023
Démographie
Gentilé Briançonnais(e)
Population
municipale
12 392 hab. (2014 en augmentation de 7,07 % par rapport à 2009)
Densité 441 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 53′ 47″ nord, 6° 38′ 08″ est
Altitude 1 326 m
Min. 1 167 m
Max. 2 540 m
Superficie 28,07 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-briancon.fr

Briançon (prononcé [bʁi.jɑ̃.ˈsɔ̃]), en occitan 'Briançon'[Note 1], est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes (dont elle est la sous-préfecture) en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, et historiquement rattachée au Dauphiné. C'est la ville-centre d'une petite agglomération de six communes, l'unité urbaine de Briançon. Le territoire dont Briançon est la ville principale est appelé Briançonnais ; il couvre le nord du département des Hautes-Alpes. Elle est considérée comme la plus haute ville de France.

Ses habitants, au nombre de 12 392 en 2014 en augmentation de 7,07 % par rapport à 2009, sont appelés les « Briançonnais ».

Ses fortifications de Vauban (l'enceinte de la ville, les forts des Salettes, des Têtes, du Randouillet, l'ouvrage de la communication Y et le pont d'Asfeld) sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 7 juillet 2008 aux côtés des onze autres sites du Réseau des sites majeurs de Vauban[1],[2].

Briançon

Sommaire

Géographie

Géologie et relief

Briançon est située à 15 km de la frontière italienne, à 33 km de Sestrières, à 45 km de Bardonèche (gare desservie par le TGV), à 46 km d'Embrun, à 84 km de Barcelonnette et de Saint-Jean-de-Maurienne, à 87 km de Pignerol, à 109 km de Turin et à 115 km de Grenoble. À 1 326 mètres d'altitude, c'est la plus haute ville de France. La ville a longtemps conservé à son entrée, sur la route qui longe la Durance, un panneau vantant « Briançon, plus haute ville d’Europe ». Bien qu'elle soit la deuxième en Europe, après Davos en Suisse (1 560 m), des loueurs et hôteliers continuent à s'en targuer[3]. De plus, la définition officielle de « ville » variant selon les pays, cette affirmation peut difficilement reposer sur des critères objectifs. La large vallée de la Durance lui ouvre vers le nord, par le col de Montgenèvre, les portes de l'Italie et, au sud, vers Gap et la Provence. La ville ancienne est située sur un piton rocheux, qui correspond à un verrou glaciaire barrant la haute vallée de la Durance et de la Clarée[4].

Hydrographie

Briançon est située au carrefour des bassins hydrographiques de cinq rivières ou torrents : Durance[5], Clarée[6], Guisane[7], Cerveyrette[8], Orceyrette[9].

Climat

De 1961 à 1990, Briançon est l’une des villes les plus ensoleillées de France (2 460 heures avec masque, supérieure à 2 500 heures en supprimant les masques montagneux) avec un ensoleillement de 300 jours par an (seuil : au moins 2 heures de soleil par jour). La cité se caractérise également par une humidité très faible : moyenne inférieure à 40 % en journée. La ville a 88 jours / an de pluie --≥ 1 mm[10].

La douceur du climat local s'explique par la disposition particulière de la ville : l'orientation nord-sud de la vallée de la Durance, exceptionnelle dans les Alpes françaises, fait remonter l'air chaud de la Méditerranée jusqu’à Briançon, tandis que des chaînes de montagnes très élevées bloquent aussi bien les nuages venant de l’ouest que ceux qui s'élèvent le long de la vallée du . Mais, c'est l'une des villes les plus froides de France à cause de son altitude (station à 1 324 m) avec 7,7 °C de température moyenne sur la période 1961 - 1990[10].

Briançon 1961 - 1990 (record à partir de 1961)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −5,3 −4,8 −2,7 0,5 4,3 7,5 9,9 9,6 7,2 3,6 −1,3 −4 2,1
Température moyenne (°C) −0,7 0,1 2,5 5,8 10,1 13,7 16,9 16,4 13,6 9,2 3,5 0,5 7,7
Température maximale moyenne (°C) 4 4,9 7,7 11 15,7 20 24 23,3 19,9 14,8 8,2 5,1 13,3
Record de froid (°C)
date du record
−17,9
1985
−18
2012
−18,4
1971
−10,7
1970
−5,7
1967
−0,2
1989
1,2
1965
1,4
1986
−4
1974
−8,1
1974
−14,1
2010
−17,2
2010
−18,4
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
17
1989
20,6
2012
21,7
2012
25
2011
29,4
2001
31,8
1968
34,3
1983
35,8
2012
30,2
1966
27,6
1997
22,8
1981
18,3
1994
35,8
2012
Précipitations (mm) 66,9 56,5 56 66,2 65,4 56,3 38,7 53,7 57,8 74,1 76 67,8 735
Source : Météo climat bzh dyndns.org[10]


Briançon 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −4,9 −4,7 −1,8 0,9 5,1 8 10,6 10,4 7,1 3,5 −1 −3,7 2,5
Température maximale moyenne (°C) 4,9 5,9 9,6 11,8 17 21,4 25,1 24,8 19,8 14,4 8,6 5,4 14
Source : « Données climatiques », sur Météo climat bzh dyndns.org (consulté en septembre 2012)


Voies de communications et transports

Route de Briançon, depuis Bourg d'Oisans, au XIXe siècle, par Victor Cassien (1808 - 1893).

Par la route, Briançon est desservie par la RN 94 en provenance de Gap et en direction de l’Italie via le col de Montgenèvre (1 854 m), par la RD 1091 (ex-RN 91) en provenance de Grenoble via le col du Lautaret (2 058 m). La ville se situe également sur l'axe historique des grands cols des Alpes (les cols du Galibier et d'Izoard sont tout proches de la cité), axe routier qui relie Nice au lac Léman.

Par voie ferrée, la gare de Briançon est le terminus de la ligne en provenance de Marseille-Saint-Charles et de Valence. Projeté dès la fin du XIXe siècle, et périodiquement ressorti des cartons, un tunnel ferroviaire sous le col de Montgenèvre permettrait de poursuivre la ligne vers l’Italie (Oulx) et ainsi mettre en liaison directe Marseille et Turin.

Communes limitrophes

Toponymie

La région de Briançon, bien que longtemps liée au Dauphiné, est de langue occitane dans sa variante dialectale gavotte (dite aussi alpine). Le nom de la ville en occitan est Briançon[Note 1]. Des peuplades celto-ligures, les Brigiani, sont à l'origine du nom romain Brigantio, Brigantium (racine celtique brig, « lieu élevé »).

