Auguste Rodin

Auguste Rodin
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Naissance
Décès
(à 77 ans)
Meudon
Nom de naissance
René François Auguste Rodin[1]
Nationalité
Activités
Autres activités
Formation
École Spéciale de Dessin et de Mathématiques, dite la Petite École (École nationale supérieure des arts décoratifs)
Maître
Élève
Mouvement
Influencé par
Conjoint
Rose Beuret () (à partir de )
Distinctions
Œuvres réputées
La Porte de l'enfer, Les Bourgeois de Calais, Le Penseur
signature d'Auguste Rodin

signature

Auguste Rodin (René François Auguste Rodin), né à Paris le , et mort à Meudon, le , est l'un des plus importants sculpteurs français de la seconde moitié du XIXe siècle, considéré comme un des pères de la sculpture moderne[2].

Héritier des siècles d'humanisme, l'art réaliste de Rodin est un aboutissement, croisement de romantisme et d'impressionnisme dont la sculpture est modelée par la lutte entre la forme et la lumière.

La virilité de l'artiste, surnommé en son temps le « Bouc sacré[3] », provoqua des drames semi-publics ou privés et est au centre d'une expression plastique de la sensualité, de l'érotisme, mais aussi de la douleur.

Par sa capacité de travail et d'organisation, Rodin laisse une œuvre hors norme.

Auguste Rodin

Sommaire

Biographie

Auguste Rodin naît dans une famille modeste mais aisée[4], le au no 3, rue de l'Arbalète, dans le 5e arrondissement de Paris[5],[6], et meurt à Meudon le . Son père, Jean-Baptiste, né à Yvetot en 1803 , s'était installé à Paris en 1830 comme garçon de bureau à la préfecture de police. Sa mère, Marie Cheffer, était d'origine lorraine (1807-1871). Auguste avait une sœur aînée, Maria Louise (1837-1862)[7] et une sœur benjamine, Anna Olympe (1844-1848)[8]. Du premier mariage de son père en 1829 avec Gabrielle Cateneau (1809-1836), il eut une demi-sœur, Clothilde (née en 1832), dont on ne sait rien après le second mariage de Jean-Baptiste en 1836[9].

Après l'école primaire des frères de la doctrine chrétienne entre 1848 et 1849, il est envoyé à Beauvais de 1851 à 1853 dans la pension que tient son oncle Jean-Hyppolite Rodin (1802-1855)[10] où il s'ennuie, mais où il découvre la cathédrale et l'art gothique.

Formation

En partie à cause de sa forte myopie, il mena des études médiocres, et il gardera longtemps le handicap d'une faible maîtrise du français. Étant donné qu'il préfère griffonner des dessins sur ses cahiers, ses parents l'inscrivent gratuitement en 1854, à 14 ans, à l'École spéciale de dessin et de mathématiques à Paris, dite la Petite École (devenue École nationale supérieure des arts décoratifs), où il suit les cours du talentueux Horace Lecoq de Boisbaudran, dont la méthode consiste à préserver la sensibilité de chaque élève en lui enseignant à utiliser sa vue et sa mémoire visuelle, et du peintre Belloc. C'est là qu'il fait la connaissance d'Alphonse Legros.

Sa vocation se révèle lorsqu'il pousse la porte d'une salle de cours où les élèves sont en train de pétrir la glaise[11]. En 1855, il découvre la sculpture avec Antoine-Louis Barye, puis Albert-Ernest Carrier-Belleuse. Il se rend alors régulièrement au musée du Louvre pour dessiner d'après l'antique, au cabinet des estampes de la Bibliothèque impériale, et au cours de dessin de la Manufacture des Gobelins, où il y travaille le nu[12]. En 1857, il quitte la Petite École et, fort d'un talent reconnu par ses professeurs, suivant l'avis du sculpteur Hippolyte Maindron, il tente le concours d'entrée à l'École des beaux-arts, dont il réussira l'épreuve de dessin, mais il échouera trois fois de suite à celle de la sculpture, son manque de culture humaniste lui faisant préjudice et son style n'étant pas conforme aux traditions néo-classiques qui y régnaient. Il est alors contraint de travailler pour se nourrir et s'engage comme artisan-praticien dans des ateliers de divers sculpteurs, staffeurs ornemanistes et décorateurs, tels que Garnier, Blanche ou Michel-Victor Cruchet. C'est chez l'un d'eux que débute son amitié avec Jules Dalou[13].

L'activité de cette époque est particulièrement stimulée par les travaux d'urbanisme du préfet de Paris, le baron Haussmann, comme par le développement du goût de l'époque pour l'ornementation. Le , fortement touché par le décès de sa sœur Maria, Rodin entre au noviciat de la congrégation du Très-Saint-Sacrement. Au terme d'un an, le père Pierre-Julien Eymard l'encourage vivement à poursuivre dans la voie artistique. Durant cette période, il réalise un buste du père Eymard. L'anecdote rapporte que l'œuvre n'obtint pas satisfaction et fut mise au grenier.

