Bourges

Bourges
La cathédrale Saint-Étienne de Bourges.
La cathédrale Saint-Étienne de Bourges.
Blason de Bourges
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher (préfecture)
Arrondissement Bourges (chef-lieu)
Canton Bourges-1
Bourges-2
Bourges-3
Bourges-4
Intercommunalité Bourges Plus
Maire
Mandat
Pascal Blanc (UDI)
2014-2020
Code postal 18000
Code commune 18033
Démographie
Gentilé Berruyers[1]
Population
municipale
66 528 hab. (2014en diminution de -0.39 % par rapport à 2009)
Densité 968 hab./km2
Population
aire urbaine
140 407 hab. (2017)
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 04″ nord, 2° 23′ 47″ est
Altitude Min. 120 m – Max. 169 m
Superficie 68,74 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-bourges.fr

Bourges (prononcé [buʁʒ]) est une commune française, préfecture du département du Cher. Avec 66 528 habitants (2014), c'est la commune la plus peuplée du département. Au centre d'une aire urbaine de 140 407 habitants (la 62e de France), Bourges est la troisième commune la plus peuplée de la région Centre-Val de Loire, après Tours et Orléans, et devant Blois, Châteauroux et Chartres.

Elle est aussi la capitale historique du Berry, province de l'Ancien Régime correspondant approximativement aux départements actuels de l’Indre et du Cher.

Ses habitants sont appelés Berruyers ou Berruyères.

Bourges

Sommaire

Géographie

Généralités

Capitale de l'ancienne province du Berry, à quelques dizaines de kilomètres du centre géométrique de la France métropolitaine, et à 240 km au sud de Paris, la ville de Bourges est située à la confluence de plusieurs rivières (Yèvre et Voiselle, une de ses dérivations, Auron, Moulon, Langis). Cette forte présence de l'eau affluant dans une vallée (celle de l'Yèvre) à la pente très peu marquée explique l'importante surface marécageuse au pied de la ville médiévale (actuel centre ville, sur un promontoire rocheux en prolongement du plateau Sud). Ces vastes zones humides cernant autrefois la ville à l'Est et l'Ouest et pendant longtemps dédiées au pacage et au maraîchage ont au fur et à mesure du développement urbain été aménagées par les humains : canalisation des cours d'eau, remblais, urbanisation, exploitation agricole. Les marais de l'Yèvre et de la Voiselle divisés en multiples parcelles et dédiés aujourd'hui à l'exploitation potagère d'agrément et aux loisirs ont au sein de cet ensemble géographique spécifique peu subi l'urbanisation.

Ce n'est que tardivement dans les années 1970, qu'un lac artificiel a été créé au sud de la ville par l'établissement d'un barrage sur l'Auron, qui est maintenant le centre d'une expansion urbanistique de la Ville vers le Sud.

La ville de Bourges est cependant désavantagée par sa situation géographique, qui n'offre aucune voie principale de communication aussi bien ferroviaire que routière. Elle dispose malgré tout d'un grand patrimoine historique comme l'Avaricum, la cathédrale Saint-Étienne de Bourges classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO, le palais Jacques-Cœur ou encore la Maison de la culture de Bourges.

Ancienne ville fortifiée, Bourges témoigne encore aujourd'hui de ces marques avec la présence notamment au niveau de la mairie de remparts gallo-romains ainsi que le marquage au sol d'une ancienne tour.

Communes limitrophes

Climat

Le climat de Bourges est tempéré avec des influences continentales et océaniques. Les données suivantes ont été relevées à la station Météo France de l'aéroport de Bourges :

Tableau climatologique de Bourges sur la période 1981-2010 (records depuis 1945)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,1 1,1 3,4 5,3 9,2 12,4 14,4 14,1 11,1 8,3 4 1,8 7,2
Température moyenne (°C) 4 4,8 8 10,4 14,4 17,8 20,2 19,9 16,5 12,7 7,4 4,6 11,8
Température maximale moyenne (°C) 6,9 8,5 12,5 15,5 19,6 23,1 26 25,6 21,8 17 10,7 7,4 16,3
Record de froid (°C)
date du record
−20,4
16-01-1985
−16,4
14-02-1956
−11,3
01-03-2005
−3,7
12-04-1986
−2,6
07-05-1957
3,4
05-06-1969
4,6
10-07-1948
4,6
22-08-1946
1,8
20-09-1962
−5
30-10-1997
−9,1
24-11-1998
−14
20-12-1946
−20,4
16-01-1985
Record de chaleur (°C)
date du record
17,6
30-01-2002
22,6
24-02-1990
29,4
25-03-1955
29,4
16-04-1949
32
27-05-2005
38
27-06-2011
39,6
28-07-1947
39,9
10-08-2003
35,1
16-09-1961
31,7
01-10-1985
23,4
07-11-2015
20
16-12-1989
39,9
10-08-2003
Ensoleillement (h) 67,9 88,6 151 175,7 210 224,9 239 232,7 185,5 124,5 72,2 55,3 1 827,5
Précipitations (mm) 55,2 52 53,2 62,4 78,6 60,5 66,1 55 59,7 71,7 65,7 67,8 747,9
Source : Météo France
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
6,9
1,1
55,2
 
 
 
8,5
1,1
52
 
 
 
12,5
3,4
53,2
 
 
 
15,5
5,3
62,4
 
 
 
19,6
9,2
78,6
 
 
 
23,1
12,4
60,5
 
 
 
26
14,4
66,1
 
 
 
25,6
14,1
55
 
 
 
21,8
11,1
59,7
 
 
 
17
8,3
71,7
 
 
 
10,7
4
65,7
 
 
 
7,4
1,8
67,8
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Toponymie

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Le nom initial de la ville était Avarico (ou bien une forme proche), dérivé de celui de la rivière qui la borde, l’Avara, de nos jours l’Yèvre. Il signifiait donc « la ville au bord de l’Avara ». La conquête romaine lui a occasionné, au moins dans les textes, une latinisation en Avaricum, qui se rencontre à plusieurs reprises chez César, au livre VII et au livre VIII (écrit en fait par Hirtius) des Commentaires sur la Guerre des Gaules, puis au livre III (47) des Commentaires sur la Guerre civile. On le trouve également dans l’Epitome de Florus (I, 45) au IIe siècle de notre ère, et dans l’Itinéraire d’Antonin (460, 4), ainsi que sur la Table de Peutinger. Le géographe Ptolémée le transcrit en grec (II, 7, 10).

Durant l’Antiquité tardive, de nombreuses capitales gallo-romaines ont vu leur nom sortir de l’usage, remplacé par celui de la cité qu'elles administraient. Ces changements pourraient avoir eu pour cause l'affaiblissement du pouvoir impérial, qui a redonné de l'autonomie aux collectivités territoriales gauloises. L'essentiel de la vie civique étant concentré dans la capitale, la notion de chef-lieu et celle de ciuitas se seraient donc diluées l'une dans l'autre, conduisant à une identité de nom pour la ville et pour son territoire. Ce processus a vu Avaricum recevoir une désignation fondée sur apud Bituriges, chez les Bituriges[2].

L’évolution phonétique qui de Bituriges mène au nom de Bourges s’explique par plusieurs raisons associées, dont la première, qui a conditionné la suite, consiste dans le fait que les mots latins possédaient une syllabe accentuée, que l’on prononçait avec une insistance particulière, au détriment des autres, qui dans certaines conditions ont fini par s’effacer, dans le cadre d’une recherche instinctive de plus grande facilité pour une prononciation rapide du nom, plus conforme aussi à la physiologie des organes intervenant dans la parole. Dans le cas de Bituriges, il s’agit de la syllabe qui précède l’avant-dernière et que l’on appelle l’antépénultième, autrement dit la syllabe –tu-. La sonorité qu’elle traduit persiste dans l’évolution du mot vers le français, même si dans le cas présent, la graphie a évolué pour conserver la prononciation initiale en « ou ». Quant à la graphie, elle s’est plus ou moins attachée à suivre l’évolution de la prononciation[3].

Nous disposons de quelques jalons[4]. Dans la seconde moitié du IVe siècle, l’historien Ammien Marcellin (XV, 11) use de la graphie Biturigae. Quelques décennies plus tard, Orose, dans ses Histoires contre les païens (VI, 11), écrit Biturigo Civitas , et au cours des mêmes années, un texte administratif, la Notice des Gaules (XII, 2) emploie la forme Civitas Biturigum. En 471, l’évêque de Clermont, Sidoine Apollinaire, mentionne dans sa correspondance (VII, 5, 8 et 9) Biturigas, ainsi que la plebs Biturigis, la population de Bourges. Environ un siècle plus tard, Grégoire de Tours, dans son Histoire des Francs (I, 31), a recours à Bitorex, Biturigas,et Biturigum. Vers les années 650, Jonas de Bobbio, dans sa Vie de saint Colomban (II, 10), fait état de la Betoricensis urbs. Un peu plus tard, on lit sur des monnaies mérovingiennes[5] les formes suivantes : Betorex, Betoregas, Betorigas et Beoregas, la dernière témoignant de l’effacement du t intérieur dans la prononciation. Plus près de nous, au XIIIe siècle , une liste fiscale dite Liève contient à plusieurs reprises la forme Borges, témoignant d’une progression qui aboutit, dans un document daté de 1410 et évoqué par A. Buhot de Kersers dans son Histoire et statistique (II, p. 1), à la forme que nous connaissons actuellement, de la sorte attestée au début du XVe siècle : Bourges.

Urbanisme

Quartiers de Bourges

La ville possède de nombreux quartiers qui sont eux-mêmes divisés en trois secteurs : Le centre-ville divisé en deux zones, la couronne centrale l'encerclant et qui se divise en cinq zones et les quartiers en périphérie de la ville au nombre de treize qui représentent des secteurs précis tels que l'industrie. Certains quartiers disposent d'une mairie annexe mais la plupart sont directement reliés à celle de Bourges.

Le centre-ville, au cœur de la ville divisé en deux zones et délimité par les boulevards permettant de le contourner, représente l'hypercentre et regroupe la principale rue marchande (rue Moyenne), la préfecture de Bourges, le pôle d'échange des bus (place de la Nation), la cathédrale Saint-Étienne jusqu'à la gare SNCF. Il dispose aussi de nombreux parcs paysager ouverts au public comme le jardin de l'archevêché ou celui des Pré-Fichaux.

Les couronnes centrales, au nombre de 4 regroupent l'ensemble des zones qui encerclent le Centre-Ville et qui dynamisent la ville. Elle regroupe la majorité des collèges, lycées et enseignements supérieurs. Les marais de Bourges sont eux aussi inclus dans cette zone. Les couronnes sont intégralement gérées par la ville de Bourges, considérées comme le prolongement du Centre-Ville.

Les quartiers à l'intérieur de Bourges et périphériques à la ville, au nombre de treize et pour la plupart disposant de Conseil de quartier sont les principaux secteurs où sont situés l'industrie et les commerces. Dans le quartier de Gionne se situe l'école militaire de Bourges, au niveau du secteur de la pyrotechnie. Le quartier de Pignoux accueille la toute nouvelle Technopole Lahitolle regroupant l'INSA de Bourges ainsi que les entreprises innovantes.

Les Quartiers de la Chancellerie et des Gibjoncs ont quant à eux fait partie d'un requalification et d'une rénovation dû à leur classement en Zone urbaine sensible.

Quartier de Mazières-Barbès

Le quartier Mazières-Barbès est un quartier historique de la ville de Bourges, un élément du patrimoine berruyer. Le quartier se transforme au XIXe siècle avec l'industrie et il s'urbanise. Il existe deux éléments forts qui apportent de la richesse au XIXe siècle dans cette ville : la fonderie de Mazières et les moulins à eau.

Avant le XIXe siècle, ce quartier est éloigné du centre-ville. Cette zone est uniquement rurale et développe une économie plutôt tournée vers l'agriculture et l'élevage. La population provient du monde rural, se déplace à dos d'animaux ou emprunte la voie fluviale du canal de Berry. Un élément qui a disparu de nos jours traduisait l'économie de l'époque : le moulin du Beugnon (fabrication de farine).

Durant l'essor économique en France et en Europe, le quartier va s'étendre en superficie et se rapprocher de la ville. Outre le moulin, une construction fondamentale va développer l'urbanisation, transformer en cité ouvrière le quartier, renforcer et accroître l'économie de la ville, du Cher : la fonderie de Mazières. Cette fonderie a été créée par Melchior de Vogüé, un industriel français.

