Benjamin Griveaux

Benjamin Griveaux
Benjamin Griveaux en 2017.
Benjamin Griveaux en 2017.
Fonctions
Secrétaire d'État auprès du Premier ministre
Porte-parole du gouvernement
En fonction depuis le
(4 mois et 28 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Christophe Castaner
Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances

(5 mois et 3 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Henri Torre (indirectement)
Successeur Delphine Gény-Stephann
Député de Paris
Élu dans la 5e circonscription

(1 mois)
Élection 18 juin 2017
Législature XVe
Prédécesseur Seybah Dagoma
Successeur Élise Fajgeles
Conseiller général de Saône-et-Loire
Élu dans le Canton de Chalon-sur-Saône-Centre

(7 ans et 12 jours)
Prédécesseur Patrick Forêt
Conseiller municipal de Chalon-sur-Saône

(7 ans, 2 mois et 13 jours)
Maire Christophe Sirugue
Gilles Platret
Successeur Françoise Verjux-Pelletier
Biographie
Nom de naissance Benjamin-Blaise Griveaux
Date de naissance (40 ans)
Lieu de naissance Saint-Rémy (Saône-et-Loire)
Nationalité française
Parti politique PS (jusqu'en 2017)
EM/REM (depuis 2016)
Diplômé de IEP de Paris
HEC
Site web griveaux2017.fr

Benjamin Griveaux, de son nom complet Benjamin-Blaise Griveaux, né le à Saint-Rémy (Saône-et-Loire) , est un homme politique français.

Il a été vice-président du conseil départemental de Saône-et-Loire et est le principal porte-parole du mouvement En marche ! jusqu'en juin 2017. Il est élu député dans la cinquième circonscription de Paris en juin 2017. Entre le 21 juin et le 24 novembre 2017, il est secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, au sein du gouvernement Édouard Philippe II puis porte-parole du gouvernement depuis cette dernière date.

Biographie

Famille et études

Benjamin Griveaux est le fils d'un notaire et d'une avocate de Chalon-sur-Saône[1]. Il est diplômé de Sciences Po Paris en 1999 (section Service Public)[2] et d'HEC Paris en 2001 (programme Grande École)[3] mais échoue au concours d'entrée de l'ENA[4].

Il est marié à Julia Minkowski[5], une avocate[6] qui a participé à l'élaboration du programme justice d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle de 2017[4].

Débuts politiques

Il entre en politique en devenant proche des socialistes rocardiens et des strauss-kahniens[7] (dans le laboratoire d'idées À gauche en Europe[1] en 2003[8]). Avec Ismaël Emelien, Cédric O ou encore Stanislas Guérini, il fait partie de l'équipe de campagne de Dominique Strauss-Kahn pour la primaire PS de 2006[4].

Il est élu conseiller municipal de Chalon-sur-Saône en 2008, sur la liste de Christophe Sirugue[1],[9], et vice-président (socialiste[10]) de l'agglomération de Chalon-sur-Saône. Il est également vice-président du conseil général de Saône-et-Loire sous la présidence d'Arnaud Montebourg : il indique avoir « toujours été son opposant dans sa majorité »[9]. Le 17 novembre 2012, il entre au bureau national du Parti socialiste[11].

Il intègre en 2012 le cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine[12]. A cette occasion, il est repéré pour sa défense des territoires ruraux face à la capitale n'hésitant pas à déclarer : "Paris n'est pas la France, on souffre trop du monde médiatique qui se nourrit de députés franciliens"[13]. En 2014, il fait un passage dans le privé ; il travaille chez Unibail-Rodamco jusqu'en octobre 2016 en tant que directeur de communication et des affaires publiques[1]. Sa mission consiste, selon le journaliste Vincent Jauvert, pour un revenu de 17 000 € mensuels de « contrôler que personne au ministère des Finances ou au Parlement ne propose d’abolir » une niche fiscale favorable à l'entreprise[14].

Il est conseiller de la fondation Jean-Jaurès sur les questions sociales.

Engagement au sein d'En marche !