Collaboration avec Carrier-Belleuse et Van Rasbourgh

Rose Beuret : la compagne d'une vie

En 1864, il rencontre Rose Beuret, fille d'un cultivateur de Haute-Marne. Cette ouvrière couturière, âgée de 20 ans, lui servira de modèle et deviendra sa compagne. Il l'épouse le , à la fin de leur vie, récompense pour cette femme discrète, dévouée et fidèle alors qu'il eut de nombreuses liaisons (Camille Claudel, Gwen John, la duchesse de Choiseul, de 1907 à 1912[14],[15]). En 1866, il aura d'elle un fils, Auguste Eugène Beuret (1866-1934)[16], qu'il ne reconnaîtra jamais. Rose fut plusieurs fois le modèle de Rodin, témoignant de son évolution stylistique, de Jeune fille au chapeau fleuri en 1865, encore influencé par Carrier-Belleuse, en passant par Mignon en 1869, puis Bellone, exécutée en 1878 après son retour de Belgique.

L'Homme au nez cassé

Son Homme au nez cassé est refusé au Salon de Paris de 1865, mais le marbre sera finalement exposé en 1875[17]. C'est dans la période de 1865-1870 qu'il débute sa collaboration avec Albert-Ernest Carrier-Belleuse, sculpteur renommé du Second Empire, formé lui aussi à la Petite École. Carrier-Belleuse porte la sculpture vers la production en série, stimulé par la forte demande de la haute bourgeoisie de l'époque. Rodin travailla dans l'atelier de Carrier-Belleuse, qui produisit de nombreuses ornementations de qualité pour les décors architecturaux de grands chantiers à Paris, tels que l'Opéra Garnier, l'hôtel de la Païva sur les Champs-Élysées, ou le théâtre des Gobelins.

En Belgique

En 1870, Rodin accompagne le sculpteur belge Antoine-Joseph Van Rasbourgh à Bruxelles, où il participe aux travaux de décoration de la Bourse du Commerce. Il est mobilisé comme caporal dans la Garde nationale au moment de la guerre franco-prussienne de 1870, puis réformé pour myopie. En mars 1871, il retourne alors en Belgique avec Carrier-Belleuse, avec lequel il collaborera jusqu'en 1872. Il réalise deux sculptures colossales, L'Asie et L'Afrique, et des caryatides. Il s'associe par contrat à Van Rasbourgh entre 1871 et 1876, avec lequel il participe entre autres au décor du palais des Académies à Bruxelles. Il collabore aussi avec Jules Pecher à la réalisation du Monument à Jean François Loos  à Anvers (1876), aujourd'hui démonté[18]. À cette époque, Rodin vit en couple avec Rose Beuret, qu'il peint en Fleur des champs[19]. C'est également à cette époque qu'il met au point sa démarche de présenter trois fois la même sculpture dans des expositions différentes en trois techniques différentes : terre cuite[20], plâtre[21] et marbre[22].

Voyage en Italie et étude de Michel-Ange

En 1875, il réalise un de ses grands rêves en voyageant en Italie, pour découvrir les trésors artistiques de Turin, Gênes, Pise, Venise, Florence, Rome, Naples, et « découvrir les secrets » de Donatello, et surtout, de Michel-Ange dont « les allusions et emprunts à son art sont perceptibles dans son œuvre aussi bien dans les attitudes des corps sculptés que dans le travail du marbre, jouant du contraste entre les surfaces polies et celles à peine dégrossies[23] », en usant de la technique et de l'esthétique du non finito. À son retour en France, il visite les cathédrales françaises. En 1876, il expose pour la première fois aux Etats-Unis à l'Exposition internationale et universelle de Philadelphie[24].

Première grande œuvre et succès

En 1877, âgé de 37 ans, de retour à Paris, il réalise sa première grande œuvre, L'Âge d'airain, la statue en grandeur nature en plâtre d'un jeune homme, qu'il expose au Cercle artistique et littéraire de Bruxelles et au Salon des artistes français de Paris. Sa statue donne une telle impression de vie qu'on l'accuse d'avoir effectué un moulage sur le vif. Ce succès retentissant au parfum de scandale amorce sa fortune et ses quarante ans de carrière. Les commandes officielles abondent et Rodin devient un portraitiste de la haute société.