La rue de Mazières apparaît. Avant cette époque, l'emplacement n'est qu'un chemin.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
Quartier Mazières-Barbès au XXIe siècle 

En 2016, le quartier est devenu résidentiel, on peut parler de cité dortoir. Le lieu principal est devenu l'école qui rassemble l'ensemble des enfants vivant sur le quartier (filles comme garçons de 3 à 11 ans). Le quartier s'est encore étendu en direction du centre-ville : on parle maintenant du quartier Mazières-Barbès. Il s'étend de la ville, au nord et jusqu'à la commune de Trouy au sud. Il s'est développé aussi grâce au réseau routier qui fait du quartier une zone où existe une circulation dense.

La population est très hétérogène d'un point de vue social et économique. Le quartier s'est transformé avec le temps et grâce aux progrès techniques et scientifiques : on observe l'apparition de maisons plus grandes et plus confortables, mais aussi l'existence de petits immeubles. Il reste que certaines maisons de l'époque demeurent encore, même si elles ont subi des transformations. Cela fait tout le charme du quartier et fait que ce quartier est un élément du patrimoine berruyer à visiter.

Le canal de Berry a été comblé et est devenu une voie verte appelée « trouée verte ». Elle complète ainsi la « rocade verte », ceinturant la ville de Bourges[6].

On constate donc actuellement :

  • une forte urbanisation ;
  • une population augmentée mais hétérogène sur le plan social et économique : elle y réside mais travaille ailleurs. On parle de la cité dortoir ;
  • un lieu incontournable ; ce qui peut permettre aux résidents de se rencontrer : les écoles primaire et maternelle situées au 21 de l'avenue de Saint-Amand.

Quartier du Moulon

Le quartier du Moulon se situe au nord de Bourges. Il s'est développé à partir de l''industrialisation au XIXe siècle. Son habitat est très divers et marqué par les différentes politiques urbaines de la ville de Bourges.

Quartier du Moulon jusqu'au début du XXe siècle

Ce quartier tient son nom de la petite rivière qui le traverse, le Moulon, Or vers 1840, ce futur quartier est encore situé en pleine campagne[7].

Peu après, il connut un développement économique, plusieurs usines s'y installèrent : dès 1847 la briqueterie d'Archelet extrayait l'argile proche du Moulon, les fabriques de toiles cirées Félix Chédin furent créées en 1856, l'usine de chaussures Montigny en 1872, l'usine Helbronner spécialisée dans les fournitures d'équipements et chaussures militaires vers 1890 (l'armée est omniprésente à Bourges à partir des années 1870). [8]

Sous l'effet de ce développement industriel, de petits logements sortent de terre comme dans la rue Armand-Bisson. Il s'agit de maison en bande dont la lucarne est engagée dans le mur de façade. L'urbanisation se poursuit jusqu'en 1914 le long de la rue Félix Chédin. Mais contre toute attente, ce ne sont pas seulement des petites maisons ouvrières qui s'y développent, celles-ci côtoient de grandes maisons bourgeoises comme la maison Montigny-Labbé mais également la maison Gabard. Elles sont souvent l'œuvre des propriétaires des usines nouvellement installées. C'est à partir des années 1920 que la ville de Bourges lance une politique de gestion de l'habitat social dans ce quartier.

Développement du quartier de 1920 à 1940

L'Office municipal des habitations à bon marché (OMHBM) de Bourges est créé en 1922. Henri Laudier, maire de 1919 à 1943, en est le président du conseil d'Administration. Il fit construire les premières Habitations à bon marché (HBM) dans les quartiers du Moulon et de l'Aéroport. Ce sont de petites unités réalisées à partir de 1923 par l'architecte de la ville Petitjean. Il s'agit de pavillons jumelés mis en service en 1926. En 1929, un immeuble de deux étages comprenant huit logements est prêt à recevoir des locataires. Ce petit ensemble HBM qui comprend en tout vingt logements est toutefois insuffisant : le maire de Bourges prévoit d'en construire environ 500. Il décide donc de passer à une construction à grande échelle.

Parallèlement, la construction d'une cité-jardins au Moulon est projetée dès 1926. Elle fait suite aux réflexions qui se diffusent entre les deux guerres au sujet du logement social. En 1927, l'architecte Maurice Payret-Dortail propose la construction d'un ensemble de pavillons jumelés à un étage dont le coût de construction s’élève a plus de 5 millions de francs. Le projet, jugé trop cher par la municipalité, est abandonné et un second projet, proposé par Georges Demay, prévoit la création d'un îlot d'immeubles formant un U au prix de 1 million et demi de francs.

Cité-jardins du Moulon

C'est donc finalement une cité-jardins comprenant 90 logements et quatre boutiques qui est bâtie entre la fin de l’année 1931 et le mois d'avril 1933 à proximité des usines Félix-Chédin (fabrique de toiles cirées), de la cordonnerie militaire, du campement et de la fabrique d'essieux. Trois petits immeubles de 10 logements chacun complètent cet ensemble intégrant des jardins et des squares[9]. Les appartements sont petits mais fonctionnels : 28 m2 pour les deux pièces et 49 équipés d'éléments de cuisine (fourneau et évier), d'un garde-manger et de WC. Dans les années 1930, une seconde opération voit le jour pour compléter la cité-jardins. Elle permet l'érection de 120 logements dont huit immeubles collectifs et deux pavillons. Cette cité du Moulon est considérée comme une réalisation d'avant-garde.

Parallèlement, pendant l'entre-deux-guerres, le quartier va connaître le développement de pavillons de banlieue. En effet à partir de 1925, les lotisseurs privés investissent dans ce quartier. Sous l'impulsion de la loi Loucheur (13 juillet 1928), des maisons individuelles équipées du confort moderne (eau, gaz et électricité) mais également pourvues d'un jardinet, sortent de terre.

Pavillons du Moulon
Après la Seconde Guerre mondiale

Après la deuxième guerre mondiale, le rythme des constructions s'accélère. Jean Festoc en 1948 propose la construction de 120 logements à édifier rue Cuvier. Monsieur Berthelot, architecte du ministère de la construction et de l'urbanisme refuse ce projet insuffisant. Il demande 140 logements. Jean Festoc revoit sa copie et propose en 1950-1951 139 logements à édifier en trois tranches.

Quartier du Val d'Auron et le Lac

Plan du Val d'Auron

Ce quartier a été créé au sud de Bourges dans les années 1970. Son nom vient de la rivière qui coule à cet endroit: l'Auron. À cause des estimations démographiques qui prédisaient une augmentation de la population dans les années 1970, le maire Raymond Boisdé fit construire un quartier sur le flanc d'un lac artificiel et conçut une zone verte sur la rive ouest.

Au cœur du projet : le lac artificiel d'Auron

Le lac d'Auron a été mis en eau en 1977. Il s'étend sur 82 hectares, 2 200 mètres de long et 400 mètres de large mais profond seulement de 1,7 à 5 mètres dans de rares endroits. Le 11 mai 1974, le Conseil municipal entérine la décision de créer une zone d'aménagement concerté (ZAC) et un plan d'eau. L'ensemble du projet recouvre une surface de 540 hectares. Dans les plans directeurs de la construction du lac, il est question d’aménager la rive ouest du lac en espace vert avec différents équipements sportifs ou de loisirs. Il se trouve à moins de deux kilomètres du centre-ville[10].

Ce projet est l’œuvre du maire Raymond Boisdé puis de son successeur Jacques Rimbeault et de l'architecte de la ville de l'époque Jean-Paul Chazelle, Le coût total du projet avoisine les 35 millions de francs. Lors de son inauguration, le 26 février 1977, il était seulement prévu d'y tenir des compétitions d'aviron, d'aménager une plage, du côté de Plaimpied, permettant la baignade. Serge Lepeltier , maire de 2005 à 2014, voulait en faire un des symboles de la nature en pleine ville développant la pratique de diverses activités autour et sur le lac tout au long de l'année: la pêche, surtout celle de la carpe,la voile et le canoë kayak. Le tour du lac est aussi aménagé pour permettre de pratiquer toutes sortes de sports ou d'activités familiales, comme la course, la marche, le vélo etc. On y trouve une base de voile, un centre d'aviron proposant des compétitions de niveau international, un centre hippique, des cours de tennis et un terrain de golf.

Des associations locales proposent au public d'y découvrir les nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs qui se donnent rendez-vous sur l’île au milieu du lac. Le plan d'eau est soumis à plusieurs protections réglementaires pour la chasse et la pêche. Le lac a un grand intérêt écologique. Ce sont plus de 175 espèces qui ont été observées depuis les rives par des ornithologues. Afin de protéger le calme, la faune et la flore des bordures du lac, le réseau de voirie a été conçu afin que les voitures ne puissent pas aller jusqu'aux rives du lac.

Mais après 40 ans d'utilisation, le lac souffre d'un envasement important qui nécessiterait de coûteux travaux.

Quartier du Val d'Auron

Aménagé sur 180 hectares, pour accueillir entre 6000 et 7000 personnes, le quartier possède une école, des logements, des commerces, des jeux pour enfants tout autour du plan d'eau, une maison de retraite, des équipements sportifs et une bibliothèque. En 2007, sa population atteignait 7 000 habitants répartis sur 2 500 logements[11]. La physionomie du quartier est marquée par un habitat, situé sur le flanc est du lac, composé de petits collectifs et de logements individuels se répartissant en lotissements et adoptant une voirie en courbes, se terminant en impasses sur un rond-point très en vogue dans les années 1970-1980[12].

Les Marais du Val d'Auron

Les marais du val d'Auron font partie de l'un des espaces naturels sensibles, plusieurs panneaux ont été installés afin de rappeler et de sensibiliser les promeneurs au fait que le Val d'Auron est un endroit protégé qui présente un intérêt écologique. La mairie a demandé à l’association Nature18, gestionnaire du site, de refaire une nouveau plan de gestion par rapport à la protection de la faune et de la flore du lac du Val d'Auron[13].

Quartier de l'aéroport

Le quartier de l'aéroport se situe au sud-ouest de la ville de Bourges. Il a été créé aux abords de l'aérogare . De nombreuses habitations ont été réalisées pour héberger les aviateurs et le personnel. Le quartier s'est beaucoup développé tout au long du XXe siècle.

Début de l'industrie aéronautique à Bourges
Plan de Bourges en 1938

En juillet 1934, l'aérogare de Bourges, construite et exploitée par la société l'Aérienne ouvre ses portes. Le bâtiment possède un bar, un restaurant, et des locaux d'accueil. Avec un style Art déco, il présente deux façades: côté rue et côté piste.Le 19 juin 1940, les Allemands entrent dans la ville de Bourges et réquisitionnent les installations aéroportuaires : l'usine de la S.N.C.A.C (Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord), et les logements du quartier de l'aéroport. En 1941, l'aérogare est détruite par l'armée allemande, afin de faciliter l'approche des bombardiers de retour de leurs missions en Angleterre. À la libération de 1945, l'usine S.N.C.A.C se retrouve en mauvais état. Elle redémarre en 1949, l'activité est relancée grâce à la production d'avions de transport.Dans les années 1970, l'usine emploie plus de 3000 employés, elle se lance également dans la fabrication de missiles[14].

Aujourd'hui, le groupe MBDA (groupe industriel leader européen des missiles et des systèmes de missiles) y a développé son activité.

Naissance du quartier
Plan du quartier de l'aéroport

La construction du quartier de l'aéroport a commencé en 1931. Les rues portent le nom d'aviateurs célèbres comme la rue Hubert Latham, l'Avenue Marcel Haegelen ou la rue René Mesmin. La première guerre mondiale a entraîné une grave crise du logement dans la ville de Bourges. Afin de pouvoir créer des habitations pour les personnes dans le besoin, le maire de l'époque Henri Laudier s'inspire des cités jardins, (zones résidentielles propres possédant des espaces verts), ainsi que des logements individuels très en vogue en France à cette époque. D'après la loi loucheur, ce maire envisage également le projet d'Office Public d'Habitations à Bon Marché et qui sont les ancêtres de nos H.L.M. Ces établissements publics permettent la création de maisons peu chères et donc plus accessibles. Dans un premier temps, les nouveaux logements devaient se situer face au cimetière du Lautier mais il a finalement été décidé de les construire près du pôle aéronautique[14]. Plan du quartier de l'aéroport de nos jours

Évolution du quartier
Vue aérienne du quartier de l'aéroport

L'architecte en charge du projet Maurice Payet- Dortail et son équipe proposent un projet dans lequel des logements sociaux et collectifs se côtoieraient avec un style semblable aux cités-jardins parisiennes de l'époque, (Plessis-Robinson dans la périphérie parisienne ). Elles sont ainsi séparés en îlots avec un style moderne. Les rues principales sont bordées d'immeubles collectifs qui suivent les courbes des ronds-points. Leurs habitants ont accès à tous les équipements nécessaires pour avoir une vie de famille agréable: petits chemins, espaces verts et squares avec jeux d'enfants, jardins familiaux.

