Augustin Barruel

Augustin de Barruel
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Augustin Barruel par Auguste Pidoux.
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(à 79 ans)
Paris
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Œuvres principales

Augustin de Barruel, appelé Augustin Barruel, né à Villeneuve-de-Berg le et mort à Paris le , est un prêtre jésuite, et essayiste polémiste catholique français.

Ses travaux consistent à affirmer que la Révolution française n'a pas été un mouvement de révolte spontanée du peuple, mais un processus organisé pendant plusieurs décennies dans des loges et dans des clubs — en particulier celui des Jacobins — afin de permettre à la bourgeoisie libérale de s'emparer du pouvoir. Barruel explique la Révolution par le complotisme contre les tenants d'une révolution spontanée et populaire.

Biographie

Premières années et études

Fils d'Antoine de Barruel, seigneur de Chaix, et de Madeleine Meunier de La Coste, il fait ses humanités au collège de Tournon avant de devenir jésuite le [1]. Après les années de formation spirituelle, il enseigne en 5e au collège de Toulouse[1]. C'est là, le , que le surprend le décret de Louis XV expulsant les jésuites du royaume de France[1]:11. Renvoyé chez ses parents, il apprend que le confesseur de la reine Marie Leszczynska recrute des jésuites français pour la Pologne et s’engage contre les vœux de ses parents[1]:11. Il se rend d'abord en Pologne, puis en Bohême, où il termine ses études de théologie et est ordonné prêtre à Chomutov en [1]:11. Il enseigne également en Moravie au collège de Hradiště, et au collège Thérésien de Vienne[1]:11, puis revient en France comme précepteur privé d'une famille aristocratique slovaque. Il se trouve à Avignon lorsque la Compagnie de Jésus est supprimée par le pape Clément XIV le [1]:12.

Écrivain et polémiste

Devenu prêtre séculier par la force du décret pontifical, Barruel survit comme précepteur et se met à écrire. Il prend pension aux Missions étrangères, publie des vers en faveur de l'avènement de Louis XVI et collabore à L'Année littéraire de Fréron entre et [1]:12.

Le comte de Lusace.

Précepteur des enfants du comte de Lusace au château de Chaumot puis à celui de Pont-le-Roi de à , il y fit l'inventaire de la collection de milliers de manuscrits du prince de Saxe, aujourd'hui conservés à la Bibliothèque Mazarine[1]:12.

En , il publie sous le titre des Helviennes des lettres anti-lumières contre les encyclopédistes et la philosophie des Lumières[1]:23 qui lui attirent les éloges de la presse[1]:24. Il exerce sa verve de polémiste dans le Journal ecclésiastique dont il est presque le seul rédacteur entre 1788 et 1792[1]:47. D'abord favorable aux idées démocratiques[1]:56, — il renonce prudemment à la particule nobiliaire pour éviter la vindicte[2] —, sa vigoureuse opposition à la constitution civile du clergé le contraint finalement à s'exiler à Londres en [1]:71. Il est tout d'abord hébergé par le philosophe Edmund Burke qui, bien que franc-maçon, le félicitera pour son Mémoire pour servir… pourtant antimaçonnique[3].

Il a tout le loisir qu'il lui faut pour écrire son Histoire du clergé pendant la Révolution, parue en 1793, qui dénonce la persécution religieuse. Suivent ses Mémoires pour servir à l'histoire du Jacobinisme, parus en cinq volumes entre 1797 et 1803, qui connaissent un vif succès et sont traduits en plusieurs langues. Ces Mémoires développent la thèse d’une révolution antichrétienne fomentée par les philosophes, les francs-maçons et les Juifs[4].

Publication des Mémoires

Les Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme[5] en 5 tomes de Barruel soutiennent une théorie du complot[6] selon laquelle les Illuminés de Bavière[7] ont infiltré la franc-maçonnerie et d'autres sociétés, afin de renverser les pouvoirs en place, aussi bien politiques que religieux, pour asservir l'humanité. La thèse de Barruel veut que la Révolution française résulte d'un complot fomenté par les philosophes athées, les nouveaux templiers, les rosicruciens, les francs-maçons, et certains protestants contre l'Église et la royauté, sous l'influence des Illuminés, a connu une postérité considérable dans les milieux contre-révolutionnaires[8]. À la même époque, une thèse similaire avait été proposée par l’Écossais John Robison, qui suggérait que la Révolution française avait été suscitée par l'action secrète de la franc-maçonnerie et de ses comparses[9]. Augustin Barruel déclare avoir été lui-même reçu en loge[10]. Dans son acception radicale, sa thèse n'a été retenue par aucun historien, à l'exception, peut-être, de Louis Blanc[11].

