BNP Paribas

BNP Paribas
Image illustrative de l'article BNP Paribas
illustration de BNP Paribas

Création  : création à Bruxelles de la Société générale de Belgique ancêtre de BNP Paribas Fortis

 : création du Comptoir national d'escompte de Paris (CNEP) et du Comptoir national d'escompte de Mulhouse, ancêtres de la BNP
 : création de la Banque de Paris et des Pays-Bas, ancêtre de Paribas
 : création de la Banque nationale pour le commerce et l'industrie (BNCI)
 : fusion de la BNCI et du CNEP, naissance de la BNP  : fusion entre la BNP et Paribas

Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : BNP
Slogan La banque d'un monde qui change.
Siège social Drapeau de la France 16 Boulevard des Italiens 16, boulevard des Italiens 75009 Paris France (France)
Direction Jean Lemierre, président
Jean-Laurent Bonnafé, administrateur et directeur général
Président Jean Lemierre
Actionnaires Investisseurs institutionnels européens (44,9 %)
Investisseurs institutionnels hors Europe (25,8 %)
SFPI (10,3 %)
Salariés : (5,1 %)
Actionnaires Individuels (4,0 %)
Grand-Duché de Luxembourg (1 %)
Autre et non identifiés (3,6 %)[1]
Activité Banque, assurance
Filiales BNP Paribas Investment Partners, BancWest, Hello bank!, First Hawaiian Bank et BNP Paribas Fortis
Effectif 189 000 (2015)[2]
SIREN 662 042 449
Site web http://group.bnpparibas

Capitalisation 51 milliards d'€ au 5 février 2016
Fonds propres 200 milliards € (2015)
Bilan comptable 1 994 milliards d'€ (2015)
Résultat net part du groupe : 7 702 M€
Code banque (BIC) BNPAFRPP
Code établissement (IBAN) 30004
ISIN FR0000131104

BNP Paribas est un groupe bancaire international, présent dans 74 pays, avec plus de 189 000 employés.

Il est coté au premier marché d'Euronext Paris et fait partie de l'indice CAC 40. Au , le résultat net part du groupe s'élève à 7 702 millions d'euros.

La banque compte plus de 30 millions de clients entre ses activités de banque de détail dans ses quatre marchés domestiques, la France, la Belgique, l'Italie et le Luxembourg, à travers plusieurs marques telles que BNL, BGL BNP Paribas ou BNP Paribas Fortis.

La banque de détail est aussi développée dans le bassin méditerranéen, en Turquie, en Pologne et dans l'Ouest des États-Unis.

Ses activités de Corporate and Institutional Banking et International Financial Services pour les entreprises ou les clients institutionnels détiennent le leadership en Europe, sont très présentes en Amérique et se développent fortement dans la région Asie-Pacifique.

BNP Paribas reste la marque française dont la valeur est la plus élevée. Sa valeur de marque a augmenté de 590 millions d'euros pour atteindre 14,7 milliards d'euros en 2015[3].

BNP Paribas est la première banque de la zone euro en 2016 et la 5e banque internationale.

BNP Paribas

Sommaire

Histoire du groupe

Un bâtiment du groupe à Paris, ancien siège social du Comptoir national d'escompte de Paris, rue Bergère, la photo est prise du boulevard Poissonnière

BNP Paribas est un grand groupe bancaire français né le 23 mai 2000 de la fusion de la Banque nationale de Paris (BNP) et de Paribas. L'histoire de cet acteur économique et financier majeur en Europe remonte à près de deux siècles. Il s'est construit progressivement, non sans crises, mais en menant une politique continue d'expansion et d'acquisitions.

Héritier, en France, du Comptoir national d'escompte de Paris et du Comptoir d'escompte de Mulhouse, créés en 1848 pour sa partie BNP, et de la Banque de Paris et des Pays-Bas (1872) pour son volet Paribas, ses racines remontent à 1822 avec la Société Générale de banque en Belgique, ancêtre de la banque Fortis, acquise en 2009 par le Groupe.

Les Comptoirs national d'escompte de Paris et de Mulhouse, ancêtres de BNP

Au cœur de la crise économique de 1847-1848, le gouvernement provisoire de la Seconde République décide de la mise en place de comptoirs d'escompte pour enrayer le blocage bancaire la récession des années 1845-1848, en vue de réanimer le commerce. La création des Comptoirs d'escompte inaugure la révolution bancaire des années 1850 et la création de grandes banques de dépôts[4]. Ces créations se font dans un contexte de révolution industrielle, de crise économique et de révolution bancaire[5].

Le Comptoir national d'escompte de Paris (CNEP)

Dans ce contexte, le Comptoir national d'escompte de Paris (CNEP) est créé en , mais diversifie rapidement ses activités, s'affranchit de la tutelle de l’État et devient le Comptoir d'escompte de Paris (CEP) en . À la signature du traité de libre-échange en 1860 avec la Grande-Bretagne, il favorise, en pionnier, le grand commerce avec des points d'appui bancaires le long des axes d'échange des plus intenses ou des plus prometteurs dans le pourtour de l'Océan Indien et en Extrême-Orient[6].

Ainsi, entre et sont ouvertes des agences en Chine, en Inde, à la Réunion, puis à Londres, au Japon, aux États-Unis, en Égypte, en Australie[7] et à Madagascar (1885). On parle de "French Bank" en Orient[8]. C'était une volonté affichée de concurrencer sur leur propre territoire les banques et le commerce britanniques : les premières agences ouvertes le sont dans les zones d'influence anglaise.

Dans un contexte d'atonie économique, le CEP cherche de nouvelles affaires : en , le Comptoir se voit entrainé dans des opérations hasardeuses sur le cuivre et est mis en liquidation. Il renaît sous le nom de CNEP en [9] avec une nouvelle équipe dirigeante.

Très actif à l'étranger et en France, il participe en à la création du Crédit national[10] et, aux États-Unis, à celle de la French American Banking Corporation (FABC), symbole de l'implantation du CNEP en Amérique. Il traverse la crise de 1929 et la Seconde Guerre mondiale sans problème et, au sortir du conflit, il est la troisième banque de dépôts française, à la tête alors 530 agences et succursales. À la Libération, le , le CNEP, ainsi que les trois autres grandes banques de dépôt, est nationalisé [11]conformément à la loi du [12].