Les travaux commencent en 1931 avec la réhabilitation de la partie ouest du quartier. En 1934, 9 bâtiments collectifs offrant 156 logements sont construits, chacun ayant ses propres caractéristiques d'aménagement.

Vient ensuite la création des pavillons individuels entre 1933 et 1938. Ce sont 108 pavillons qui vont être construits par les entreprises Leising et Vialanet. L'ingénieur Decourt propose des « maisons isothermes » qui permettent une meilleure isolation et ainsi moins de dépenses énergétiques pour les habitants. Ces pavillons construits sur des parcelles de 300 m2 sont équipés pour la vie familiale avec plusieurs pièces et un jardin. 

De 1939 à 1940, avec le début de la Seconde Guerre mondiale, un second programme de logements collectifs est mis en œuvre. Ce sont 70 logements qui vont être créés, divisés en sept bâtiments. Ces bâtiments voient leur esthétique évoluer. Ils ont maintenant des balcons et les façades sont variées (certaines ont des bandes colorées...)

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les bombardements détruisent quarante-neuf logements collectifs et individuels et en abîment deux-cent quarante-sept. Les reconstructions se font de 1946 à 1948. Les travaux sont confiés à Jean Festoc, qui collabore avec Demay décédé en 1947. L'emplacement des immeubles reprend celui du projet initial de 1935 et l'architecture garde l'esprit moderniste dans le traitement très géométrique des façades. C'est à la même époque qu'est édifié un groupe scolaire. Le projet étudié dès les années 1930, avait été interrompu par l'Occupation, mais le Baby Boom des années d’après guerre rendait cette construction indispensable[14].

Parallèlement, sont construites des cités Castors. À Bourges deux cités castors ont vu le jour dans les années 50 : la première entre la route de La Chapelle et Bellevue, la seconde rue Guilbeau dans le quartier aéroport, à proximité immédiate de la cité-jardins. Face à la pénurie de logement, des familles s'unissent en coopérative. Le principe de ces cités Castors est de permettre aux plus modestes de devenir propriétaires grâce à la solidarité et la communauté car les uns construisent pour les autres.

Ainsi vingt-trois pavillons individuels voient le jour. Formés très simplement, ils sont tous sur le même alignement en léger retrait sur la rue et présentent tous un pignon sur rue. Plus de 50 ans après, les Castors sont toujours en place et contrairement à d'autres secteurs de construction, ces maisons n'ont pas vieilli, leur entretien par les propriétaires a été réalisé, et aujourd'hui, ce quartier reste un des plus prisés de la ville[15].

Renouveau du quartier

En 2004, le réaménagement de la ville de Bourges commence sous l'impulsion du PRU (plan de renouvellement urbain), le quartier de l'aéroport fait alors l'objet d'un grand projet de réhabilitation. En 2005, le choix est fait de rénover les logements de la cité-jardins car celle-ci reste un des rares témoignage français de cette forme de modèle urbain et de logements populaires. Ce projet est mis en place avec l'aide de l'État et validé par l'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine.

Parallèlement, 126 logements sont construits à l'entrée de la ville dont 76 sont des logements sociaux. Ces derniers s'étendent sur 5 101 m2 et 16 d'entre eux seront adaptés pour les handicapés. Les travaux ont duré jusqu'en février 2011[16]. Ces nouveaux logements sont très économiques au niveau énergétique et ont des propriétés acoustiques. En outre, le projet a également consisté à maintenir les qualités urbaines du site, tout en l'adaptant aux besoins actuels. Les cœurs d’îlots ont été complètement repris et des garages ont été implantés là où c'était possible. Les réseaux ont été enfouis et un nouvel éclairage public installé. Enfin, les routes ont été refaites intégrant des pistes cyclables. De ce fait, l'allure générale du quartier a donc été profondément rajeunie.

La réhabilitation de l'habitat a concerné également 99 pavillons et immeubles collectifs, propriétés du bailleur social Bourges Habitat. Les travaux ont varié en fonction des pavillons concernés. Par ailleurs, une quarantaine d'entre eux étaient encore habités au début des travaux : des relogements ont donc été accompagnés et pris en charge par le bailleur. Des adaptations ont été proposées pour le maintien des personnes âgées dont certaines étaient là depuis la fin des années 40.

Au final, sauf exception, les pavillons de la cité-jardins ont été complètement restructurés à l'extérieur (jardins, clôtures, façades) comme à l'intérieur (création d'une pièce à vivre plus grande au rez-de-chaussée, création d'une chambre ou d'une salle de bain dans les extensions nouvelles). Un jardin potager collectif a même été recréé par des habitants de la cité[14].

Quartier Lahitolle

Le nom de ce quartier provient du lieutenant colonel d’artillerie Henry Périer de Lahitolle (1832-1879). Ce dernier est nommé directeur des établissements militaires de Bourges en 1875 grâce à son invention, le canon de 95 mm qui porte son nom. Pour des raisons stratégiques, Napoléon III décida en 1860 d'implanter une fabrique d'armement dans le centre de la France. Le choix de la ville de Bourges est stratégique et politique. En effet, Bourges est éloigné des frontières, et donc des invasions. Ce choix est aussi politique car Napoléon III répond à une demande des pouvoirs publics locaux qui souhaitent une décentralisation. Un complexe de fabrication d'artillerie se construit sur le site. Il est composé d'une fonderie à canon, un arsenal pour le matériel de guerre, un magasin à poudre et une école de pyrotechnie chargée essentiellement des projectiles[17].

À la fin du XIXe siècle, les établissements militaires se développent. Vers 1880 les établissements militaires deviennent une véritable ville dans Bourges avec leurs propres équipements (hôpital, prison et commerces). Ce complexe industriel conditionne le développement urbain ce qui permet l'extension de Bourges et le développement de sa voirie. Des maisons ouvrières en bande ou jumelées et des maisons de contremaîtres ou d'employés sont construites sur la route de Nevers (aujourd'hui avenue Ernest Renan).

Pendant la Première Guerre Mondiale, le centre d'armements fonctionne à plein régime. À cette époque, la ville atteint les 100 000 habitants, et donc pour répondre à cet accroissement de la population, des baraquements militaires sont installés sur des terrains inoccupés entre la place Malus et le carrefour de Pignoux. Un nouveau quartier prend naissance au lieu-dit "les Bigarelles", aménagé d'abord avec des constructions provisoires puis, après la guerre par des immeubles collectifs en durs. Des immeubles sont construits à partir de 1918 aux Dumones et quelques années plus tard, apparaît la cité-jardins des Fonds-Gaidons[18].

Après ce premier conflit mondial, la production d'armements diminue fortement. Les ouvriers n'ont plus de travail et s'en vont. Bourges retrouve alors sa population d'avant-guerre. La municipalité décide alors de diversifier les activités, par exemple: l'atelier de construction construit des voitures, et la pyrotechnie répare des wagons de chemins de fer. En 1937, le réarmement de l'Allemagne permet au site de Lahitolle de retrouver son activité. En 1940, pendant la Seconde Guerre Mondiale, Bourges est occupée. Les Allemands découvrent un savoir-faire précieux, et réquisitionnent les ouvriers pour les envoyer en Allemagne. Ce conflit a permis de moderniser le matériel militaire. De ce fait, la production de canons n'est plus aussi importante. Lahitolle est donc délaissé au profit de sites complémentaires liés à aéronautique. Face à cette situation, les établissements militaires de Lahitolle deviennent l'EFAB (Établissement de Fabrication d'Armements de Bourges), qui regroupe trois secteurs d'activités: les études, la fabrication et la formation.

Avec la fin de la Guerre froide, le déclin de l'activité des industries militaires de Lahitolle s'amorce. Les pouvoirs publics se mobilisent. La création de l'ENSI (école nationale supérieure d'ingénieurs ) constitue le premier pas vers la reconversion du site. Puis en 2003, un contrat de site est mis en place. Des réflexions sont menées sur le réaménagement du site, la ville de Bourges et le conseil général du Cher procèdent à l'acquisition de terrains[19].

Aujourd'hui, Lahitolle n'oublie pas son passé mais se tourne résolument vers l'avenir en se transformant en un Technopôle.

Quartiers nord de Bourges

Le nord de la ville de Bourges est resté jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale, une zone essentiellement rurale. Or depuis sous le coup de l'urbanisation intense des années 1950-1960, des quartiers s'y sont développés avec une diversité d'habitats et de services. Ces quartiers ont pour nom: la Chancellerie, les Gibjoncs et Pressavois.

Développement des quartiers nord de Bourges

Une grave crise du logement sévit en France après la Seconde Guerre mondiale. En 1954, un ministère de la Reconstruction et du Logement voit le jour et les urbanistes commencent les premières réflexions sur les grands ensembles.

À Bourges, la population augmente rapidement : elle passe de 51 010 habitants en 1946 à 62 239 en 1962 et atteindra 77300 en 19751[9]. Plusieurs solutions sont envisagées pour accueillir cet afflux de population de catégorie sociale non-aisée issue le plus souvent de l'exode rural, et pour reloger des familles dans l'urgence. Des baraquements militaires sont d'abord utilisés, installés aux abords de la cité du Moulon. Il faut aussi reloger les familles expulsées du quartier d'Avaricum qui venait d'être démoli, car insalubre[9]. D'autre part, l'usine Michelin (1200 ouvriers prévus en 1956) s'ouvre à proximité, sur la commune voisine de Saint-Doulchard. Le besoin de logements est de plus en plus pressant.

À l'époque Bourges avait pour maire Louis Mallet, et sous son autorité, la réflexion progresse : au printemps 1954, la municipalité lance l'étude d'un plan directeur d'aménagement qui définit le développement futur de la ville. Le nord de Bourges est alors privilégié pour ériger un très grand nombre de logements car la ville est difficilement aménageable à l'est à cause des marais et de la présence des établissements militaires et de l'aéronautique[20]. La mairie confie, en 1957, à l'architecte Pinon le programme de plusieurs centaines de logements, programme baptisé " Opération Chancellerie" ou " Extension au nord de la zone d'habitations" sur environ 40 hectares. Environ 900 logements sont ainsi construits où s'installent dans ces nouveaux quartiers des employés de la nouvelle usine Michelin, des fonctionnaires, des employés de la SNCF, des artisans, mais aussi des immigrés d'origine portugaise, polonaise, italienne, espagnole, des rapatriés d'Algérie.

En 1960 la ville de Bourges obtient son inscription sur les la liste des ZUP (zones à urbaniser en priorité) pour les quartiers nord, ce qui va permettre de poursuivre la construction des logements dans les quartiers de la Chancellerie et des Gibjoncs sur une superficie de 160 hectares. Ce nouveau projet ambitieux prévoyait la construction de 5000 logements pour une population de 25000 habitants cependant suite à diverses difficultés, seulement 1404 logements dont 1318 collectifs sont réalisés en 1966.

Les dernières constructions s'achèvent entre 1973 et 1975. Même si la physionomie de l'habitat dans ces quartiers est dominé par une succession de barres et de tours, une place importante a été faite aux logements individuels en créant plusieurs lotissements.

Équipements du quartier des Gibjoncs

Un centre commercial ouvre à la fin des années 1960, avec une quinzaine de magasins et un supermarché. La municipalité prévoit différents services et équipements : un centre d'action médico-social, une mairie annexe, un commissariat, un bureau de poste, un pôle de lecture publique avec une annexe de la bibliothèque municipale. Plusieurs écoles sont construites, ainsi que trois collèges sur l'ensemble de Bourges nord, un lycée technique, un Institut Universitaire de Technologie, un Centre de Formation des Apprentis et une faculté des sciences, le lycée Alain-Fournier déménage du centre ville et s'implante dans le quartier des Gibjoncs. Près du centre commercial se trouve la première crèche collective construite à Bourges. À la limite de zones d'habitat et de zones agricoles est créé le parc paysager des Gibjoncs, un parc "rurbain", transition entre ville et campagne.

Enfin vers 1966 se construit la chapelle Saint-Paul qui rappelle les recherches architecturales de Le Corbusier dans les années cinquante[9].