Retour en France

Rentré en France après le 18 brumaire, Barruel ne reste pas inactif[12]. En , il publie une apologie du Concordat, Du Pape et de ses droits religieux, qui lui vaut d'être nommé chanoine de la cathédrale de Paris par Napoléon[12]. Cette lune de miel avec le pouvoir napoléonien ne dure pas. Il est emprisonné, en , pour avoir soutenu Pie VII, qui s'opposait à la nomination de Jean-Sifrein Maury comme archevêque de Paris[13]

Le , il reçoit à Paris une lettre de Florence provenant d'un soldat italien, Giovanni Battista Simonini[14], dans laquelle ce dernier exprime la satisfaction que lui a procuré la lecture de ses Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme. Il tient toutefois à évoquer un témoignage personnel qui prend la forme d'une théorie du complot juif évoquant la thèse de la judéo-maçonnerie, la maçonnerie étant sous la direction du judaïsme[15]. Selon Pierre-André Taguieff, Barruel aurait lui-même forgé les lettres de Simonini[16]. Barruel transmet la lettre au pape Pie VII, qui lui répond par son secrétaire, puis au roi Louis XVIII[17],[18].

Dès que la Compagnie de Jésus est rétablie par le pape Pie VII, en aout 1814, Barruel demande à Pierre de Clorivière, supérieur religieux en France, d'y être réadmis. Par décision du supérieur général, il doit cependant faire à nouveau une année de noviciat. Il accomplit donc, de 1815 à 1816, à 73 ans et malgré son âge, son noviciat, à Saint-Acheul et prononce sa profession définitive le [19]. Quatre ans plus tard Augustin Barruel meurt, à près de 80 ans.