Certains documents lient le nom de Briançon avec Brigantion et Brigantia, équivalent ancien de la déesse Brigit de la mythologie celtique irlandaise[11].

Histoire

Le site a été occupé dès l'âge du bronze.

Antiquité

Carte des peuples gaulois des Alpes du Sud.

L'existence de Briançon est successivement rapportée par Strabon, Ptolémée, Atticus et Pline, lequel, selon Malte-Brun, en attribuerait « la fondation à des Grecs chassés des environs du lac de Côme par les Boïens et les Sénonais, qui auraient détruit leur ville, Brigantium. Ces Grecs se seraient réfugiés dans les Alpes, se fixèrent entre le mont Genèvre et Sisteron et bâtirent une ville qu'ils nommèrent Brigantium, en mémoire sans doute de la cité qu'ils avaient habitée en Italie. » Malte-Brun rapporte également que « d'autres veulent que ce soit Bellovèse ou Brennus qui ait fondé cette ville ». Briançon est également présent sur les gobelets de Vicarello. Elle est la capitale des Brigiani[12].

Le tracé antique de la Via Domitia, sur une plaque moderne placée à Narbonne.

Briançon est un axe majeur, dès l'Antiquité, César pendant la Conquête de La Gaule passa à Briançon. À l'époque romaine, Briançon (en latin : Brigantio) ou Brigantium fait partie des Alpes cottiennes, gouvernées un temps par le roi Cottius, et c'est un point de passage essentiel sur la route Turin-Arles (Voie Domitienne). L’agglomération s’étend sur environ 25 ha, et est dotée d’un amphithéâtre[12]. Elle est appelée castellum Virgantiam par Ammien Marcellin (seconde moitié du IVe siècle)[13].

Bien qu'il n'y ait pas eu de fouille archéologique et que peu de vestiges aient été retrouvés, il semble que le bourg romain ait été situé au nord de la ville fortifiée actuelle, entre le cimetière et l'épaulement qui accueille le fort des Salettes. Ont été découverts en 1900, les vestiges d’un établissement de bains et, plus récemment, d'autres constructions et d’une nécropole[4].

Moyen Âge

Pagi sous l'époque carolingienne. On retrouve sur cette carte Brigantio (Briançon) et le pagus Brigantinus.

Après les invasions barbares du IVe au IXe siècle, la ville romaine Brigantium se replie sous la protection du piton fortifié qui domine l'étroite vallée de la Durance ; il semble que ce soit un castellum[4]. Faisant partie de la Francie médiane (traité de Verdun), elle passe ensuite dans le Saint-Empire romain germanique[13]. Elle est donnée aux comtes d’Albon en 1040 (futurs Dauphins de Viennois), elle occupe alors la moitié nord de son assise actuelle et un quartier, aujourd'hui disparu, situé sur l'emplacement du Champ-de-Mars.

L'existence, à Briançon, d'un château et châtelains, prénommés Martin et Bernard, qui agissent sous l'autorité des comtes d'Albon, est attesté par une donation de Guigues Ier d'Albon à la Prévôté de Saint Laurent d'Oulx qui fut établie à la fin de l'année 1073 ou au début de l'année 1074[14]. Ce château comporte une fonction résidentielle[Note 2].

En 1228, elle est appelée burgus, ce qui dénote une certaine importance de la ville haute, créée comme ville nouvelle (plan régulier, cadastre persistant) dans le premier quart du XIIIe siècle[15],[4]. Des franchises sont accordées à Briançon en 1244 afin d’attirer de nouveaux habitants. Tandis que le bourg se développe, les institutions communales s'étoffent ; un règlement de police municipale est donné par le Dauphin Humbert Ier en 1287 ; en 1292, le syndic et les procureurs négocient la cession perpétuelle de la perception des dîmes avec le prévôt d'Oulx et le Dauphin. Par la suite, plusieurs chartes de franchise issues des Dauphins réaffirmeront ces droits.

La ville, quoique dominée par un château depuis au moins le XIe siècle[4] n'éprouve pas le besoin de se doter de remparts avant la seconde moitié du XIVe siècle. Les comtes d'Albon et Dauphins de Viennois logent souvent à Briançon. En 1339, leur résidence, située au sommet du piton rocheux, est composé d'une grande tour au centre de sa basse-cour, d'une chapelle dédiée à Saint-Étienne, de plusieurs corps de logis et des bâtiments de service, le tout entouré d'une enceinte qui lui est propre. L'accès se fait par un chemin, abrité par un mur crénelé, qui monte depuis la route du Montgenèvre[4]. Les hameaux de Briançon, dans les environs, existaient déjà depuis longtemps.

En mai 1343, Humbert II de Viennois, qui possède le Dauphiné de Viennois, vend leur indépendance à cinquante-deux paroisses des Alpes, qui forment alors la « République des Escartons ». Carrefour commercial important, Briançon est le chef-lieu du Grand Escarton. De 1343 à la Révolution, la région est en effet organisée en une fédération de cinq Escartons, territoires disposant de prérogatives particulières (exemptions de redevances, liberté de la personne et des biens, privilèges économiques, liberté de réunion et élection de représentants), qui ont subsisté au rattachement du Dauphiné de Viennois à la France, le tout contre un don de 12 000 florins et une rente perpétuelle[16]. La charte est encore conservée à la mairie de Briançon : elle est écrite sur un parchemin de 1,60 m par 50 cm. Les habitants de Briançon bénéficient du statut de franc-bourgeois : bien que non-nobles, ils sont libres de toutes les contraintes imposées aux serfs, et rendent un hommage au Dauphin quand celui-ci ou le gouverneur du Dauphiné l'exige[17]. C’est ainsi que le four banal devient communal cette année-là.

Dans l'enceinte fortifiée, la cité Vauban, issue de la ville ancienne.

Vers 1344-1345, le bourg de Briançon comporte un mur d'enceinte percé de trois portes (porta Superior, porta Meana et porta Inferior), ; à l'intérieur, se trouvent quatre quartiers et, entre autres éléments, la maison delphinale, le four, un beffroi d'alarme, la halle du marché, la maison des banquiers lombards et trois fontaines[4]. Le grand Béal, le canal qui coule au milieu de la Grand-rue, alimente les fontaines et sert à la lutte contre les incendies, est construit en 1345[18].

Briançon est rattachée au Royaume de France en 1349 avec le reste du Dauphiné, par le traité de Romans, passé entre le dernier dauphin de Viennois, Humbert II, et le roi de France Philippe VI.