Quartier des Pressavois

Construit sur le lieu-dit du même nom, ce quartier fait partie de la ZUP (zone urbaine prioritaire) tout comme les quartiers de la Chancellerie et des Gibjoncs. Un pressoir à vin appartenant au XVIe siècle à Étienne Houët, marchant et bourgeois de Bourges, a donné son nom au lieu-dit Pressoir-Houët, qui par déformation de langage est devenu Pressavois[12]. Le quartier des Pressavois est celui qui possède la plus grande densité de population. Les immeubles de la ZUP y sont reconnaissables par leur alignement comportant peu d'espace entre eux[9].

C'est dans ce quartier qu'a été ouvert en 1986, un Centre de ressources, d'expertise et de performance sportives (CREPS). La ville propose également le PRJ des Pressavois (Point Rencontre Jeunes) : ouverts aux 11–17 ans, ce sont des lieux d’animation, d’échanges, de partage, d’écoute, d’information, d’orientation et d’accompagnement de projets individuels et collectifs[21].

À partir de 2014, de nouveaux logements se construisent surtout à proximité du CREPS. Ils répondent aux nouvelles normes en matière de développement durable tels que l'utilisation de bois et de panneaux solaires. Ces logements sont en partie des appartements pour les personnes à budgets limités mais aussi des pavillons individuels. 

Quartier de la Chancellerie

La Chancellerie est un quartier dont le nom vient de « chancelier », qui était une personne chargée de gérer les biens de l'archevêque et du chapitre de la cathédrale de Bourges. En 1947, cette zone est pratiquement inhabitée, constituée principalement de champs. Mais à partir des années 1950, ce quartier sort de terre. dans le cadre du programme baptisé « opération Chancellerie » soit une extension au nord de la zone d'habitation. Les premières barres d'immeubles apparaissent rapidement.

À partir de 1960, la deuxième tranche du quartier de la Chancellerie s'inscrit dans la liste des ZUP. La première tour de la Chancellerie fut habitée en début du mois de septembre 1964. Cette tour de 50 mètres de haut comprend 13 étages et renferme 78 appartements. Les constructions se développent d'abord autour du centre commercial de la Chancellerie.

Entre 1961 et 1963 un centre commercial est créé, il est en structure métallique composé d'une supérette et d'un dizaine de boutiques s'organisant autour de patios. La MJC (Maison des Jeunes et de la Culture) de la Chancellerie est construite en 1967, et comptera salle de spectacle, salle de lecture, de réunion, etc. Lieu important de la ZUP, elle fera entrer les pratiques artistiques et culturelles dans les nouveaux quartiers. Elle sera ensuite détruite dans le cadre de la Rénovation Urbaine[20].

La Chancellerie compte un centre social qui était géré depuis 1961 par la Caisse d’Allocations Familiales du Cher (CAF), avec pour vocation d’être au cœur des quartiers nord pour proposer des animations et faire participer les habitants à la vie du quartier. En janvier 2010, le Centre Social de la Chancellerie a été repris en charge par la Ville de Bourges[22].

Projet de rénovation urbaine à partir des années 2000
Article détaillé : Centre commercial Avaricum.

Dès la fin des années 1980, la ZUP de Bourges est en déclin, en raison notamment de nombreux départs : 3000 habitants en moins entre 1990 et 1999. À la fin des années 90, les premières démolitions sont envisagées.

À l’étude dès 2003, à l’initiative du maire de l'époque Serge Lepeltier, le projet de rénovation urbaine de Bourges est signé le 16 mai 2005. Les travaux débutent alors. Ce projet, localisé au nord de l’avenue De Lattre De Tassigny (entre la rue François Villon et la route de Saint Michel), constitue la première phase de l’important projet de requalification du quartier des Gibjoncs qui devrait se poursuivre plus au sud dans les dix prochaines années, après définition du nouveau projet urbain, co-construit avec les habitants. Cet aménagement comprend  la démolition de trois tours, la réhabilitation des immeubles (1082 logements à réhabiliter, soit environ la moitié du parc des Gibjoncs), la réparation des espaces publics et de voiries, la mise en valeur des cœurs d’îlots et des espaces arborés, l’amélioration de la circulation pour permettre d’accéder plus facilement aux services publics)

Le PRU se poursuit dans le quartier des Gibjoncs, des travaux qui ont débuté le 14 septembre 2015 doivent se poursuivre jusqu’en 2018.L’un des objectifs de ce projet, d'un coût de 7 531 104 TTC.3, est de permettre l'ouverture de ce quartier à la ville[23].

Les autres projets d'aménagement notables au début des années 2010 :

  • quartier mixte d'Avaricum dans le centre ville, qui mêlera surfaces commerciales et tertiaires et logements, parking. Les travaux, qui devaient initialement se terminer courant 2010 n'ont commencé qu'en octobre 2012[24] et l'ouverture de la galerie qui s'est effectué en février 2015.
  • écoquartier de Baudens au Sud du centre ville, le long du Boulevard du Maréchal Joffre, lui aussi mixte.
  • le technopôle de Lahitolle à l'Est du centre ville et à l'emplacement de l'ancien complexe de fabrication d'artillerie, en cours d'aménagement depuis le début des années 2000, et qui se construit autour d'activités d'enseignement et recherche.

Accès et transports

Voies routières et autoroutières

Articles détaillés : Rocade de Bourges et Autoroute A71 (France).

Bourges dispose d'une rocade qui permet son contournement d'est en ouest par le sud sur 36 km grâce à la RN 142 et la RD 400. Elle est actuellement en 2 × 1 voies sauf sur une partie en 2 × 2 voies sur 1,2 km à l'est. Actuellement, la rocade n'est pas totalement reliée. La section nord-est entre la RN 151 et la RD 940, longue de 8 km, a vu le jour en 2014.

L’A71 (Orléans - Clermont-Ferrand) relie la ville à 1 heure d’Orléans, 2 h 30 de Paris et à 4 heures de Lyon. Il est possible, via l’A85 à Vierzon (39,5 km de Bourges), d’aller à Tours en 1 h 30.

Voies urbaines

Bus de Ville à Bourges.

L’agglomération berruyère est desservie par le réseau de transport en commun AggloBus (19 lignes, 71 bus) et reste reliée au reste du département grâce au réseau Lignes 18, géré par le Conseil départemental du Cher. La commune est aussi desservie par la ligne routière TER Centre-Val de Loire ChâteaurouxBourges (en l'absence de chemin de fer).

Bourges développe aujourd'hui beaucoup les liaisons à vélo, et pour cause : la ville possède 22 km de pistes totalement sécurisées. Forte du succès des liaisons douces du Val d’Auron et de la voie aérospatiale, la ville de Bourges a souhaité encourager l’utilisation du vélo et poursuivre le développement de son réseau cyclable, créant un véritable maillage de la ville. Une rocade verte vient ainsi compléter les voies cyclables en site propre. Une étude a montré que près de la moitié des ménages de l’agglomération disposent d’un véhicule. 35 % des déplacements font moins d’un kilomètre. Les habitants effectuent chaque jour 460 000 déplacements, dont 65 % en voiture, 23 % à pied, 7 % en transports collectifs et 3 % à vélo[25].

Voies ferroviaires

Article détaillé : Gare de Bourges.
La gare de Bourges

Bourges, au regard de sa taille et proximité de Paris, est plutôt mal desservie par le réseau ferroviaire. En effet, elle ne se trouve pas sur une des grandes radiales ferroviaires françaises (lignes depuis Paris, cœur historique du réseau), ce qui nuit à sa desserte. On ne compte par exemple que 4 trains directs aller/retour par jour pour Paris-Austerlitz, sa gare tête-de-ligne. En comparaison, Nevers, étant une ville plus petite, mais sa gare étant sur la ligne Paris-Clermont-Ferrand, elle bénéficie de 12 trains aller/retour pour Paris au quotidien.

Cependant, en contrepartie, la position de la gare de Bourges lui donne une très bonne desserte « Est-Ouest ». On peut par exemple rallier sans détour depuis Bourges à Tours, Angers, Nantes, Le Croisic, Montluçon, Nevers, Moulins, Roanne, Lyon.

L'agglomération dispose aussi de trois autres petites gares qui sont les gares de Marmagne, Saint-Germain-du-Puy et Saint Florent-sur-Cher relié à Bourges-Gare via des navettes TER.

Projet de TGV

Une ligne TGV est actuellement à l'étude pour un trajet Paris - Orléans - Bourges - Clermont-Ferrand - Lyon mais celle-ci s'avère compromise par les derniers plans d'équipement nationaux revus à la baisse.

Histoire

La « capitale » du peuple gaulois des Bituriges Cubes

Avant la période romaine, c'était la région du peuple gaulois des Bituriges Cubes, qui signifiait « les rois du monde » et fut le siège de l'évêché de Biturigensis à partir du IIIe siècle.

Dans l’Antiquité, la ville est attestée sous la forme Avaricum « le lieu sur l’Yèvre » (le nom celte étant *Avariko- qui se retrouve dans le nom de la rivière Yèvre, Avar).

Au Ve siècle av. J.-C., le peuple gaulois des Bituriges Cubes développe une vaste agglomération proto-urbaine étendue sur plusieurs dizaines d’hectares et en contact étroit avec les Arvernes (Luern, Vercingétorix) et la Méditerranée (Marseille, Golasecca, Etrurie padane, etc.). La publication récente des fouilles réalisées dans le quartier Saint-Martin-des-Champs[26] permet de mieux comprendre l’importance des activités artisanales dans le cycle de développement socio-économique observable à cette époque de l’extrême fin du 1er âge du Fer. Des tombes riches, comme le grand tumulus de Lazenay, manifestent par ailleurs la puissance de l’aristocratie biturige contemporaine. Compte tenu de ces récentes découvertes archéologiques, le texte de Tite-Live selon lequel les Bituriges Cubi et leur roi Ambigatos auraient encadré les premières migrations celtiques en Italie du Nord prend un nouveau relief[27].

À la fin du Ve siècle av. J.-C., le site semble abandonné en grande partie et n’est réoccupé densément qu’à partir du IIe siècle av. J.-C. La révolte des Bituriges contre les Romains et leur massacre par les Romains en 53 av. J.-C. est l'un des signaux de la levée en masse des peuples gaulois et de Vercingétorix contre César. Durant la guerre des Gaules, César en fit le siège, qui dura de longs mois. Partout ailleurs en Gaule, Vercingétorix avait mis en place une politique de la terre brûlée : aucune ville, aucune ferme ne devait servir à l’approvisionnement des légions romaines.

Cependant, les habitants d’Avaricum supplièrent Vercingétorix d’épargner leur cité, mettant en avant la sûreté de leur ville protégée par des défenses naturelles (car située sur une butte entourée d’une rivière et de marais) et par une puissante muraille au sud. De cette muraille, lui revenait la nomination de Ville rouge, au même titre que Le Mans. César réussit à prendre la cité en affamant ses combattants et en repoussant l’armée de secours de Vercingétorix. Mais la vengeance de César fut terrible. Des 40 000 hommes, femmes et enfants enfermés dans ses murs, seuls 800 en réchappèrent.

Article détaillé : Siège d'Avaricum.

Période romaine d'Avaricum

Haut empire

Une fois la ville conquise, elle est reconstruite dans le style romain avec un plan hippodamien et de nombreux complexes monumentaux : porte monumentale, aqueducs, thermes et amphithéâtre. De nombreuses villas sont bâties et la ville atteint une taille supérieure à celle du Moyen Âge.

L'urbanisation de la capitale berrichonne, au début de l'époque gallo-romaine est également signalée par la construction d'un forum. Les structures constituant la place publique antique ont été mis en évidence au cœur même des soubassements constituant le sous-sol du centre-ville[28]. La découverte de ce complexe monumentale est effectuée par inadvertance en 1857, lors d'une opération architecturale visant à colmater les caves du Palais Ducal de Bourges[28]. Toutefois, postérieurement à une lettre annonce publiée dans le journal départemental en , le dégagement et l'exhumation des vestiges gallo-romain ne sont opérés qu'en , sous la conduite de Jules Dumoutet, l'un des principaux membres de la Commission des antiquaires du Centre[28]. Ce n'est qu'un siècle plus tard, en 1961, que les fouilles afférentes au forum d'Avaricum, alors réalisées sous le contrôle de Jean Favière, antiquaire chargé de la conservation du Musée du Berry[28]. Ces investigations archéologiques mettent en évidence les parois et plaques de sol de la place publique gallo-romaine demeurées jusqu'alors inaccessibles[28].

Bas Empire

Par la suite, pendant les invasions barbares, la ville se replie sur elle-même et une enceinte gallo-romaine est construite en remployant les pierres des bâtiments officiels pour l’occasion ; la surface enclose (40 ha), bien qu’en retrait par rapport à la période précédente, est une des plus importantes des Gaules[29]. Elle souffre d'un premier grand incendie de ses bâtiments en bois en 588.

