Bekaert (entreprise)

Bekaert
logo de Bekaert (entreprise)

Création 1880
Forme juridique Société anonyme ()
Action Euronext : BEKB
Siège social Courtrai
Drapeau de Belgique Belgique
Direction Bert De Graeve
Activité Industrie
Produits Métaux, matériaux, revêtements, matériaux tréfilés
Effectif 28 000 collaborateurs
Site web www.bekaert.com

Capitalisation 6,2 milliards € (2011)[1]
Dette 1,189 milliards d'euros
Chiffre d'affaires 4,212 milliards d'euros (2018)
Résultat net 128 millions d'euros (2018)

Bekaert est une entreprise belge spécialisée dans la transformation avancée des métaux et des matériaux ainsi que les revêtements avancés. En 2007, elle a généré des ventes de plus de 3,4 milliards € dans 120 pays.

Histoire

Bekaert est fondé en 1880 à Zwevegem par Leon Leander Bekaert, un jeune quincaillier. La société fabrique d'abord des clôtures électrifiées pour les basses-cours. En 1894, un revêtement de zinc est ajoutée pour résister à la rouille[2].

Après la Première Guerre mondiale, Bekaert rachète une tréfilerie à Bourbourg en France et y démarre la production en 1924. Durant les années 1920, la société commence à fournir le territoire américain. En 1930, la société compte 600 salariés. En 1932, Bekaert se lance dans la fabrication de clous[2].

Après la Seconde Guerre mondiale, Bekaert se diversifie dans les revêtements, l'acier inoxidable, les cordes d'acier. Dans les années 1950 et 1960, Bekaert ouvre des bureaux en Amérique Latine, à New-York et à Tokyo. Dans les années 1970, face au premier choc pétrolier, Bekaert revoie ses process et développe des matériaux plus résistants et surtout moins consommateurs en pétrole pour être produits. Bekaert poursuit son internationalisation avec des ouvertures de bureaux dans de nouveaux pays (Espagne, Brésil). En 1974, Bekaert ouvre une usine à Quito (Équateur)[2], puis une autre à Van Buren (États-Unis) en 1976[3].

Au début des années 1980, Bekaert développe de nouvelles fibres avec un diamètre de quelques microns. Le groupe ouvre 3 nouvelles usines en Australie, aux États-Unis et en Turquie. À la fin des années 1980, le groupe Bekaert compte 15 000 employés. Dans les années 1990, Bekaert ouvre deux usines en Chine[2].

En 2001, le groupe se lance dans le marché des films pour fenêtres, puis développent fortement sa présence sur le sol chinois dans les années suivantes[2]. En 2004, Bekaert rachète la société française Sorevi (qui devient Bekaert-Sorevi) spécialisée dans la production des revêtements Cavidur fortement utilisés dans la Formule 1[4]. En 2010, Bekaert annonce un investissement de 2 millions de dollars pour augmenter la capacité de son usine de Shelbyville (Kentucky) aux États-Unis[5].

En 2012, la presse révèle que Bekaert ne paie aucun impôt en Belgique depuis cinq ans[6].

De 2002 à 2010, la part de Belges dans l'actionnariat de Bekaert est passée de 80% (dont 36% détenues par la famille Bekaert) à 20%[7]. En 2010, Bekaert vend ses solutions de Diamond-like carbon au Suisse Sulzer pour 11 millions d'euros[8]. En 2010, la moitié du bénéfice d'exploitation du groupe provient de la Chine[7]. De janvier à juin 2011, l'action de Bekaert dégringole en bourse et perd 30% de sa valeur (dont une chute de 8,5% le 10 juin)[7]. En août 2011, Bekaert revend ses activités de films spéciaux (specialty films) à la division plastiques de Saint-Gobain[9].

En juin 2014, Bekaert crée une joint-venture avec l'Italien Maccaferri pour la commercialisation et la distribution de matériel de construction pour les infrastructures industrielles[10]. En décembre 2015, Bekaert crée la joint-venture Bridon Bekaert Ropes Group avec le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l'Ontario[11]. En avril 2018, Bekaert rachète les 33% que possède le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l'Ontario dans Bridon Bekaert et devient propriétaire à 100% de la structure[12].