En 1370, l’enceinte de la ville, qui n’était formée que par les maisons particulières, est renforcée : on bouche les ouvertures des maisons qui se trouvent au rez-de-chaussée, on colmate les rues et les interstices entre les maisons, on creuse des douves, et des tours sont construites, adossées aux maisons[19],[20]. Prospère, la ville forme une communauté formalisée avec les hameaux alentour (rassemblés sous le terme de « tierce »), le 4 mars 1382[21].

L’ordre des Franciscains construit son couvent (des Cordeliers) entre 1388 et 1391[19], afin de lutter contre le valdéisme et ré-évangéliser le peuple[22]. Ce couvent est situé dans l'enceinte de la ville.

En 1420-1421, le bourg occupe toute la surface de la ville fortifiée et des faubourgs se créent aux portes de celle-ci[4].

Renaissance

L'essor de la ville, symbolisé par l’érection d’un beffroi (avant 1539[19]), est considérablement ralenti par les guerres d'Italie et de guerres de religion. À cette époque, le bourg principal correspond déjà à la vieille ville actuelle, et il s'adjoint deux petits faubourgs, l'un près de la Porte Méane, au bas de la ville, l'autre près de la porte supérieure : le Chastelet ; ces deux faubourgs seront rasés à fin du XVIe siècle pour laisser place à des fortifications[4].

Lors des guerres de religion, Briançon repousse un premier siège de Lesdiguières en 1580[23]. Après l’assassinat de son capitaine Jean Louis Borel[23], la ville se rend à Lesdiguières le .

Temps modernes

Vue générale du site avec la ville Haute, le fort du château, le fort des Salettes et le fort des Têtes.

Les dominicains s’installent en ville en 1624[24]. En 1632, la ville encourage l'installation des ursulines avec pour objectif de faciliter l’éducation des jeunes filles[19].

En 1624, un incendie survient en plein hiver, alors que l’eau du Béal est gelée. Il dure cinq jours et détruit 80 % de la ville[25]. À cette époque, et malgré les franchises accordées aux Escartons, la gabelle est instaurée depuis 1674[19]. À cette époque, grâce à la politique de la ville qui finance deux maîtres d’école à l’année, plus de 85 % des hommes sont alphabétisés[19]. Le 26 janvier 1692, un autre incendie est encore plus destructeur, à cause des grands approvisionnements qui avaient été stockés en ville par l’armée : seuls quelques maisons, le couvent des cordeliers, le grenier à sel et l’hôtel du vibailli subsistèrent[26],[4]. Il faudra une dizaine de jours avant que quiconque puisse accéder aux ruines.

En raison de sa situation proche de la frontière avec le duché de Savoie, Briançon devient une ville militaire. En 1689-1690, durant le règne du roi Louis XIV, une nouvelle enceinte est construite par Hue de Langrune[27]. Cette même année, le ralliement du duché de Savoie renforce la ligue d'Augsbourg. Durant l'été 1692, le duc Victor-Amédée II de Savoie dirige une campagne en Dauphiné méridional, prouvant que les montagnes ne font pas barrage. Après avoir pris et pillé Embrun (16 août), il ravage les environs, mais malade, il ne s’attaque pas à Briançon[28]. Vauban rédige un projet d’améliorations des fortifications la même année[29],[30],[20].

Fortifications de Briançon en 1736. Plan-relief construit de 1733 à 1736 sous la direction de Colliquet et Nicolas de Nézot (1699-1768), conservé au Musée des Plans-reliefs à Paris.

Vauban est à nouveau en tournée en 1700 sur la frontière des Alpes pour améliorer les systèmes défensifs, et, en collaboration avec les meilleurs ingénieurs militaires et les plus grands généraux, il fait renforcer et améliorer les fortifications de la ville et enclenche la construction d'une ceinture de forts[31] autour d'elle pour la défendre, exploitant le relief des montagnes pour occuper les points-clefs permettant d'en surveiller les accès. Il dote également Briançon de casernes, apaisant ainsi les craintes de la population provoquées par les passages dévastateurs des gens d'armes. En 1713, le traité d'Utrecht rapproche la frontière au col du Montgenèvre, qui est de plus lourdement taxé par le duc de Savoie. Le commerce est détourné durablement de la ville[32].

La ville étant devenue une ville frontière, le marquis d’Asfeld construit une ceinture de forts de 1721 à 1734, reliés entre eux notamment par le pont d'Asfeld : fort des Trois Têtes, fort du Randouillet, fort Dauphin, fort d’Anjou, redoute du Point du Jour et la communication Y[33].

Malte-Brun affirme qu'avant la Révolution française, on pouvait encore lire, au-dessus d'une des portes vestiges de l'enceinte romaine, l'inscription suivante : « CORNELLÆ SOLININÆ AUGUSTÆ CONJUGI ». Affirmation à nuancer puisque la lettre « J » est de création récente (XVIe siècle) et était autrefois rendue par la lettre « I »...

Elle devient chef-lieu de district en 1790 jusqu'en 1800.

XIXe siècle

Briançon au XIXe siècle, illustration d'Alexandre Debelle (1805-1897).

En 1815, lors des guerres napoléoniennes, la ville résista aux assauts des Alliés et le second traité de Paris fut signé sans que la ville eût capitulé.

Sous la monarchie de Juillet, le château est détruit et remplacé par le fort du Château[19].

En 1876 et 1890, deux batteries d'artillerie, dites Croix de Toulouse et des Eythieux, sont construites[34].

En 1891 et 1893, Le blockhaus de Malfosse est réalisé[35].

Au XIXe siècle, la région de Briançon s’industrialise : en-dehors des usines voisines à L'Argentière-la-Bessée, plusieurs activités industrielles s’implantent à Briançon. Les plus importantes en effectifs sont l’usine de la Schappe, qui emploie environ un millier d’ouvriers (pour moitié des femmes), et quelques mines d’anthracite[36].

XXe siècle

En 1907, Montgenèvre et Briançon accueillent le premier « concours international de ski » en France, à l'initiative du Club alpin Français ; la plupart des participants étaient des militaires français et italiens[37].

La Grande rue de la ville ancienne.

La Seconde Guerre mondiale

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, lors de la bataille des Alpes, la ville est menacée par les canons italiens du fort du mont Chaberton. Le 21 juin 1940, quatre mortiers français de 280 mm ouvrent le feu du Poët Morand sur le fort du Mont Chaberton. Six des huit tourelles situées dans celui-ci sont détruites. Une victoire acquise à la suite d'un remarquable succès technique de l'artillerie de montagne française, commandée par le lieutenant Miguet[38][réf. incomplète].