Il devient proche d'Emmanuel Macron à partir d'octobre 2015, par l'intermédiaire d'Ismaël Emelien[15],[9], et participe aux réunions de la création d'En marche ![16]. Il est porte-parole du mouvement, chargé de la riposte. Étienne Girard, du magazine Marianne, le présente comme le « chef de file naturel » d'« apparatchiks » issus du Parti socialiste qui ont rejoint Emmanuel Macron[17]. Il apparaît régulièrement à la télévision au cours de la campagne présidentielle[9].

Député de la XVe législature

Il est investi par La République en marche ! aux élections législatives de 2017 dans la cinquième circonscription de Paris[18], qu'il remporte le 18 juin 2017 lors du second tour face à la députée socialiste sortante Seybah Dagoma[19].

Ministre du deuxième gouvernement Édouard Philippe

Le 21 juin 2017, il est nommé secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, au sein du second gouvernement d'Édouard Philippe. Ses attributions ministérielles sont les mêmes que celles du ministre[9]. Il travaille sur certaines entreprises industrielles en difficulté, sur la préparation du projet de loi "entreprises" et sur l'attractivité financière de la place de Paris[9].

Porte-parole du gouvernement

Le 24 novembre 2017, il quitte son poste pour devenir porte-parole du gouvernement en tant que secrétaire d'État adjoint au Premier ministre.

Ouvrages

  • Les Élites, Dalloz-Sirey, 2007
  • Salauds de pauvres ! Pour en finir avec le choix français de la pauvreté, Fayard, 2012[20]

Notes et références

  1. a, b, c et d Mariana Grépinet, « Les révélations de la campagne », Paris Match, semaine du 20 au 26 avril 2017, pages 32-33.
  2. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/benjamin.griveaux99.
  3. « HEC Alumni », sur www.hecalumni.fr (consulté le 5 janvier 2018)
  4. a, b et c Sophie des Déserts, « Le casse du siècle », Vanity Fair n°53, décembre 2017, pages 108-115 et 154-155.
  5. http://www.liberation.fr/france/2017/06/23/benjamin-griveaux-bercy-macron_1579174.
  6. Éric Hacquemand, « Les ambitions parisiennes de Benjamin Griveaux », Paris Match, semaine du 21 au 27 septembre 2017, page 42.
  7. Portrait - Benjamin Griveaux, en marche au côté d’Emmanuel Macron.
  8. « Éminence grise - Benjamin Griveaux », Le Figaro Magazine, semaine du 28 avril 2017, page 22.
  9. a, b, c, d, e et f David Revault d'Allones et Arthur Nazaret, « Benjamin Griveaux, la comète de Jupiter Macron », sur lejdd.fr, (consulté le 23 août 2017).
  10. « Le Chalonnais Benjamin Griveaux a encouragé Macron à démissionner », 1er septembre 2016.
  11. Griveaux Benjamin, « Très heureux d'entrer au bureau national du parti socialiste ! #CNPS », sur @BGriveaux, (consulté le 4 septembre 2017)
  12. https://www.acteurspublics.com/2012/06/12/benjamin-griveaux-conseille-marisol-touraine.
  13. « Politique, entreprise... Voici les stars montantes chez les élites », Challenges, (lire en ligne)
  14. Le livre choc sur la vie de rêve des élites de l’Etat, leparisien.fr, 17 janvier 2018
  15. Ismaël Emelien, le bras droit d’Emmanuel Macron, Le Monde, 19 décembre 2016.
  16. http://www.info-chalon.com/articles/politique/2016/04/20/21394/benjamin-griveaux-porte-parole-d-emmanuel-macron-repond-a-info-chalon-com/.
  17. Législatives : ce réseau d'apparatchiks macronistes qui s'apprête à fondre sur l'Assemblée, marianne.net, 16 juin 2017
  18. « Législatives à Paris : treize candidats de la République En marche! investis », leparisien.fr, 15 mai 2017.
  19. Ministère de l'Intérieur, « Elections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 21 juin 2017)
  20. http://www.vivre-a-chalon.com/lire_CHALON-_-Benjamin-Griveaux-annonce-_Salauds-de-pauvres_-suite,2303ad2ef4f2bdc71b9cb4bc59f2e15e910568a3.html

Liens externes