En avril 2018, Bekaert se joint à Kiswire America and Tokusen USA pour solliciter auprès du US Bureau of Industry and Security (BIS) d'être exempt de la section 232 sur les tarifs appliqués aux métaux carbone de type 1078 et supérieure[13], une requête finalement refusée par les autorités américaines en juin 2018[14]. Suite à ce refus, Bekaert menace de fermer ses usines situées dans l'état d'Arkansas[15].

En mai 2018, Paul Buysse est nommé président du conseil d'administration de Bekaert[16].En juin 2018, Bekaert ferme son usine de Figline Valdarno en Italie et supprime 318 emplois[17]. En décembre 2018, Bekaert annonce un investissement de 125 millions de dollars pour la construction d'une usine au Vietnam, dont l'ouverture est prévue pour 2021[18]. En janvier 2019, Bekaert participe au lancement de la première usine d'impression 3D en béton en Europe[19].

Description

Par sa spécialisation, elle travaille dans les secteurs de l'automobile, de la construction, du verre, du textile, de la chimie ou encore de l'agriculture[20].

L'entreprise dispose de trois divisions :

  • Les produits tréfilés ;
  • Les matériaux avancés ;
  • Les revêtements avancés.

Bekaert produit et commercialise entre autres l'armature métallique Murfor pour supprimer les chaînages en béton armé[21].

L'entreprise est cotée sur Euronext Belgique BEL20. Elle fait partie de l'indice Next 150. Elle est membre de l'association européenne des équipementiers automobiles, le CLEPA.

Notes et références

  1. (en) « #1474 Bekaert », Forbes,‎ (lire en ligne)
  2. a b c d et e « Histoire de la société Bekaert », Andlil,‎ (lire en ligne)
  3. (en) « Bekaert Rolls Out Wire For The World », Times Record,‎ (lire en ligne)
  4. (en) « Bekaert Sorevi to expand U.S. operations », Motor Sport,‎ (lire en ligne)
  5. (en) « Bekaert to expand Shelbyville plant », Louisville Business First,‎ (lire en ligne)
  6. Christophe Callewaert, « Chiffres et faits scandaleux après la restructuration de Bekaert », Investig'Action,‎ (lire en ligne)
  7. a b et c « Pourquoi Bekaert dévisse en Bourse », Le Vif,‎ (lire en ligne)
  8. (en) « Sulzer Acquires Diamond-like Carbon Coatings Activities from Bekaert », Œrlikon Metco,‎ (lire en ligne)
  9. (en) « Solar Gard® Specialty Films to be Acquired by Major Industry Player Saint-Gobain », Business Wire,‎ (lire en ligne)
  10. (en) « Bekaert and Maccaferri’s joint underground solutions », Maccaferri,‎ (lire en ligne)
  11. (en) « Ontario Teachers’ Pension Plan and Bekaert announce merger of the global ropes and advanced cords businesses of Bekaert and Bridon », Ontario Teachers' Pension Plan,‎ (lire en ligne)
  12. « Bekaert : prend le contrôle total de Bridon- Ropes Group », Zone Bourse,‎ (lire en ligne)
  13. (en) Nat Rudarakanchana, « Bekaert seeks 232 wire rod exclusion », Fastmarkets AMM,‎ (lire en ligne)
  14. (en) Ana Swanson et Tiffany Hsu, « Companies Get First Tariff Waivers, but Many More Are Left in Limbo », New York Times,‎ (lire en ligne)
  15. (en) Noel Oman, « Tire-cord makers with operations in Arkansas threaten closures after bid for tariff exclusion contested », Arkansas Democratic Gazette,‎ (lire en ligne)
  16. « Bekaert: Paul Buysse aura 3,5 millions d'euros de pension », Le Vif,‎ (lire en ligne)
  17. « Bekaert ferme une usine en Italie, 318 emplois à la trappe », L'Écho,‎ (lire en ligne)
  18. (en) « Bekaert to set up steel fiber factory in Quang Ngai in Vietnam », Steel guru,‎ (lire en ligne)
  19. (en) Hanna Watkins, « Europe’s First 3D Concrete Printing Facility Opens in Eindhoven », All3DP,‎ (lire en ligne)
  20. Informations sur la société Bekaert
  21. Christelle Dubourg, « Xella affirme son expertise en matière de protection coupe-feu avec le lancement de 3 nouvelles solutions Ytong », Batipresse,‎ (lire en ligne)

Voir aussi

Pages liées

Liens externes

  • Site officiel