Basseux

Basseux
Basseux
Blason de Basseux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Intercommunalité Communauté urbaine d'Arras
Maire
Mandat
Roger Karpinski
2014-2020
Code postal 62123
Code commune 62085
Démographie
Gentilé Basseusiens
Population
municipale
137 hab. (2017 en stagnation par rapport à 2012)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 13′ 38″ nord, 2° 38′ 43″ est
Altitude Min. 92 m
Max. 143 m
Superficie 3,35 km2
Élections
Départementales Canton d'Avesnes-le-Comte
Législatives Première circonscription
Localisation
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Basseux

Basseux est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

La commune est traversée par le Crinchon. Elle est située sur une ancienne voie romaine qui reliait Arras à Amiens. L'église est classée à l'inventaire des monuments historiques.

Géographie

Localisation

Basseux est située dans l'Artois, dans les Hauts-de-France, à 12 km à l'ouest d'Arras.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de quatre communes :

Communes limitrophes de Basseux
Monchiet Beaumetz-lès-Loges
Basseux
Bailleulval Rivière

Relief et géologie

Basseux est situé à 111 mètres d'altitude[1]. Son sol est composé de craie, un type de roche sédimentaire calcaire blanche qui fut notamment exploitée pour l'édification de bâtiments. Le sol est également composé de silex et d'argile. L'argile a été utilisée pour la fabrication des briques servant à la construction de bâtiment ainsi que pour la décoration des façades, au XXe siècle[2],[3].

Le risque sismique est faible sur l'ensemble du territoire communal (zone 2 sur 5 du zonage mis en place en mai 2011), comme dans la majorité du Pas-de-Calais[4].

Le crinchon

Hydrographie

Le bas du village est un point de confluence du Crinchon, une rivière, elle-même, affluent droit de la Scarpe qui prend sa source à Bailleulmont.

La commune est rattachée à l'agence de l'eau Artois-Picardie.

Climat

Dans le département, le climat est océanique ou climat tempéré. Les amplitudes thermiques sont faibles, les hivers doux et les étés plutôt frais. La moyenne annuelle des températures est d'environ 11 °C. Du fait de la distance de façade maritime la plus proche qui est de 100 km des communes à proximité d'Arras, le climat local est légèrement plus continental que celui de la côte. D'après Météo France, en 2019, la moyenne de la hauteur de pluie est de 174 mm (129 mm, moyenne nationale) l'hivers et 146 mm au printemps (183 mm), la vitesse moyenne du vent est de 115 km/h (191 km/h, moyenne nationale) l'hivers et 90 km/h (158 km/h moyenne nationale) au printemps[5].

Voies de communication et transports

Basseux est à 2 km de la route nationale 25 ou RN 25 qui relie Arras et Amiens via Doullens et est traversé par la D1. Le village se trouve sur la ligne 17 du réseau de bus Artis une filiale de Keolis dont la communauté urbaine d'Arras est l'autorité organisatrice.

Toponymie

Basseux se nommait Batsala en 674[3], Batsalis vers 1040[6], Batseus au XIIIe siècle[6]. Précédemment nommé « Basseux-les-Loges », le nom « Basseux », fut attribué au village, le 12 avril 1868, par décret, en même temps que la cession du « hameau des Loges » à la ville de Beaumetz.

Histoire

Basseux au XVIIe sciècle
Camouflage sur le Front Est à Basseux, 1914-1918

Le Pas-de-Calais a été colonisé en de nombreuses peuples germaniques du Ve siècle à la fin du IXe siècle. Les Lètes Bataves ont défrichés les plaines dans aux alentours de Lens, notamment à Basseux pendant cette période[8].

En 674, Basseux, sous le nom de Batsala, fut donné avec plusieurs autres terres telle que Boyelles au chapitre de la cathédrale d'Arras par l'évêque Saint Vindicien sous Thierry III. La commune possédait un bois de 55 hectares inspecté par l'un des chanoines du chapitre, nommé par ses collègues, portant le titre de Ad superintendam nemorum de Basseux. Il était le seul dont la juridiction comprenait Basseux en supplément,[3].

En 1711, les troupes du marquis de Hautefort, lieutenant général des armées de Louis XIV, cantonné à Rivière fourragèrent la commune. Cet épisode se situe au moment de la guerre de Succession d'Espagne (1700-1713)[pourquoi ?].

En 1788-1789, le presbytère est reconstruit, sur le questionnaire aux communes de 1790. Charles-Joseph Hoilain, curé de Basseux depuis 1786 et auparavant vicaire et prédicateur (1768-1786) est élu aussi procureur de la commune cette même année et représente ainsi Basseux auprès des autorités.[source insuffisante] Le maire était Antoine Pierre Joseph de Cardevac de Gouy également chanoine de l'église cathédrale d'Arras.