Bourges devient également le siège d’un archevêché, dont relèvent les diocèses d’Albi, de Cahors, de Clermont-Ferrand, de Mende, du Puy-en-Velay, de Rodez, de Saint-Flour et de Tulle. Le diocèse est l’un des tout premiers à être fondé par saint Ursin lors des premières campagnes d’évangélisation de la Gaule vers le IVe siècle. De ce fait le diocèse obtient des privilèges et les archevêques de Bourges deviennent primat des Aquitaines (cf. provinces romaines) et Patriarche de l’Église romaine. Dès le Moyen Âge, ces prérogatives sont contestées notamment par les archevêques de Bordeaux, et actuellement elles n'ont plus qu’une valeur honorifique.

Moyen Âge

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Des Mérovingiens aux Capétiens

En 588, Bourges connait le premier de ses grands incendies médiévaux[30]. La ville, qui relevait du royaume d'Aquitaine, est prise par Charles Martel en 731[31], puis immédiatement reprise par Eudes d'Aquitaine. Pépin le Bref la prend d'assaut en 762, détruit ses remparts et l'intègre au domaine royal sous la garde de ses comtes[32]. Il y fait aménager un palais dès 767.

En revanche, la période carolingienne est plus faste à en juger par les traces qu’elle laissa, bien que mal connue. Si elle débute par un nouvel incendie destructeur en 760[30], de nombreux édifices sont construits, signe d’une réorganisation sociale, politique et religieuse. De cette époque, date la construction d’un Hôtel-Dieu et de la première cathédrale de Bourges, à l’emplacement de l’actuelle, par Raoul de Turenne. De cet édifice, subsiste une crypte mérovingienne sous le chœur de l’édifice actuel. On assiste aussi à la construction d’un palais (recouvert par l’actuelle préfecture). De nombreuses abbayes sont fondées avec l’appui du pouvoir royal comme celle de Saint-Ambroix. Une première vague d’églises est construite, dont l’église Saint-Paul.

La cathédrale Saint-Étienne, XIIe et XIIIe siècles.

Au début du XIIe siècle, Bourges devient le chef-lieu d’un vicomté, jusqu’à ce que le dernier vicomte de Bourges, Eudes d'Arpin en 1101 vende ses fiefs pour 60 000 sous-or au roi de France afin de financer sa croisade. Bourges entre de ce fait dans le domaine royal, propriété propre de la Couronne. L’archevêque Aimoin constitue en 1038 une association diocésaine regroupant tous les hommes de plus de quinze ans, qui prêtent serment de défendre la Paix de Dieu[33]. Bien que peu efficace, elle est relayée au XIIe siècle par une commune diocésaine (dès avant 1108) qui, elle, a une certaine efficacité : sa milice contraint en 1149 Renaud de Graçay à abandonner le château de Saint-Palais[34].

Vers la fin de ce siècle, la parure monumentale de la ville se trouve en partie renouvelée, d'une part avec la mise en chantier de la cathédrale, ces travaux ayant débuté en 1195 sous l'impulsion de l'archevêque Henri de Sully[35], et d'autre part avec la construction d’une nouvelle enceinte, fortification médiévale dont l'architecture se révèle probablement être un « prototype » pour les autres murailles érigées sous le règne de Philippe Auguste[36],[37]. Cette nouvelle enceinte, flanquée d'une imposante tour de plan circulaire dont la construction est entamée sous le règne de Louis VII et se termine probablement en 1189[36],[37],[Note 1],[38], porte la superficie de la ville à 15 ha, entourée des faubourgs de Saint-Ambroix, Saint-Fulgent et Saint-Ursin[39]. En effet, la ville est un centre religieux important, même si elle ne possède pas de centre de pèlerinage. L’influence des familles locales qui sont devenues très proches du roi, tels les La Châtre et les Sully pour ne citer qu’eux, concourt à la volonté de réaliser un édifice exceptionnel grâce à la puissance tant économique que politique des archevêques de Bourges. Par une nuit de tempête, la cathédrale foudroyée est en feu. Elle venait d’être reconstruite et n’était même pas encore achevée. Les décideurs hésitent, mais peut-être par rivalité avec l’archevêque de Bourges, Henri de Sully, frère du constructeur de Notre-Dame de Paris, décident en 1192 l’édification d’une nouvelle cathédrale sur un plan unique et original.

Cette cathédrale originale constitue un manifeste visible de la puissance de l’église berruyère, mais aussi de la monarchie capétienne (les Anglais sont tout proches). De 1192 jusqu’au milieu du XVe siècle, soit pendant plus de 250 ans, ce chantier monopolise toute la ville.

En 1251, la croisade des Pastoureaux passe à Bourges[40].

De grands incendies, celui du 23 juin 1252 qui entre dans la mémoire de la ville[41],[30] et en 1353 favorisent la reconstruction et la modification[réf. nécessaire] de l'architecture de la ville au contact de la cathédrale qui est épargnée[42],[43]. L'incendie de juin 1252 arrive après plusieurs années arides[44] et est activé par le vent[45]. Il cause de grandes destructions dans les quartiers Saint-Médard, Saint-Pierre-le-Marché, Saint-Pierre-le-Guillard et Saint-Ambroix[46]. Le soir même, l'archevêque Philippe Berruyer écrit la nouvelle à la régente, Blanche de Castille, qui dépêche une commission d'enquête[46]. Cette commission interroge 249 personnes et livre un rapport sous forme d'un rouleau de parchemin de 120 m de long, sources exceptionnelles sur l'incendie[39], cependant incomplètes : alors qu'elles décrivent des destructions sur le quart nord-ouest de la ville[46] Jean-Pierre Leguay estime que la superficie touchée est bien plus importante[47].

Les personnes se retrouvant sans abri sont très nombreuses : plus des deux-tiers des habitants des maisons détruites sont dans l'incapacité de reconstruire ou de trouver un logement de substitution[46]. La ville fait construire des baraques de fortune en armature bois et murs de torchis pour les héberger en urgence[48],[46]. Une théorie du complot émerge à l'occasion, et on accuse les Pastoureaux, passés l'année d'avant, d'être la cause de l'incendie[40].

La ville est à nouveau incendiée en 1259, 1338, 1353, 1407, 1463, 1467, le 27 juillet 1487, en 1508 et en 1538[30]. La ville stocke pourtant par prudence 700 seaux dans toute la ville, pour favoriser la lutte précoce contre l'incendie[49], mais, entre autres facteurs, les départs d'incendie sont favorisés par l'absence de foyer protégé dans les ateliers de nombreux artisans[50]. Il arrive toutefois que la lutte contre l'incendie soit victorieuse, comme le 29 juin 1491. Ce jour-là, l'incendie prend dans les écuries de l'auberge Barangier, au faubourg Saint-Sulpice. Des équipes de charpentiers sont envoyées sur les toits pour couper les chevrons et faire tomber la charpente avec de grands crochets prévus à cet effet, et limiter ainsi la propagation de l'incendie[51].

« Grand siècle » de Bourges (1360-1461)

Au XIVe siècle la ville devient la capitale du duché de Berry, qui est donné en apanage à Jean de Berry, troisième fils du roi de France Jean le Bon, et frère du roi Charles V.

Ce grand seigneur, fils, frère, et oncle de roi, pair de France, développe dans sa capitale une cour fastueuse. Il attire dans la ville de nombreux artistes parmi les plus brillants de son temps. Ces grands chantiers marquent profondément la ville. Son plus grand ouvrage est la construction d’un palais ducal (grand palais) bâti sur les restes de la muraille gallo-romaine, et en continuité des restes d’un palais plus ancien appelé le petit palais (ancien palais des vicomtes de Bourges dont la construction primitive remonterait à Pépin le Bref). Ce palais est rattaché par une galerie (galerie du Cerf) à la Sainte-Chapelle (ou chapelle palatine). De ces édifices ne subsistent que deux des salles d’apparat du grand palais (actuel conseil général), le petit palais méconnaissable sous une façade replaquée au XIXe siècle (actuelle préfecture). La Sainte-Chapelle a été complètement détruite ; certaines de ses verrières furent néanmoins placées dans les vitraux de l’église basse de la cathédrale. D’autres éléments montrent l’importance que joua ce prince mécène pour Bourges, dont le vitrail central de la façade occidentale de la cathédrale (grand housteau), le célèbre manuscrit des Très Riches Heures du duc de Berry, l’horloge astronomique située à l’origine sur le jubé de la cathédrale (la première de France).

Le Dauphin, futur Charles VII de France, ayant trouvé refuge à Bourges, utilise l’administration mise en place par son grand-oncle, le duc de Berry, pour pouvoir reprendre le contrôle de son royaume (hôtel des monnaies, cour de justice, siège épiscopal[précision nécessaire]).

Son fils futur Louis XI naît d’ailleurs dans le palais des archevêques de Bourges en 1423. Charles VII y promulgue la Pragmatique Sanction en 1438.

Jacques Cœur, fils d’un marchand drapier, est l’un des habitants les plus illustres de cette époque. D’abord travaillant avec son père comme fournisseur de la cour ducale, il connaît une ascension fulgurante. Il épouse la fille du prévôt de Bourges, Macée de Léodepart, puis participe à la fabrication des monnaies (ce qui lui vaut quelques déboires), puis il devient grand argentier c’est-à-dire fournisseur de la cour royale, il développe ainsi un réseau commercial international grâce à l’établissement d’un réseau de comptoirs et d’une flotte commerciale.

Mais sa fortune devient trop grande ; elle éveille les jalousies, dont celle du roi, et le conduit à sa perte. Traduit et condamné par la justice royale, il devient un homme traqué. Homme ruiné, il trouve refuge auprès du pape Nicolas V. Tous ses biens sont confisqués et vendus au profit du roi, et il meurt en exil en 1456. La trace la plus marquante qu’il a laissée dans la ville est la construction d’un hôtel particulier encore existant aujourd’hui, le palais Jacques-Cœur.

En 1463, le roi Louis XI ordonne la création de l’université de Bourges[52] qui, après des débuts difficiles, attire des enseignants renommés et de nombreux étudiants au XVIe siècle[53].

En 1467, un incendie part d'un atelier de teinturier, près de l'église Saint-Bonnet, et, poussé par un vent puissant[45] détruit le quartier Bourbonnoux[54].

Les quatre « prud’hommes » administrent la ville, puis sont remplacés en juin 1474 par un maire et 12 échevins[55]. Le 25 août 1487[56], le Grand incendie de Bourges, encore appelé Grand incendie de la Madeleine, détruit le tiers de la ville et marque le début du déclin de la capitale du Berry[réf. nécessaire]. Très bien connu grâce à d'abondantes archives[39], il part de la maison d'un menuisier, rue Saint-Sulpice[54]. Les marchés étant détruits, les foires annuelles sont déplacées à Troyes et Lyon[57]. Après l'incendie, le manque de logements entraîne une flambée des prix, certaines maisons pouvant voir leur prix multiplier par cinq[58]. Les travaux de déblaiement et la reconstruction prennent du temps : ainsi en novembre, alors que les échevins se réunissent au palais de justice, la ville est encore en ruines et encombrée de débris des maisons incendiées[59]. Si la plupart des habitants ont des difficultés à se reloger ou à reconstruire, les moines Augustins, eux, peuvent faire appel à la solidarité de l'évêché voisin : le diocèse d'Autun fait ainsi appel à la générosité de ses fidèles pour financer la reconstruction de leur monastère[60]. Quant aux échevins, ils n'ont pas le comportement responsable et solidaire de ceux de 1252 : le roi accorde une aide énorme de 23 000 livres, qui est entièrement consacrée à la construction d'un palais fastueux destiné à héberger l'hôtel de ville[61]. Leur action se limite à une réglementation encadrant la construction d'annexes et d'appentis sur l'espace public[62]. Les couvertures en matériaux inflammables sont proscrites, au profit de la tuile et de l'ardoise[63], mais l'échevinage ne se soucie pas de faire appliquer ces règles les années suivantes[62]. Si on trouve quelques beaux exemples d'hôtels particuliers construits en pierre, en style pré-Renaissance, comme la maison de la Reine Jeanne[64], la plupart des maisons privées construites juste après l'incendie et encore conservées sont très conservatrices dans leur construction, autant dans les matériaux utilisés (armature bois) que dans leur aménagement intérieur. La principale innovation architecturale étant le cabinet de pierre permettant, en cas d'incendie, d'abriter les objets de valeur[65]. La municipalité est obligée de faire d'importants travaux de réfection sur des bâtiments endommagés ou détruits : porte Saint-Privé, pont levis, tours de l'enceinte, boulevard d'artilleries à l'époque construits en bois, mais aussi l'hôtel de ville, les prisons, les marchés publics doivent être reconstruits, ainsi que onze églises, l'Hôtel-Dieu de Saint-Julien[56]. Les échevins profitent néanmoins des destructions pour élargir la place Gordaine[66].