Article détaillé : Secteur fortifié du Dauphiné.

Après avoir envahi la zone libre en 1942, les Allemands sont à Briançon en septembre 1943. Le 23 août 1944, Briançon est libérée une première fois par les troupes débarquées en Provence aidées par les maquisards FTP (francs tireurs et partisans), mais la ville est reprise quelques jours plus tard par la Wehrmacht[39]. Elle est libérée définitivement le 7 septembre 1944[40] par le 4e régiment de tirailleurs marocains (4e RTM) de la 2e division d'infanterie marocaine (2e DIM)[41],[42].

La commune a été décorée, le 23 août 1948, de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme de bronze.

La ville de garnison

Pour des raisons économiques, Briançon tenait à son caractère de ville de garnison[réf. nécessaire] qui s'affirme en 1890, lorsque le 159e régiment d’infanterie alpine y est envoyé. Il devient alors le régiment de la ville. Un siècle plus tard, en 1994, est créé au sein du 159e RIA le Centre national d'aguerrissement en montagne. Celui-ci avait pour mission d'entraîner les formations d'infanterie françaises et étrangères dans un milieu naturel difficile, d'assurer l'instruction spécifique en montagne et le soutien des stages en altitude d'organismes de l'armée de terre ou interarmées.[réf. nécessaire] Le CNAM ferme définitivement en 2009 à la suite de la restructuration des armées de 2008[44].

Tourisme et sports d'hiver

En 1990, la ville devient une station de ski grâce à la mise en service de la télécabine du Prorel, qui connecte la ville à la station de ski de Serre Chevalier, orientant encore plus nettement l'économie autour du tourisme, qui devient la principale source de revenus pour la commune.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Il est difficile d'établir une tendance politique générale de l'électorat briançonnais. Les résultats sont très différents d'un type de scrutin à un autre, même si quelques remarques peuvent être émises[45].

Les dernières élections régionales et législatives ont été remportées par le candidat de gauche. Les élections municipales, gagnées par la droite jusqu'à l'annulation de l'élection d'Alain Bayrou en 2009, sont depuis remportées par la gauche. Les deux derniers scrutions présidentielles témoignent d'une évolution comparable, Nicolas Sarkozy, en tête en 2007, étant devancé par François Hollande en 2012. Les électeurs briançonnais, lors des derniers scrutins cantonaux, ont affiché leur préférence pour le candidat de gauche dans le canton de Briançon-Nord et pour la candidate de droite dans celui de Briançon-Sud. Les élections européennes, dominées localement par le candidat de gauche (2004) ou écologiste (2009), ont été remportées en 2014 par le Front national.

Élections présidentielles les plus récentes

Lors du second tour des élections présidentielles de 2007, Nicolas Sarkozy, UMP, élu, avait obtenu 50,27 % des suffrages et Ségolène Royal, PS, 49,73 % des suffrages ; le taux de participation était de 83,34 %[71].

Lors du second tour des élections présidentielles de 2012, François Hollande, PS, élu, avait recueilli 55,65 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 44,35 % des suffrages ; le taux de participation était de 78,87 %[72].

Élections municipales les plus récentes

Le nombre d'habitants lors des derniers recensements étant compris entre 10 000 et 19 999 habitants, le nombre de membres du conseil municipal est de 33[73].

Lors du scrutin de 2008, la liste LMAJ (droite) emmenée par Alain Bayrou l'emporte au second tour avec 52,17 % des voix sur la liste LGC (gauche) de Raymond Cirio qui recueille 47,83 % des suffrages ; la participation est de 74,16 %. Alain Bayrou est élu maire. Le , le Conseil d'État annule les élections[74] et prononce l'inéligibilité d'Alain Bayrou pour la publication de numéros spéciaux du bulletin municipal faisant la promotion de l'équipe municipale sortante, pendant la campagne électorale. Nicole Klein, préfète des Hautes-Alpes nomme alors une délégation spéciale de trois membres chargée de la gestion de la commune de Briançon jusqu'à l'élection du nouveau conseil municipal[75]. Le , au soir du second tour de nouvelles élections municipales, la liste de rassemblement de toutes les gauches « agissons ensemble pour Briançon » conduite par Gérard Fromm, l'emporte avec 52,67 % des suffrages contre 47,33 % pour la liste conduite par Monique Estachy (UMP)[76]

Les élections municipales de 2014 voient la victoire au second tour de la liste conduite par Gérard Fromm, maire sortant (PS) avec 52,71 % des suffrages sur la liste de Romain Gryzka (UMP) avec 47,28 % et une participation de 69,1 %. Gérard Fromm est réélu maire de Briançon[77]. Le conseil municipal se compose de 25 membres de la liste de Gérard Fromm et de 8 membres de celle de Romain Gryzka. Respectivement 14 et 4 de ces élus siègent au conseil communautaire[78].

Liste des maires

Article détaillé : Liste des maires de Briançon.

Divisions administratives

Briançon est divisée en deux cantons : le canton de Briançon-Nord et le canton de Briançon-Sud.

Jumelage

Politique environnementale

La politique environnementale de la commune se base sur plusieurs axes :

Un plan de développement durable[81] 

Ce plan est axé notamment sur le développement des moyens de transports collectifs (réseau de bus), ou partagés (covoiturage, pistes cyclables, vélo-taxi).

Soutien de biodiversité 

avec la signature la convention « Refuge LPO ».

La lutte contre les gaspillages 

notamment celle de l'eau, et de la consommation électrique[82].

Le traitement des déchets

En plus de la collecte des encombrants et de mises en place d'une déchetterie[83], la commune organise le ramassage et le traitement des déchets verts, notamment par la présences de composteurs, près des cantines scolaires[82].

Services publics

Briançon étant une sous-préfecture, de nombreuses administrations, tant nationales que régionales ou départementales, y sont présentes[84] :

  • Service des impôts des particuliers (SIP)
  • Inspection de l'éducation nationale,
  • Centre Hospitalier des Escartons
  • EDSB (Énergie Développement Service du Briançonnais),
Justice et sécurité
  • Maison de la Justice et du Droit,
  • Commissariat de police,
  • Centre de secours principal des sapeurs-pompiers,
  • PGHM (Peloton de Gendarmerie de Haute-Montagne)
  • CRS Montagne
pour l'aménagement du territoire 

Plusieurs services concernant l'aménagement du territoire, notamment pour les réseaux routiers, avec la Direction départementale des territoires et la Direction interdépartementale routes Méditerranée, ainsi que forestiers avec l'(ONF).

pour les affaires sociales 

Urbanisme

Dessin représentant Briançon, surmontée du fort des têtes, extrait de La France illustrée, géographie, histoire, administration, statistique, etc., tome I, par V.-A. Malte-Brun, 1897.

