Bataille de Bab El Oued

Bataille de Bab el Oued
Description de cette image, également commentée ci-après
Le général Ailleret fait donner l'aviation (T-6) contre l'OAS.
Informations générales
Date au
Lieu Bab el Oued, Alger
Issue Victoire de l'armée française
Belligérants
Drapeau de la France France Oas logo public.svg OAS
Commandants
Charles Ailleret Raoul Salan

Guerre d'Algérie

Batailles

Du 1er novembre 1954 au 19 mars 1962
Toussaint Rouge — Opération Eckhmül — Opération Aloès — Opération Véronique — Opération Violette — Opération Timgad — Bataille d'El Djorf — Opération Massu — Embuscade de Palestro — Bataille d'Alger — Bataille de Bouzegza — Bataille des Frontières — Coup du 13 mai — Opération Résurrection — Bataille de Bab El Bekkouche — Opération Couronne — Opération Brumaire — Semaine des barricades — Manifestation de Décembre 1960 — Putsch des généraux — Combat du Fedj Zezoua — Plan Challe — Opération Oiseau bleu
Du 19 mars 1962 au 5 juillet 1962
Bataille de Bab el Oued — Fusillade de la rue d'Isly — Massacre d'Oran
Coordonnées 36° 47′ 27″ nord, 3° 02′ 59″ est

La bataille de Bab el Oued ou siège de Bab el Oued, est un épisode de guerre civile durant la guerre d'Algérie (1954-1962). Il a opposé du au l'OAS à l'armée française dans Bab el Oued (lit. « la porte de la rivière ») alors quartier européen et populaire d'Alger.

Contexte

Proclamation de cessez-le-feu bilatéral

Rejetant le cessez-le-feu entre l'armée française et le FLN qui est proclamé le par le président de la République Française Charles de Gaulle, l'OAS se retranche dans le quartier de Bab-El-Oued pour s'opposer par les armes au processus d'indépendance défini aux accords d'Évian.

Déclaration de guerre de l'OAS (19 mars)

À la suite de l'annonce du cessez-le-feu, le général Raoul Salan, chef de l'Organisation armée secrète, s'adresse par le biais d'une allocution radiodiffusée aux anti-indépendantistes d'Algérie qu'il invite à la rébellion contre l'État français :

« Ici Radio-France, la voix de l'Algérie française. Français, Françaises, un cessez-le feu qui livre à l'ennemi des terres françaises vient d'être consenti. Il s'agit là d'un crime contre l'Histoire de notre nation. Je donne l'ordre à nos combattants de harceler toutes les positions ennemies dans les grandes villes d'Algérie[1],[2],[3]. »

Dans Le Monde du , Jean Lacouture rapporte qu'un tract énonce qu'à compter de minuit, le , officiers, sous-officiers et soldats de l'armée française en Algérie sont considérés par l'OAS comme des troupes au service d'un gouvernement étranger[4],[2]

Siège de Bab el Oued (du 23 mars au 6 avril)

Fichier:1962-03-22 Algeria tense cease fire.ogvLire le média
« Paix tendue en Algérie après le cessez-le feu. ». Bab el Oued, 22 mars 1962

La bataille qui s'ensuit donne lieu à une lutte entre les commandos Delta de l'OAS et la Gendarmerie mobile. Les chars de l'Armée de Terre prennent position dans le quartier en état de siège. Les automitrailleuses M8 Greyhound en contrôlent les entrées et sorties tandis que les T-6 (voire des T-28F Fennec) de l'armée de l’Air mitraillent des bâtiments et immeubles tenus par l'OAS.

Le Conducteur de Flottille Surcouf (D621) photographié en 1970.

Afin de réduire la sédition du quartier de Bab-el-Oued, il aurait été envisagé d’utiliser, à l’occasion de leur passage à Alger, le lundi 26 mars, les escorteurs d'escadre Surcouf et Maillé-Brézé. Les deux escorteurs concernés passeront effectivement quelques heures au mouillage au cap Matifou situé à l’est de la baie d’Alger, à une dizaine de kilomètres de Bab-el-Oued.

Arrestation du général Jouhaud (25 mars)

Le , le général Edmond Jouhaud (adjoint du général Raoul Salan et commandant de l'OAS-Oranie) est interpellé à l'hôtel Panoramic d'Oran, en compagnie de son adjoint le commandant Julien Camelin.

Fusillade de la rue d'Isly (26 mars)

Article détaillé : Fusillade de la rue d'Isly.

Bilan

Selon l'historien Benjamin Stora: « la "bataille de Bab-el-Oued" qui dure une semaine, fait 35 morts et 150 blessés »[5].

Notes et références

  1. De Gaulle ou l'Éternel défi Volume 20 de Histoire immédiate, Jean Lacouture, Roland Mehl, Jean Labib, Seuil, 1988, p. 316
  2. a et b La Guerre d'Algérie, documentaire d'Yves Courrière et Philippe Monnier, Reggane Films, 1972.
  3. Salan devant l'opinion, Fabrice Laroche, Éditions Saint-Just, 1963, p. 124
  4. Le 22 mars 1962, un des responsables du service d’ordre avait montré à l’envoyé spécial du journal Le Monde, Alain Jacob, un tract de l'OAS proclamant que les forces françaises devaient dorénavant être considérées comme des troupes étrangères d’occupation.
  5. Benjamin Stora, Les mots de la guerre d'Algérie, Presses Universitaires du Mirail, 2005, p.18

La bataille de Bab el Oued dans les arts et la culture

Documentaire
Roman
  • 2015 : Jean-Claude Tobelem, Blocus à Bab-El-Oued, Paris, L'Harmattan, , 153 p. (ISBN 978-2-343-05951-8), p. 38 à 41

Archives audiovisuelles INA

Liens internes

Liens externes

  • LA BATAILLE DE BAB-EL-OUED (23 mars – 6 avril 1962), Christian CHILLET, Texte paru dans la revue « Accent Grave » N°l4 avril 1963, 30 janvier 2009
  • Fusillade à Bab-el-Oued dirigée sur le 2e bataillon du 73e RIMa au poste de zouaves, ECPAD, 1er décembre 2010