Boucq

Boucq
Boucq
Boucq et la forêt de la Reine.
Blason de Boucq
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes Terres Touloises
Maire
Mandat
Gérald Liouville
2014-2020
Code postal 54200
Code commune 54086
Démographie
Gentilé Boucquins
Population
municipale
356 hab. (2017 en diminution de 3,52 % par rapport à 2012)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 51″ nord, 5° 45′ 44″ est
Altitude Min. 231 m
Max. 388 m
Superficie 22,66 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Boucq
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Boucq

Boucq est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie

Boucq (Ban communal)

Localisation

La commune de Boucq est située à la frontière des départements de la Meuse et de Meurthe-et-Moselle, à 16 kilomètres au nord-ouest de Toul, sous-préfecture de Meurthe-et-Moselle ; et à 39 kilomètres de Nancy.

Elle fait partie du Parc naturel régional de Lorraine[1].

Communes limitrophes

Rose des vents Geville(Meuse) Sanzey Rose des vents
N
O    Boucq    E
S
Troussey(Meuse) Trondes

Géologie et relief

Le village de Boucq est situé dans le Parc naturel régional de Lorraine, au pied des côtes de Meuse, au sud-est de la forêt de la Reine et au nord de la plaine de la Woëvre.

Hydrographie

Il est traversé par les ruisseaux l'Esch, de Woëvre, de Rosière, des Grands Breuils et de très nombreux biefs d'étangs[2].

Voies de communication et transports

Les deux axes principaux traversant le village sont les routes D908 (Boinville-en-Woëvre-Lagney), et D10 (Boucq-Tremblecourt).

Toponymie

Ad Fines ; Alodum in Boiaco ; Alodium de Bouch ; Boc Bouc (1152) ; Boucq ou Boucquet (1710) sont les différentes graphies recensées dans les dictionnaires topographiques[3].

Le toponyme apparaît en 922/963 sous la forme Boiaco considérée comme une latinisation erronée et sous la forme française « Bouch ». L'on trouve ensuite « Boc » et « Bouc » en 1152 ; la graphie actuelle date de 1710[3]. Selon Dauzat et Rostaing, ce nom vient de l'allemand Buche, signifiant hêtre[4] : cette étymologie est jugée "peu convaincante" par Aude Wirth[5].

Histoire

Le château en octobre 1918, quartier de Major-général Charles Muir de l´AEF.

Origines de Boucq

Les origines de Boucq restent méconnues. Cependant, les substructions, les fragments de pierres plates et les monnaies romaines mises au jour au lieu-dit La Lochère, permettent d'attester de l'existence du village dès l'époque romaine[6].

Par ailleurs, une élévation en amont de Boucq[réf. souhaitée] laisse supposer[réf. souhaitée] la présence d'une motte castrale au haut Moyen Âge.

Enfin, du Moyen Âge à la Révolution, le village de Boucq est le siège d'une coseigneurie dépendant pour la politique du duché de Bar, et pour la religion du doyenné de la rivière de Meuse et du diocèse de Toul. La seigneurie est tenue en fief pour la première partie par des seigneurs laïcs, et pour la seconde par les prémontrés de l'abbaye Sainte-Marguerite de Rangéval, aujourd'hui située sur la commune de Géville[7].

Boucq au Moyen Âge

Au milieu du Xe siècle, un nommé Rupert vend le fief de Boucq à l'évêque de Toul Gauzelin (922-962)[8].

Puis aux XIe et XIIe siècles, la seigneurie échoit aux sires d'Apremont, dont Gobert qui en fait don d'une partie à l'abbaye de Rangéval en 1152[9].

Dans la première moitié du XIIIe siècle, la part des Apremont passe à la maison de Chambley, par le mariage de la demoiselle d'Apremont.

Le fils de cette dernière, Ferry II de Chambley († 1253), donne à son neveu, Geoffroy de Brixey († 1278), sa part de la seigneurie, qui entre ainsi dans la maison de Brixey, jusqu'à la mort de Gérard III, en 1363. C'est le père de ce dernier, Jean, qui fait édifier le château de Boucq vers 1340.

À cette date, la part des Brixey passe à son neveu, Jean de Naives, puis à ses descendants, qui vendent leur part à l'abbaye de Rangéval et à Jean de Vattetot, au cours du XVIe siècle[10].

Boucq sous l'Ancien Régime

Par le mariage de la fille de Jean, Philiberte, vers 1600, avec Claude de Fligny, qui récupère le château de Boucq, grâce à un échange effectué avec l'abbaye de Rangéval, la part des Vattetot change de maison[11].