La ville ancienne de Briançon, bâtie sur un éperon rocheux, est enceinte de murs fortifiés[4]. La cité s'est agrandie alentours, d'abord dans le bas de la plaine, avant d'en couvrir le versant et de rejoindre la ville ancienne.

Vue d'un alignement de façades en lisière de la vieille ville (côté ouest), au bord des remparts.

La ville ancienne comporte un plan de type orthogonal, malgré le fait qu'elle soit bâtie dans une pente et que peu de villages alentour aient de telles organisations[4]. Elle est notamment traversée de haut en bas par la rue nommée la « Grande Gargouille », au milieu de laquelle existe une rigole où circulait l'eau. Le plan orthogonal aurait été, selon certains auteurs, mis en place suite à une reconstruction après d'importants incendies ayant ravagé la ville en 1624 puis 1692, mais une étude d'Elisabeth Sauze établit que cette organisation de la ville pourrait être un peu antérieure à 1228 et résulter de la création d'une « ville nouvelle » du Moyen-Âge, se greffant près d'un ensemble urbain existant auparavant[4].

Sur l'ensemble des 8 114 logements de la commune, en 2011, contre 7 707 en 2006, près de 64 % sont des résidences principales, et 29 % des résidences secondaires. La majorité de ses logements sont des appartements (80 %), principalement de 3, 4 et 5 pièces. Les bâtiments ont, pour la plupart, été construits entre 1946 et 1990[85].

Plusieurs projets d'aménagement urbain sont actuellement en cours, tant pour l'habitat et que pour le cadre de vie, en centre-ville : transformation de l'ancien bâtiment de la DDE en logements sociaux (ZAC Durance), aménagement de la liaison piétonne de Prorel, et du Champ de Mars, notamment[86].

Population et société

Démographie

Les habitants de la commune sont les Briançonnais[87].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[88],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 12 392 habitants[Note 4], en augmentation de 7,07 % par rapport à 2009 (Hautes-Alpes : +2,98 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 023 2 666 2 945 2 835 2 939 3 455 4 301 4 309 4 439
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 601 4 510 3 579 4 169 4 491 5 439 5 777 6 580 7 177
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 426 7 524 7 888 5 013 5 636 6 822 7 543 6 671 8 274
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
7 570 8 215 9 489 9 710 11 041 10 737 11 542 11 876 12 392
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[89] puis Insee à partir de 2006[90].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 19,6 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 16,4 %) ;
  • 51,4 % de femmes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 17 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 22 %).
Pyramide des âges à Briançon en 2007 en pourcentage[91]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
1,2 
5,6 
75 à 89 ans
7,0 
10,6 
60 à 74 ans
13,8 
21,9 
45 à 59 ans
21,8 
22,4 
30 à 44 ans
21,5 
19,6 
15 à 29 ans
17,0 
19,7 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges du département des Hautes-Alpes en 2007 en pourcentage[92]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
7,3 
75 à 89 ans
10,4 
14,8 
60 à 74 ans
15,4 
22,0 
45 à 59 ans
21,3 
20,8 
30 à 44 ans
20,0 
16,2 
15 à 29 ans
14,6 
18,3 
0 à 14 ans
17,0 

Enseignement

Les établissements scolaires de Briançon dépendent de l'Académie d'Aix-Marseille[93]. Briançon compte 1 260 écoliers, répartis dans huit écoles maternelles et élémentaires et une école privée[94]. Pour la poursuites de leurs études, les collégiens et lycéens disposent de 2 collèges, d'un lycée et d'un CIO[93]. L'université la plus proche se situe à Gap. Ce pôle universitaire est spécialisé dans les sections Gestion-Administration, et dispose d'un master sur les métiers de la montagne[95].

Santé

Le développement du climatisme a permis à Briançon de devenir « Ville-Santé » de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2010 et ville adhérente du Programme national nutrition santé (PNNS) en 2011[96]. Dans cet élan, la ville a signé en 2012 un contrat local de santé avec l'Agence régionale de santé[97].

La ville dispose d'un centre médico-sportif, dédié tant aux professionnels qu'aux amateurs[98], en plus du centre hospitalier de Briançon[99].

Plusieurs professionnels médicaux sont installés sur la commune : 52 cabinets de médecins[100], 26 cabinets d'infirmiers[101], 38 kinésithérapeutes[102], notamment.

Cultes

Les membres de l'église réformée de France se regroupent localement dans la paroisse « Freissinières-Briançon-Queyras »[103]. La commune de Briançon compte également deux paroisses de culte catholique, « Notre-Dame » et « Sainte-Catherine »[104], dépendantes du Diocèse de Gap et d'Embrun[105]. Les Témoins de Jéhovah ont également un lieu de culte dans la commune[106], ainsi que l'église évangélique[107]. Le culte juif est pratiqué dans le Briançonnais depuis le Moyen Âge[108].

Sports

Briançon comporte une équipe de hockey sur glace : les Diables rouges.
Le Prorel, qui domine Briançon, est accessible par une télécabine depuis la ville ; il est également sur le domaine skiable de Serre-Chevalier.

L'équipe de hockey sur glace des Diables rouges de Briançon évolue en Ligue Magnus, l'élite nationale[109]. Des compétitions de niveau international ont également été organisées à la patinoire René-Froger, notamment la « Champions Hockey League 2014-2015 », le club ayant remporté la ligue Magnus 2013-2014[110].

Le domaine skiable de Serre Chevalier s'étend de Briançon au col du Lautaret[111].

Autres principaux équipements sportifs : la télécabine du Prorel, piscine et centre ludo-aquatique, centre d’oxygénation, via ferrata, tennis, terrains de football et de rugby, gymnase et mur d'escalade...

Régulièrement ville étape de nombreuses courses cyclistes (Tour de France (33 fois[112]), Giro, Critérium du Dauphiné libéré). Par ailleurs, durant quelques journées en été, les cols du Galibier, de l'Izoard et du Granon sont réservés aux seuls cyclistes.

Il y a aussi l'équipe de basket-ball. Le Briançon basket-ball est en pré-national élite régionale.

L'Inter Club Escalade Briançon (ICEB) forme de nombreux grimpeurs de haut niveau dont certains sont en équipe de France.

Le Rugby club du Pays Briançonnais, également appelé RC Briançon, est engagé en série régionale du comité des Alpes.

