Bistrița

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Bistrița
ROU BN Bistrita CoA.jpg
Bistrita2008.jpg
Nom local
(ro) Bistrița
Géographie
Pays
Județ
Localisation géographique
Chef-lieu
Bistrița ()
Capitale de
Superficie
145,47 km2
Altitude
356 m
Coordonnées
47° 08′ 00″ N, 24° 29′ 00″ E
Bistrita judetul Bistrita-Nasaud.jpg
Démographie
Population
75 076 hab. ()
Densité
516,1 hab./km2 ()
Fonctionnement
Statut
Municipalité roumaine (en), Chef-lieu de județ ()
Chef de l'exécutif
Ovidiu-Teodor Crețu () ()
Jumelages
Identifiants
Code postal
420008–420198
Site web

Bistrița (en hongrois : Beszterce ; en allemand : Bistritz) est une ville de Transylvanie, dans le nord de la Roumanie, et le chef-lieu du județ de Bistrița-Năsăud. Sa population s'élevait à 75 076 habitants en 2011.

Géographie

Bistrița est arrosée par la rivière du même nom.

Histoire

Roue à rayon et plaquage de bronze. Árokalja (1000 av. J.-C.)

La région de Bistrița a été habitée depuis le Néolithique. Les Saxons ont colonisé la région à partir de 1206, qu'ils ont appelée Nösnerland. La destruction de Markt Nosa (« marché de Nösen ») par les Mongols, qui se dirigeaient vers l'Europe centrale, est attestée dans un document de 1241. Le nom de la ville est d'origine slave et il désigne un cours d'eau rapide.

Bistrița est devenue ville franche en 1330. En 1353, la ville a gagné le droit d'organiser une foire annuelle de 15 jours et elle a également reçu ses armes (une autruche tenant un fer à cheval dans son bec). En 1465, les fortifications de la ville comptaient 18 tours, gardées par les guildes locales. La ville possédait également une Kirchenburg, ou église fortifiée.

En décembre 1918, Bistrița a été intégrée au royaume de Roumanie, ce qui fut confirmé par le traité de Trianon en 1920.

De 1940 à 1944, à la suite du Deuxième arbitrage de Vienne, Bistrița est occupée par la Hongrie de Horthy. En 1941, les autorités hongroises déportent plusieurs dizaines de familles juives à Kamianets-Podilsky où elles seront assassinées par des Einsatzgruppen et des troupes hongroises en guerre contre l'URSS[1],[2]. Au printemps 1944, le maire de la ville Norbert Kuales, et le chef de la police, Miklós Debreczenyi, décident d'enfermer les juifs dans le ghetto de Bistrița  créé en périphérie de la ville et où 6 000 juifs sont entassés dans des conditions extrêmement difficiles. 2 500 viennent de Bistrița et le reste des villages des environs. Ils sont ensuite déportés au camp d'extermination d'Auschwitz en deux convois, le 2 et le 6 juin 1944 (3 106 puis 2 875 personnes)[3].

Les persécutions ne cessent que lorsque la ville est libérée par les armées roumaines et soviétiques au début de septembre 1944.

Démographie

Évolution de la population
AnnéePop.±%
1900 12 155—    
1912 13 236+8.9%
1930 14 128+6.7%
1948 15 801+11.8%
1956 20 292+28.4%
1966 25 519+25.8%
1977 44 339+73.7%
1992 87 710+97.8%
2002 81 259−7.4%
2011 75 076−7.6%

Politique

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Vasile Moldovan PD  
Les données manquantes sont à compléter.
2008 en cours Teodor Ovidiu Crețu PSD  

Jumelages

Tourisme

  • Unirea, un quartier de Bistrița vraisemblablement fondé par des Wallons, faisant à l'époque partie du Saint-Empire romain germanique.
  • le col de Tihuța, en direction de Vatra Dornei. Cette ville est connue pour être mentionnée dans le roman Dracula de Bram Stoker (1897). Historiquement, le château du comte Dracula se trouverait dans les montagnes des Carpates dans le col de Tihuța, donc c'est en toute logique que Bistritz est liée à la légende du vampire Dracula.

Personnalités

Voir la catégorie : Naissance à Bistrița.

Références dans la culture populaire

Le groupe de punk-rock français Charlie Fiasco fait référence à la ville dans un titre intitulé Bistrita.[réf. nécessaire]

Notes et références

  1. Braham, R.L (2000). Politics of Genocide: The Holocaust in Hungary. Wayne State University Press. (ISBN 0814326919).
  2. http://www.jewishgen.org/yizkor/maramures/mar093.html
  3. http://www.yadvashem.org/yv/en/exhibitions/wiesel/holocaust_in_northern_transylvania.pdf, sourceMémorial de Yad Vashem
  4. Population depuis 1912 sur le site pop-stat.mashke.org

Liens externes