Au milieu du XVIIe siècle, la petite fille des précédents, Marie épouse François de Magnicourt, faisant passer la part des Fligny à la maison de Magnicourt, qui la conserve jusqu'en 1716.

À cette date, la part échoit aux comtes de Fontenoy, avant d'être vendue, en 1739, à la maison de Tardif d'Hamonville[10].

Affaire du trésor de Boucq

Le 15 avril 1997, deux septuagénaires équipés de détecteurs de métaux mettent au jour, au lieu-dit Val Maillot, un vase en argile contenant environ 200 pièces de monnaie portugaises et espagnoles des XVe, XVIe et XVIIe siècles, frappées à partir de l'or des Incas[12]. Le trésor est alors estimé à 600 000 francs. Déclarée en mairie, cette trouvaille est conservée au nom de la commune dans un coffre-fort, jusqu'à sa vente aux enchères, le 12 décembre 2009, à Nancy, pour 153 310 euros[13]. Entretemps, les deux prospecteurs ont été inquiétés dès 1997 par un procès mené par les services régionaux d'archéologie pour destruction de site archéologique et utilisation de détecteur de métaux[14].

Politique et administration

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Serge Mittaut    
mars 2008 2014 Josette Frécher    
2014 En cours Gérald Liouville    

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2017, la commune comptait 356 habitants[Note 1], en diminution de 3,52 % par rapport à 2012 (Meurthe-et-Moselle : +0,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7467179098909921 0341 0461 0361 048
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
887928876834800771764733690
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
669608574536468457378363391
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
336305321330333371376369356
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

E. Grosse indique dans son ouvrage pour la fin du XIXe siècle :

« Surface territ. cadast., 2268 hect., dont 960 en bois, 600 en terres labour., 200 en prés et 120 en vignes, dont les produits sont peu vantés. »[19]

Secteur primaire ou Agriculture

Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.

D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[20]), la commune de Boucq était majoritairement orientée [Note 2] sur la polyculture et le poly - élevage (auparavant même production) sur une surface agricole utilisée[Note 3] d'environ 308 hectares (surface cultivable communale) en baisse depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 528 à 270 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 9 exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune employant 10 unités de travail[Note 4].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Église Saint-Pierre (XIIIe-XVIIIe s) et château (XIVes).
Fontaine du Han.

Personnalités liées à la commune

Héraldique, logotype et devise

Voir aussi

Bibliographie

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes

Liens externes

  • « Boucq », Monographies communales de Meurthe-et-Moselle réalisées pour l'exposition universelle de 1889 et conservées par les Bibliothèques de Nancy, sur https://galeries.limedia.fr

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  2. Orientation technico-économique de la commune :  production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
  3. Superficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
  4. Unité de travail annuel : mesure  en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.

Références

  1. Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Décret no 2015-73 du 27 janvier 2015 portant renouvellement du classement du parc naturel régional de Lorraine.
  2. Annuaire des mairies de France
  3. a et b Lepage H., Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Comité des travaux historiques et des sociétés savantes, imprimerie impériale, Paris, 1862
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6).
  5. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle : Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, , 313 p. (ISBN 2-914554-43-5).
  6. Chauvet J-Y., L'inventaire du Toulois, 2e partie : sites archéologiques, Revue Études Touloises no 101, Cercle d'études locales du Toulois, Toul, 2006
  7. Jeandemange S., Châteaux et maisons fortes du Toulois : L'inventaire des sites fortifiés (2e partie), Revue Études Touloises no 109, Cercle d'études locales du Toulois, Toul, 2004
  8. Lepage H., Les communes de la Meurthe: Journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département, volume 1, imprimerie A. Lepage, Nancy, 1853
  9. Picard B., Histoire Ecclésiastique & Politique de la Ville & Diocèse de Toul, Toul, 1707.
  10. a et b Morlaincourt (Général de), La seigneurie de Bouch (1230-1930), Les Seigneurs de la commune, Société d'Impressions Typographiques, Nancy, 1936
  11. Archives Départementales de Meurthe-et-Moselle, B 76, f° 85-86
  12. Le Républicain lorrain, journal du 16 avril 1997
  13. Le Républicain lorrain, journal du 13 décembre 2009
  14. Site de numismatique sacra-moneta.com
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  19. E. Grosse, Dictionnaire statistique du département de la Meurthe : contenant une introduction historique..., Nabu Press (réimpr. 2012) (1re éd. 1836) (ISBN 1278248951 et 9781278248950, OCLC 936241814, lire en ligne), p. 95
  20. « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le 28 novembre 2019) : « Principaux résultats par commune (Zip : 4.4 Mo) - 26/04/2012 - http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/zip/Donnees_principales__commune.zip »
  21. Base Mérimée du ministère de la Culture