Publications

  • Ode sur le glorieux avènement de Louis-Auguste au trône, présenté à la Reine, Paris, Valade, 1774, disponible sur Gallica.
  • Traduction du latin de M. l'abbé Boscovich, Les Éclipses, poème en six chants, Paris, Valade et Laporte, 1779.
  • Les Helviennes, ou Lettres provinciales philosophiques, Amsterdam et Paris, Laporte, 1781 ; Amsterdam et Paris, Moutard, 2 vol., 1784 et 3e vol., 1784-1785 ; Amsterdam et Paris, Briant, vol. 4-5, 1788 ; 7e éd. Paris, Pailleux, 1830 Vol. 1, Vol. 2, Vol. 3 et Vol. 4, 6e édition de 1833 disponibles sur Internet Archive.
  • Lettres sur le divorce, à un député de l'Assemblée nationale : ou bien, Réfutation d'un ouvrage ayant pour titre : « Du Divorce », Paris, Crapart, , 42 p., 20 cm (OCLC 782145755, lire en ligne).
  • Le Patriote véridique, ou discours sur les vraies causes de la révolution actuelle, Paris, Crapart, 1789, disponible sur Gallica.
  • Le Plagiat du Comité soi-disant ecclésiastique de l'Assemblée nationale, ou Décret de Julien l'Apostat, formant les bases de la Constitution civile du Clergé français, suivi des représentations de saint Grégoire de Nazianze, Antioche et Autun, Imprimerie impériale, 1790, disponible sur Gallica.
  • Les Vrais Principes sur le mariage, opposés au rapport de M. Durand de Maillane et servant de suite aux lettres sur le divorce, Paris, Crapart, 1790, disponible sur Gallica.
  • De la conduite des curés dans les circonstances présentes : Lettre d'un curé de campagne à son confrère, député à l'Assemblée nationale, sur la conduite à tenir par les pasteurs des âmes, dans les affaires du jour, Paris, Crapart, (lire en ligne).
  • Développement du serment exigé des prêtres en fonction par l'Assemblée nationale, Paris, Craparad, 1790, disponible sur Internet Archive.
  • Question nationale sur l'autorité et sur les droits du peuple dans le gouvernement, Paris, Craparad, 1791, disponible sur Gallica.
  • Question décisive sur les pouvoirs ou la juridiction des nouveaux pasteurs, Paris, Crapart, (lire en ligne).
  • Développement du second serment appelé civique, décrété le 16 et le 29 novembre 1791, Paris, Crapard, 1791 ; Pergamon press, « Les archives de la Révolution française », 1989.
  • Préjugés légitimes sur la constitution civile du clergé et sur le serment exigé des fonctionnaires publics, Paris, Crapart, 1791.
  • (éd.) Collection ecclésiastique ou recueil complet des ouvrages faits depuis l'ouverture des états généraux, relativement au clergé, à sa constitution civile, décrétée par l'Assemblée Nationale, sanctionnée par le roi, Paris, Crapart, 1791-1793.
  • Lettre pastorale de M. l'évêque d'Evreux, à ses diocésains. En leur adressant l'Apologie de la conduite du Pape, dans les circonstances présentes, Paris, Crapart, 1792.
  • Histoire du clergé pendant la Révolution française, Londres, J. Debrett, 1793 ; Ferrare, Pomatelli, 1794 ; Londres et Anvers, C.-H. de Vos, 1794 ; Londres et Paris, 1797.
  • Histoire du clergé pendant la Révolution française, 2 vol., Londres et Paris, Chez les libraires, 1797.
  • Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, Hambourg, 5 vol., P. Fauche, 1798-1799.
Rééditions : Hambourg, P. Fauche, 1803 ; édition revue et corrigée, 1818 ; abrégé par E. Perrenet éd. Paris, La Renaissance française, 1911 ; avec une introduction de Christian Lagrave, Diffusion de la pensée française, « Les Maîtres de la Contre-révolution », 1974 ; extraits sous le titre : Spartacus Weishaupt, fondateur des Illuminés de Bavière, Ventabren, Les Rouyat, 1979 ; Pergamon press, « Les archives de la Révolution française », 1989 ; Éditions de Chiré, « Les Maîtres de la Contre-révolution », 2 t., 2005.
  • Abrégé des Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 2 vol., Londres, P. Le Boussonnier, 1798, 1799 ; Luxembourg, 1800 ; Hambourg, P. Fauche, 1800, 1801 ; Paris, A. Le Clère, 1817.
  • Lettres d'un voyageur à l'abbé Barruel, ou nouveaux documents pour ses mémoires, nouvelles découvertes faites en Allemagne, anecdotes sur quelques grands personnages de ce pays, chronique de la secte, etc. (1er juin-1er novembre 1799), Londres, Dulau, 1800.
  • Du Pape et de ses droits religieux, à l'occasion du Concordat, 2 vol., Paris, Crapart, 1803.
  • Trois propositions sur l’Église de France, établie en vertu du concordat, Londres, J. Booker, 1804.
  • Du Principe et de l'obstination des Jacobins, en réponse au sénateur Grégoire, Paris, 1814 ; trad. italienne : Del principio e della ostinazione dei Giacobini ; risposta dell’abate Barruel al senator Gregoire, Torino, Galletti, 1814.
  • Réplique pacifique aux trois avocats de M. le sénateur Grégoire, Paris, [s. n.], 1814.
  • (éd.) Recueil précieux pour les historiens de ce temps, ou choix de brochures et de pamphlets sur les personnages et les événements de la Révolution à dater de la première abdication de Buon aparte jusqu'au moment présent, 4 vol., Paris, Chez les marchands de nouveautés, 1815.
  • Réponse a l’avocat de la Petite-Église, Laval, Portier, 1818.
  • Lettres inédites de Barruel à son retour d’exil (1802-1806), publiées par Abel Dechêne, Aubenas, C. Habauzit, 1923.
Traductions des Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme
  • (en) Memoirs illustrating the history of Jacobinism (trad. Robert Clifford, Extraits : The Antichristian and antisocial conspiracy, on extract from the French of the Abbe Barruel to which is prefixed, Jachin and Boaz, or, An authentic key to the door of Free-masonry, ancient and modern, Lancaster [Pa], Joseph Ehrenfried, 1812), London, E. Booker, , 4 vol.
  • (en) Memoirs illustrating the history of Jacobinism (Selections from the Abbe Barruel’s “Memoirs Illustrating the history of Jacobinism”, Pittsfield [Mass.], Phinehas Allen, 1802), First American Édition, from the second London édition, New York, Hudson & Goodwin, .
  • (ca) Memorias para servir á la historia del jacobinismo (trad. Fr. Raymundo Strauch y Vidal), Perpignan, J. Alzine, .
  • (it) Storia del giacobinismo : massoneria e illuminati di Baviera (trad. Pietro Barbiè, rééd. avec une préface de Albert Cesaro Ambesi, Carmagnola, G. Oggero, 1989), Carmagnola, .
  • (pt) O segredo revelado ou Manifestação do systema dos Pedreiros Livres e Illuminados, e sua influencia na fatal revolução franceza, obra extrahida das Memorias para a Historia do jacobinismo do abbade Barruel (trad. José Agostinho de Macedo), Lisbonne, Imp. Regia, 1809-1810.