À tous ces égards, en 2007, Briançon a été élue par l'hebdomadaire L'Équipe Magazine : ville de moins de 20 000 habitants « la plus sportive de France ».

Économie

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie des Hautes-Alpes. Elle gère le Centre Européen Médicale Bioclimatique de Recherche et d'Enseignement Universitaire (CEMBREU) de Briançon ainsi que le Centre Régional et Européen du Tourisme (CRET).

Revenus de la population et fiscalité

L'imposition des ménages et des entreprises à Briançon en 2010[113]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 18,25 % 1,12 % 6,05 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 42,62 % 2,60 % 16,33 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 173,26 % 9,26 % 83,50 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 %* 29,39 % 0,00 % 0,00 %

Emploi

En 2011, la population active à Briançon était de 5 654 personnes, soit un taux d'actif de 73,40 %, mais seules 5 165 personnes avaient un emploi, avec un taux de chômage de 6,30 %[114].

Ménages selon la catégorie socioprofessionnelle de la personne de référence en 2011[114]
catégorie socioprofessionnelle Nombre de ménages  % Population des ménages  %
Ensemble 5 171 100 10 902 100
Agriculteurs exploitants 5 0,10 10 0,10
Artisans, commerçants, chefs entreprise 326 6,3 858 7,9
Cadres et professions intellectuelles supérieures 348 6,7 825 7,6
Professions intermédiaires 968 18,7 2 336 21,4
Employés 1 030 19,9 2 049 18,8
Ouvriers 723 14,00 1 879 17,20
Retraités 1 483 28,70 2 388 21,9
Autres personnes sans activité professionnelle 288 5,6 557 5,1

Agriculture

Briançon fait partie des zones de production de l'agneau de Sisteron, des vins Hautes-Alpes IGP, y compris primeurs et des vins de la Méditerranée[115]. En 2010, sept exploitations étaient installées sur la commune de Briançon (contre 29 en 1988), pour une superficie agricole de 97 hectares (contre 849 hectares). La partie élevage regroupaient 134 têtes de bétails[116].

Industrie et artisanat

Tourisme

Une partie des remparts de Briançon, près du Champ de Mars.

Briançon est réputée pour sa vieille ville. La place forte est constituée d'un dispositif considérable imaginé par Vauban et réalisé en particulier par Tardif, directeur des fortifications du Dauphiné, et Nègre : en plus de la classique ceinture de fortifications qui entoure le centre-ville, les ingénieurs ont installé de nombreux forts sur les montagnes environnantes afin de prévenir une invasion venant de l'Italie. L'économie de la commune est principalement tournée vers le tourisme grâce à la qualité du patrimoine et du site : hôtellerie, commerce, station de ski, cyclisme, randonnée pédestre. En 1990, la construction et l'inauguration du télécabine du Prorel, reliant Briançon à Serre Chevalier, a considérablement et durablement endetté la commune. La station de ski appartient au domaine de Serre Chevalier, dont elle fut à l'origine en 1941 sur le site de Chantemerle.

Briançon est située sur les tracés des sentiers de grande randonnée GR 5, GR 5C et GR 50.

Commerces et services

La station climatique de la ville est classée avec de nombreux établissements de santé : hôpital des Escartons, établissements sanitaires (affections respiratoires et allergiques, rééducations...). Une unité de Secours en montagne (PGHM) possède une base héliportée opérant autour de Briançon, du Queyras et du Massif des Écrins.

Ville de garnison

Par son étymon celte, traduit par burgus, c'est-à-dire la forteresse, dans le monde romano-germanique et sa longue histoire, Briançon s'impose comme un des maillons du réseau de forteresses contrôlant le passage des Alpes. Elle a été aussi un lieu d'innovation militaire dans le domaine du ski à la Belle Époque et la ville de naissance véritable des chasseurs alpins. L'éternelle difficulté de déplacement hivernal accable les troupes de la garde des forteresses.

Le capitaine Clerc est un féru d'actualités militaires et de la conquête des pôles. Il a lu avec avidité le récit de la traversée à ski du Groenland de l'explorateur Fridtjof Nansen et s'inquiète de la compagnie de skieurs crée en 1900 par le fougueux colonel italien Zavottari. Il propose d'équiper à ses frais, dès l'hiver du nouveau siècle 1900-1901, six hommes et un caporal de sa compagnie à l'aide de skis. Les militaires redevenus mobiles dans le paysage blanc procèdent à des essais de tirs, de transports, d'évacuation de blessés...

Au cours de l'hiver suivant, le groupe continue ses exercices et s'enhardit à lancer des raids à skis dans la région briançonnaise. En janvier 1902, ils sont rejoints par le lieutenant de réserve Monnier qui connaît la Norvège et comprend qu'il serait facile de poursuivre l'effort du capitaine Clerc afin de redonner une efficace mobilité hivernale aux troupes d'élite alpine. Le rapport prévu de longue date est envoyé au ministère de la guerre. Le ministre accepte de poursuivre immédiatement l'effort entrepris, libère des fonds et fait venir avant la fin de l'hiver 1902-1903 deux instructeurs norvégiens, le capitaine Angell et le lieutenant Quelle. Ceux-ci envoyés rapidement par leur hiérarchie militaire sont des défenseurs de la vieille école puriste de ski norvégien alors que la mutation d'équipement touche de plein fouet les compagnies norvégiennes existant depuis au moins deux siècles. Les cadres instructeurs méticuleux organisent à l'ancienne le 159e régiment d'infanterie, afin qu'il adopte la maîtrise technique du ski et s'efforce d'améliorer l'équipement localement encore trop sommaire des pionniers militaires français. Ainsi est créé en 1903 l'école normale du ski de Briançon, premier établissement français, placé sous la responsabilité du capitaine Rivas.

Le service militaire permettrait de former au ski les populations locales, afin que l'ardente jeunesse mobilisée puisse défendre efficacement le pays. C'est du moins un des arguments du capitaine Clerc. Sa description de l'état sanitaire de la gent paysanne est catastrophiste. L'absence d'exercice au grand air, la stabulation des habitants frileux avec les vaches dans une atmosphère humide et surchauffée transforment l'hiver en une saison à risques pour les maladies pulmonaires et les infections diverses. L'hygiéniste est convaincu qu'un mode de vie, partiellement ouvert sur le grand air sain que viennent respirer les curistes, est une solution simple. Le capitaine Clerc constate que l'effet d'imitation est quasi-immédiat auprès des élites locales, en particulier à Valloire, Montgenèvre, Névache. La technologie artisanale norvégienne, promue au sein de l'atelier de préparation et de fartage du régiment, fait merveille : les descentes fulgurantes impressionnent les sportifs, le passage de col enneigé autrefois considéré comme impossible stupéfie les paysans qui admirent l'exploit des militaires, le ski avec traction animale sur les parties plates et gelées laisse pantois les premiers observateurs.