Un autre incendie débutant près de la cathédrale en 1559 dit des "grandes écoles", détruit une partie de la ville.

Bourges sous l’Ancien Régime

Âge d'or de l'Université

Dès le début du XVIe siècle, la ville de Bourges resplendit par son Université. Elle accueille les plus grands humanistes du temps et notamment des grands professeurs de droit comme Alciat, Le Douaren ou Cujas[67]. C’est sous Alciat que le futur réformateur Jean Calvin a fait ses études de droit (pendant 18 mois) et c’est à Bourges, alors un des endroits où soufflait le plus fort le vent de la Réforme, qu’il est tombé sous l’influence de son professeur allemand de langue grecque Melchior Wolmar qui l’a converti à la foi luthérienne.

Guerres de religion

Montgomery prend la ville en mai 1562, puis ses hommes la saccagent. Le 21 décembre 1569, des troupes protestantes venues de la ville de Sancerre échouent, dans l’attaque de la Grosse Tour, face aux catholiques dirigés par le Gouverneur du Berry : Claude de la Châtre. La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Bourges le 26 août 1572, et le massacre des protestants y dure jusqu’au 11 septembre[68]. En 1585, son gouverneur La Chatre se rallie à la Ligue dès son lancement[69].

Du XVIIe siècle à la Révolution française

Au XVIIe siècle, la ville connaît un nouveau sursaut lié à deux évènements majeurs, la Contre-Réforme d’abord, dont les jésuites vont être les principaux réalisateurs et qui va se matérialiser à Bourges par la construction du collège Sainte-Marie. Et secondemement la présence puis son rôle en tant que gouverneur du Berry du futur prince de Condé. Nouvelles idées et influence politique transforment la ville. La cité encore médiévale s’ouvre, les murailles sont détruites, de nombreux édifices publics sont bâtis (hôpital général, carmel) ou réaménagés (Hôtel-Dieu, hôtel des échevins). Deux hommes jouent un rôle fondamental : un architecte, Le Juge, qui réalise la plupart de ces chantiers et l’archevêque Michel Phélypeaux de La Vrillière, grand courtisan, dont la famille est l’une des plus riches de France, qui fait construire un palais archiépiscopal, des jardins à la française signés Le Notre et un grand séminaire.

En prévision des États généraux de 1789, Me de Villebanois, curé de St Jean-le-Vieil, est élu député du clergé.

XIXe et XXe siècles

Le tramway de Bourges dessert la ville de 1898 à 1949.

La vocation militaire de Bourges commence lorsqu’un régiment de dragons y est cantonné sous le règne de Louis XIV. Bourges et ses environs comptent désormais de nombreuses activités liées à la défense, notamment la soufflerie hypersonique du Subdray, les établissements MBDA (ex-Aérospatiale), l’établissement d’expérimentation technique de Bourges (essais de tirs). Ce dernier établissement est le successeur de l’école d’artillerie, implantée à Bourges en 1839 à la suite de pressions intensives des élus locaux[70].

En 1944, la ville est victime de nombreuses destructions dues aux bombardements anglo-américains. Le 4 juin, un raid fait 17 morts et une dizaine de blessés graves. Le 27, les installations de constructions d'avions sont détruites[71].

Héraldique

Blason de Bourges

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville Bourges :

« D’azur, à trois moutons passants d’argent, à la bordure engrêlée de gueules, au chef d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or. »

— Malte-Brun, la France illustrée (1882)

Il existe une variante :

« D’azur à trois moutons d’argent, accornés de sable, accolés de gueules et clarinés d’or, à la bordure engrêlée de gueules ; au chef cousu d’azur, chargé de trois fleurs de lis d’or[72]. »

Devise : Summa imperii penes Bituriges (Le souverain pouvoir appartient aux Bituriges).

Politique et administration

En 2010, la commune de Bourges a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[73].

Tendances politiques et résultats

Élections présidentielles, résultats des seconds tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections municipales :

Référendums :

Conseil municipal

Le nombre d'habitants étant compris entre 60 000 et 80 000, le nombre de conseillers municipaux est de quarante-cinq.

Conseil municipal de Bourges (mandature 2014-2020)
Liste Tendance Maire Effectif Statut
« Bourges Passion » UDI-UMP Pascal Blanc 38 Majorité
« Avec Irène Félix Bourges autrement Bourges vraiment » PS-FG Irène Félix 11 Opposition

Liste des maires

Article détaillé : Liste des maires de Bourges.
L'hôtel de ville de Bourges.

Cantons

La ville est divisée depuis le redécoupage des cantons de 2014 en quatre cantons :

Jumelages et relations internationales

La ville de Bourges est jumelée avec :

Démographie

Évolution démographique

En 2010, Bourges comptait 66 381 habitants (soit une diminution d'environ 8,3 % par rapport à 1999). La commune occupait le 67e rang au niveau national, alors qu'elle était au 61e en 1999, et le 1er au niveau départemental sur 290 communes. Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 77 300 habitants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[82],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 66 528 habitants, en diminution de -0,39 % par rapport à 2009 (Cher : -0,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
15 964 16 330 17 552 18 910 19 730 25 324 22 826 24 799 25 037
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
26 799 28 064 30 119 31 312 35 785 40 217 42 829 45 342 43 587
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
46 551 44 133 45 735 45 942 44 245 45 067 49 263 51 040 53 879
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
60 632 70 814 77 300 76 432 75 609 72 480 70 828 66 602 66 528
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[83] puis Insee à partir de 2006[84].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,6 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,7 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,4 %, 15 à 29 ans = 23,4 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 20,5 %) ;
  • 52,7 % de femmes (0 à 14 ans = 14,9 %, 15 à 29 ans = 19,6 %, 30 à 44 ans = 17,7 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 27,3 %).
Pyramide des âges à Bourges en 2007 en pourcentage[85]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
1,6 
6,3 
75 à 89 ans
11,0 
13,5 
60 à 74 ans
14,7 
20,4 
45 à 59 ans
20,4 
19,3 
30 à 44 ans
17,7 
23,4 
15 à 29 ans
19,6 
16,4 
0 à 14 ans
14,9 
Pyramide des âges du département du Cher en 2007 en pourcentage[86]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
7,7 
75 à 89 ans
11,5 
15,7 
60 à 74 ans
16,2 
22,1 
45 à 59 ans
21,2 
19,9 
30 à 44 ans
18,9 
16,7 
15 à 29 ans
14,8 
17,4 
0 à 14 ans
16,0 

Économie

pneu d'avion Concorde
L'usine Michelin de Bourges est spécialisée dans les pneus aéronautiques.

C'est seulement à partir du XIXe siècle que Bourges retrouve un véritable essor économique : en 1850, la fonderie de Mazière s'installe au sud de la ville et s'équipe de deux hauts fourneaux circulaires en 1864 grâce à Louis Léonce Melchior de Vogüé ; elle se spécialise dans les charpentes métalliques comme celles du Pavillon Baltard de Paris, et les pièces de fonderie et du mobilier urbain ; l'installation d'industries métallurgiques, aéronautiques, chimiques et d'établissements militaires, attire une importante main-d'œuvre. Depuis 1952 une usine pour la fabrication des pneumatiques Michelin a été édifiée au nord de la ville. Aujourd'hui, le développement du trafic routier replace Bourges, grâce à sa position géographique, dans une situation privilégiée.

  • Défense nationale : Écoles militaires de Bourges (EMB) qui regroupent l'école du matériel et l'école du train et de la logistique opérationnelle (précédemment école du train et centre de formation logistique).
  • Fabrications d'armement : historiquement, l'arsenal de Bourges ; DGA Techniques Terrestres (anciennement établissement technique de Bourges), Nexter (anciennement GIAT industries). Ce dernier est scindé en plusieurs entités, Nexter Systems qui possède un bureau d'études et Nexter munitions, une de ses filiales qui a son bureau d'études à Bourges sur le site des « Pyramides » et la production qui est centralisée à La Chapelle-Saint-Ursin.
  • Centre de Formation de la Défense (CFD), principal centre de formation du personnel civil de la défense (anciennement centre de formation de la direction générale de l’Armement).
  • Conception et fabrication Aéronautique, Société nationale industrielle aérospatiale. Anciennement Nord-Aviation, puis Aérospatiale, suivie par la fusion avec Matra. En 2002 fusion avec deux grands missiliers anglais et italien, pour devenir la société MBDA, leader mondial de l'armement.
  • L'usine Michelin est spécialisée dans les pneus aéronautiques et spatiaux, notamment ceux du Concorde, de la navette spatiale, des B777 et des Airbus A380, ainsi que des Mirage et RAFALE (fabrication et rechapage).
  • Au XIXe siècle, Bourges doit une partie de sa prospérité à sa traversée par le canal de Berry dont elle a d’ailleurs demandé la modification du tracé initialement prévu, vers 1811, afin d’être desservie par lui.
  • Bourges est aussi le siège de l'entreprise Monin, très connue pour ses sirops.

Bourges est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Cher. Elle gère l’aéroport (code AITA : BOU).

Économie du quartier Mazières-Barbès au XIXe siècle

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Éléments économiques du Cher avant la fonderie

L'état des lieux dans le Cher avant 1846 :

  • Le quartier se tient éloigné du centre-ville qui est ceinturé par les remparts. On y accède par des chemins.
  • Une économie peu florissante tournée plutôt vers le monde agricole (agriculture et élevage) et s'appuyant sur des énergies éoliennes et hydrauliques (moulin à vent et à eau)
  • Une population essentiellement rurale, vivant loin de la ville, appauvrie et vivant dans des fermes ou de modestes habitations-

On note un appauvrissement des sols et des ressources agricoles.

  • les déplacements s'effectuent à pied, à dos d'animaux (cheval) ou en charrette.

Le début de l'ère de la révolution industrielle et l'essor économique est favorisés par un certain nombre d'éléments historiques :

  • La révolution industrielle (1780-1850)
  • le Marquis de Voguë, un industriel décide d'installer sur ce quartier, une usine métallurgique (1846) au (121 rue de Mazières)
  • l'importance du canal du Berry
  • Le développement de produits comme la coke, la houille et le fer et les métaux nécessaires à la production de fontes et d'aciers
  • le quartier se développe et s'agrandit en superficie de la ville au quartier et du quartier à la ville-
  • la transformation et progression en nombre de la population qui quitte les campagnes vers les villes. Cette population va pouvoir trouver de l'emploi, des logements, de l'éducation (école Barbès (filles) et salle d'asile (les petits).

Période de la Fonderie

C'est seulement à partir du XIXe siècle que Bourges retrouve un véritable essor économique : en 1850, la fonderie de Mazières s'installe au sud de la ville et s'équipe de deux hauts fourneaux circulaires en 1864 grâce à Louis Léonce Melchior de Vogüe ; elle se spécialise dans les charpentes métalliques comme celles du Pavillon Baltard de Paris, et les pièces de fonderie et du mobilier urbain. L'usine Mazières a un fort impact sur l'économie, comparée aux autres activités existantes dans le secteur, comme par exemple les moulins à eau et à vent qui permettent de fabriquer de la farine.

Après la Révolution de 1830, l'idée est de faire à Bourges un grand centre métallurgique, et en 1847, le Marquis de Voguë demande l'autorisation de construire une "usine à fer" sur une propriété située au sud de la ville, et c'est Louis Napoléon Bonaparte qui donne son accord le 6 juin 1850. 

La fonderie est créée en 1856. Elle va connaître une grande réussite durant l'essor industriel puis avec le temps, la transformation des énergies et du monde, elle va se transformer en développant d'autres activités (notamment le travail du bois(....), etc..)

Le marquis de Voguë construit son entreprise sous le modèle paternaliste : il aime ses ouvriers mais il est très exigeant. C'est ainsi qu'il fait construire tout autour de la fonderie des habitations modestes destinées aux familles des ouvriers mais c'est aussi l'occasion d'avoir sa main-d’œuvre proche et surveillée. Il crée ainsi sa cité ouvrière où lui-même va résider, dans une résidence plus huppée. On peut retrouver ces maisons dites maisons « d'ouvriers» de par leur architecture singulière (petite maison avec des échelles montant au grenier de face ou sur les pignons) dans des rues rendues célèbres grâce aux différents éléments cités (ce sont les rues Sainte-Louise ; Sainte-Angélique ; Mazières).

