Bataille de Jarablus (2014)

Bataille de Jarablus (2014)
Bataille de Jarablus
Informations générales
Date 5 -
Lieu Jerablus
Issue Victoire de l'EIIL
Belligérants
Logo of the Islamic Front (Syria).svg Front islamique

Flag of the Army of Mujahedeen (Syria).png Armée des Moudjahidines

Drapeau de l'État islamique État islamique en Irak et au Levant
Commandants
• Abu Hafs al Masri †
Abou Omar al-Chichani
Forces en présence
inconnues inconnues
Pertes
34 morts[1]
~ 60 prisonniers (exécutés)[2]
inconnues

Guerre civile syrienne

Coordonnées 36° 49′ 47″ nord, 38° 00′ 54″ est

Géolocalisation sur la carte : Syrie

(Voir situation sur carte : Syrie)
Bataille de Jarablus

La bataille de Jarablus se déroule lors de la guerre civile syrienne.

Déroulement

La ville de Jarablus, peuplée de 40 000 habitants et située sur la frontière turque, est aux mains de l'Armée syrienne libre depuis le . Mais fin 2012, le Front al-Nosra fait son apparition à Jarablus, ses combattants prêtent ensuite allégeance à l'État islamique en Irak et au Levant qui prend ainsi le contrôle de la ville en juillet 2013, aux dépens de l'Armée syrienne libre, affaiblie par la bataille d'Alep. Une partie importante de la population manifeste son opposition à l'EIIL mais les djihadistes répliquent brutalement en arrêtant plusieurs dizaines de personnes et en exécutant quelques-unes[2].

Le , l'ensemble des mouvements rebelles se soulève contre l'EIIL. Le 5, Jarablus s'insurge à son tour. Le 12 janvier, les rebelles prennent l'avantage et s'emparent de la plus grande partie de la ville. Abu Hafs al Masri, l'émir de l'EIIL à Jarablus, est tué. Le 13 janvier, les rebelles prennent la prison et délivrent plus de 70 personnes[2],[3].

Le , les derniers combattants de l'EIIL se retranchent alors dans le centre-culturel de la ville, où encerclés, ils résistent aux attaques des rebelles. Un kamikaze se fait exploser au milieu d'un rassemblent de combattants du Liwa al-Tawhid, tuant plus de 17 combattants[2].

Mais le , les djihadistes reçoivent des renforts venus d'al-Bab menés par Abou Omar al-Chichani. Les djihadistes reprennent l'avantage et commencent par dégager le centre culturel, puis ils s'emparent des quartiers de la ville les uns après les autres. Le 17 janvier, au matin, Jarablus est entièrement contrôlée par l'EIIL[2],[3].

La répression est sanglante, dès le , les djihadistes égorgent et décapitent publiquement 30 prisonniers rebelles. Leurs têtes sont plantées sur les grilles qui entourent le centre culturel de Jarablus. Une trentaine d'autres prisonniers subissent le même sort dans les deux jours qui suivent[2].

Références