Autopollinisation

Autopollinisation

premières lois de la génétique

L'ophrys abeille (Ophrys apifera) pratique l'autopollinisation à peine la fleur épanouie : la pollinie (flèche) courbe son long caudicule flexible afin de toucher la surface stigmatique réceptive du pistil.

L'autopollinisation est le déplacement d'un grain de pollen d'une fleur vers le stigmate de la même fleur ou d'une fleur de la même plante. Dans certains cas, l'autopollinisation peut conduire à l'autofécondation appelée autogamie. L'autopollinisation, stricte ou facultative, s'oppose à l'allopollinisation, ou pollinisation croisée que l'on trouve chez les plantes allogames.

L'autopollinisation est très commune parmi les espèces végétales cultivées. Le blé par exemple est une espèce qui pratique l'autopollinisation et l'autofécondation (autogamie). Le pollen des étamines est libéré à l'intérieur de la fleur avant l'ouverture des glumes. Les pois sont également autopollinisés et autogames, ce qui confère à leur espèce les particularités ayant rendu possible la découverte par Mendel des premières lois de la génétique. Chez de nombreuses espèces adaptées à l'allopollinisation, l'autogamie reste encore possible si la fécondation croisée échoue, par exemple en cas de temps humide ou d'absence d'agents pollinisateurs, ce qui permet d'assurer une descendance, mais réduit la diversité génétique. La violette par exemple produit en fin de saison des fleurs qui ne s'ouvrent pas (fleurs cleistogames) et qui peuvent donner naissance à des graines toutes issues d'autofécondation[1].

Notes et références

  1. Marjorie Blamey, Christopher Grey-Wilson, La flore de France et d'Europe occidentale, Eclectis, , p. 21.

Voir aussi