En 1878, Rodin crée son Saint Jean Baptiste, plus grand que nature pour prouver définitivement qu'il n'a pas recours au moulage sur nature. Rodin influence alors la sculpture par l’expressivité des formes, des sentiments, de la sensualité et du soin apporté à restituer l'émotion, par l'expression donnée à des parties du corps comme les mains, les pieds, etc. Il participe à l'invention d'un style en développant de nouvelles techniques de sculpture comme l’assemblage, la démultiplication ou la fragmentation[25], en totale rupture avec l’académisme d'alors. En 1879, il participe à un concours pour l'érection d'un monument commémoratif de la guerre de 1870 à Courbevoie, mais voit son projet pour La Défense de Paris rejeté[26] ; ses amitiés avec des communards auront pu également influencer le jury[27]. Il intègre la Manufacture nationale de Sèvres de porcelaine, jusqu'en décembre 1882. À cette époque, il noue une relation passionnelle et tumultueuse avec la sculptrice Camille Claudel, de vingt-quatre ans sa cadette.

En 1880, l'État achète sa sculpture L'Âge d'airain et lui octroie un atelier au Dépôt des marbres au no 182, rue de l'Université, dans le 7e arrondissement de Paris (un lieu de travail qu'il gardera toute sa vie). L'État lui commande La Porte de l'enfer, inspirée par la Divine Comédie de Dante Alighieri, et une transposition des Fleurs du mal de Charles Baudelaire, pour le futur musée des arts décoratifs du palais du Louvre, son œuvre la plus monumentale de 7 m de haut et 8 tonnes, qui ne sera ni livrée ni fondue en bronze de son vivant, et à laquelle il travaillera seul jusqu’à la fin de ses jours. L'œuvre sera fondue en bronze en 1926 (Paris, musée Rodin).

En 1881, l'État achète sa sculpture Saint Jean Baptiste. Il part en voyage en Angleterre où il apprend la gravure à Londres avec Alphonse Legros, un ancien condisciple de la Petite École. À son retour en France, il réalise notamment les figures sculptées d’Adam, d’Ève et Le Penseur en 1882. En 1883, il réalise le Buste de Victor Hugo. Son père meurt cette année-là.

Camille Claudel : la maîtresse

Camille Claudel, photographie anonyme.

En 1882, Rodin remplace Alfred Boucher comme professeur d'un groupe de jeunes sculptrices, dont Camille Claudel. Il remarque les dons de celle-ci, qui a alors dix-neuf ans. En 1884, elle entre comme praticienne[28] et sert de modèle pour Torse de femme et Mon frère pour Rodin[29]. En 1885, elle est le modèle de L'Aurore[30]. Dans son atelier, elle participera activement à la création du groupe des Bourgeois de Calais, commandé en 1885 par la municipalité de Calais, à la mémoire d'Eustache de Saint Pierre, dont la légende veut qu'elle ait modelé les mains de Pierre de Wissant, alors que Jessie Lipscomb fut chargée de la robe. Rodin et Camille Claudel vont entretenir une relation artistique et amoureuse passionnée et tumultueuse, devenue légendaire[31], qui durera de dix à quinze ans, connue de tous à l'époque.

En 1884, il réalise la sculpture L'Éternel Printemps, probablement inspirée de cette passion pour Camille Claudel, tout comme L'Adieu en 1892, où Rodin assemble un portrait de Camille Claudel et les mains de Pierre de Wissant, dont il confie la pratique du marbre à Jean-Marie Mengue, et celle de La Convalescente à Émile Matruchot en 1902. En dépit d'une promesse faite par lettre, Rodin refusera les demandes de mariage de Camille Claudel, qui finira par s'éloigner avant d'être internée par sa famille en 1913.

Rodin aurait eu plusieurs enfants avec elle, sans doute deux[32] qu'il n'a pas reconnus[33].

Consécration

La Pensée (1890), marbre, Paris, musée d'Orsay. Modèle : Camille Claudel.
La Tempête (vers 1898), marbre, Paris, musée Rodin.

En 1887, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur et illustre de dessins l'édition originale des Fleurs du mal, de Baudelaire, éditée par Paul Gallimard. L'État français lui commande Le Baiser, en marbre pour l'Exposition universelle de Paris de 1889. Rodin choisit Jean Turcan comme praticien. Le Baiser sera réalisé directement en marbre d'après sa maquette en terre cuite. En 1889, Auguste Rodin est un des membres fondateurs de la Société nationale des Beaux-arts et reçoit la commande du monument à Victor Hugo, pour le Panthéon de Paris (assis, puis debout). Il expose avec Claude Monet à la galerie Georges Petit. En 1891, la Société des gens de lettres lui passe commande d'un monument pour Honoré de Balzac. Il est promu officier de la Légion d'honneur, en 1892, et succède à Jules Dalou au poste de président de la section sculpture et vice-président de la Société nationale des beaux-arts.