En , la moitié du village disparut dans un incendie. Une inscription à gauche du portail de l'église en rappelle le souvenir :

« Le , 17 maisons de ce village ont été incendiées. Elles ont toutes été reconstruites dans la même année par les bienfaits du roi Louis-Philippe Ier, les secours du gouvernement, ceux du département et les dons nombreux de personnes généreuses. Cette pierre a été placée comme un monument de reconnaissance des habitants de Basseux pour leurs bienfaiteurs. »

Le , une escarmouche eut lieu entre les dragons français et les uhlans prussiens[pourquoi ?].

Le 28 septembre 1914, le 15e régiment de dragon est envoyé en cantonnement d'alerte dans le village. Les soldats effectuent plusieurs missions dans les envions et sont notamment déployés à Arras, Rivière, Bailleuval, entre autres, jusqu'à se retrouver à nouveau à Basseux le 5 octobre 1914 après avoir déploré un mort et un blessé en effectuant l'ordre de venir en soutien, la veille, à la 70e divison d'infanterie de réserve à Roclaincourt[9].

En octobre 1915, pendant la bataille d'Artois d'automne, l'État-major de la 175e brigade territoriale, installé au château de Basseux, a utilisé les souterrains débutant à l'église comme souterrains-refuges[10].

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Basseux dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras.

Depuis 1999, les électeurs votent, au niveau municipal, pour la liste unique indépendante de Roger Karpinski[11].

Pour toutes les autres élections, la tendance majoritaire du village est à droite[12],[13],[14],[15],[16].

À l’élection présidentielle française de 2012[17], le premier tour, avec 108 voix exprimées (85,71 %), a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 38 voix (35.19 % des votants) suivi de François Hollande avec 26 voix (24.07 % des votants), Marine Le Pen avec 18 voix (16.67 % des votants) et Jean-Luc Mélenchon avec 10 voix (9.26 % des votants). Le second tour, avec 113 voix exprimées (89,68 %), a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 75 voix (66.37% des votants) suivi de François Hollande avec 38 voix (33.63 des votants).

À l'élection présidentielle de 2017[18], le premier tour, avec 112 voix exprimées (87,50 %), a vu arriver en tête François Fillon avec 31 voix (27.68% des votants) suivi de Emmanuel Macron avec 30 voix (26.79 % des votants), Jean-Luc Mélenchon avec 21 voix (18.75 % des votants) et Marine Le Pen avec 13 voix (11.61 % des votants). Le second tour, avec 102 voix exprimées (79,69 %), a vu arriver en tête Emmanuel Macron avec 68 voix (66.67% des votants) suivi de Marine Le Pen avec 34 voix (33.33 des votants).

Administration municipale

Les habitants sont appelés les Basseusiens et les Basseusiennes.

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 11 conseillers[20].

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1999 En cours
(au 16 novembre 2014)
Roger Karpinski   Réélu pour le mandat 2014-2020[21],[22],[23]

Rattachements administratifs et électoraux

La commune faisait partie de 2012 à 2016 de la communauté de communes La Porte des Vallées, avant d'intégrer la communauté urbaine d'Arras en 2017.

Pour les élections législatives, elle fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].

En 2017, la commune comptait 137 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2012 (Pas-de-Calais : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
227229256205229232242267264
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
252186197194178199165141124
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
12512715414012812710589107
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
107112126129158149146145137
2017 - - - - - - - -
137--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,7 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,7 % d'hommes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 17,3 %, 45 à 59 ans = 32 %, plus de 60 ans = 17,4 %) ;
  • 48,3 % de femmes (0 à 14 ans = 8,6 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 35,7 %, plus de 60 ans = 22,8 %).
Pyramide des âges à Basseux en 2007 en pourcentage[28]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
1,4 
6,7 
75 à 89 ans
7,1 
10,7 
60 à 74 ans
14,3 
32,0 
45 à 59 ans
35,7 
17,3 
30 à 44 ans
20,0 
17,3 
15 à 29 ans
12,9 
16,0 
0 à 14 ans
8,6 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[29]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 


Économie

Dotation globale de fonctionnement en 2019 : 15 669 € selon le Ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales[30].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Ancienne voie romaine