Des médecins, des membres des professions libérales nullement rebutés par la cherté de l'équipement, et même les familles de malades à demeure à Briançon optent pour ce mode de déplacement. Parfois les malades glissent sur les planches dans un but thérapeutique. Des artisans essaient par difficiles tâtonnements de réaliser des skis en mélèze, en pin cembro. Mais les officiers républicains désespèrent énormément car dans la vallée de la Durance et les vallées adjacentes, une fois l'effet de surprise passé, il ne reste que quelques groupes d'enfants et adolescents, jouant, sans moyen véritable et sans formation, à faire du ski parfois sur des douves de tonneau ou des lattes de bois de leur fabrication[117]. L'émulation paysanne anticipée est un échec en comparaison de la Norvège. Peu avant 1907, les militaires et les animateurs civils comprennent que l'émulation ne peut venir que des concours, des jeux, fêtes et démonstrations professionnelles, que les autres pays alpins, à commencer par une Suisse hurlante, agitant les clochettes, pour honorer les compétiteurs, promeuvent. Ils choisissent de concert Montgenèvre pour y organiser à proximité de Briançon un concours de ski, un sport français et une station de ski sont nés.

Unités militaires ayant tenu garnison à Briançon :

Culture locale et patrimoine

La vieille ville et ses fortifications.

L’enceinte urbaine de Briançon, la Redoute des Salettes, le Fort des Trois-Têtes, le Fort du Randouillet, la Communication Y et le Pont d’Asfeld, ont été classés au patrimoine mondial par l’UNESCO, le 7 juillet 2008. Cette reconnaissance internationale de 12 des plus belles créations de Vauban a été initiée et activement portée par la ville de Besançon à travers le Réseau des sites majeurs de Vauban.

Briançon est également classée Ville d'art et d'histoire.

La liste qui suit ne reflète qu'une petite partie des édifices répertoriés par les monuments historiques, qu'ils soient ou non protégés.

Éléments de fortifications inscrits sur la liste du patrimoine mondial

La citadelle au XIXe siècle, illustrée par Alexandre Debelle (1805-1897).

Les fortifications réalisées selon le projet de Vauban fait sous le règne de Louis XIV sont sur la liste du patrimoine mondial depuis 2008[30].

L'ensemble des éléments classés est constitué de :

  • L'enceinte urbaine de Briançon ainsi que, intra-muros, la collégiale, la place d'arme et les deux poudrières[30],[119].
  • Fort des Salettes, 1er quart du XVIIIe siècle. Façades, toitures, restes des bâtiments et terrains attenants classés ou inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du .
  • Fort des Trois-Têtes, 1er quart du XVIIIe siècle. Façades, toitures, restes des bâtiments et terrains attenants classés ou inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du .
  • Fort du Randouillet, 1er quart du XVIIIe siècle. Façades, toitures, restes des bâtiments et terrains attenants classés ou inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du .
  • Communication Y, 1er quart du XVIIIe siècle. Façades, toitures, restes des bâtiments et terrains attenants classés ou inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du .
  • Pont d'Asfeld, construit de 1729 à 1731. Classé au titre des monuments historiques par arrêté du .

Autre patrimoine militaire

Patrimoine religieux

Église paroissiale Notre-Dame-et-Saint-Nicolas (ancienne collégiale Notre-Dame), classée monument historique.

Patrimoine industriel

  • Nombreuses mines de charbon exploitées principalement par des agriculteurs XIXe et XXe siècle.
  • Usine de la Schappe, ancienne manufacture (1842-1933) de peignage de déchets de soie. Le bâtiment de 3 300 m2 est détruit dans un incendie le 5 octobre 2014[122].
  • Centrales et installations électriques.

Autre patrimoine civil

  • La Fontaine des Soupirs (ou François Ier), dans la Grande Gargouille, datant du XVIIIe siècle. Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par un arrêté du .
  • Les façades et toitures de la « maison du Temple », construite en 1575. Inscrites sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par un arrêté du .
  • L'ensemble de cadrans solaires sur les façades de bâtiments publics et maisons particulières.
  • La « maison du Pape », construite en 1635, incendiée en 1692 et reconstruite en 1714-1717. Servit successivement d'hôpital, de caserne et d'école pour jeunes filles.
  • Le couvent des Récollets.
  • La France, monument en bronze d'Antoine Bourdelle, surplombant la citadelle au sommet du Château (autre version à Paris au Palais de Tokyo). L'installation de ce monument est due à Maurice Petsche.
  • La Manne de Briançon était connue comme une des sept merveilles du Dauphiné. Il s'agissait d'un voile très fin que l'on pouvait voir le matin sur les forêts de mélèzes dans les Hautes-Alpes. Ce voile était composé de grains sucrés et blancs provenant de déjections de pucerons se nourrissant de la sève des mélèzes constituant un miellat récolté par les abeilles.

Culture

Festivals et fêtes locales

Le « bacchu-ber », danse des épées dans le Briançonnais, en 1877.
  • Festival international de musique de chambre.
  • Certains concerts du festival Messiaen au pays de la Meije.
  • Altitude Jazz Festival.
  • Fête médiévale[124].
  • Le hameau de Pont-de-Cervières accueille une fois par an, le 16 août, la danse traditionnelle du « bacchu-ber », exécutée par des hommes portant des épées ; cette danse n'existe plus que dans ce village.

Tournage de films à Briançon

Héraldique

Blason de Briançon Blason D'azur à une porte de ville crénelée d'argent surmontée de trois tourelles du même, le tout maçonné et ajouré de sable et ouvert du champ.
Détails Tel que rapporté par le Grand Larousse encyclopédique de 1960.
Alias
Blason à dessiner
D'azur, à deux pals échiquetés d'or et de gueules de trois pièces.
Selon Malte-Brun, dans la France illustrée en 1882. Il affirme en outre que les armes de Briançon auraient été « autrefois de trois d'argent, surmontées d'une quatrième, avec la devise : « PETITE VILLE, GRAND RENOM». Ce dernier blasonnement paraît curieux, puisqu'il y manque l'émail de l'écu lui-même.

Personnalités liées à la commune

Nova, et integra universi orbis descriptio. (Carte moderne et corrigée du monde entier), par Oronce Fine, 1531.