Installation à Meudon

En 1893, il s'installe avec Rose à Meudon, no 8, chemin Scribe, dans la Maison des Chiens-Loups. Henri Lebossé présente à Rodin un système mécanique d'agrandissement ou de réduction des sculptures qui permet à Rodin de produire en série ses sculptures à différentes échelles[34]. Antoine Bourdelle devient son praticien. Claude Monet l'invite chez lui, en 1894, à Giverny en Normandie, où il rencontre Paul Cézanne et Clemenceau.

En 1895, il achète la villa des Brillants, à Meudon[35], qui devient son atelier avec ses assistants ouvriers et praticiens, et où il commence à constituer sa collection d'antiques et de peintures. Le monument aux Bourgeois de Calais en bronze est inauguré à Calais. En 1896, le musée Rath en Suisse présente pour la première fois ses photographies accompagnant ses sculptures, et des œuvres de Pierre Puvis de Chavannes et d'Eugène Carrière. En 1897, par la publication de l’Album Goupil (du nom de l'éditeur-imprimeur) contenant 142 dessins, il divulgue ses techniques de travail novatrices. Il présente son Monument à Victor Hugo au Salon de la Société nationale des beaux-arts. En 1898, la Société des gens de lettres refuse sa statue de Balzac présentée au Salon de la Société nationale des beaux-arts. En 1899, il obtient la commande du Monument à Puvis de Chavannes. La grande Ève est présentée au Salon de la Société nationale des beaux-arts. Il tient ses premières expositions personnelles à Bruxelles, Amsterdam, Rotterdam, La Haye.

Le Pavillon de l'Alma

En 1900, Rodin a 60 ans. À ses frais il organise une rétrospective dite « de l'Alma » de son œuvre dans un pavillon sur la place de l'Alma en marge de l'Exposition universelle de Paris, ce qui lui vaut une consécration internationale. Il est nommé chevalier de l'Ordre de Léopold de Belgique. Cette même année, il fait la connaissance de Hélène von Beneckendorff und Hindenburg, nièce du futur maréchal et président du Reich, Paul von Hindenburg, qui épousera, en 1904, Alfred von Nostitz. Rodin se rend en Italie avec elle, reprenant ainsi contact avec les chefs-d'œuvre sculptés de Pise, Lucques, Florence et Rome. Le portrait d'Hélène qu'il exécute en marbre sera envoyé à Berlin et à Vienne, où il sera admiré et loué par les artistes du mouvement dit « de la Sécession ».

À la clôture de l'Exposition, en 1901, le pavillon est démonté et transféré dans sa propriété de Meudon (la villa des Brillants) et devient son atelier. En 1902, le jeune poète autrichien Rainer Maria Rilke le rencontre, écrit un essai Sur Rodin et devient son secrétaire, de 1905 à 1906. En 1903, il est fait commandeur de la Légion d'honneur. En 1904, Rodin devient l'amant de la peintre et femme de lettres[36] britannique, Gwendolen Mary John (sœur du peintre Auguste John), qui lui servira de modèle pour la Muse Whistler et Iris, puis il rencontre la duchesse de Choiseul (née Claire Coudert, issue d'une très riche famille américaine), dont il devient l'amant jusqu'en 1912. Claire de Choiseul le mettra en contact avec de nombreux Américains fortunés et aura une certaine influence sur lui.

Le Penseur, version en plâtre, est présenté à Londres puis en bronze à Paris. En 1906, Le Penseur est placé devant le Panthéon de Paris. À l'occasion de l'Exposition coloniale de Marseille, Rodin exécute une série d'aquarelles d’après les danseuses cambodgiennes. Il réalise le portrait de l'actrice japonaise Hanako, une œuvre nommée Masque d' Hanako. L'exposition de ses dessins en Allemagne à Weimar crée le scandale. En 1907, à Paris, la galerie Bernheim organise une exposition de ses dessins. La sculpture L'homme qui marche est présente au Salon. Marcelle Tirel devient son dernier secrétaire.

Dans son atelier, il reçoit les visites de nombreux artistes et célébrités (le roi d'Angleterre Edouard VII lui rendra visite le 6 mars 1908[37]).

L'hôtel Biron

Rodin s'installe en 1908 à l'hôtel Biron[38] que Rilke lui a fait découvrir, où il rencontre Vaslav Nijinsky et Henri Matisse, entre autres. Rodin voyage en Espagne avec Rilke et le peintre basque Ignacio Zuloaga, son ami. Ses dessins sont exposés par la galerie du photographe pictorialiste Alfred Stieglitz. Il est nommé grand officier de la Légion d'honneur en 1910[39]. En 1911, l'État lui commande un buste de Pierre Puvis de Chavannes pour le Panthéon de Paris et l'Angleterre acquiert Les Bourgeois de Calais, pour les jardins du palais de Westminster de Londres (Parlement du Royaume-Uni). L'homme qui marche est installé au palais Farnèse (ambassade de France à Rome). La salle Rodin du Metropolitan Museum de New York est inaugurée en 1912. Cette même année a lieu une exposition Rodin à Tokyo.