Le territoire de la commune est situé sur une ancienne voie romaine qui reliait Arras à Amiens[31]. Une fouille archéologique menée en 1977[source insuffisante] permit de découvrir cette voie, en ligne de crête en direction de Bailleulval : on y trouve différents matériaux et objets anciens (terra rubra, de la terra nigra, de la céramique grise à bandes lissées, sigillée, céramique à engobe rouge pompéien, urnes à col tronconique, cruches mortiers) datant du milieu du Ier siècle à la fin du IIe siècle. Un sondage dans une ancienne argilière a permis de découvrir un chemin antique qui prolonge le tronçon rencontré sur le site précédent et quatre fosses contenant des silex taillés, des tessons gallo-romains, dont de la sigillée , des tuiles, des grès, du bois brûlé, des clous et des ossements d’animaux ; dans la fosse A quatre pièces de monnaie du IVe siècle et un bol de céramique d’Argonne ; dans la fosse B et C , deux imitations radiées (monnaies de nécessité émises dans des ateliers locaux à partir de la fin du IIIe siècle[32]) et un Gloria exercitus à deux étendards[Quoi ?][source insuffisante].


Monuments

La marie

La mairie est située au 7 rue de l'Église et date de 1850[31],[1].

Un château est situé à l'entrée du village. Il fut construit, en 1791, par le chanoine Antoine Pierre Joseph de Cardevac de Gouy[source insuffisante].

Une maison située 2, rue d'en-Haut, se signale au cadastre de 1724 par un grand jardin à la française et un puits au bord de la route de Monchiet, assez proche de la salle souterraine encore accessible dans la propriété[source insuffisante].

Inauguré le , le monument aux morts construit en marbre de Belgique[33] est constitué d'une colonne d'une hauteur de 3,60 mètres et mesurant 0,95 x 0,95 mètres à sa base[34], surmontée d’une croix de guerre. Sur ce monument est inscrit « Basseux à ses Morts Glorieux »[37], il commémore les conflits qui ont eu lieu pendant les Première et Seconde Guerres mondiales. Il fut acheté pour un prix de 4 049 francs[38] au marbrier arrageois Octave Bouchez,[33],[39], connu pour avoir installé de nombreux monuments aux morts dans la région d'Arras, avoir occupé plusieurs fonctions syndicales et administratives éminentes et avoir reçu plusieurs décorations pour services désintéressés rendus à la communauté (médaille d’argent de la Mutualité, médaille de bronze d’Hygiène et de Prévoyance sociale).

Liste des noms inscrits au monument aux morts (ordre : alphabétique, croissant)
Noms Grades Régiments Dates Notes
Albert Allart Soldat Victime militaire
Augustin Bréval 1921 Victime militaire
Léon Breuval 1922 Victime militaire
Joseph Camus Sergent 1915 Victime militaire
Michel Delannoy Soldat 1940 Victime militaire
Camille Ditte[40], Adjudant-chef 1902-1935 Pilote (aviateur), mort en service commandé, victime militaire
Cyrille Ditte 1916 Victime civile
Paul Dubois Général 1919 Victime militaire
Pierre Elysée Joseph Duteriez Caporal, matricule 21 233e régiment d’infanterie 1880-1917 Victime militaire, tué à l’ennemi
Paul Alphonse Vaast Patte Soldat de 2e classe, matricule 353 33e régiment d’infanterie 1892-1914 Victime militaire, tué à l’ennemi
Émile Vion Soldat de 2e classe, matricule 990 41e régiment d’artillerie 1897-1918 Victime militaire, blessures
Camouflage sur le Front Est à Basseux, 1914-1918

Cimetière militaire anglais De Cusine ravine – Britisch cemetery

Ce cimetière militaire anglais contient les tombes de 68 soldats morts pendant la Première Guerre mondiale[41], sur les 68 tombes 65 sont celles de victimes provenant du Royaume-Uni et 3 provenant d'Allemagne.

À 800 mètres au sud-est du village de Basseux se trouve un affluent relié à la rivière du Crinchon appelé le Fossé de Berles qui coure sur 2 km sur les territoires des trois communes de Bailleulval, Rivière, et Basseux et forme une sorte de ravin[42] qui était connu des troupes françaises (il y avait une cuisine de campagne) sous le nom de Ravin des Cuisines. De l'autre côté du « ravin » se trouve le cimetière britannique portant une forme modifiée du nom donné par l'armée Française (De Cusine ravine – Britisch cemetery). Un cimetière militaire français à proximité, également nommé du ravin, a été supprimé. Le cimetière a été commencé par le 13e bataillon des King's Royal Rifles en et utilisé par des unités détenant ce front jusqu'en . Deux frères sont enterrés dans la rangée C, tombes 6 et 7. Le cimetière couvre une superficie de 615 m2, il est entouré d'un mur de briques rouges[43],[41].