Du Comptoir national d'escompte de Mulhouse (CNEM) à la Banque nationale pour le commerce et l'industrie (BNCI)

Le Comptoir national d'escompte de Mulhouse

Parallèlement, le Comptoir national d'escompte de Mulhouse s'émancipe de la tutelle de l'État et devient le Comptoir d'escompte de Mulhouse (CEM) en . L'établissement mène une politique active d'expansion dans le nord-est de la France. Mais suite de la défaite de 1870, l'Alsace-Moselle est rattachée à l'Allemagne et le Comptoir se retrouve dans une situation délicate : le siège social se situe en Allemagne, alors que la plupart des succursales et des capitaux drainés sont français.

La Banque nationale de crédit

Article détaillé : Banque nationale de Crédit.

Devant la montée des tensions, le , la banque est scindée en deux entités : d'une part, le Comptoir d'Escompte de Mulhouse, maison-mère qui ne compte plus que trois succursales en Alsace-Lorraine et, d'autre part, la Banque Nationale de Crédit (BNC), filiale qui regroupe les activités sur le territoire français après la guerre. Redevenu français, le Comptoir est absorbé en par sa filiale, la BNC, pour en devenir sa direction régionale pour l'est de la France[13].

La BNC, créée pour reprendre l'activité du réseau français du CEM, se lance dans une politique d'expansion sur le marché domestique. Elle absorbe une trentaine d'établissements locaux et régionaux et, en , elle ne compte pas moins de 442 agences, dont 188 succursales. Les opérations d'escompte constituent la moitié de ses opérations et la banque contribue activement au financement des dépenses publiques, en particulier dans le cadre de l'effort de guerre[14].

Banque nationale pour le commerce et l'industrie

Mais dans le contexte de la crise de 1929, et en raison d'engagements trop poussés avec des entreprises fragilisées, la BNC est liquidée en 1932. Sur ses décombres est constitué un nouvel établissement sous les auspices des autorités politiques et des institutions consulaires, la Banque nationale pour le commerce et l'industrie (BNCI), qui reprend ses actifs sains, le personnel et les dépôts restants.

Sous la direction d'Alfred Pose, l'établissement est réorganisé. De sa création jusqu'au second conflit mondial, la banque prend le contrôle d'un grand nombre de banques régionales, souvent en situation difficile. Même l'expansion allemande n'arrête pas l'essor de la banque, ses pôles de croissance se trouvant essentiellement en outre-mer : en 1940, prend le contrôle de la Banque de l'union-africaine (BUNA), rebaptisée BNCI-Afrique (BNCIA), ouvre des agences à Saint-Louis du Sénégal, Abidjan, Conakry, Brazzaville, Pointe-Noire, Bangui, Douala, Madagascar et la Réunion, s'implante dans les Antilles. Entre 1942 et 1944, une trentaine de sièges sont ouverts en Syrie, au Liban, alors sous mandat français, tout en poursuivant parallèlement l'expansion de la BNCIA depuis Alger.

Le , la BNCI est nationalisée comme trois autres grandes banques de dépôts. L'État en devient l'unique actionnaire. La présence à l'étranger est poursuivie et passe désormais par une politique de filialisation.

À la veille de sa fusion avec le CNEP, en , la banque compte 1050 guichets en France et 30 filiales à l'étranger[12].

La naissance et l'essor de la Banque Nationale de Paris (BNP)

Article détaillé : Banque nationale de Paris.

Le , sous la houlette de Michel Debré, ministre des Finances, la BNCI et le CNEP fusionnent et donnent naissance à la Banque Nationale de Paris (BNP)[15]. L'objectif est de créer une banque au service de l'économie nationale, venant stimuler le commerce avec le Crédit Lyonnais et la Société Générale.

La fusion entre les deux entités est officiellement achevée en 1969. La BNP, dans le sillage de la BNCI, met très vite en place une direction générale fortement structurée et centralisée. Le pouvoir est partagé entre Henry Bizot, président du CNEP, nommé président du nouvel établissement, et Pierre Ledoux, directeur général de la BNCI, devenant directeur général de la BNP. Le nouveau siège se situe dans les immeubles de la BNCI, boulevard des Italiens.

Cette fusion permet la structuration d'un réseau relativement complémentaire à l'échelle nationale et internationale, le CNEP étant bien implanté à Paris, la BNCI - en province, et il y a peu de doublons à l'international. L'unification des réseaux est achevée fin 1967 à l'étranger, et fin 1968 en France.

Dans un contexte d'expansion de la bancarisation des ménages, la BNP se développe auprès du grand public alors sous-équipé en comptes bancaires[16]. C'est aussi l'époque où est lancée la célèbre campagne publicitaire "votre argent m'intéresse" (1973) qui rompt avec les codes habituels de la politique bancaire; et cette même année est signé le partenariat avec le tournoi de Roland Garros.

L'essor de la banque touche également son développement à l'international : l'Asie du Sud-Est avec Hong-Kong comme plaque tournante, Canada avec une expansion de son réseau d'agences, acquisition de Bank of the West aux États-Unis (1979), alliance avec Dresdner Bank (1990). Après le premier choc pétrolier de 1973, installation progressive dans les pays du Golfe (1973-1979)[17].

Parallèlement, la banque est nationalisée en 1982, l'État détenant 83% du capital. Elle sera privatisée de nouveau en 1993, et va entrer dans une nouvelle ère, menée par Michel Pébereau.

La Banque de Paris et des Pays-Bas, ancêtre de Paribas

La seconde branche française du Groupe, Paribas, elle aussi le produit d'une longue histoire, est très complémentaire des activités de la BNP de par ses activités historiques.

Dans le prolongement du processus de concentration bancaire du milieu du XIXe siècle, à l'origine de la fondation de la Banque de Paris et des Pays-Bas en 1872, l'ancêtre de Paribas, il y eut la fusion de deux établissements : la Banque de Crédit et de Dépôt des Pays-Bas (1863) et la Banque de Paris (1869). Ce nouvel acteur de la finance deviendra le prototype de la banque d'affaire à la française[18].

Jusqu'en 1914, son histoire fut dominée par la participation à des opérations financières internationales [18]: acteur majeur dans de nombreux pays pour le placement d'emprunts d'État, participe à l'effort de guerre français par son dynamisme obligataire en 1914-1918, mais aussi en investissant dans le développement de l'industrie de l'armement. Mais la banque sort très affaiblie du conflit et dans une Europe déstabilisée par la guerre et gangrénée par l'inflation, elle réoriente ses activités vers le financement d'initiatives en Europe centrale. Le retour aux opérations financières internationales intervient à partir de 1928, mais à cause de la crise économique des années 1930 et du second conflit mondial, les positions de la banque sont ruinées en Europe centrale et sont bancales dans le reste du monde.

Son statut de banque d'affaires lui fait éviter la nationalisation prévue par la loi du 2 décembre 1945, et la banque oriente son activité vers les entreprises et participe au développement et à la restructuration du tissu industriel français (Bull, CSF, Thomson). Sous l'impulsion de Jean Reyre, directeur général puis président de 1948 à 1969, la banque s'internationalise et se développe. À la fin des années 1960, elle prend le contrôle du Crédit du nord et de la Banque de l'Union parisienne[18].

La banque est nationalisée en . Elle prend le nom de Paribas[19]. Puis elle est de nouveau privatisée au début de 1987. Elle fait l'objet en 1997 d'une OPE de la part de sa maison mère, la Compagnie financière de Paribas et, le participe à la création de Paribas par fusion avec la Compagnie financière de Paribas, la Compagnie bancaire et la Compagnie de navigation mixte[12].

La naissance d'un grand groupe européen : BNP Paribas

 Implantations mondiales de BNP Paribas.
Implantations mondiales de BNP Paribas.

A partir de 1993, l’ouverture du marché bancaire européen permet aux banques d'entrevoir des stratégies de consolidation au niveau national puis européen. C’est dans ce contexte que va se jouer une grande bataille boursière, qui verra au final la naissance du grand Groupe bancaire BNP Paribas.

Plusieurs tentatives de rapprochement ont lieu dans les années 1990  afin de constituer un ensemble bancaire européen compétitif. Mais sans succès. C’est en mars 1999 que BNP prépare, en réponse à l’offre de la Société Générale sur Paribas (1er fév.), un projet de double offre publique non sollicitée sur la Société Générale et sur Paribas : le projet d’un rapprochement de BNP, Société Générale et Paribas, baptisé SPB[20], ambitionne de donner naissance à la première banque européenne de la zone euro. Dans un contexte de forte concentration bancaire à l’échelle européenne, la BNP tente le tout pour le tout en vue de ne pas se faire marginaliser dans un paysage hexagonal en cours de concentration.

Après une intense bataille boursière, médiatique et institutionnelle qui oppose les trois banques, le , l'assemblée générale mixte entérine la création du nouveau groupe BNP Paribas[8]. Celui-ci se classe dès lors dans les tout premiers rangs tant français qu'européens des groupes bancaires.

Fort de sa nouvelle assise, le groupe BNP Paribas poursuit sa politique d'expansion:

Il acquiert en les 55 % de BancWest qu'il ne possédait pas encore. BancWest devient alors une filiale à 100 [21]%. En 2005, poursuivant sa stratégie de croissance ciblée, il annonce l'acquisition des banques américaines Commercial Federal Corporation et la United California Bank[22].

Au cours de l'année 2002, le groupe se renforce au Maghreb : une filiale en Algérie est ouverte, BNP Paribas El Djazair et, dans le même temps, elle acquiert le réseau d'ABN Amro Bank Maroc qui est intégré à celui de la Banque Marocaine pour le Commerce et l'Industrie (BMCI), déjà propriété à 65 % de BNP Paribas[23].

En 2005, TEB (Türk Ekonomi Bankasi) entre dans le Groupe, signant un partenariat avec le groupe BNP Paribas[24]. Puis, en février 2011, soit deux ans après le rapprochement de BNP Paribas et Fortis bank, la filiale turque de la banque belge, Fortis Bank AŞ, et TEB fusionnent[25].

En 2006, BNP Paribas acquiert la banque italienne Banca Nazionale del Lavoro (BNL) et l'Italie devient alors le second marché domestique de la banque[26].

Enfin, en pleine crise des subprimes, le 29 avril 2009, BNP Paribas obtient l'aval des actionnaires de Fortis Holding pour l'acquisition de la banque belge Fortis. BNP Paribas lance en 2009 la marque BNP Paribas Fortis[27]. Par ailleurs, BNP Paribas prend également une part de 25 % du capital de Fortis Assurances Belgique, rebaptisée AG Insurance. En novembre 2013, BNP Paribas rachète les 25 % que détenait l'État belge dans BNP Paribas Fortis pour 3,25 milliards d'euros, l'État belge faisant une plus-value de 900 millions d'euros et garde sa participation de 10,3 % dans BNP Paribas[28]. La même année, le groupe acquiert 66 % de la BGL au Luxembourg[29].

Le , BNP Paribas lance sa banque en ligne baptisée Hello Bank!. Début octobre, la banque annonce 5000 comptes ouverts. La banque prévoyait 25 000 ouvertures de comptes avant la fin 2013[30]. Fin 2014, elle compte plus de 800 000 clients. Fin 2015, Hello Bank! dénombre 2,4 millions de clients et génère 8,7 % des revenus de la clientèle « particuliers » de BNP Paribas. Fin 2016, elle compte 2,5 millions de clients.

En décembre 2013, BNP Paribas rachète BGZ, la filiale polonaise de Rabobank [31]. Cette acquisition est finalisée en septembre 2014. L'achat inclut les activités de Rabobank Polska fusionnées avec Bank BGZ en juin 2015[32].

Le , BNP Paribas est condamnée à payer 9 milliards de dollars d'amende dans le cadre de la violation du droit des transactions en dollars avec des pays sous embargo.

En juillet 2014, les Galeries Lafayette vendent leur participation de 50 % dans LaSer à BNP Paribas, pour 280 millions d'euros[33].

En octobre 2015, BNP Paribas annonce la fusion de ses activités allemandes avec la banque DAB Bank, dont elle contrôlait 91,7 % du capital fin 2014 et dont elle a acquis les participations minoritaires courant 2015 à UniCredit . Avec cette opération, les activités allemandes de BNP Paribas regroupent 1,5 million de clients[34].

En avril 2017, BNP Paribas acquiert 95 % de la Financière des Paiements Électroniques, entreprise gestionnaire du Compte-Nickel, qui a alors 540 000 clients[35]. En juillet 2017, BNP Paribas Cardif, sa filiale dédiée à l'assurance, acquiert les 50 % qu'il ne détenait pas dans Cargeas, sa co-entreprise italienne avec Argeas[36].

Ces acquisitions permettent au groupe BNP Paribas de devenir un opérateur majeur sur 4 marchés domestiques : la Belgique, la France, l'Italie et le Luxembourg. BNP Paribas est aujourd’hui un groupe bancaire à dimension mondiale. Il est présent sur les cinq continents, dans 74 pays et est devenu la première banque de la zone euro.

Le groupe en quelques chiffres

En 2015, avec un produit net bancaire en hausse de 2 % à 39,2 milliards d’euros BNP Paribas reste en tête du classement des banques françaises en termes d’activité[37].

2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Produit net bancaire (M€) 27 943 (+27,9 %) 31 037 (+11,1 %) 27 376 (-11,8 %) 40 191 (+46,8 %) 43 880 (+9,2 %) 42 384 (-3,4 %) 39 072 (-7,8 %) 37 286 39 168 42 938 (+9,6%) 43 411 (+1,1%)
Résultat brut d'exploitation (M€) 7 326 8 485 (+15,8 %) 10 878 (+28,2 %) 12 273 (+12,8 %) 8 976 (-26,9 %) 16 851 (+87,7 %) 17 363 (+3 %) 16 268 (-6,3 %) 12 522 (-23,0 %) 13684 (+9,3%) 14 033 (+2,6%)
Résultat net part du groupe (M€) 7 308 (+24,9 %) 7 822 (+8,1 %) 3 021 (-61,4 %) 5 832 (+93 %) 7 843 (+34,5 %) 6 050 (-22,9 %) 6 553 (+8,3 %) 4 818 157 6 694 7 702 (+15,1%)
Rentabilité commerciale (RN/CA) 26,1 % 25,2 % 11,04 % 14,5 % 17,9 % 14,3 % 16,8 %
Collaborateurs - - - 205 000 205 348[2]. 198 400 - 188 000 189 000 189 000

Activités

En 2015, l’organisation du Groupe BNP Paribas s’appuie sur deux domaines d’activité :

Retail Banking & Services, un réseau de près de 7000 agences dans le monde, comprenant Domestic Markets et International Financial Services, et Corporate & Institutional Banking (CIB).

Fin 2015, l'encours des dépôts s'élève à 703,3 milliards d'euros et l'encours des crédits à 682,5 milliards. La répartition géographique du Produit net bancaire (PNB) est la suivante : Europe (73,3 %), Amériques (11,8 %), Asie Pacifique (7,5 %) et autres (4 %)[1].

Retail Banking and Services

Agence UkrSibBank - BNP Paribas, à Kiev, en Ukraine.

Domestic Markets

Cette activité a gagné 15,7 milliards d'euros en 2016 (-1,2% / 2015).

Cette activité regroupe les pôles : Banque de Détail en France, BNP Paribas Fortis, BNL bc, BGL BNP Paribas, Arval, BNP Paribas Leasing Solutions, BNP Paribas Personal Investors.

Pour les entreprises : offres Cash management et Factoring et offre banque privée dans les marchés domestiques avec BNP Paribas Wealth Management.

International Financial Services

- Cette activité a gagné 15,5 milliards d'euros en 2016 (+2,7%)

Elle regroupe les pôles :

BNP Paribas Personal Finance, crédit aux particuliers avec Cetelem, Cofinoga ou Findomestic;

International Retail Banking, réunit les banques de détail du Groupe dont Bank of the West aux États-Unis, ou TEB en Turquie;

BNP Paribas Cardif, solutions d'épargne et de protection.

- Et 3 métiers spécialisés :

BNP Paribas Wealth Management (Banque Privée), BNP Paribas Investment Partners (Gestion d'actifs), BNP Paribas Real Estate (Services Immobiliers).

La banque possède 2 009 agences en France pour 7 millions de clients particuliers, 568000 clients professionnels et TPE et 30600 entreprises (PME, ETI, grandes entreprises).

Elle sert 3,5 millions de clients aux États-Unis (BancWest, cinquième banque de dépôt de l'ouest américain), 2,3 millions de clients en Italie (Banca Nazionale del Lavoro (BNL)). Les clients restants se répartissent entre la Belgique (BNP Paribas Fortis) et le Luxembourg (Banque générale du Luxembourg (BGL)), ainsi que sur les marchés émergents (Turquie, Maroc, Ukraine , Pologne…)[1].
Elle regroupe également les services extra-bancaires, tels que le crédit à la consommation (Cetelem, no 1 européen), le crédit immobilier, les activités de financement d’investissements des entreprises (BNP Paribas Leasing Solutions), et de locations avec services (Arval). Sur ces dernières activités, BNP Paribas figure parmi les leaders en Europe et dans le monde[38].

Corporate & Institutional Banking

Cette branche a gagné 11,5 milliards en 2016 (+1,2%).

Ce domaine d’activité , au service de 13 000 grandes entreprises et institutions financières regroupe les pôles : Corporate Banking, Global Markets, BNP Paribas Securities Services.

Corporate & Institutional Banking (CIB) offre des solutions financières à des clients entreprises et institutionnels. Avec près de 30 000 collaborateurs présents dans près de 57 pays, CIB propose des solutions dans les domaines des marchés de capitaux, des services de titres, des financements, de la gestion de trésorerie, du conseil financier, et de la couverture des risques.

La recherche économique de BNP Paribas est disponible sur le web en accès libre ; en revanche, la recherche de marché est réservée aux professionnels (institutions financières et investisseurs avertis)[39].

Pétrole

La banque Paribas devenue BNP Paribas est traditionnellement très impliquée dans les marchés pétroliers.

BNP Paribas fut la banque du programme humanitaire pétrole contre nourriture de l'ONU, qui donnera lieu à l'affaire pétrole contre nourriture.

La société Kensington International a porté plainte pour racket au tribunal de New York, en accusant la banque française BNP Paribas de complicité avec les dirigeants congolais pour la dissimulation des revenus pétroliers du Congo[40]. BNP Paribas a nié les allégations de Kensington International. Les poursuites se sont terminées par le retrait de la plainte.

Charbon

BNP Paribas finance toujours en 2016 un grand nombre de projet lié au charbon (mine, centrale) contrairement à ses annonces de 2015 au moment de la COP21[41]

Immobilier

BNP Paribas est également actif dans des investissements immobiliers. BNP Paribas Immobilier a racheté en 2010 l'Hôpital St Michel, dans le but d'y construire un centre médico-social, ainsi que des logements sociaux, en partenariat avec France Habitat et l'Association St Michel[42].

Organisation

Comité exécutif

Le Comité exécutif[43] est composé de :

  • Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général.
  • Philippe Bordenave, directeur général délégué.
  • Thierry Laborde, directeur général adjoint.
  • Alain Papiasse, directeur général adjoint, responsable de CIB et de la région Amérique du Nord.
  • Jacques d'Estais, directeur général adjoint, responsable du pôle International Financial Services.
  • Michel Konczaty, directeur général adjoint.
  • Marie-Claire Capobianco, responsable du pôle Banque de Détail en France.
  • Eric Martin, responsable de la fonction Conformité.
  • Stefaan Decraene, responsable d'International Retail Banking.
  • Yann Gérardin, responsable du pôle Corporate and Institutional Banking.
  • Maxime Jadot, responsable BNP Paribas Fortis.
  • Franck Roncey, responsable Group Risk Management.
  • Yves Martrenchar, responsable des ressources humaines Groupe.
  • Andrea Munari, administrateur, directeur général de BNL.
  • Éric Raynaud, responsable de la région Asie-Pacifique.
  • Thierry Varène, délégué général aux grands clients.
  • Renaud Dumora, Responsable de BNP Paribas Cardif.
  • Laurent David, Responsable de BNP Paribas Personal Finance.

Conseil d'administration

Le Conseil d’administration est composé de 12 administrateurs nommés[44] par les actionnaires et de deux administrateurs élus par les salariés. La durée des mandats des administrateurs est fixée à trois années pour les administrateurs dont le mandat vient à renouvellement, en application des recommandations de place.

Le Conseil d'administration[45] est présidé depuis le par Jean Lemierre.

  • Jean Lemierre, président du conseil d'administration de BNP Paribas (premier mandat - )
  • Jean-Laurent Bonnafé, Administrateur Directeur Général de BNP Paribas (26 mai 2016 - AG 2019, premier mandat 12 mai 2010)
  • Pierre-André de Chalendar, Président Directeur Général de la Compagnie de Saint-Gobain (13 mai 2015 - AG 2018, premier mandat 23 mai 2012)
  • Monique Cohen, Directrice associée d’APAX France (premier mandat 14 mai 2014 - AG 2017)
  • Wouter De Ploey, Directeur Général de ZNA (premier mandat 26 mai 2016 - AG 2019)
  • Jane Fields Wicker-Miurin, Co-fondatrice et associée chez Leaders' Quest (14 mai 2014 - AG 2017, premier mandat 11 mai 2011)
  • Marion Guillou, Présidente d'Agreenium[46] (26 mai 2016 - AG 2019, premier mandat 15 mai 2013)
  • Denis Kessler, Président - Directeur Général de Scor SE (13 mai 2015 - AG 2018, premier mandat 23 mai 2000)
  • Jean-François Lepetit, Administrateur de sociétés (14 mai 2014 - AG 2017, premier mandat 5 mai 2004)
  • Nicole Misson, Conseillère de clientèle particuliers, élue titulaire par les salariés de BNP Paribas (Élue pour 3 ans le 16 février 2015 - 15 février 2018, premier mandat 1er juillet 2011)
  • Laurence Parisot, Vice-présidente du directoire de IFOP SA (13 mai 2015 -AG 2018, premier mandat 23 mai 2006)
  • Daniela Schwarzer, professeur-chercheur à l’Institut des études européennes et eurasiennes de l’Université Johns-Hopkins, Directeur des programmes européens du German Marshall Fund, think tank transatlantique (premier mandat 14 mai 2014 - AG 2017)
  • Michel Tilmant, Gérant de Strafin sprl (26 mai 2016 - AG 2019, premier mandat 12 mai 2010)
  • Sandrine Verrier, Assistante de Production et d'Appui Commercial, élue titulaire par les salariés techniciens de BNP Paribas pour 3 ans, le 16 février 2015 - 14 février 2018, premier mandat 16 février 2015

Autre mandataire social

  • Philippe Bordenave, Directeur Général délégué de BNP Paribas

Capital

  • 2006 : Investisseurs institutionnels 69,30 %, Axa 5,50 %, salariés 5,20 %.
  • 2008 : Une fois tenu compte du rachat de certaines activités du bancassureur Fortis par BNP Paribas, les États belge et luxembourgeois détiennent respectivement 11,7 % et 1,1 % du capital de la banque française.
  •  : L'État français devient le premier actionnaire de BNP Paribas avec 17 % du capital. L'État belge, au travers de la SFPI-FPIM, est le deuxième actionnaire avec 11,7 % du capital.
  •  : Les actionnaires notables sont les investisseurs institutionnels (65,90 %), la SFPI-FPIM (10,80 %) et Axa (5,20 %). 5,60 % des parts sont détenus par les salariés et 5,40 % par les actionnaires individuels. Enfin, 0,30 % sont détenus en autocontrôle[1].
  • 2015 : Investisseurs Institutionnels européens (44,9%); Investisseurs Institutionnels hors Europe (25,8%), SFPI (10,3%); Blackrock Inc. (5,1%); Salariés (4,9%); Actionnaires individuels (4,4%); Divers et non identifiés (3,6%); Grand Duché du Luxembourg (1,0%).

Filiales

Article détaillé : Liste des filiales de BNP Paribas.

Le lien ci-dessus est obsolète. Pour voir la liste des activités détaillées, consultez le document de référence 2015[47]

Controverses et amendes

En 2014, le groupe figure parmi les deux banques françaises les plus impliquées dans le développement du gaz de schiste[réf. insuffisante]. BNP Paribas est aussi accusée d'implication majeure dans les finances du Soudan malgré un embargo avec une amende potentielle de plusieurs milliards d'euros[48]. Une filiale a dû payer 10 millions d'euros pour non-respect de la loi sur les assurances-vie[réf. insuffisante].

En 2010, une amende de 63 millions d'euros a été prononcée pour entente illicite sur des frais de chèque avec d'autres banques françaises[49].

Avec des particuliers, la banque a déjà été condamnée pour faute envers un client[50] et discrimination envers une employée[51].

En mai 2017, BNP Paribas est condamnée aux États-Unis à une amende de 350 millions de dollars pour manipulation des changes de devises de pays émergents[52].

BNP Paribas est condamnée en juin 2017 à une amende de 10 millions d'euros par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution en raison d'importantes insuffisances dans la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme[53].

BNP Paribas et les filiales à l'étranger

En 2015, BNP Paribas possède 15 filiales en Belgique, 18 à Hong Kong, 7 aux Îles Caïman, 21 en Irlande, 5 à Jersey, 35 au Luxembourg, 2 à Monaco, 1 au Panama, 38 aux Pays-Bas, 14 en Suisse, 1 aux Bermudes, 1 sur l'Île de Man, 7 à Singapour, 2 à Guernesey, 1 au Botswana[54], qui sont tous des pays considérés comme des paradis fiscaux à divers degrés par des gouvernements, des organisations officielles ou des organisations non gouvernementales[55][56]. Par exemple, en 2014, BNP Paribas a réalisé 6892 millions d'euros de bénéfices à l'étranger, dont 35,3% dans des paradis fiscaux, et a bénéficié d'un taux d'imposition de 0% à Hong Kong [57]. En contre exemple, la Belgique, présente dans certaines listes non officielles de « paradis fiscaux », fait partie des marchés domestiques du groupe qui comprend plus de 800 agences.

En 2014, le taux d’imposition effectif du Groupe était de 30%, représentant en France 2,2 milliards d’euros d’impôts et taxes. Ce taux exceptionnel est dû à l'amende payée aux États-Unis pour violation d'embargo, et son traitement fiscal par BNP Paribas[58].

De nombreuses agences françaises de BNP Paribas subissent en décembre 2016 l'action des « faucheurs de chaises », soutenus par des associations tels que Attac et les Amis de la terre, qui protestent contre l'évasion fiscale[59]. Ces envahissement de quelques heures suivent la poursuite d'un militant, Jon Palais, par BNP Paribas, après l'organisation du vol de chaises d'agences de la banque pour l'organisation en 2015 d'une conférence précédant la COP21[60].

Démêlé judiciaire pour violation d'embargo

En mai 2014, la banque, ainsi que son président Jean Lemierre et son directeur général Jean-Laurent Bonnafé, est accusée par la justice américaine d'avoir violé l'embargo américain envers l'Iran, le Soudan et Cuba [61],[62].

BNP Paribas a effectué des transferts en dollars vers ces pays en les compensant, via sa filiale de New York, par la chambre de compensation SWIFT, basée aux États-Unis. Le la justice américaine annonce une sanction de 8,97 milliards de dollars (6,6 milliards d'euros) à l'encontre de BNP Paribas.

À l'origine de l'amende, la « falsification de documents commerciaux » et l'accusation de « collusion » afin de violer ces embargos [63].

Dans le « Memorandum of Understanding »[64],[65] signé par le directeur juridique de la banque en juin 2014, celle-ci a reconnu son rôle dans le financement du régime de Khartoum jusqu’en juin 2007, en pleine guerre du Darfour [66].

Salaire des dirigeants

En 2008, le salaire de son dirigeant représente 137 fois le salaire médian français[67], ce qui ne lui permet pas l'obtention de l'agrément Entreprise solidaire[68].

En 2016, 38 salariés de l'entreprise perçoivent une rémunération supérieure au million d'euros[69].

Publicité mensongére

Avril 2016 la BNP est condamnée pour pratique commerciale trompeuse. En 2001 la BNP commercialisait un placement financier "Garantie jet 3" en évoquant la possibilité de tripler son capital en 10 ans. De nombreux épargnants (11000 environ) n'ont même pas récupéré la totalité du capital investi.

La BNP a écopé de 187 500 d'amende et se doit d'assurer la garantie des capitaux confiés mais le tribunal n'a pas statué sur le non-respect de la promesse de triplement (non évoqué par le Parquet)[70].

Transaction erronée de 163 millions d’euros

Le 11 mars 2017, les Echos a publié un article sur une transaction erronée (mistrade ou fat-finger error) de plus de 163 millions d’euros et pour lequel la BNP Paribas Arbitrage serait impliquée[71]. La banque aurait vendu des titres pour une valeur de 326 400 euros à Armin S. et BNP aurait ensuite estimé la transaction à 163 millions d’euros.

Plusieurs jours se seraient écoulés avant que la banque ne relève l’erreur, pendant lesquels elle aurait même encore une fois confirmé le prix initial. D’après le magazine, la réglementation en matière de transaction erronée ne permet une annulation de la transaction que jusqu’au lendemain[71],[72],[73]. Il reste inconnu pourquoi la gestion des risques de BNP n’a pas remarqué l’erreur. Si la banque réalisait tous les objectifs de la Banque centrale européenne (BCE) il aurait remarqué l’erreur.[74]

Manipulations du taux de change

La banque a écopée, en mai 2017, d'une amende de 350 millions de dollars et en juillet 2017 d'une amende de 246 millions de dollars du régulateur financier de New York (Department of Financial Services) pour des faits de manipulations de taux de change.[75]


Communication

Identité visuelle (logo)

Le logo de BNP Paribas depuis 2000 (conçu par le designer Laurent Vincenti sous la houlette du directeur de la communication Antoine Sire[76]) s'appelle la courbe d'envol. Les étoiles évoquent l'Europe et l'universalité. La transformation des étoiles en oiseaux évoque l'ouverture, la liberté, le développement, la capacité à évoluer et à s'adapter. L'arrondi et le mouvement de la courbe d'envol situent le logo dans l'univers du vivant. Le carré vert symbolise la nature et l'optimisme[77].

Slogans à travers le temps
  • 1974-1980 : « Pour parler franchement, votre argent m'intéresse »
  • 1980-1988 : « La banque est notre métier »
  • 1988-1993 : « BNP c'est gagner »
  • 1993-1995 : « Grandissons ensemble »
  • 1995-1998 : « À chaque instant on doit pouvoir compter sur sa banque »
  • 1998 : « Parlons d'avenir »
  • 1999 à aujourd'hui : « La banque d'un monde qui change »

Responsabilité sociale

La stratégie RSE de BNP Paribas repose sur quatre grands piliers[78] :

  • la responsabilité économique qui a pour objectif d'exercer son métier de façon éthique et responsable et créer de l'emploi ;
  • la responsabilité sociale destinée à favoriser l'engagement de ses collaborateurs par la diversité, un bon environnement de travail est une gestion de l'emploi responsable ;
  • la responsabilité civique en s'engageant contre l'exclusion sociale et la violation des droits de l'Homme en favorisant l'égalité des chances par l'éducation financière et la micro finance ;
  • La responsabilité environnementale, avec pour but premier d'agir contre le changement climatique, dans la ligne de l'accord de Paris sur le climat.

Des entités de BNP Paribas sont certifiées respectant la norme ISO 14001[79].

BNP Paribas a publié en février 2011 une politique relative au financement des centrales nucléaires, qui conditionne celui-ci à un grand nombre de critères[80], après des critiques concernant son investissement dans des centrales nucléaires au Brésil et en Inde[81].

Depuis, BNP Paribas a publié d'autres politiques sectorielles portant sur l'huile de palme, la pâte à papier et sur la production d'énergie à partir du charbon.

Mécénat et parrainages

Tennis

BNP Paribas parraine divers tournois de tennis, dont le tournoi de Roland Garros depuis 1973, le Masters de Bercy (BNP Paribas Masters), la Coupe Davis et la Fed Cup. Ce parrainage lui permet une visibilité internationale sur des événements fortement médiatisés. En 2010, BNP Paribas lance un site Internet, entièrement consacré au tennis[82].

Échecs

BNP Paribas est le partenaire officiel de la FFE (Fédération française des échecs) depuis septembre 2006, date à laquelle une convention entre BNP Paribas et la FFE a été signée.

Des initiatives ont depuis vu le jour, parmi elles on peut citer :

  • L'initiative « Tous aux échecs » : la FFE et BNP Paribas se sont associées afin d'utiliser le jeu d'échecs comme un moyen d'apprentissage et d'épanouissement au service des jeunes issus d'établissements scolaires classés en Zone d'éducation prioritaire (ZEP)[83].
  • La création du Challenge Blitz BNP Paribas, une série de tournois à travers la France qui réunit chaque saison des milliers de joueurs d'échecs[84].
  • La formation au jeu d'échecs : BNP Paribas initie régulièrement au jeu d'échecs, sur la base du volontariat, ses collaborateurs ou ses clients de la banque de détail lors de leur temps libre[85].

Football

BNP Paribas est aussi partenaire du RSC Anderlecht via BNP Paribas Fortis.

Le Cercle des actionnaires

Le Cercle des actionnaires BNP Paribas, créé en 1995, rassemble les 60 000 actionnaires individuels détenteurs sur un ou plusieurs comptes du même foyer d’au moins 200 titres de l’entreprise.

L’adhésion, gratuite et automatique, permet aux membres d’accéder à une offre annuelle de moins de 400 événements culturels (concerts, visites guidées, séances cinéma…), sportifs et à des formations économiques et financières partout en France[86].

Activité de lobbying

Auprès de l'Assemblée nationale

BNP Paribas est inscrite comme représentant d'intérêts auprès de l'Assemblée nationale. Elle n'a cependant pas déclaré le montant annuel lié aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement[87].

Auprès des institutions de l'Union Européenne

BNP Paribas est inscrite depuis 2009 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Le groupe déclare en 2015 pour cette activité 6 collaborateurs à temps plein et des dépenses d'un montant compris entre 900 000 et 1 000 000 euros[88].

Politique de transparence

BNP Paribas est adhérent de Transparency international France[89].