En 1914, il voyage à nouveau en Angleterre avec Rose Beuret. En 1915, il commence le buste du pape Benoît XV, lors d'un voyage à Rome, au cours duquel il croise Albert Besnard (qui doit également honorer la commande d'un portrait du pape), mais en désaccord avec le souverain pontife sur les temps de pose, Rodin part sans achever l'œuvre[40]. Il publie Les Cathédrales de France, ouvrage reproduisant 100 dessins en fac-similé. Sa santé se dégrade. La sculptrice Jeanne Bardey devient une intime.

Il est victime d'une nouvelle attaque fin mars 1916, suivie d'une congestion cérébrale en juillet. Il fait en septembre trois donations successives de son hôtel particulier, de son atelier et de ses collections d'art à l'État, dans la perspective de la création d'un musée Rodin. La Chambre des députés et le Sénat votent l'établissement du musée Rodin à l'hôtel Biron, aboutissement de la démarche de Judith Cladel, future biographe du sculpteur. Il reçoit une commande pour un monument à la mémoire des combattants de Verdun.

« Et c'est la fin dérisoire et solitaire des deux vieillards dans la maison mal chauffée[41] » (en pleine guerre de 1914-1918, il n'y a plus de charbon[42]) que représente la photographie d'A. de Combettes, publiée dans L'Illustration, montrant à cette époque un Rodin, debout et massif, dans le parc de la villa, tenant la main de sa vieille compagne au regard perdu.

La dernière année

Le , âgé de 77 ans, alors que ses facultés mentales du sculpteur sont altérées[43], et « poussé par Loïe Fuller[44] », il épouse Rose Beuret à Meudon, après cinquante-trois ans de vie commune. Elle est très affaiblie et meurt d'une pneumonie le , à 73 ans, suivie le 17 novembre par Rodin, qui est inhumé à ses côtés à Meudon, le 24 novembre. Leur sépulture est surplombée par Le Penseur.

Le musée Rodin, au no 79 rue de Varenne, dans le 7e arrondissement de Paris, est inauguré le . La villa des Brillants à Meudon, au no 19, avenue Auguste-Rodin, deviendra également un musée en son honneur.

Œuvre

Monument à Balzac (1898), Paris, jardin du musée Rodin.

L'œuvre d'Auguste Rodin se compose d'environ 7 000 sculptures, 10 000 dessins, 1 000 gravures et 10 000 photographies[45]. Pour les sculptures, les techniques utilisées sont le modelage en argile, le plâtre direct, le bronze, la pâte de verre, la céramique et le marbre. Son sujet principal est le corps humain masculin ou féminin, dont le portrait. Face à l'ampleur de son œuvre, en nombre et par son imagination, face à sa réception universelle de son œuvre, on ne peut que commenter qu'une part de celle-ci.

Les sculptures

Les sculptures de Rodin sont présentées dans des techniques très variées, plâtre, bronze, marbre mais aussi céramique, pâte de verre. Grâce à l'invention de Henri Lebossé, qui devient un de ses praticiens les plus importants, il peut augmenter ou réduire la taille de ses sculptures à volonté. Cela lui permet de faire des œuvres originales à une taille donnée d'une part, et de faire une suite de reproductions à petite échelle et à petit prix d'autre part, ce que Rodin appelait « ses bibelots[46] ».

Les portraits

Rodin a réalisé de très nombreux portraits, modelé d'après le modèle entre 1863 avec le Buste du père Eymard, D'Alembert (1880), Carrier-Belleuse (1882), Jules Dalou (1883), Roger-Marx (1899), Gustave Mahler (1909), Clemenceau (1911-1912) et Lady Sackville-West (1914-1916).

L'Âge d'airain

Article détaillé : L'Âge d'airain.

L'œuvre de 1877, qui a rendu célèbre Rodin, est tellement réaliste que Rodin a été suspecté de moulage sur nature. Plusieurs années ont été nécessaires pour qu'il soit totalement disculpé, en présentant le modèle.

Le Penseur

Article détaillé : Le Penseur.

Il a révolutionné la sculpture par une liberté de forme inconnue jusque-là. Il sculpte un danseur (Mouvement de danse H[47]) sans tête, et dont les membres forment des lignes s'élançant vers le haut, exprimant ainsi l'oubli de soi et la libération du corps dans la danse. Son célèbre Penseur[48] est tout en déséquilibre, composé de cinq triangles dans un arrangement précaire, exprimant ainsi la nature du cours de la pensée et son lien au corps.

Le Baiser

Article détaillé : Le Baiser (Rodin).

