Baccalauréat technologique

Le baccalauréat technologique dans les études secondaires en France
Article principal : Baccalauréat en France.

Le baccalauréat technologique est l’une des trois voies du baccalauréat français. Il compte actuellement huit filières. La pédagogie des enseignements repose sur les raisonnements inductifs et l'expérimentation.

Historique

Les baccalauréats technologiques sont créés en 1968 et sont regroupés en trois séries :

  • Série F :
    • F1 : Construction mécanique,
    • F2 : Électronique,
    • F3 : Électrotechnique,
    • F4 : Génie-Civil,
    • F5 : Physique,
    • F6 : Chimie de laboratoire,
    • F7 : Sciences biologiques (option Biochimie),
    • F7' :Sciences biologiques (option Biologie),
    • F8 : Sciences médico-sociales,
    • F9 : Énergie-Équipement,
    • F10 : Microtechniques (qui sera redécoupé en F10A : Microtechnique option Appareillage et F10B : Microtechnique option Optique) ;
  • Série G :
    • G1 : Techniques administratives,
    • G2 : Techniques quantitatives de gestion,
    • G3 : Techniques commerciales ;
  • Série H : Techniques informatiques.

Plus tard apparaissent les sections F à caractère artistique :

  • Série F :
    • F11 : Techniques de la musique ;
    • F11' : Techniques de la danse ;
    • F12 : Arts appliqués (1980).
  • Série E : Mathématiques et Technologie. Cette série, bien que dispensant un enseignement technologique, N'EST PAS un baccalauréat technologique mais d'enseignement général scientifique, dispensé dans les lycées techniques (seuls à posséder les machines indispensables à la formation et qui servaient aussi pour les filières technologiques. Ceci permettait des économies: il aurait été trop onéreux d'équiper les lycées d'enseignement général en machines pour une seule filière, sans compter les infrastructures indispensables). Le niveau en mathématiques et en physique était rigoureusement le même que pour la série C (mathématiques/sciences physiques). La différence avec la série C tenait aux matières enseignées: la série C amputée des sciences naturelles et de l'histoire-géographie, et à laquelle des matières techniques étaient ajoutées. Les possibilités de poursuites d'études étaient identiques, dans le domaine scientifique, que pour la série C (sauf pour les études ayant rapport aux sciences naturelles).

La réforme de 1992 met en place les séries suivantes :

  • Sciences et techniques industrielles (STI) ;
  • Sciences et techniques de laboratoire (STL) ;
  • Sciences et techniques tertiaires (STT) ;
  • Sciences Technologique du santé et du social (ST2S).
  • Hôtellerie (suppression de l'ancien brevet de technicien BT et mise en place du BtnH plus généraliste et plus polyvalent s'articulant autour des différentes activités du monde hôtelier à savoir la gestion appliquée, art culinaire, arts de la table et du service et réception / étages et hébergement ).

Après la rénovation de la filière STT (devenue STG en 2005 puis STMG en 2012) et SMS (devenue ST2S en 2007)[1], la filière sciences et technologies industrielles qui est scindée en 2011 en deux nouvelles séries : sciences et technologies du design et des arts appliqués et sciences et technologies de l’industrie et du développement durable ; il existe huit séries du baccalauréat technologique.

Les séries actuelles

À partir de la session 2014 du baccalauréat (concernant les élèves entrés en classe de première en septembre 2012) les séries sont les suivantes[2] :

À compter de 2013, pour la session 2014, les séries ST2S et STMG (sciences et technologies du management et de la gestion, remplaçant de la série STG) sont rénovées.

Débouchés

À la différence du bac professionnel qui prépare davantage à l'emploi immédiat (mais depuis 2014, les titulaires du bac pro sont prioritaires à l'entrée en B.T.S et passent donc devant les STI2D) , le bac technologique STI2D prépare à la poursuite d'études [3]. La grande majorité de ces bacheliers se dirigent vers l'enseignement supérieur, essentiellement vers des études de techniciens supérieurs (il existe de nombreux BTS tel que le BTS Opticien et DUT tel que le DUT Génie biologique) et éventuellement vers des licences professionnelles et au-delà (masters...).

La rénovation des séries technologiques en 2012, (transformation des bac STI en bac STI2D) qui a renforcé l'enseignement des matières transversales et fortement diminué les compétences purement technologiques, a pour objectif affiché d'améliorer les taux de réussite des titulaires d'un baccalauréat technologique en université dès la première année de Licence. La formation universitaire restant très théorique, les bacheliers technologiques tentant cette option doivent être très motivés, très travailleurs et bien renseignés sur la filière qu'ils visent. Depuis 2013, le taux de réussite de ces bacheliers au sein des formations universitaire n'est pas en progression.

Les titulaires de BAC technologiques sont aujourd’hui fortement incités à postuler dans les DUT, considérés comme leur poursuite d'étude la plus naturelle, où leurs dossiers sont traités de manière prioritaire par les IUT[4],[5]. Ils constituent environ 30% des recrues.

Ce nouveau fléchage ne se fait pas sans difficulté. Beaucoup des élèves titulaires du bac STI2d et ayant suivi un cursus complet en I.U.T (les premiers STi2D ont eu leurs D.U.T en juin 2015) témoignent des difficultés qu'ils ont rencontrés en première année pour accrocher aux exigences demandées. Le taux d'échec en première année d'IUT des élèves titulaires d'un bac STI2d est de ce fait relativement élevé (environ 40 %).

Les enseignants en IUT estiment pour beaucoup que le « nouveau profil » des élèves notamment issus de la série STI2D leur apparaît inadapté à la poursuite d’études en IUT[6].

Les meilleurs titulaires du bac STI2D (il faut une moyenne générale d'environ 14/20 sur les deux années) peuvent s'orienter vers les classes préparatoires aux grandes écoles TSI, TB ou TPC réservées respectivement aux bacheliers STI, STL biotechnologies ou STL SPCL, pour préparer les concours d'entrée aux écoles d’ingénieurs. Cependant il faut être motivé et travailleur car ici aussi la formation est très théorique et très intense. Contrairement aux universités, cette formation est très encadrée par les professeurs ce qui peut aider certains élèves.

Notes et références

  1. Natacha Polony, « Le grand chantier des filières technologiques », sur www.lefigaro.fr,‎
  2. Code de l’éducation, article D336-3
  3. « Objectifs du bac technologique », sur www.education.gouv.fr
  4. LOI n° 2013-660 du 22 juillet 2013 relative à l'enseignement supérieur et à la recherche - Article 33, (lire en ligne)
  5. « Mesures en faveur de l'accès des bacheliers professionnels en STS et des bacheliers technologiques en IUT », sur www.ac-grenoble.fr,‎ (consulté le 31 décembre 2016)
  6. « Affectation Des Bacheliers Technologiques Et Professionnels Dans Les IUT Et Les Sections De Techniciens Supérieurs | CEFI », sur www.cefi.org,‎ (consulté le 31 décembre 2016)

lien externe: www.mysti2d.net