Conséquences de l'implantation de la fonderie

Sur le plan humain : on crée une société ouvrière avec un essor humain et social. Au 19e, l'urbanisation modèle la population qui des campagnes s'installe en ville (en périphérie) : il y a un développement conjoint de la ville au quartier et du quartier à la ville.

Sur le plan des transports, la nécessité de transporter les matières premières ou acheminer la production provoque la création d'une gare de marchandises souhaitée à cet endroit par le marquis. Mais cela pose problème, c'est ainsi qu'elle va être construite au nord de la ville (emplacement actuel). Il existait bien, sur ce quartier, une petite voie ferrée qui passait à l'emplacement de l'actuel boulevard de l'Avenir puis par la rue des Pervenches. L'arrêt était situé devant une petite maison (visible encore) en haut de la rue de Mazières, à l'opposé du site de la fonderie. Mais très peu de marchandises et de personnes étaient transportées.

Créé en 1814, le canal du Berry (ou du Cher) devient indispensable au transport. Le besoin d'eau pour la construction et le transport des produits va rendre important ce canal. On peut le repérer à Bourges puisque c'est l'actuel passage de la rocade verte derrière la médiathèque.

Développement économique du quartier Mazières-Barbès

La création de la fonderie de Mazières a apporté de nombreux et profonds changements dans le quartier sur de nombreux plans : économique, social et géographique :

  • l'apparition de nouveaux métiers (ouvriers, contremaître, patron)
  • le développement économique et l'enrichissement du quartier, de la ville par la fabrication et la vente de produits métallurgiques (armatures, charpentes de la Gare saint Lazare)
  • la création d'une cité ouvrière (lieu de travail et dortoir des ouvriers). Localisée dans certaines rues du quartier (Sainte Ursule, Sainte Angélique par exemple)- Des maisons avec deux pièces habitables
  • des transports différents  : Même si certains résistent encore, on peut observer la présence d'une petite gare avec une voie ferrée qui passe par l'actuelle boulevard de l'Avenir et s'arrête au début de la rue de Mazières. Le train surnommé « le tacot » transporte peu de personnes ou marchandises.

Le transport le plus important se fait par voie fluviale,  en péniche. C'est le canal du Berry qui est utilisé.

  • des petits commerces : les épiceries (fourmi Barbes).

La vie des hommes s'est améliorée, mais elle reste difficile. Hommes et femmes travaillent : les enfants mêmes les plus petits peuvent être scolarisés.

Économie actuelle du quartier Mazières-Barbès

Les activités de l'usine, vont suivre le cours de l'Histoire et se poursuivre avec beaucoup de changements (production en armement, des changements de propriétaires, de nom). En 2002, La production de l'usine appelée « Manoirs Industries » s'arrête. L'usine est désaffectée en 2016, tout comme l'usine électrique crée en 1913 située non loin.

L'économie est peu développée : quelques petits commerces animent la vie du quartier et on note la présence d'infrastructures sportives (Rugby, foot-ball, gymnastique et fitness)et culturelles diverses :

  • des usines à l'abandon : l'usine électrique et l'ancienne fonderie : les fleurons de l'économie de l'époque du 19e ont disparu.
  • quelques commerces de proximité.
  • une circulation routière accrue avec le développement des transports et des axes routiers proches (avenue de Saint-Amand, Boulevard de l'Avenir, Boulevard de l'Industrie, rue Barbès..).

Culture

Monuments

Cathédrale Saint-Étienne
Maisons à pans de bois

Bourges est classée Ville d’Art et d’Histoire.

Vie culturelle

La maison de la Culture de Bourges, inaugurée officiellement le 18 avril 1964 par André Malraux ministre d'État chargé des affaires culturelles, est l'une des premières du type en France. En 2010, elle est en grande partie fermée en vue de sa rénovation. Mais à la suite de nombreuses études du sol et de recherches archéologiques majeures sous le bâtiment, la rénovation a été interrompue pour envisager une reconstruction sur un autre site.

À Bourges se trouve l'Institut International de Musique électroacoustique (IMEB) et le Conservatoire de musique et de danse du Cher.

Salles de spectacles

La ville de Bourges compte plusieurs salles de spectacle, parmi lesquelles :

Entrée du théâtre Jacques-Cœur.
  • l'Auditorium (471 places + 10 PMR) ;
  • le Hublot (234 à 500 places + 4 PMR) ;
  • le théâtre Jacques-Cœur (350 places + 3 PMR) ;
  • la maison de la Culture de Bourges (une salle de 900 places et une salle de 360 places) ;
  • les Rives d'Auron (1800 places) ;
  • le théâtre Saint-Bonnet (120 places) ;
  • le 22-Ouest (350 places) et le 22-Est (350 places) ;
  • le Salon d'Honneur.

Manifestations culturelles

Les Nuits lumières de Bourges 2000.jpg

Chaque année, Bourges reçoit entre autres événements :

  • depuis 1977 et dans la ville un festival musical et culturel durant cinq jours et se déroulant généralement en avril : le Printemps de Bourges ;
  • depuis 1985, après la restauration du grand orgue de la cathédrale, le festival « Les très riches heures de l'Orgue en Berry » ;
  • depuis 1997, le Cosmic Trip Festival est un festival musical orienté garage rock[91] qui se déroule en Mai ou Juin suivant les années ;
  • depuis l'an 2000, de mai à septembre et sur un parcours de 2,5 kilomètres dans la ville ancienne mettant en valeur les monuments à travers éclairages et scénographies, les Nuits Lumière, premier prix du Concours Lumières en 2002 ;
  • depuis 2002, les "Récréations" sont un rendez-vous estival d'une semaine avec les écrivains de l'Oulipo. Autour du 14 juillet, elles réunissent des participants de tous pays pour écrire avec les auteurs invités et profiter d'une semaine de rencontre et d'échange.
  • depuis 2005, le Festival international des scénaristes qui se déroule fin mars et le Festival international du film écologique[92] qui se déroule généralement fin septembre, début octobre.

Musées

Animaux naturalisés au Muséum de Bourges.

Enseignement

Collèges

La ville compte aujourd'hui huit collèges :

  • Collège Jean-Renoir
  • Collège Jules-Verne
  • Collège le Grand-Meaulnes
  • Collège Littré
  • Collège Victor-Hugo
  • Collège Saint-Exupéry
  • Collège privé Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle
  • Collège privé Sainte-Marie-Saint-Dominique

Lycées

La ville compte aujourd'hui onze lycées :

  • Lycée Alain-Fournier
  • Lycée Jacques-Cœur
  • Lycée Marguerite-de-Navarre
  • Lycée Pierre-Émile-Martin
  • Lycée privé Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle
  • Lycée privé Sainte-Marie-Saint-Dominique
  • École privée Pigier-Bourges
  • Lycée professionnel Jacques-Cœur
  • Lycée professionnel Jean-de-Berry
  • Lycée professionnel Jean-Mermoz
  • Lycée professionnel Vauvert

Enseignement supérieur

Sports

En 2008, 172 clubs accueillaient 21 500 licenciés[94]. On peut notamment citer le Tango Bourges Basket qui a remporté 13[réf. nécessaire]championnats de France et 5 titres européens dont 3[réf. nécessaire] Euroligues (dont deux consécutives en 1997 et 1998 puis en 2001), une coupe Ronchetti (1995) et une Eurocoupe (2016) et le Bourges judo. Le CREPS de la Région Centre s’est implanté à Bourges en 2004.

  • Bourges foot - CFA2
  • Bourges XV - fédérale 3 (rugby à XV)
  • Truc de Bourges (Touch rugby)
  • HBC Bourges - national 3 féminine
  • Bourges HB 18 - Pré-national Féminine et Excellence Régional Masculine
  • BOURGES escrimes
  • Baseball FALCONS - nationale 2
  • Water Polo A.C BOURGES - masculin nationale 3 - féminine nationale 2
  • Paris-Bourges course internationale cycliste

Les infrastructures majeures sont :

  • Stade Jacques Rimbault : 7 000 places assises, 5 500 debout
  • Stade Alfred Depege : 1 500 places assises
  • Palais des sports du Prado : 5000 places
  • Le Vélodrome rattaché au CREPS
  • Patinoire (loisirs): 850 à 1 200 places
  • Base nautique du Val d'Auron

Organisation d’événements sportifs majeurs :

  • Euroligue Basket Final Four 1998 et 2003
  • Championnat d'Europe d'escrime 2003
  • Finale coupe de France de football féminin 2012
  • Championnats de France d'aviron (Minimes).
  • Championnats du Monde d’Escrime Cadets et Juniors (Avril 2016)

Chaque année la ville organise une compétition indépendante de course de caisses à savon, la Descente Infernale.

Médias

Presse locale

Radios

Télévision

France 3 Centre-Val de Loire émet le programme national de France 3 avec un décrochage local, notamment pour les JT. Elle diffusait sur Bourges et Châteauroux une édition locale "France 3 Berry". Elle s'est arrêtée en juin 2016[97]. Mais un bureau local est toujours disponible place Panchat. France 3 Bourgogne émet aussi dans Bourges et le Cher depuis le site de Neuvy-deux-Clochers. Pour combler les zones blanches de ce dernier, un réémetteur TNT détenu par Towercast est disponible pour le sud de Bourges. Il est installé sur le château d'eau du chemin des Goulevents.

Personnalités liées à la commune

Vie militaire

L'école de Pyrotechnie, au tout début du XXe siècle. Elle était alors desservie par le tramway de Bourges.

En 1860, en raison de sa position centrale, Bourges fut choisie pour être le centre de l’armement sous le Second Empire. La ville voit s’implanter la fonderie de canons (1866), l’arsenal, la direction de l’artillerie, l’école de pyrotechnie[100] ainsi que le champ de tir du polygone.

En 1912, à côté de Bourges est créée l’école de pilotage d’Avord. Elle deviendra le plus grand centre de formation de la guerre 14-18.

En 1928, la firme Hanriot implante son école de pilotage à Bourges. C’est le début de l’épopée aéronautique. Les ateliers de fabrication seront construits entre 1932 et 1939, ils deviendront plus tard l’Aérospatiale.

Des aviateurs prestigieux séjourneront à Bourges et à Avord :

Unités ayant été stationnées à Bourges

Industrie aéronautique et militaire

À partir de 1928 les industries aéronautiques vont se succéder à Bourges :

  • 1928 - L’école Hanriot s’installe à Bourges, et deux ans plus tard, la société Hanriot commence des fabrications d’avions.
  • SGA (Société Générale de l’Aéronautique) regroupe de 1930 à 1934 les usines Hanriot, des moteurs Lorraine, Nieuport Delage et SECM.
  • 1er février 1937 - Création de la SNCAC (Société Nationale de Construction Aéronautique du Centre) fusion et nationalisation des sociétés Hanriot et Farman.
  • 1950 - La SNCAC devient la SNCAN (Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord).
  • 1958 - La SNCAN change d’appellation et devient Nord Aviation.
  • La SNIAS, Société Nationale des Industries Aéro-Spatiales, naît le 1er janvier 1970. Elle regroupe Nord Aviation, Sud Aviation et la Sereb.
  • 24 juin 1984 - la SNIAS s’appelle désormais Aérospatiale.

Bourges est aussi un haut lieu pour l'industrie d'armement terrestre avec Nexter (ex Giat Industries), le centre d'essais DGA Systèmes Terrestres (ex ETBS) et MBDA (missiles).