Annexes

Bibliographie

Monographies et ouvrages généraux

  • (it) Giovanni Collino, Le carte della Prevostura d'Oulx, raccolte e riordinati cronologicamente fino al 1300, Pignerol, Chiantore-Mascarelli, , 411 p. (OCLC 252891256, lire en ligne).
  • Françoise Deshairs et Véronique Faucher, Service du patrimoine de la ville de Briançon, Briançon, ville forte du Dauphiné, La Maison d'à-côté et Fortimédia, (ISBN 2-930384-15-8).
  • Paul Guillaume, Les premières fortifications de Briançon : documents inédits, Gap, Jouglard père et fils, (lire en ligne).
  • Nathalie Nicolas, La guerre et les fortifications du Haut-Dauphiné, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 2005 et 2013, 377 p. (ISBN 9782853996112 et 9782821827677, lire en ligne).

Articles

  • Jean-Dominique Merchet, « Vauban très fort ! », Libération,‎ (lire en ligne).
  • Le Monde.fr avec AFP, « Douze fortifications de Vauban au Patrimoine mondial de l'Unesco », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Élisabeth Sauze, « Briançon, ville neuve », In Situ, revue des patrimoines, no 6,‎ (lire en ligne).
  • Bénédicte de Wailly, "L'action royaliste dans les Hautes-Alpes, 1789-1800", [Bulletin de la Société d'Etudes des Hautes-Alpes, 2017]

Publication administratives

  • SANDRE, « Torrent de la Cerveyrette (X0100500) », Service d'Administration Nationale des Données et Référentiels sur l'Eau.
  • SANDRE, « La Clarée (X0000500) », Service d'Administration Nationale des Données et Référentiels sur l'Eau.
  • SANDRE, « La Durance (X---0000) », Service d'Administration Nationale des Données et Référentiels sur l'Eau.
  • SANDRE, « La Guisane (X0010500) », Service d'Administration Nationale des Données et Référentiels sur l'Eau.
  • SANDRE, « Torrent de l'Orceyrette (X0110520) », Service d'Administration Nationale des Données et Référentiels sur l'Eau.

Articles connexes

Prunier de Briançon[128].

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Site de l'office de tourisme
  • La cité Vauban de Briançon
  • Briançon au début des années 1970

Notes et références

Références

  1. Le Monde.fr avec AFP 2008
  2. Jean-Dominique Merchet 2008
  3. « Briançon, la plus haute ville d’Europe ? », sur ledauphine.com, .
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Elisabeth Sauze, « Briançon, ville neuve », In Situ. Revue des patrimoines, no 6,‎ (ISSN 1630-7305, DOI 10.4000/insitu.8555, lire en ligne)
  5. Sandre : La Durance
  6. Sandre : La Clarée
  7. Sandre : La Guisane
  8. Sandre : Torrent de la Cerveyrette
  9. Sandre : Torrent de l'Orceyrette
  10. a, b et c Données climatiques Météo climat bzh dyndns.org consulté septembre 2012
  11. Encyclopædia Universalis, « BRIGANTIA », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 7 octobre 2017)
  12. a et b Deshairs & Faucher 2006, p. 9.
  13. a et b Deshairs & Faucher 2006, p. 10.
  14. a et b Giovanni Collino 1908, Charte XXIV, page 29.  [lire en ligne]
  15. Deshairs & Faucher 2006, p. 11.
  16. Deshairs & Faucher 2006, p. 14.
  17. Deshairs & Faucher 2006, p. 19-20.
  18. Deshairs & Faucher 2006, p. 21.
  19. a, b, c, d, e, f et g Deshairs & Faucher 2006, cd-rom.
  20. a et b « place forte de Briançon - Inventaire Général du Patrimoine Culturel », sur dossiersinventaire.regionpaca.fr (consulté le 17 mars 2017)
  21. Deshairs & Faucher 2006, p. 13.
  22. Deshairs & Faucher 2006, p. 39
  23. a et b Deshairs & Faucher 2006, p. 43
  24. Deshairs & Faucher 2006, p. 44
  25. Deshairs & Faucher 2006, pp. 45 à 47
  26. Deshairs & Faucher 2006, p. 48
  27. Deshairs & Faucher 2006, p. 72
  28. Deshairs & Faucher 2006, p. 54
  29. Deshairs & Faucher 2006, pp. 73 à 74
  30. a, b et c « Les fortifications de Vauban - Ville de Briançon », sur www.ville-briancon.fr (consulté le 10 mars 2017)
  31. « Briançon, Mont-Dauphin, Vauban Unesco Hautes-Alpes », sur vauban.alpes.fr (consulté le 10 mars 2017)
  32. Deshairs & Faucher 2006, p. 86
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  42. Est cité à l'ordre de l'armée : « Le 2e bataillon du 4e régiment de tirailleurs marocains, unité de choc qui, sous les ordres du chef de bataillon Daillier n'a connu que des succès. Depuis l'arrivée en France, s'est emparé de haute lutte de la citadelle de Briançon en septembre 1944 », Jean Verhaeghe, Le quatrième RTM, Service historique de l'Armée de terre, 1989, p. 132
  43. http://www.premier-ministre.gouv.fr/IMG/pdf/24_07_Modernisation_de_la_Defense_nouveau_dispostifif_territorial.pdf
  44. Ces remarques ne résultent pas d'une analyse statistiques des données présentées. Elles n'ont qu'une valeur indicative.
  45. Résultats des élections présidentielles de 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
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  108. Championnat de Hockey sur glaces 2014/2015
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  114. Produits agricoles IGP ou AOC
  115. Exploitations agricoles en 2010
  116. Le capitaine Clerc constate que la bonne société dauphinoise en 1906 peut se payer cet équipement coûteux pour quelques promenades. Les bons pratiquants des ski-clubs, des compagnies militaires et des sociétés de promenades ne sont pas légion. Grâce au Dauphiné alors en pointe, les Alpes ne peuvent compter que sur un millier de bons skieurs, chiffre très bas selon le capitaine Clerc qui les opposent déjà aux quatre mille skieurs allemands, aux trois mille Autrichiens et aux deux mille excellents skieurs des 22 clubs helvétiques.
  117. Modernisation de la Défense : le nouveau dispositif territorial
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  121. Briançon: l'immeuble du parc de la Shappe totalement détruit par un incendie sur france3-regions.francetvinfo.fr
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  127. par Pierre-Joseph Redouté

Notes

  1. a et b Briançon en graphine normalisée, Briançoun en graphie mistralienne
  2. « ... Moi, le comte Guigue, retenu par l'infirmité au château de Briançon, ne pourrait me rendre à la consécration [de l'église] ... »[14]
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .