Bayerische Motoren Werke

(Redirigé depuis BMW)
Bayerische Motoren Werke AG
logo de Bayerische Motoren Werke
Logo du groupe BMW
illustration de Bayerische Motoren Werke

Création 1916
Fondateurs Drapeau : Allemagne Gustav Otto
Drapeau : Allemagne Karl Rapp
Forme juridique Société par actions
Action Bourse de Francfort (BMW)
Slogan « Le plaisir de conduire »

Allemand : « Freude am Fahren »
Anglais : « Sheer driving pleasure »

Siège social Munich, Bavière
Drapeau d'Allemagne Allemagne
Direction Drapeau : Allemagne Harald Krüger (PDG)
Directeurs Norbert Reithofer (à partir du )
Actionnaires Famille Quandt : 50 %
Flottant : 50 %
Activité Automobiles, motos
Produits Véhicules particuliers, sportifs, autocars, motos
Filiales Mini
Rolls-Royce
BMW Motorsport
BMW M
BMW Motorrad
DriveNow
Ionity
Effectif 124 729 (fin 2016)[1]
Site web www.bmwgroup.com

Capitalisation 49 Mds d'€ (septembre 2016)[2]
Chiffre d’affaires 94,163 Mrd d'euros (2016)[1]
Résultat net en augmentation6,910 Mrd d'euros (2016)[1]
+ 8 % vs 2015[1]

Bayerische Motoren Werke ou BMW (en français : « Manufacture bavaroise de moteurs ») est une société industrielle allemande constructrice d'automobiles haut-de-gamme, sportives et luxueuses, mais aussi de motos, après avoir été un grand constructeur de moteurs d'avions. L'entreprise a été fondée en 1916 par Gustav Otto et Karl Friedrich Rapp.

Le siège social de cette entreprise est situé à Munich (en Bavière) en Allemagne.

En 2016, le groupe BMW a vendu 2 117 965 véhicules automobiles (BMW, Mini, et Rolls-Royce) et 123 495 deux-roues (BMW Motorrad)[1].

Historique

Siège actuel du groupe BMW à Munich en Bavière juste à côté du musée et du BMW Welt.

BMW est créée le [3], par fusion de deux entreprises de mécanique de Munich, la Bayerische Flugzeugwerke et Rapp Motorenwerke, un fabricant de moteurs d'avion. L'emblème de la marque BMW reprend le cercle noir du logo de Rapp, avec au centre le bleu et blanc symbolisant les couleurs de la Bavière.

Lorsque l'entreprise devient la « Bayerische Motoren Werke », en 1917, ses dirigeants décident d'utiliser les couleurs de la Bavière. Toutefois, pour ménager les susceptibilités de la monarchie très centralisatrice à l'époque (l'Allemagne n'est unie que depuis 1871) et éviter de raviver les tendances régionalistes, les couleurs bavaroises sont inversées, le bleu passant avant le blanc. En 1929, douze ans après la création du logo BMW, un lien est fait sur une publicité avec la symbolisation d'une hélice en rotation (les quartiers blancs représentent cette hélice, les bleus le ciel)[4]. L'hélice n'est donc pas à l'origine du logo, mais les services de marketing y voyant des avantages laissèrent la légende perdurer[5].

À la suite de la défaite de l'Allemagne lors de la Première Guerre mondiale et du traité de Versailles signé en 1919, il lui fut interdit de produire des avions ainsi que des moteurs pour son pays, et l'entreprise fut donc forcée de se reconvertir. Elle se diversifia et produisit des moteurs pour motocyclettes (1922, avec un bicylindre à plat dessiné par Max Friz), camions et voitures. La production de motos prit de l'importance, avec un investissement important dans la compétition. En 1929, une BMW atteint 216,75 km/h, pilotée par l'Allemand Ernst Jakob Henne.

En dehors d'un record d'altitude clandestin en 1920 (9 760 mètres), la production de moteurs d'avions reprit dans les années 1930, d'abord avec la fabrication sous licence de moteurs américains Pratt & Whitney, puis avec le moteur en étoile BMW 801 qui équipa le Focke-Wulf Fw 190. Entre 1939 et 1943, BMW développe le moteur à réaction BMW 003, considéré comme le premier turboréacteur moderne au monde avec son compresseur axial et son étage de combustion annulaire.

En 1928, BMW rachète le constructeur allemand Dixi dont les usines sont situées à Eisenach et se lance dans l'assemblage de la minuscule Austin Seven anglaise dont Dixi a acquis la licence de construction. C'est ainsi que naît en 1929 la 3/15 PS (3 vitesses, 15 ch). La principale modification aura été de passer toute la visserie et boulonnerie des pas Whitworth aux pas métriques. Une 3/15 PS gagne la Coupe des Alpes en 1929.

En 1930, sort un modèle nommé Wartburg, de 748 cm3. En 1933 sortent la 303, équipée d'un 6-cylindres de 1 773 cm3 et la 315 de 1 490 cm3.

Les activités motocyclistes continuent, puisque la 100 000e moto sort en 1938 et que le record de vitesse passe à 279,5 km/h en 1939. Le modèle R 75 avec side-car équipera l'armée.

BMW et le nazisme

Selon Joachim Scholtyseck[6], un historien indépendant, Günther Quandt, important actionnaire de BMW, ainsi que ses fils Herbert et Harald (dont la mère a épousé Joseph Goebbels en secondes noces), « faisaient partie du régime » nazi. Ainsi, durant la Seconde Guerre mondiale, BMW a exploité plus de cinquante mille travailleurs forcés, prisonniers de guerre ou issus de camps de concentration, notamment dans le camp d'Allach, et ce, parfois, jusqu'à la mort. Dans son enquête publiée fin septembre 2011, cet historien qualifie Günther Quandt d'« entrepreneur sans scrupules » et démontre l'origine immorale de son immense fortune, issue notamment de la spoliation des entrepreneurs juifs. BMW participe, avec onze autres groupes allemands, à un fonds d'indemnisation des victimes du travail forcé sous le nazisme[7], doté fin 1999 de dix milliards de Deutsche Marks[8].

En novembre 2007, le Norddeutscher Rundfunk présente le film Das Schweigen der Quandts (« Le Silence des Quandt »). Le film montre des centaines de prisonniers devenus incapables de travailler après avoir servi dans l'usine d'accumulateurs des Quandt à Hanovre-Stöcken et logés dans une succursale du camp de concentration de Neuengamme. Ils furent déportés à Gardelegen et y furent assassinés dans la grange d'Isenschnibbe.

Après-guerre

En 1945, l'usine de Munich est presque totalement détruite et celle d'Eisenach en Thuringe est occupée par les Soviétiques. Ceux-ci vandalisent les usines et s'emparent de la technologie de BMW, le siège de Munich est « dévalisé » par les Britanniques au titre des dommages de guerre[9]. En 1948, La société doit alors se contenter de la production de motocyclettes et d'équipements ménagers et électroménagers. En 1950, le secteur automobile repart à son tour, avec la sortie d’une grosse berline, la 501. Trop chère et presque indécente dans une Allemagne qui n’en finit pas de déblayer ses ruines, elle ne connaîtra qu’une diffusion confidentielle[9].

En 1952, l'entreprise d'Eisenach (située en Allemagne de l'Est) est nationalisée. Jusqu'à cette période, l'usine de Munich n'avait jamais produit de voitures. En 1952, la production d'automobiles démarre avec des modèles faisant pâle figure à côté de leur concurrent direct, l'allemand Mercedes-Benz. À cette époque, BMW fabrique aussi bien une huit-cylindres (la 502) que l'Isetta, petit véhicule urbain, sous licence italienne ISO Rivolta, équipé d'un monocylindre quatre-temps issu d'une moto de la gamme de l'époque et qui se vend à plus de 150 000 exemplaires[9]. Cependant, le coût élevé de sa production endette un peu plus encore BMW. En 1959, la production de la 700 assure un sursis à la société au bord de la faillite.

La reprise en main de la gestion de la société par Herbert Quandt, fils de l'industriel Günther Quandt, qui devient un des principaux actionnaires, réoriente radicalement la stratégie de l'entreprise, axée sur des modèles plus abordables et plus proches de la demande (dans une Allemagne ruinée par la guerre) avec un nouveau slogan « Die neue Klasse » (« la nouvelle classe »)[9]. Il fait table rase de la hiérarchie préexistante et introduit un système basé sur la méritocratie dans la culture de l'entreprise, ce qui permet à celle-ci de connaître un essor sans précédent.

La BMW 1500 est présentée en 1961 au Salon de l'automobile de Francfort, ce qui tourne une page dans l'histoire de la marque. Motocyclettes et automobiles font gagner à BMW sa notoriété lors de confrontations sportives.

En 1966, BMW rachète le constructeur allemand Glas[10].

En 1994, sous l'ère Bernd Pischetsrieder, la société prend le contrôle du Groupe Rover, successeur de British Leyland. Mais six ans plus tard, Rover continue à subir des pertes colossales et BMW cède Rover et Morris Garage au consortium britannique Phoenix Venture Holdings  (PVH).

En décembre 1994, BMW signe un accord avec le groupe britannique Vickers propriétaire de Rolls Royce et Bentley, pour la production commune de moteurs[10].

En 1998, BMW rachète le fabricant de voitures de luxe Rolls-Royce, qui lance en janvier 2003 la Rolls-Royce Phantom, son premier modèle en tant que filiale de BMW.

En 2000, BMW vend Land Rover à Ford mais conserve Mini.

Depuis 2001, BMW commercialise une toute nouvelle version de la Mini.

En 2007, BMW rachète au groupe italien MV Agusta le constructeur de motos suédois Husqvarna que la marque intègre dans sa division moto, BMW Motorrad, et annonce poursuivre la production en Italie[11].

Le , BMW vend Husqvarna au constructeur autrichien Pierer Industrie AG, pour se concentrer sur la production de véhicules urbains et électriques[12].

En août 2015, Nokia vend sa filiale de cartographie Here à un consortium de constructeurs automobiles allemands incluant BMW, Audi et Daimler, pour 2,8 milliards d'euros[13].

Sites de fabrication et d'assemblage

En 2013, BMW compte vingt-quatre sites de production dans le monde avec Mini et Rolls-Royce dans treize pays sur quatre continents :

  •      Pays dans lesquels le groupe BMW possède des sites de production

Ses tous-terrains sont fabriqués par Magna Steyr à Graz, Autriche.

Site de production chez des partenaires extérieurs :

Il existe trois implantations du groupe en France, à Saint-Quentin-en-Yvelines, Strasbourg[16] et Miramas.

BMW Amérique du Nord importe en série limitée des versions Alpina de modèles BMW, certaines reçoivent leurs finitions chez Alpina à Buchloe en Bavière, les autres sont entièrement fabriquées dans les usines de BMW.

Modèles

Motocyclettes

Article détaillé : BMW Motorrad.
BMW R 37 : la deuxième, arborant tout de même plusieurs des caractéristiques distinctives de série.

BMW commence à produire des moteurs de motos après l'interdiction de produire des moteurs d'avion stipulée par le traité de Versailles signé en 1919. Au début, BMW copie les moteurs Douglas, boxer à soupapes latérales et dont les cylindres sont montés longitudinalement. Ces moteurs sont vendus à des assembleurs comme Victoria ou Helios.

BMW rachète Helios et redessine complètement la moto, avec un moteur 500 cm3 dont les cylindres sont cette fois orientés traditionnellement transversalement face à la route, avec une transmission par arbre sans cardan (il n'y a pas de suspension arrière), une suspension avant par ressorts à lame, et pas de frein avant : nous sommes en 1923, et c'est la R 32.

En 1924, sort la R 37, à moteur culbuté, une machine très moderne pour l'époque, où l'on rencontre majoritairement des moteurs à soupapes latérales et des composants mécaniques fonctionnant à l'air libre. En 1925, sort la R 39, une 250 cm3 monocylindre culbutée (il y aura des monocylindres de 200 à 400 cm3). En 1928, sort la R 63, une 750 cm3.

Dans l'avant-guerre, BMW commercialise plusieurs modèles 250 et 350 cm3 monocylindres, toujours 4-temps, avec arbre et cardan, à cadre tube ou en tôle emboutie.

BMW sera la première marque à équiper ses motos d'une fourche télescopique en 1935.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, BMW sera célèbre pour sa Afrika Korps très inspirée du side-car belge FN Herstal), side-car à roue du side motrice, copié après la chute de l'Allemagne, par les soviétiques Ural. Après la guerre, la firme française CEMEC fabriquera des copies de BMW plus ou moins modifiées pour les administrations françaises.

De 1950 à 1972, BMW continuera ses flat-twins à cardan, avec la série 2, reconnaissable à sa fourche Earles (bras oscillant). La couleur est le noir, parfois blanc, rarement rouge. En 1954, BMW produit une moto de course, la RS « Rennsport », équipée d'une fourche Earles, qui sera fameuse sous le nom de R 54. D'une cylindrée de 500 cm3 développant 52 ch elle pouvait atteindre 205 km/h[17]. La RS sera fabriquée jusqu'en 1957. La firme restera victorieuse en compétition avec la RS et la RS Sidecar jusqu'aux années 1970. La RS se différenciait des productions de série (distribution à tiges et culbuteurs) par une distribution à arbres à cames en tête (ACT).

La Rennsport ne sera jamais championne du monde en version solo, les pilotes, y compris les plus capés comme Geoffrey Duke, étant gênés par le couple de renversement du moteur qui déclenchait des embardées au changement de régime, un problème également rencontré avec les machines routières les plus puissantes comme la R 69 S.

Pour le side-car, au contraire, ce moteur plat au centre de gravité très bas était parfait et resta indétrônable jusqu'à la fin des années 1970.

Ceci étant, BMW n'abandonne pas tout de suite les monocylindres, avec des 250 cm3 à cardan : la R 25 en 1953 (fourche télescopique) et la R 27 en 1964 (fourche Earles), jusqu'en 1966. La fourche télescopique ne reviendra qu'avec la série 5 (déclinée en 500, 600 et 750 cm3), de 1969 à 1973.

La série 6 verra apparaître une 900 cm3, et une version plus puissante, la R 90 S, avec une tête de fourche (1973 à 1976). La 500 disparaît.

Le célèbre flat-twin en version série 7.
BMW F 650 GS (2004).

La série 7 comportera quatre modèles de 1 000 cm3 : la R 100/7, non carénée, la R 100 S avec la tête de fourche tourisme de la R 90 S, la R 100 RS, avec carénage intégral sport, et la R 100 RT avec carénage intégral grand tourisme (1976 à 1995).

Par la suite, on verra de « petites » BMW, toujours en flat-twin, en 450 et 650 cm3 (R 45 et R 65) et la R 75 passer en 800 cm3 (R 80/7).

BMW ne proposera autre chose qu'un flat-twin qu'avec la série « K », en 1983 : la K 100 (4-cylindres de 1 000 cm3). Ce moteur avait la particularité d'être un 4-cylindres en ligne longitudinal à arbre, couché horizontalement. Puis la K 75 (3-cylindres de 750 cm3).

Le C1, sorti en 2000, est un des premiers scooters dont la conduite n'impose pas le port du casque car il est muni d'un toit, de protections latérales et d'une ceinture de sécurité.

BMW continuera à innover en matière de suspensions, avec les nouvelles séries « R » équipées de moteur boxer 1 100, 1 150 puis 1 200 cm3, munies d'une fourche télescopique sans effet amortisseur, associée à un combiné ressort/huile situé sur le moteur (Telelever puis Duolever). L'avantage étant la conservation de l'assiette horizontale durant toute la phase de freinage (gain important de sécurité).

BMW sera aussi le premier à monter un ABS en série, sur sa K 1.

En 2006, BMW inaugure un tout nouveau moteur bicylindre en ligne vertical avec la F 800. Il reprend le calage à 360° du flat-twin, gage d'une grande disponibilité, et développe 85 ch à 8 000 tr/min. La F 800 se décline en sport GT (S), GT (ST), à transmission par courroie, et GS. Légères, vives, maniables, elles veulent élargir la clientèle BMW.

Depuis 2007, de nouvelles innovations technologiques de premier plan sont apparues sur les nouveaux modèles de la marque : un système électronique d'anti-patinage (ASC) inauguré par la R 1200 R, tel qu'on le trouve sur les autos, et permettant d'affronter des conditions d'adhérence très mauvaises en toute sécurité, un système de suspensions réglables électriquement en roulant (ESA) et un système de contrôle de la pression de gonflage des pneus (RDC).

Après le C1, BMW est revenu sur le segment des scooters en 2013 avec deux maxi-scooters de 650 cm3 : le 650 GT et le 600 Sport, afin de concurrencer le Yamaha TMAX, leader du segment. Le moteur est fabriqué et assemblé par Kymco mais sa conception et le choix des matériaux qui le composent est réalisé par BMW. Ces deux scooters disposent d'un bicylindre de 647 cm3 à refroidissement liquide et transmission entièrement automatique qui développe 60 ch.

Lors du Salon automobile de Francfort en 2013, BMW a annoncé la mise en production de son concept de scooter électrique, le C Evolution. Le stockage de l'électricité fait appel à un imposant caisson en aluminium renfermant une centaine de kilogrammes de batterie lithium-ion, d'une capacité de 8 kWh qui fait également office d'élément porteur de la partie cycle. Sur celui-ci se greffent deux structures tubulaires en acier, l'une supportant la colonne de direction, l'autre le bras oscillant avec le moteur. L'électronique gérant la batterie vient de la partie Automobile du groupe et est très proche de ce qui équipe la BMW i3. Le bloc électrique développe 11 kW de puissance nominale, classant le C Evolution dans la catégorie des équivalents 125 cm3. Cependant sa puissance de crête est de 35 kW et le classe plutôt parmi les maxi-scooters. Grâce à ses imposantes batteries, il dispose d'une autonomie d'environ 100 km.

Automobiles

Modèles d'avant guerre

Modèles d'après guerre

BMW 250 Isetta.
Une BMW 700.

Séries 1 à 8

BMW 325 XI.

Depuis les années 1970, les modèles de la marque sont identifiés par un nombre à trois chiffres, le premier correspondant à la catégorie de véhicule, les deux autres à la cylindrée du moteur (sauf exceptions) suivi d'une lettre indiquant le carburant utilisé ou le type de transmission.

Les séries principales actuelles sont :

  • BMW Série 1 : sporthatch compacte, disponible en trois ou cinq portes. Deux générations depuis 2004, E87 et F20 (2011) ;
  • BMW Série 2 : coupé et cabriolet. Existe aussi en variante active tourer et gran tourer (monospace, respectivement cinq et sept places). Une génération depuis 2014 et un monospace, F22 et F45.
  • BMW Série 3 : berline familiale, également disponible en break (touring) et en Gran Turismo (GT). Six générations depuis 1975, E21, E30 (1982), E36 (1990), E46 (1998), E90-93 (2005) et F30 (2012).
  • BMW Série 4 : coupé, coupé-cabriolet et coupé quatre-portes (GranCoupé). Une génération depuis 2013, F32.
  • BMW Série 5 : berline routière, également disponible en break et en GT (Gran Tourismo). Sept générations depuis 1972, E12, E28 (1981), E34 (1988), E39 (1995), E60-61 (2003), F10-11 (2010) et G30-31 (2016).
  • BMW Série 6 : coupé, GranCoupé quatre-portes et cabriolet. Trois générations depuis 1976, E24, E63-64 (2004) et F12-13-06 (2011à).
  • BMW Série 7 : berline de prestige, haut de gamme. Cinq générations depuis 1977, E23, E32 (1986), E38 (1994), E65-68 (2001), F01-02 (2008) et G11-12 (2015).
  • BMW Série 8 : coupé grand tourisme. Deux générations depuis 1989, E31 et G14-15 (prévue pour 2018).
  • BMW X1 : SAV (Sports activity vehicle)
  • BMW X2 : SAV (Sports activity vehicle)
  • BMW X3 : SAV (Sports activity vehicle) entrée de gamme
  • BMW X4 : SAC (Sports activity coupe) selon la définition de BMW[18],[19]
  • BMW X5 : SAV (Sports activity vehicle) haut de gamme
  • BMW X6 : SAC (Sports activity coupe) selon la définition de BMW[20]
  • BMW Motorsport : véhicules sportifs et haut de gamme déclinés sur les Séries 1, 2, 3, 4, 5, 6, Z3, Z4, X5, X6
  • BMW série Z : coupés et/ou roadsters : Z1, Z3, Z4, Z8
  • BMW série i : berline compacte électrique i3, voiture de sport hybride i8

À l'origine, les deux derniers chiffres indiquaient la cylindrée. Par exemple :

  • 320 = Série 3, 2,0 litres ;
  • 528 = Série 5, 2,8 litres ;
  • 740 = Série 7, 4,0 litres.

Petit à petit, pour des raisons commerciales, BMW a, au fil des années, de plus en plus fréquemment fait exception à cette règle :

  • 116d = Série 1, 1,5 litre, puissance 116 ch[21] ;
  • 118d = Série 1, 2 litres, puissance 143 ch ;
  • 120d = Série 1, 2 litres, puissance 177 ch ;
  • 123d = Série 1, 2 litres, puissance 204 ch ;
  • 335i = Série 3, 3 litres (biturbo), puissance 306 ch [E90/E91/E92] ;
  • 745i = Série 7, 3,5 litres (turbo), puissance 252 ch [E23].

Le carburant de prédilection de la marque fut d’abord l’essence. Les modèles, alors souvent à carburateurs, étaient désignés par le numéro de la série suivi de ceux indiquant la cylindrée (exemples : 320, 528). L’apparition de l’injection amène BMW à différencier les modèles équipés avec un « i » après le nombre (exemple : 330i, 528i). Aujourd’hui, tous les modèles essence sont à injection et portent donc la lettre « i ». Les modèles à moteur Diesel sont eux désignés par la lettre « d » (exemple : 330d). Une exception eu lieu dans les années 1980, durant lesquelles l’après choc pétrolier a fait apparaître des versions essence dites « économiques » et affublées d’un « e » (exemple : 525e). La lettre « e » est réutilisée à partir de 2016 pour désigner des versions hybrides dites « écologiques ».

Les lettres « i » et « d » sont combinées avec d’autres lettres, elles-mêmes combinées entre elles, pour désigner des variantes. Les modèles à quatre roues motrices étaient désignés par la lettre « x » (pour « Xdrive »), par exemple : 525ix, 330xi (le « x » est d’abord mis après le « i » ; puis avant) ; dénomination qui a été remplacée par l’ajout de xDrive après le numéro (exemple : 335i xDrive). Les coupés étaient désignés par la lettre « C », (exemple : 650 Ci) jusqu’au milieu des années 2000. Les versions longues de la Série 7 sont désignées par la lettre « L », par exemple : 750iL, 750Ld (le « L » est d’abord mis après le « i » ou « d » ; puis avant). Les versions à tendance sportive étaient affublées d’un « S » ou « s » (exemples : 630 CS, 325is). Les versions turbo-Diesel étaient désignées par les lettres « td » (exemples : 320td, 525tds) avant l’apparition des moteurs à injection directe à rampe commune. La lettre « g » désigne les très rares modèles pouvant fonctionner au gaz naturel et à l’essence, comme la 518g. Depuis les années 2010, certains modèles à tendance sportive plus ou moins liés aux modèles BMW M sont désignés par la lettre M précédant leur numéro (par exemple, M140i, M760Li, X4 M40i), mais ils ne sont pas comparables aux M535i et M635 CSi des années 1980 qui étaient de purs produits BMW Motorsport. La lettre « A » est fréquemment utilisée pour désigner les modèles à boîte automatique (exemple : 540iA) mais cette dénomination ne semble pas officielle. Enfin, les modèles sportifs Alpina vendus en série limitée par BMW uniquement aux États-Unis et au Canada portent les noms BMW Alpina B6 et B7, le B signifiant « Benzin » (« essence » en allemand) et le chiffre correspondant à la Série BMW (ici, Série 6 ou 7). Il s’agit de la nomenclature d’Alpina déjà utilisée pour tous ses autres modèles vendus sous la marque Alpina ailleurs dans le monde.

Depuis 2009, BMW utilise l'appellation « sDrive » pour certains de ses véhicules à propulsion (Séries X et Z) et « xDrive » pour tous ses véhicules à transmission intégrale 4x4.

Aujourd'hui[Quand ?], si le plus gros de la diffusion des BMW est réalisé en Diesel sur le continent européen, le constructeur vend, à l'échelon mondial, principalement des versions à essence (très peu de versions Diesel sont proposées aux États-Unis, aucune au Japon ou en Chine notamment).

BMW i3.

Le 29 juillet 2013, BMW introduit la marque « i » pour ses modèles électriques, en commençant par la présentation de la i3 puis de la i8[22] qui feront ensuite leurs premières apparitions mondiales au salon de Francfort 2013.

Depuis 1990, BMW a beaucoup travaillé sur la réduction des émissions de CO2 de ses véhicules. La consommation moyenne de ses berlines a été diminuée de presque 30 %. Aujourd'hui, à peu près une BMW sur deux vendue en Europe émet moins de 140 grammes de CO2 par kilomètre[23]. BMW vient de franchir une nouvelle étape avec les mesures Efficient Dynamics qui consistent en des solutions visant à réduire la consommation et les émissions des véhicules (pneus à faible frottement, indicateur de changement de vitesse pour changer de vitesse au moment opportun, rechargement de la batterie lors des phases de freinage et le moins possible en roulant, etc.).

BMW est une marque aussi innovatrice en termes de concept car. L'exemple du concept GINA Light Visionary (GINA pour « Geometry and Functions In N Adaptions ») révélé le 9 mai 2008 est symbolique. Il a remis en question la vision dont le monde automobile se fait des véhicules modernes. La modification de la géométrie d'un véhicule pourrait permettre de grande économies en termes de consommations tout comme elles seraient encore réduites par le faible poids que pèserait une carrosserie en fibre extensible. Il s'agissait d'un concept donc d'une idée pour faire réagir, et non pas d'un réel projet.

Autre concept car, le BMW Concept CS, ayant lui pour but de montrer le futur de la marque en termes d'esthétique et de design, et le concept BMW Active Tourer, un projet de monospace hybride[24].

Organisation de l'entreprise

Direction

Conseil de surveillance

Le président du conseil de surveillance est Norbert Reithofer, depuis le 13 mai 2015[25].

Directoire

Le directoire comprend :

  • Harald Krüger, président-directeur général (depuis le 13 mai 2015)[26] ;
  • Milagros Caina Carreiro-Andree (ressources humaines, relations industrielles, production) ;
  • Ian Robertson (ventes et marketing) ;
  • Friedrich Eichiner (finances) ;
  • Klaus Dräger (achats et réseaux de fournisseurs) ;
  • Klaus Fröhlich (développement).

Actionnariat

Flottant 53,4 %, famille Quandt 46,6 %, n.d. 4,5 %.

Au 1er septembre 2006, Mme Quandt (veuve de Herbert Quandt  détenait 17,4 % des actions, son fils Stefan Quandt 16,7 %, et sa fille Susanne Klatten 12,5 %).

BMW a annoncé un bénéfice avant impôt sur le troisième trimestre 2011, en hausse de 44 % à 1,72 milliard d'euros[27].

Recherche et développement

Depuis 25 ans, les ingénieurs de BMW cherchent à développer une voiture à moteur thermique classique propulsée par un système d'alimentation en hydrogène liquide. En effet, l'hydrogène est un combustible propre car il ne génère que de la vapeur d'eau. Néanmoins, ce n'est pas une énergie primaire, de ce fait, la question est comment le produire. À l'heure actuelle, il peut être produit selon plusieurs procédés, mais tous ne sont pas « propres ». Produire de l'hydrogène à partir de gaz n'a en effet aucun sens puisque celui-ci va produire de la pollution en grande quantité. Des procédés « propres » peuvent alors être adoptés pour produire cet hydrogène (électrolyse de l'eau à partir d'électricité « propre »), mais ils ne sont actuellement pas rentables. C'est sur ce terrain que BMW tente de favoriser cette production « verte » pour ses futurs véhicules.

La BMW Hydrogen 7, voiture homologuée mais non commercialisée, est l'aboutissement de leur travail. Elle dispose de deux réservoirs : un d'essence, l'autre d'hydrogène. En mode essence, le véhicule rejette 300 g/km de CO2 alors qu'il n'en rejette que 5 g/km avec le mode hydrogène[23].

Cependant la commercialisation des modèles à hydrogène pose encore de nombreux problèmes à la firme bavaroise. Les réservoirs d'hydrogène sont en effet très lourds ; ils pèsent 220 kg. Les ingénieurs travaillent donc sur de nouveaux réservoirs moins volumineux[23].

Actions en justice

En septembre 2015, BMW convient de verser 1,6 million de dollars à des anciens employés afro-américains qui n'avaient pas été réembauchés lors d'une renégociation de leur contrat de travail en 2008 à la suite d'un changement de sous-traitant en Caroline du Sud[28],[29]. Selon sa procédure habituelle, BMW avait conduit une vérification des antécédents judiciaires des 645 employés de leur sous-traitant et n'avait pas renouvelé le contrat de ceux ayant un casier judiciaire, ceci, d'après l'Equal Employment Opportunity Commission  (EEOC), « sans évaluation au cas par cas sur la nature et la gravité des faits reprochés » et quelle que soit l'ancienneté des condamnations[29]. 70 des 88 personnes non réembauchées étant afro-américains, l'EEOC a attaqué BMW pour discrimination raciale. Ils ont obtenu des dommages et intérêts et BMW s’est engagé à retrouver un nouvel emploi pour chaque victime du préjudice[30],[31].

Compétition

Article détaillé : BMW Motorsport.

BMW a participé, directement ou via des équipes officielles ou clientes, à diverses compétitions automobiles :

Formule 1

BMW rejoint le monde de la Formule 1 en 1982 en tant que motoriste de l'écurie Brabham. Le Brésilien Nelson Piquet remporte avec elle le titre de champion du monde des pilotes en 1983. L'aventure s’arrêtera en 1986, BMW totalisant neuf victoires en Grand Prix.

En 2000, BMW revient à la F1 avec un nouveau moteur V10 propulsant un châssis Williams.

À la fin de la saison 2005, BMW s’associe à Sauber pour créer l'écurie BMW Sauber F1 Team, engagée pour la saison 2006. L'équipe remportera une seule victoire, au Grand Prix du Canada 2008, avec Robert Kubica. BMW se retire de la compétition à la fin de la saison 2009 mais l'écurie gardera le nom de « BMW Sauber » pour la saison 2010 pour des raisons contractuelles alors qu'aucun élément BMW n'est monté sur la voiture (le moteur est fourni par Ferrari)[33].

Communication

Fondation BMW

La Fondation BMW a été créée en 1985[34] sous l'égide de la Fondation de France[35]. Elle a soutenu pendant vingt-trois ans des projets artistiques (architecture, design, restauration de patrimoine), avant de réorienter en 2008 son action vers le soutien à des projets alliant respect de l'environnement et mobilité. Elle a pour partenaire l'Association pour le droit à l'initiative économique, et soutient des personnes exclues des systèmes bancaires traditionnels pour leur permettre de créer leur activité[36].

Par ailleurs, en 2012, en parallèle du soutien à la création d'activité liée à la mobilité et respectueuse de l'environnement, la Fondation BMW s'est engagée dans le domaine de la prévention routière auprès des jeunes. Pour cela, elle a offert 350 stages post-permis à de jeunes conducteurs (titulaires du permis de conduire depuis moins de trois ans), pour leur permettre de mieux maîtriser le freinage et la trajectoire de leur véhicule[37].

Activité de lobbying

Auprès des institutions de l'Union européenne

BMW est inscrit depuis 2008 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Le groupe déclare en 2015 pour cette activité des dépenses d'un montant compris entre 1 250 000 et 1 500 000 euros, et indique avoir perçu sur le même exercice 687 124 euros de subventions de l'Union européenne[38].

Aux États-Unis

Selon le Center for Responsive Politics (CRP), les dépenses de lobbying de BMW aux États-Unis s'élevaient à 590 000 dollars en 2015 et 410 000 dollars en 2016[39].

Notes et références

  1. a, b, c, d et e (en) BMW Group: Annual report 2016 [PDF], site officiel.
  2. (en) Bayerische Motoren Werke AG - Bloomberg
  3. (en) « Bayerische Flugzeugwerke (BFW) is founded on 7th March 1916 and incorporates Otto-Werke. BMW acquires the BFW plant in 1922, but Bayerische Motoren Werke continues to date its foundation from the founding of BFW. ». Voir The beginnings of Bayerische Flugzeugwerke
  4. (en) Jim Poteet, Lewis Poteet, Car & Motorcycle Slang, iUniverse, , p. 179.
  5. Magazine Rétroviseur, novembre 2007
  6. François Becker, Hugo Boss et les propriétaires de BMW brisent le tabou sur leur passé nazi, Google/AFP, 28 septembre 2011
  7. « Douze groupes allemands vont lancer un fonds d'indemnisation des victimes du travail forcé sous le nazisme », sur Les Échos
  8. « Dix milliards de Marks pour un fonds d'indemnisation », sur tempsreel.nouvelobs.com
  9. a, b, c et d Paul Pellerin, « La saga BMW (p. 1) », Caradisiac,
  10. a et b Paul Pellerin, « La saga BMW : Les grandes dates », Caradisiac,
  11. BMW rachète Husqvarna : Une stratégie qui a du goût ! - Crazymoto.net, 21 juillet 2007
  12. (en) Strategic realignment at BMW Motorrad, communiqué de presse, site officiel, 31 janvier 2013
  13. Les constructeurs automobiles allemands rachètent l’activité cartographie de Nokia pour contrer Google Maps - Philippe Jacqué, Le Monde, 3 août 2015
  14. « Une nouvelle ligne de production pour le BMW X1 », Challenges,‎ (lire en ligne)
  15. BMW Série 5 (E12) - Indice des véhicules, sur E12.de
  16. « BMW agrandit son centre de distribution de pièces détachées à Strasbourg », sur Les Échos,
  17. (es) BMW R 54 RS « Rennsport », La Moto, septembre 2007
  18. (en) X4 Sports Activity Coupe - BMW US Factory
  19. BMW X4 : Le petit frère - Antoine Arnoux, Turbo, 26 juin 2014
  20. (en) X6 Sports Activity Coupe - BMW US Factory
  21. Essai, BMW 116 d : la béhème du peuple - Alexandre Bataille, Caradisiac, 30 juin 2015
  22. BMW i3 : présentation le 29 juillet - Xavier Dessenoix, Turbo, 2 juillet 2013
  23. a, b et c BMW croit en l'hydrogène - Alain Constant, Le Monde, 30 octobre 2007
  24. BMW Active Tourer : un monospace pour demain - Sylvain Reisser, Le Figaro, 14 septembre 2012
  25. BMW Group : Norbert Reithofer, Le Journal de l'Automobile, 13 mai 2015
  26. Ingrid Feuerstein, BMW change de patron sur fond de ventes et de profits record, Les Échos, 13 mai 2015
  27. Alain-Gabriel Verdevoye, Automobile : Les allemands à l'offensive aux États-Unis [PDF], La Tribune, 4 novembre 2011, p. 9
  28. (en) Richard Read, BMW Sued For Racial Discrimination In South Carolina, The Washington Post, 12 juin 2013
  29. a et b (en) BMW hit with discrimination lawsuit from EEOC, CNN Money, 11 juin 2013
  30. (de) BMW zahlt 1,6 Millionen Dollar in Diskriminierungsfall, sur Faz.net, 9 septembre 2015
  31. USA: BMW condamnée pour racisme, sur Sputniknews.com, 9 septembre 2015
  32. (en) « Milestones : The Race To Excellence », Alpina-automobiles.com (voir archive)
  33. (en) BMW-Sauber F1 team - Site officiel
  34. La Fondation BMW Group France s’engage pour la « Conduite Responsable », communiqué de presse, BMW Group, 24 mai 2012
  35. BMW, Fondation de France
  36. BMW : une fondation liée à la mobilité « propre », Auto Plus, 3 novembre 2008
  37. Éric Bergerolle, Jeunes conducteurs : la Fondation BMW Group France propose des formations post-permis, Challenges, 25 mai 2012
  38. « Bayerische Motoren Werke Aktiengesellschaft », Europa.eu/Registre de transparence (consulté le 22 janvier 2017)
  39. (en) « Lobbying Spending Database : BMW », Opensecrets.org (consulté le 22 janvier 2017)

Annexes

Articles connexes

Liens externes