Notes et références

  1. a, b, c et d « BNP Paribas : Profil Société », Boursorama (consulté le 16 février 2011)
  2. a et b Les effectifs s'élèvent à 182 459 selon le site « Boursorama » (consulté le 16 février 2011)
  3. « Classement des banques françaises en 2015 », sur Culture Banque.
  4. A. Plessis, Histoire des banques en France, Handbook on the History of European Banks, European Association for Banking History E.V., Edward Elgar Publishing Limited,
  5. H. Bonin, La banque et les banquiers en France du Moyen-Age à nos jours, Références Larousse,
  6. (en) G. de Lassus, The History of BNP Paribas in India, 1860-2010, BNP Paribas in India, , 116 p.
  7. (en) G. de Lassus, The History of BNP Paribas in Australia and New-Zealand (1881-2011), Group Heritage & Historical Archives of BNP Paribas / BNP Paribas Historical Association, , 192 p.
  8. a et b F. Torres, Banquiers d'avenir. Des comptoirs d'escompte à la naissance de BNP Paribas, Albin Michel,
  9. B. Gille, Un épisode de l'histoire des métaux : le krach des cuivres, Revue d'histoire de la sidérurgie, Volume IX, numéro 1, , pp. 25-62
  10. P. Baubeau, A. Lavit Hautefort, M. Lescure, Le Crédit National. Histoire publique d'une société privée (1919-1994), Paris, , 318 p.
  11. C. Andrieu, L. Le Van, A. Prost (dir.), Les Nationalisations de la libération : de l'utopie au compromis, Paris, Presses de la Fondation nationale des Sciences politiques, 392 p.
  12. a, b et c « Histoire de BNP Paribas », BNP Paribas.
  13. N. Stoskopf, Une réussite méconnue : le Comptoir d'escompte de Mulhouse (1848-1930), Annuaire historique de Mulhouse, tome 27, , p. 191-206
  14. H. Bonin, La Banque nationale de crédit : histoire de la quatrième banque de dépôts française en 1913-1932, Paris, , 238 p.
  15. "... Et à quinze heures le monde entier apprit la naissance de BNP", Historia, , pp. 79-86
  16. G. GLOUKOVIEZOFF, J. LAZARUS, "La relation de service dans la banque", La relation bancaire avec la clientèle des particuliers, Collection des rapports,
  17. (en) G. de LASSUS, The history of BNP Paribas in the Gulf countries (1973-2014), , 232 p.
  18. a, b et c E. BUSSIERE, Paribas, L'Europe et le monde 1872-1992, Fonds Mercator, 320 p.
  19. Nom de l'adresse télégraphique de la banque depuis le début du XXe siècle.
  20. « Michel Pébereau : « Un seul projet est désormais en lice : SBP » Au dernier jour des OPE sur la Société Générale et sur Paribas, comment se présente la situation pour la BNP ? », sur www.lesechos.fr,
  21. « BNP Paribas autorisé à acquérir 100 % de BancWest », sur lesechos.fr,
  22. « Baudouin Prot : « Les opportunités d'acquisition sont beaucoup plus nombreuses aux Etats-Unis qu'en Europe » », sur lesechos.fr,
  23. « La BMCI acquiert le réseau d'ABN AMRO Bank Maroc », sur lesechos.fr,
  24. « BNP Paribas veut s'appuyer sur TEB pour faire de la banque universelle en Turquie », sur lesechos.fr,
  25. « BNP Paribas lance sa nouvelle banque en Turquie », sur lesechos.fr,
  26. (it) V. CASTRONOVO, Storia di una banca. La Banca Nationale del Lavoro , Nell'economia italiana 1913-2013, Editori Laterza, , p. Chapitre XI: "L'integrazione in un grande gruppo internazionale", pp. 510-537
  27. « L'acquisition de Fortis couronne la stratégie de BNP Paribas », sur lemonde.fr,
  28. BNP Paribas to buy Belgian Fortis stake for 3.25 billion euro, Reuters, 13 octobre 2013
  29. « BNP Paribas finalise l’acquisition de Fortis Banque et noue un partenariat stratégique avec Fortis dans l’assurance. », sur www.bnpparibas.lu,
  30. Veronique Chocron , Hello Bank! a ouvert 5.000 comptes en France, Les Échos, 30 septembre 2013
  31. « BNP Paribas rachète une filiale de Rabobank », sur lefigaro.fr,
  32. (en) G. de LASSUS et M. KLUZEK, BGŻ BNP Paribas: 100 years of banking in Poland, Varsovie, Paris, BGŻ BNP Paribas,
  33. Galeries Lafayette sells credit unit stake to BNP Paribas, Reuters, 28 juillet 2014
  34. BNP Paribas va fusionner sa succursale allemande avec DAB Bank, Véronique Chocron, Les Échos, 22 octobre 2015
  35. BNP Paribas rachète le Compte-Nickel, Le Figaro, 4 avril 2017
  36. « BNP Paribas Cardif acquiert la totalité de Cargeas en Italie », sur Les Echos,
  37. Classement des banques françaises en 2015
  38. Eric Gibory, « Le succès planétaire de la LLD française », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  39. Voir respectivement [1] disponible en français et anglais et [2]
  40. Voir affaire Gokana
  41. CLIMAT : MALGRÉ LEURS PROMESSES, LES BANQUES VONT TOUJOURS AU CHARBON
  42. BNP achète l'hôpital Saint-Michel Sur le site lavieimmo.com
  43. « BNP Paribas : La Direction Générale et le Comité exécutif », BNP Paribas (consulté le 7 octobre 2014)
  44. Nombre réduit actuellement à 13 depuis le décès accidentel de Christophe de Margerie, PDG de Total, le .
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  52. AFP, « BNP Paribas devra payer 350 millions de dollars pour manipulation des changes aux Etats-Unis », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
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  66. « L’horreur au Soudan : le génocide du Darfour », 10 juillet 2014, extraits d’articles du Guardian, du Spiegel, de rapports d’Amnesty International etc.,
  67. Chiffre référencé par la SARL de presse Transnationale & Compagnie
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Bibliographie

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  • Une banque moderne, histoire de la BNP et de ses deux maison-mères (1848-1966-1985), 1989-1991
  • Stéphane Bertrand, La naissance de la Banque nationale de Paris (1962-1972), 1990
  • Michel de Robien, Arrêt sur image, 1995
  • Raymond Lambert, De la Banque et des Hommes, 1995
  • Étienne Azaïs, ""Mon parcours du combattant à travers la Banque et ses filiales en Afrique et à Madagascar", 1996-1997
  • Pierre Ledoux, Journal imprévu d'un banquier. Une aventure, un métier 1943-2000, 2001
  • Félix Torres, Banquiers d'avenir. Des comptoirs d'escompte à la naissance de BNP PARIBAS, 2000
  • The Role of BNP-Paribas SA in the United Nations Oil-For-Food Program: Hearing Before the Subcommittee on Oversight and Investigations of the Committee on International Relations, House of Representatives, One Hundred Ninth Congress, First Session, April 28, 2005, 2005
  • Pierre Mounier-Kuhn, Mémoires vives. 50 ans d’informatique chez BNP Paribas, BNP Paribas, 2013.

Annexe

Articles connexes

Liens externes

  • Notices d'autorité : International Standard Name Identifier • Gemeinsame Normdatei
  • Site officiel (Groupe BNP Paribas) ;
  • Histoire de BNP Paribas.