Listes des soldats inhumés au « De Cusine ravine – Britisch cemetery » (ordre : places dans le cimetière, ordre croissant)[43]
Soldats Grades Régiments Dates Places dans le cimetière
Henry William Sachs Airey Sous-lieutenant 5e Bn. West Yorkshire Regiment - Prince of Wales's Own 1885 - 11 janvier 1917 Rangée A. 10.
Frank Startin Soldat, matricule 1984 1er / 6e Bn. North Staffordshire Regiment 1895 - 28 septembre 1916 Rangée B. 3.
William Sydney Phillipson Soldat, matricule : 49244 18e Bn. The King's - Liverpool Regiment 1897 - 26 novembre 1916 Rangée E. 1.
John Pitt Carabinier 13th Bn. Rifle Brigade 1890 - 14 mars 1916 Rangée E. 6.


Église Notre-Dame de Basseux et galerie souterraine

L'église est classée à l'inventaire des monuments historiques depuis le et abrite la statue de la Vierge de Basseux dite « Notre-Dame Marchette ». La Vierge de Basseux est une statue en chêne créée au XVIIIe siècle dont la commune est propriétaire[44]. Elle ne comprend que la partie supérieure du corps et est peinte de couleurs très vives, avec l'Enfant Jésus sur le bras gauche. Selon le site de l'autorité responsable de la paroisse (diocèse d'Arras) l'église est référencée comme "clocher" et n'organise plus de cérémonie religieuse.

La cloche porte une inscription : « J'ai été bénie en 1790, nommée Marie-Antoinette par messire Antoine-Pierre-Joseph de Cardevac de Gouy, seigneur de Bailleul, Lisquen, Péronne, chanoine de l'église cathédrale d'Arras, maire de ce lieu, et par très noble dame Marie-Robertine-Françoise de Villers au Tertre, abbesse du noble chapitre et abbaye d'Avesnes-lez-Arras. Nous appartenons, moi et mes deux sœurs à l'église de Basseux-les-Loges. »

Deux cloches furent supprimées et fondues pour en faire des canons en 1793, la première se nommait Louise et pesait 1 500 livres, la seconde avait pour parrain François Lamoral de Buissy, chanoine de l'église cathédrale d'Arras et pesait 1 000 livres[source insuffisante]. En 1798, elle fut vendue à une personne qui la rendit au culte.

L'église de Basseux.
Architecture

L'église Notre-Dame de Basseux est d'allure composite. Elle a été construite en 1540 et témoigne de constructions d'époques différentes. Le bâtiment comprend un chœur voûté, une nef à collatéraux et un clocher-porche. La tour est massive, carrée et à contreforts[45].

  • La nef est postérieure au clocher, ses grandes arcades s'appuient sur les contreforts de celui-ci et sont voûtées, lambrissées à trois fermes avec au centre (médaillon) des œuvres probables du milieu ou de la deuxième moitié du XVIe siècle[source insuffisante]. La voûte est en berceau, de forme ogivale, les piliers sont composés de quatre colonnes en grès du XIIIe siècle avec chapiteau flamboyant ogival qui ne sont pas homogènes. Les socles, les bases et les fûts semblent contemporains du chœur et date du XIIIe siècle[source insuffisante] mais les chapiteaux accusent une période flamboyante, c'est-à-dire entre XIVe - XVe siècle[source insuffisante].
Galerie souterraine [10]

Il existe, à l'intérieur de l'église, l'accès à une cave menant à une suite de une ramification de galeries souterraines qui s'étendent jusqu'à la route de Monchiet[10].

  1. La galerie de l'église. C'est un boyau de moins d'un mètre de large, voûté en berceau qui date probablement du XIIe siècle.
  2. La cave. Complément séparé des bâtiments actuels correspond sans doute à l'emplacement de bâtiments plus anciens aujourd'hui détruits. Elle est située sous une pelouse à 70 mètres au Sud du château et à environ 40 mètres Sud-ouest d'une petite grange. Il s'agit d'un vaissant roman, voûté en berceau, construit en pierres de taille de craie. Elle mesure 6,25 mètres de long, 3,30 mètres de large et 2,80 mères de hauteur dans l'axe de la voûte.

Selon le rapport de la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement, il y a 6 cavités identifiées sur le territoire de la commune[46].

Traditions et folklore

Manifestation

Jusqu'au XXe siècle, un pèlerinage annuel en l'honneur de « Notre-Dame Marchette » avait lieu le 25 Mars[3].

Légende

Bien qu'aucune source historique fiable n'atteste de faits tangibles, la tradition orale fait perdurer une légende sur la statue de la Vierge de l'église de Basseux afin d’expliquer son sobriquet.