Revisitant le maniérisme tout en l'associant à un travail de la matière, il exprime avec des sculptures, comme Le Baiser, une sensualité qui choque parfois le public de l'époque. Contrairement aux traditions académiques, ses sculptures sont souvent sans socle ou sur un socle surélevé. On reconnaît souvent ses œuvres à une forme achevée, qui reste partiellement prise dans un bloc plus rustique et partiellement dégrossi, ce qui est directement inspiré du non finito de Michel-Ange. Le résultat toujours frappant est un équilibre entre un modèle englué dans la masse brute et un élan donné à l'œuvre qui semble ainsi prête à s'en échapper.

Rodin, à l'avant-garde de son art, a laissé les moules de ses sculptures à la disposition de l'établissement public, son musée, pour que celui-ci, garant de son droit de reproduction et de son droit moral, puisse continuer à défendre son œuvre. Il avait aussi préparé des copies de sa signature. Une manière pour lui de laisser d'autres prolonger son œuvre après son décès.

Monument à Balzac

Article détaillé : Monument à Balzac (Rodin).

Commandée à la fin du XIXe siècle par la Société des gens de lettres, la statue pour le Monument à Balzac, à la fois majestueuse et fantomatique, donna lieu à une vive polémique. Elle fit scandale pour son apparence et sa préparation interminable, et la Société des gens de lettres, commanditaire de l'œuvre, la refusa. Ils demandèrent aussitôt un autre monument à Alexandre Falguière et la statue de Rodin ne fut exposée que longtemps après sa première présentation. On lui reprochait de n'avoir conservé de Balzac que l'aspect « moribond ». Émile Zola, grand admirateur de Balzac et de Rodin, fut un ardent défenseur de cette œuvre. On peut la voir aujourd'hui sur le quai de la station de métro Varenne, à Paris, ainsi que dans le jardin du musée Rodin à Paris, rue de Varenne.

Rodin utilisa des photographies d'un conducteur de voitures à cheval de Tours[49] et un modèle italien nommé Nardone, qui posa bien plus tard, alors octogénaire, pour Germaine Richier, en 1947[50].

Rodin fit porter la sculpture « debout comme un menhir à masque humain » (selon Bernard Champigneulle) dans sa villa de Meudon et c’est là que, quelques années plus tard, un jeune photographe allemand[Lequel ?] en découvrira la beauté et fera naître un mouvement d'opinion pour lui rendre sa juste place dans le monde de l'art[réf. nécessaire].

Le modèle en plâtre et des maquettes parurent, entre autres, en 1908 lors de l'inauguration du musée de la maison de Balzac, rue Berton à Paris. Georges Clemenceau aurait usé de son influence pour l'imposer à Paris et, en 1926, Georges Grappe, conservateur du musée Rodin, en fit fondre deux épreuves en bronze, mais ce n'est que le qu'un exemplaire en bronze, érigé à l'angle du boulevard Raspail et du boulevard du Montparnasse, fut dévoilé par deux de ses familiers, Maillol et Despiau.

Rodin écrivait en 1908 : « Cette œuvre dont on a ri, qu’on a pris soin de bafouer parce qu’on ne pouvait pas la détruire, est la résultante de toute ma vie, le pivot de mon esthétique[51]. »

Les Bourgeois de Calais

Article détaillé : Les Bourgeois de Calais.

La Porte de l'Enfer

La Porte de l'Enfer (1880-1917), détail du plâtre, Paris, musée d'Orsay.
Article détaillé : La Porte de l'Enfer.

Commencée en 1880, jamais achevée, toujours reprise, La Porte de l'Enfer est la synthèse de l'art de Rodin. Il y combine toutes ses sculptures assemblées en une porte monumentale.

C'est une sorte de compilation de nombreuses œuvres. Rodin est blessé et meurtri qu'on ait pu le suspecter de moulage pour L'Âge d'airain. Même disculpé, il en aura toujours un ressentiment. La Porte de l'Enfer, dont son chantre, Octave Mirbeau, nous a laissé, en février 1885, la seule description complète, sera une sorte d'exutoire où il veut montrer qu'il est capable de reproduire ses œuvres en miniature, dans tous leurs détails et par là même, que les grandes réalisations sont authentiquement faites de sa main. La Porte de l'Enfer est une sorte de point d'orgue de l'ensemble de son œuvre. « Elle restera très vraisemblablement inachevée », notait Gustave Coquiot, l'un de ses secrétaires, dans Le Vrai Rodin (1913).

En 1957-1958, le photographe Carol-Marc Lavrillier photographie pendant un an, juché sur des échafaudages, La Porte de l'enfer, dans les moindres détails, en s'attachant à comprendre l'œuvre et le désir de l'artiste. Ces photographies, qui sont conservées à Paris dans les collections du musée national d'art moderne, ont fait l'objet de nombreuses expositions[52],[53].

Les assemblages

Monument à Puvis de Chavannes (1903), détail du plâtre, Meudon, musée Rodin. Un exemple d'assemblage.