Références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Michel Riquet et Johann August Starck, Augustin de Barruel : un jésuite face aux jacobins francs-maçons, 1741-1820, Paris, Beauchesne, coll. « Religions, société, politique », , 196 p. (ISBN 9782701011974, ISSN 0339-2279, lire en ligne), p. 10.
  2. Émile Poulat, Louis Gaston de Ségur et Jean Pierre Laurant, L’Antimaçonnisme catholique, Paris, Berg International, coll. « Pensée politique et sciences sociales », , 202 p., 24 cm (ISBN 978-2-90026-983-1, OCLC 266074422, lire en ligne), p. 154.
  3. (en) Carol Margaret Davison, Anti-Semitism and British Gothic Literature, Basingstoke, Palgrave Macmillan, (ISBN 978-0-23000-603-4, OCLC 759639287, lire en ligne), p. 60.
  4. Pierre Pierrard, L’Église et la Révolution, p. 117.
  5. Ouvrage à succès repris lors de la rédaction des Protocoles des Sages de Sion, dans lequel les Illuminati qui auraient infiltré les loges maçonniques seront remplacés par les juifs.
  6. Publié à Londres, où il est réfugié.
  7. Groupe radical fondé le par Adam Weishaupt, qui se voulait politiquement subversif.
  8. En 2007, l'essayiste nationaliste Philippe Ploncard d'Assac publie Le Complot mondialiste dans lequel il reprend cette thèse.
  9. (en) Kerry Bolton, Revolution from Above : Manufacturing 'dissent' in the New World Order, Paris, Arktos, , 258 p., 22 cm (ISBN 978-1-90716-650-1, lire en ligne), p. 21.
  10. Hervé Hasquin, Les Catholiques belges et la franc-maçonnerie, Paris, Primento, , 278 p. (ISBN 978-2-51101-429-5, lire en ligne), p. 85.
  11. Les sociétés secrètes et la société : ou Philosophie de l’histoire contemporaine, t. 1, Avignon, Fr. Seguin, , 360 p., 23 cm (OCLC 832258466, lire en ligne), p. 267.
  12. a et b Correspondance inédite du prince François-Xavier de Saxe, connu en France sous le nom de comte de Lusace, Paris, J.-B. Dumoulin, , 1 vol. ; in-8 (OCLC 419690600, lire en ligne), p. 50.
  13. L’Ami de la religion : journal ecclésiastique, politique et littéraire, t. 13, Paris, A. LeClere, (lire en ligne), p. 245.
  14. Sur Giovanni Battista Simonini, voir (en) Reinhard Markner, « Giovanni Battista Simonini : Shards from the Disputed Life of an Italian Anti-Semite », dans Marina Ciccarini, Nicoletta Marcialis e Giorgio Ziffer (dir.), Kesarevo Kesarju. Scritti in onore di Cesare G. De Michelis, Florence, 2014, p. 311-319.
  15. Umberto Eco a incorporé Augustin Barruel et la lettre de Giovanni Battista Simonini dans la trame de son roman Le Cimetière de Prague.
  16. Pierre-André Taguieff, « L’invention du « complot judéo-maçonnique : Avatars d’un mythe apocalyptique moderne », Revue d’Histoire de la Shoah, vol. 1, no 198,‎ , p. 23-97 (lire en ligne)
  17. Aleksander Dmitrievich Netchvolodow, L'Empereur Nicolas II et les Juifs, Étienne Chiron, Paris, 1924, ASIN B001D7RNEA, p. 231-236.
  18. Ces correspondances ont été publiées pour la première fois en , dans la revue La Civiltà Cattolica. Voir Nicolas Deschamps, Les Sociétés Secrètes et la Société, III, p. 661.
  19. Joseph Burnichon, La Compagnie de Jésus en France ; histoire d’un siècle (1814-1914), t. Ier, Paris, Gabriel Beauchesne, 1914, p. 73-76.

Bibliographie

  • Christian Lagrave, « L’abbé Barruel, ses idées et leurs sources », Le Sel de la terre, Avrillé, no 55, janvier 2006, p. 210-232.
  • Jacques-Alphonse Mahul, Annuaire nécrologique : ou Supplément annuel et continuation de toutes les biographies ou dictionnaires historiques, Paris, Baudoin, (lire en ligne), p. 6-11.
  • Michel Riquet et Johann August Starck, Augustin de Barruel : un jésuite face aux jacobins francs-maçons, 1741-1820, Paris, Beauchesne, coll. « Religions, société, politique », , 196 p. (ISBN 978-2-70101-197-4, ISSN 0339-2279, lire en ligne), p. 10.
  • (de) Sylva Schaeper-Wimmer, Augustin Barruel, S.J. (1741–1820) : Studien zu Biographie und Werk, Francfort-sur-le-Main, Lang, 1985.

Liens externes

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  • « Augustin Barruel », sur la Catholic Encyclopedia.
  • Daniel Ligou, En retard d'une Révolution : « Contrairement à la théorie du complot maçonnique dénoncé en 1797 par l'abbé Barruel, les maçons font plutôt profil bas en 1789. La légende révolutionnaire naîtra un demi-siècle plus tard, à l'avènement de la IIe République, grâce à un « profane », Alphonse de Lamartine. » (présentation de l'article).