Pendant la Révolution française durant certains épisodes de la déchristianisation : un berger faisant paître ses moutons dans un champ situé entre Basseux et Monchiet aurait remarqué que son troupeau préférait un endroit toujours vert bien que régulièrement mangé et piétiné. Le fait lui paraissant surprenant et aurait demandé l'aide des basseusiens pour creuser. Ils auraient découvert la statue de Notre-Dame et la ramenèrent à l'église de Basseux. Cependant, les monchiettois invoquant la loi auraient réclamé la statue au titre qu'elle aurait été trouvée sur une terre dépendant de leur commune. Les basseusiens refusèrent mais les monchiettois s'obstinant, la Vierge aurait été déposée à l'église de Monchiet. Par trois fois, on l'aurait retrouvée à la porte de l'église de Basseux mettant fin au litige en faveur de la commune. Suite à cet épisode de la légende, la statue de Notre-Dame reçut sur surnom de "Marchette"[Information douteuse].

Personnalités liées à la commune

  • Antoine Pierre Joseph de Cardevac de Gouy, seigneur de Bailleul, chanoine de l'église cathédrale d'Arras, maire de Basseux, 1745-1811, à vécu à Basseux[47].
  • Robertine-Françoise de Villers-au-Tertre, abbesse de l'abbaye d'Avesnes-lès-Arras, à vécu à Basseux.
  • François Lamoral de Buissy, chanoine de l'église cathédrale d'Arras, royaliste, 1736-1800, parrain de l'une des cloches de l'église de Basseux. François Lamoral de Buissy était un ex-noble, déchu à la Révolution Française. Il a été jugé par le tribunal révolutionnaire pour "conspiration contre le peuple" et condamné à la peine de mort[48],[49].
  • Camille Ditte, militaire, aviateur, 1902-1935, né à Basseux[40]. Élevé à Basseux, il perd jeune son père, Cyrille Ditte, tué par un obus allemand, en 1916, pendant la Première Guerre mondiale. Sa mère meurt alors qu'il est encore jeune également. Orphelin, Camille est recueilli par une de ses tantes. de la famille de Villers-au-Tertre. Aviateur dans l'armée avec le grade d'adjudant-chef, il meurt en 1935 en service commandé pendant ce que le chroniqueur du Réveil du Nord appelle « la catastrophe de Bolobo »[précision nécessaire][40].

Héraldique

Le blason constitué par les armes de Antoine Pierre Joseph de Cardevac de Gouy (d'hermine au chef de sable) et de Robertine-Françoise de Villers-au-Tertre (billettes d'argent).

Armes de Basseux

Les armes de Basseux se blasonnent ainsi :

d'hermine au chef de sable chargé de quatre billettes d'argent[50].

Voir aussi

Bibliographie

  • Pierre Héliot, Églises du Moyen Âge dans le Pas-de-Calais, Commission départementale des Monuments historiques du Pas-de-Calais, tome VII, fascicules 1 et 2, 1951-1953, « Arras » p. 358.
  • Benoit Caffin, Annuaire statistique et administratif du département du Pas-de-Calais, sous l'auspice du conseil général de ce département, 2e édition, 1846, « Arras » p. 310-313
  • Dictionnaire Historique et Archéologique du Département du Pas-de-Calais, Commission départementale des Monuments historiques, tome I, 1873, « Arras »
  • Historique du 15e régiment de dragons : campagne 1914-1918, « Paris », p. 19, p. 62
  • Bulletin de la Société préhistorique de France, Société préhistorique française, Commission des souterrain et excavation artificielles de France, 1920, « Paris », p. 190-192, p. 195-199

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. a et b « Mairie de Basseux, la Commune de Basseux et son village (62123) », sur Annuaire-Mairie (consulté le 18 février 2020)
  2. Carte des sols dans le Nord-Pas-de-Calais (format pdf - 955,2 ko - 08/01/2016)
  3. a b c et d Benoit Caffin, Annuaire statistique et administratif du département du Pas-de-Calais, sous l'auspice du conseil général de ce département, 2e édition, 1846, « Arras » p. 310-313
  4. « Risque sismique et présence de failles tectoniques actives / Mouvement de terrain / Les risques naturels / Connaissance des risques dans le P-d-C / Prévention des risques majeurs / Politiques publiques / Accueil - Les services de l'État dans le Pas-de-Calais », sur www.pas-de-calais.gouv.fr (consulté le 19 février 2020)
  5. « Climat Basseux (62123) en 2019 », sur www.linternaute.com (consulté le 18 février 2020)
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