Rodin travaille également par une suite de fragmentations et d'assemblages, reprenant des éléments de sculptures variées, mais également d'objets qu'il assemble en de nouvelles sculptures par collage.

Le Monument à Puvis de Chavannes est un exemple d'assemblage avec un moulage de colonne sur lequel est posé un buste du peintre auquel est associé un moulage de tronc d'arbre.

Études de main

Rodin réalise de très nombreuses études de main qui donnent naissance à des marbres très fameux, comme La Cathédrale, Mains jointes, La Main de Dieu, ou La Création.

Le dessin

Quand Rodin ne sculpte pas, il dessine. « C'est bien simple, mes dessins sont la clef de mon œuvre, ma sculpture n'est que du dessin sous toutes les dimensions », écrit-il dans ses carnets. Au-delà du simple travail préparatoire, le dessin est pour Rodin une autre pratique, un autre champ de réflexion artistique qu'il découvre avant même la sculpture, à l'âge de dix ans. Inventeur du premier jet, Rodin prend l'habitude de laisser le modèle évoluer devant lui sans lui indiquer de pose artificielle, pour capter ainsi sur la feuille le naturel des mouvements[54].

Rodin s'est lié avec de nombreux artistes, comme le peintre Ignacio Zuloaga, la danseuse Loïe Fuller, le peintre américain Whistler, le peintre Alphonse Legros, Albert Besnard (avec lequel il échangera une correspondance et qui fera de lui un portrait à l'eau-forte[55]), etc.

La gravure

Rodin pratique la gravure qui lui permet de diffuser ses dessins et ses sculptures. Ces gravures sont réunies en album. Il illustre ainsi Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire. Il a produit environ 1 000 gravures[56]. Auguste-Hilaire Léveillé fait partie des graveurs qui ont reproduit un certain nombre de ses statues.

La photographie

Rodin pratique la photographie et en use abondamment. Il a une équipe de photographes, tels que Gaudanzio Marconi, Karl Bodmer, Victor Pannelier et Freuler qui photographient les modèles, les sculptures finalisées ou en cours de travail. Ces photographies servent d'ébauches, mais aussi pour des corrections, Rodin soulignant ou retouchant telle ou telle partie au crayon, à la plume, au pinceau ou au lavis, sur les tirages photographiques de ses sculptures. Elles servent à dialoguer avec les praticiens comme on peut le lire dans la correspondance avec Bourdelle[57] ou à corriger les tirages.

Elles sont aussi un moyen de communication étant donné que les photographies de ses œuvres sont exposées de son vivant ou publiés dans des albums.

De plus, Rodin collectionne aussi la photographie avec un fonds documentaire de près de 7 000 clichés. Il était également intéressé par le regard de photographes pictorialistes comme Edward Steichen, Alvin Langdon Coburn, Gertrude Käsebier, Stephen Haweis ou Henry Coles qui figurent dans sa collection[58]. Au total, le musée Rodin conserve environ 11 000 photographies dans son fonds.

Les écrits sur l'art

Rodin, sans doute aidé[59] par son secrétaire, l'écrivain et poète autrichien Rainer Maria Rilke, a participé à plusieurs textes de théorie de l'art dont L'Art (1911), des entretiens recueillis par Paul Gsell.

L'atelier de Rodin

Allan Österlind, Rodin dans son atelier (1885), aquarelle, Helsinki, Ateneum.

Les modèles, les assistants

La Pensée (1901), marbre, Philadelphia Museum of Art. Modèle : Camille Claudel.
Rose Beuret en Mignon (1870), bronze, Angers, musée des beaux-arts.

Rodin est un sculpteur-modeleur qui modèle de l'argile pour en faire une sculpture destinée à être moulée en plâtre, puis fondue en bronze ou/et taillée dans le marbre. À chaque étape, un collaborateur intervient.

Les ouvriers collaborateurs de Rodin vivent parfois avec femmes et enfants dans des baraquements aujourd'hui disparus sur le site du musée Rodin de Meudon, où se trouve encore aujourd'hui l'atelier de Rodin.

Les chefs d'atelier sont : Antoine Bourdelle, Bertrand-Jacques Barthélemy et Victor Peter[60]. Les fonderies sont extérieures à l'atelier Rodin proprement dit.

Camille Claudel

Il a eu, au cours de sa vie artistique, de nombreux élèves et une cinquantaine de praticiens[61], dont sa collaboratrice la plus fameuse, Camille Claudel, qui fut chargée de réaliser les mains des Bourgeois de Calais. Tout à la fois assistante, muse et maîtresse, elle lui servira aussi de modèle, lui inspirant des œuvres comme La Convalescente, La France ou La Pensée… En 1913, Claudel est internée à l'hôpital de Ville-Évrard, puis à l'hôpital de Montfavet où elle mourra trente ans plus tard, le , malheureuse, misérable, rejetée de tous, après avoir sombré dans la démence. Elle ne dirigera jamais l'atelier[57].