Avions fabriqués à Bourges

Avant-guerre
  • Avion d’observation Potez 25 (312 appareils - 1930 à 1933).
  • Avion d’entrainement Hanriot 431 (jusqu’en 1933), Hanriot 432 (2 exemplaires), avion d’observation Hanriot 433 (26 appareils - 1935) et avion d’observation Hanriot 436 (50 appareils - 1934).
  • Hanriot 16 et 16-1 (40 appareils - 1934).
  • Avion de bombardement Bloch MB.200 (45 matériels - 1935 à 1936).
  • Avion de bombardement Bloch MB.210 (50 ou 70 matériels - 1936 à 1939).
  • Hanriot 182 (45 matériels - 1935 à 1937. Puis environ 200 matériels de 1938 à 1939).
  • Hanriot 192 (9 matériels).
  • Chasseur monoplace Curtis H 75 A1 (Origine États-Unis - assemblés à Bourges en 1939).
  • Bimoteur d’entrainement Hanriot 232 (19 matériels - 1940).
  • Avion d’assaut Bréguet 693 (27 matériels - 1940).
  • Avion d’entrainement Hanriot 437 (1 exemplaire).
  • Avion d’observation Hanriot 438 (12 exemplaires).
  • Hanriot 439 (13 exemplaires).
  • Prototypes trimoteur LH 70 (1930) et bipoutre H 110 puis H 115.
  • Bimoteur d’entrainement et d’observation NC 510 (2 prototypes - 1938 à 1939).
  • Prototypes bimoteur NC 530.
  • Chasseur bombardier - bimoteur triplace H.220 ou NC-600 (1 prototype et 1 exemplaire série - 1940).
Période de l’occupation
  • Avion de liaison bimoteur Siebel 204 A - 115 appareils - avril 1942 à fin 1943.
  • Avion école et de liaison bimoteur Siebel 204 D - 796 appareils commandés - livraison de septembre 1943 à juin 1944.
Après-guerre
  • Avion de liaison école NC 701 « Martinet » copie du Siebel 204 D (263 exemplaires - 1944 à 1949).
  • Avion de liaison NC 702 (62 exemplaires - 1947 à 1949).
  • Quadriplace NC 840 « Chardonneret » (1 prototype - 1945).
  • Avions légers NC 850 (1 prototype - 1947), NC 851 (9 ex - 1947), NC 852 (1 prototype), NC 853 (40 ex - 1949).
  • Avion cargo quadrimoteur « Cormoran » NC 210 et NC 211 (2 prototypes - 1948 à 1949).
  • Avion de tourisme NC 856 (1 exemplaire - 1949).
  • Avion de tourisme NC 860 (1 exemplaire - 1949).
  • Avion de transport Noratlas, ou Nord 2501 (221 exemplaires - 1952 à 1959).
  • Avion de transport Nord N262 et N262E « Frégate » (110 exemplaires - 1961 à 1976).
  • Avion de transport Transall C160 (56 exemplaires - 1963 à 1973).
  • Pointe avant du Mirage F1 (600 tronçons).
  • Tronçon voilure 21 du Concorde.
  • Case de train et « Bossettes » de l’A300.
  • Plan centraux ATR 42 et ATR 72.
  • Fuselage du Falcon 50.

Missiles fabriqués à Bourges

Notes et références

Notes

  1. À contrario des « grosses tours » conçues sous le règne de Philippe Auguste, celle de Bourges, dont la hauteur est estimée entre 33 et 38 m et le diamètre d'environ 20 m, fait corps avec le mur fortifié[38]. Des investigations archéologiques réalisées au cours des années 1980, ont mis en évidence que seule une poterne, aménagée dans les structures de l'ancienne fortification gallo-romaine, permettait de circuler entre cette tour et la ville[38]. Par ailleurs, cette tour ne disposait d'aucun accès sur l'extérieur de la cité[38].
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références

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  3. Noëlle Laborderie, Précis de phonétique historique, Paris, Armand Colin, 2013 (2e édition), 132 p. (ISBN 978-2-200-35439-8), passim.
  4. Jean-François Chevrot et Jacques Troadec, Carte Archéologique de la Gaule. Le Cher. 18, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, , 370 p. (ISBN 2-87754-016-2), p. 75.
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  8. Service du Patrimoine de la ville de Bourges, L'histoire industrielle du Moulon : Bourges Nord I, Bourges, Ville de Bourges
  9. a, b, c, d et e Service du Patrimoine de la Ville de Bourges, Le nord de Bourges : La mémoire d'une ville (II), Bourges, Ville de Bourges
  10. « Le lac d'Auron à Bourges », sur L'encyclopédie de Bourges (consulté le 27 avril 2017)
  11. Mercure Galant, « Val d'Auron : un quartier trentenaire », L'AGITATEUR,‎ (lire en ligne)
  12. a et b Anna Moirin et Brigitte Stiévenard, Le guide Bourges: musées, architectures, paysages, Bourges, Editions du Patrimoine, , 152 p. (ISBN 978-2-7577-0357-1)
  13. Annelaure Robert, Christophe Sirère, Bourges, Geste, , 193 p. (ISBN 978-2-36746-637-8), p.75
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  24. Le projet Avaricum à Bourges lanouvellerépublique.fr.
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  26. Pierre-Yves Milcent, Bourges-Avaricum : Un centre proto-urbain celtique du Ve siècle av. J.-C. ; les fouilles du quartier de Saint-Martin-des-Champs et les découvertes des établissements militaires, coédition Bourges : Service d’archéologie municipale/Toulouse : UMR 5608 Cultures et sociétés de la Préhistoire, 2007. Dans la collection Bituriga : monographie.
  27. Fabien Régnier, Jean-Pierre Drouin, préface de Venceslas Kruta, Les peuples fondateurs à l'origine de la Gaule, éd. Yoran Embanner, page 83-84.
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  29. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris : Errance, 2006. Collection Hespérides, (ISBN 2-87772-331-3), p. 21.
  30. a, b, c et d Leguay (2005), op. cit., p. 32.
  31. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire », , 303 p., ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152), p. 17.
  32. La chronique de Frédégaire .
  33. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe – XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l’Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. (ISBN 2-9519441-0-1), p. 14-15.
  34. Chédeville, op. cit., p. 15.
  35. Frédéric Epaud, « La charpente de la nef de la cathédrale de Bourges », Revue archéologique du Centre de la France, t. 50,‎ , p. Intro et pages 1 et 2 (lire en ligne).
  36. a et b Olivier Ruffier et Jacques Troadec, « Bourges (Cher). Haut de la rue moyenne. », Revue archéologique du centre de la France, t. 26, no fascicule = 1,‎ , p. 87 (lire en ligne).
  37. a et b Christine Fellicelli, « Philippe Auguste et l'enceinte de la cité : la mise en place d'une séquence majeure dans l'écologie spatiale de la ville de Bourges à la fin du Moyen-Âge », dans Christine Fellicelli, Jean-Luc Fray et Céline Perol (directeurs d'ouvrage) et al., L'historien en quête d'espaces, Presses Universitaire Blaise Pascal, , 469 p. (lire en ligne), pages 217 à fin chapitre.
  38. a, b, c et d Olivier Bouzy, « La grosse tour de Bourges », dans Olivier Bouzy, La révolte des nobles du Berry contre Louis XI : guerre et économie en 1465, L'Harmattan, , 272 p. (lire en ligne), page 17 à fin chapitre.
  39. a, b et c Leguay (2005), op. cit., p. 65.
  40. a et b Leguay (2005), op. cit., p. 100.
  41. Jean-Pierre Leguay, Les catastrophes au Moyen Age, Paris, J.-P. Gisserot, coll. « Les classiques Gisserot de l'histoire », , 224 p. (ISBN 978-2-877-47792-5 et 2-877-47792-4, OCLC 420152637)., p. 27.
  42. A.-L. d'. Harmonville, Dictionnaire des dates, des faits, des lieux et des hommes historique ou les Tables de l'histoire, répertoire alphabétique de chronologie universelle, Levasseur, (lire en ligne), p. 642.
  43. Roland Narboux, « Les incendies à Bourges », sur le site de l'Encyclopédie de Bourges, (consulté le 3 août 2017).
  44. Leguay (2005), op. cit., p. 31.
  45. a et b Leguay (2005), op. cit., p. 83.
  46. a, b, c, d et e Christine Felicelli, « Le feu, la ville et le roi : l'incendie de la ville de Bourges en 1252 », Histoire urbaine, vol. 1, no 5,‎ , p. 105-134 (DOI 10.3917/rhu.005.0105., lire en ligne).
  47. Leguay (2005), op. cit., p. 68.
  48. Leguay (2005), op. cit., p. 173 et 177.
  49. Leguay (2005), op. cit., p. 110.
  50. Leguay (2005), op. cit., p. 82.
  51. Leguay (2005), op. cit., p. 111-112.
  52. Les lettres de création de l'université de Bourges sont datées de Mareuil près d'Abbeville décembre 1463 (vraisemblablement du 31 décembre 1463) (http://books.google.fr/books?id=FZfHoyI8BKwC&pg=PA150 Ordonnances des rois de France, tome XVI p. 150), et par lettres patentes datées aux Montlis-lèz-Tours, le 6 décembre 1469 (Archives nationales, X1A 8606, fol.217 v°), d'après Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome IV p. 83, note no 1, Librairie Renouard, Paris 1880. D'ailleurs, le 22 février 1470, Louis XI expédia une autre lettre au parlement de Paris, en demandant son enregistrement immédiat, en raison de l'autorisation du pape. Selon cette lettre, il est évident que la création de l'université de Bourges subit des empêchements d'autres universités déjà existantes : "...nonobstant quelzconques opposicions, que l'on ait mises ou vueille mectre pour et ou nom des autres universitez de nostre royaume ou autres quelconquez...". (Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome IV p. 82-84) .
  53. J.-Y. Ribault, « L’Ancienne université de Bourges », dans Académie d’Orléans, Guide de l’étudiant, année 1964-1965, p. 23-25.
  54. a et b Leguay (2005), op. cit., p. 34.
  55. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA20 Lettres patentes de Louis XI, Ermenonville, juin 1474.
  56. a et b Leguay (2005), op. cit., p. 117 et 128.
  57. Leguay (2005), op. cit., p. 133.
  58. Leguay (2005), op. cit., p. 160.
  59. Leguay (2005), op. cit., p. 81.
  60. Leguay (2005), op. cit., p. 179.
  61. Leguay (2005), op. cit., p. 182.
  62. a et b Leguay (2005), op. cit., p. 184.
  63. Leguay (2005), op. cit., p. 185.
  64. Leguay (2005), op. cit., p. 208-209.
  65. Leguay (2005), op. cit., p. 207.
  66. Leguay (2005), op. cit., p. 206.
  67. Stéphan Geonget, Bourges à la Renaissance : Hommes de lettres, hommes de lois, Klincksieck, 2011, 528 p.
  68. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 286.
  69. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 341.
  70. L’Encyclopédie de Bourges.
  71. Libération de Bourges
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  78. « Élections municipales de 2014 », sur francetvinfo.fr (consulté le 16 juin 2015)
  79. « Élections municipales de 2009 », sur francetvinfo.fr (consulté le 16 juin 2015)
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  84. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  85. « Évolution et structure de la population à Bourges en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010).
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  87. Jean-Pierre Adam, Claude Bourgeois, Un ensemble monumental gallo-romain dans le sous-sol de Bourges (Cher), p. 115-140, dans Gallia, 1977, volume 35, no 1 (lire en ligne)
  88. « Fontaine monumentale gallo-romaine », notice no PA00096677, base Mérimée, ministère français de la Culture
  89. « Portique monumental gallo-romain », notice no PA00096738, base Mérimée, ministère français de la Culture
  90. « Si c'est le célèbre paysagiste Le Nôtre qui est contacté en 1681 pour ce projet, il ne semble pas qu'il ait lui-même établi les premières esquisses. Ce n'est qu'à partir de 1731 que le jardinier Coudreau entreprend la réalisation de ce jardin. » Ville de Bourges.fr.
  91. Site du festival Cosmic Strip
  92. Site officiel du Festival international du film écologique de Bourges.
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  94. Source.
  95. "RCF en Berry" sur diocese-bourges.org
  96. Site web de Radio Résonance
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  98. Histoire de Louis XI - Just Jean Étienne Roy - Google Livres
  99. Jules Renard, Journal 1901-1910, Paris, La Bibliothèque, coll. « dirigée par Jean d'Ormesson », , 730 p. (ISBN 978-2-8105-0177-9)
  100. « Ecole militaire de pyrotechnie », notice no IA18000537, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi

Bibliographie

  • Robert Bedon, Atlas des villes, bourgs, villages de France au passé romain, Paris, Picard, 2001, p. 35-36 et notice "Bourges", p. 120-123.
  • Stéphan Geonget, 'Bourges à la Renaissance : Hommes de lettres, hommes de lois', Klincksieck, , 528 p. (ISBN 2-252-03786-5)
  • Pierre-Yves Milcent (dir.), Bourges-Avaricum, un centre proto-urbain celtique du Ve s. av. J.-C. : les fouilles du quartier de Saint-Martin-des-Champs et les découvertes des établissements militaires, vol. 1&2, Bourges, Ville de Bourges, Service d'archéologie municipal, coll. « Bituriga / monographie » (no 2007/1), , 341+176 p. (ISBN 978-2-9514097-7-4 et 978-2-9514097-7-4).
  • Roland Narboux, De Hanriot à l’aérospatiale, Tardy Quercy, .
  • Roland Narboux, L’Histoire de Bourges au XXe siècle, éditions Bernard Royer
    en 3 volumes
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991 (ISBN 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Pages 189-190 Bourges

Articles connexes

Liens externes