Un débat fait rage entre « rodiniens » et « claudeliens » quant à la possible réalisation de certaines œuvres — jusque-là attribuées à Rodin — par Camille Claudel. Les recherches les plus récentes menées à l'occasion de l'exposition itinérante « Camille Claudel et Rodin, rencontre de deux destins[62] », montrent la grande complexité des rapports entre les deux sculpteurs travaillant ensemble, dans le même atelier, aux mêmes sujets. Tous deux ont vécu une passion stimulante mais orageuse, relatée de manière romanesque dans le film Camille Claudel.

Rose Beuret

La femme de Rodin, Rose Beuret, fut son modèle puis sa compagne dès 1867, et dont il eut un fils. Il l'épousa en 1917. Elle était surnommée « la mère » par les ouvriers, elle entretenait les sculptures[63] et faisait la cuisine pour l'atelier. Celle que Camille Claudel surnomme « la chienne », est au dire d'Octave Mirbeau : « Une petite blanchisseuse, pas le moins du monde en communication avec lui[63]. » Rose Beuret appelle Rodin « Rodin » ou « le maître ». Son portrait par Rodin fut taillé dans le marbre par Antoine Bourdelle, qui appelle Rose Beuret dans toutes ses lettres « madame Rodin », en 1895, tout comme les parents de Camille Claudel.

Des modèles et des maitresses

De 1898 à 1905, il a comme élève, puis maîtresse, la jeune aristocrate polonaise, Sophie Postolska, qui mourut misérable à Nice, en 1942[64]. Puis Gwen John, artiste anglaise venue vivre à Meudon qui sera modèle et également praticienne, sa maîtresse de 1904 à 1914.

Parmi les modèles les plus connus de Rodin, il y a Marianna Russell, épouse du peintre australien John Peter Russell ; elle posa pour le buste en argent de 1888 (Paris, musée d'Orsay, en dépôt au musée des beaux-arts de Morlaix), pour celui de Mrs Russell de 1890, et en 1896 pour Pallas au Parthénon, pour Minerve et pour Cérès (Paris, musée Rodin).

Les modèles masculins

Les modèles masculins sont des Italiens des Abruzzes, dont François Abruzzesi (pour la sculpture L'homme qui marche), Pignatelli (Saint Jean-Baptiste), Fanelli. Il y a aussi les modèles de l'École des beaux-arts de Paris : Poirée, Valentin et Corsi. Auguste Neyt a posé pour L'Âge d'airain. La tête du Balzac est faite d'après la photographie d'un conducteur ou d'un facteur de Tours. Il fait également poser son fils pour le Pierre de Wissant.

Rodin utilise la photographie pour travailler, il fait photographier ses modèles et ses sculptures[65].

L'atelier et les assistants de Rodin

Rodin travaillait avec de nombreux assistants, praticiens et mouleurs, tailleurs de marbre, photographes, etc. qui l'assistaient dans son atelier de Meudon, la villa des Brillants, aujourd'hui musée, où il est enterré. Ainsi, Les Ombres, Ugolin, Iris, Le Penseur, ou encore La Porte de l'enfer, ont été agrandis (ou réduits) en plâtre par Henri Lebossé, son principal sculpteur-mouleur depuis 1894. En 1904, il demanda à un jeune sculpteur tchèque, Josef Maratka, de pratiquer le marbre de La Main[66]. Ève au rocher fut taillée dans le marbre par Antoine Bourdelle, et le marbre du Baiser fut taillé par Jean Turcan.

Entre 1884 et 1900, Jean Escoula exécute les marbres d’Ève, Éternelle idole, Madame Alfred Roll (vers 1887, en collaboration avec Louis Cornu), Madame Vicuna (en 1888, avec Louis Cornu), Danaïde (vers 1889), ainsi que les chevaux du Monument de Claude Gellée (en 1892, en collaboration avec Victor Peter)[67].

Les metteurs au point sont payés 10 à 12,5 francs par jour ; les praticiens, 20 francs. Les assistants de Rodin travaillent dix heures par jour, un peu moins le dimanche[68].

Les bronzes sont fondus au sable ou à la cire perdue, entre autres par Barbedienne, Hébrard ou Rudier (de 1902 à 1952)[69]. Les patines des bronzes étaient travaillées selon un procédé spécial par Jean Limet.

La méthode de travail suivait trois étapes : la fragmentation, l’assemblage et la démultiplication. Rodin dessinait puis modelait de sa main une sculpture en terre crue à une échelle donnée. La sculpture était ensuite moulée par ses assistants ouvriers mouleurs et plâtriers, puis tirée en plâtre, avant d'être reproduite par les techniques d'Henri Lebossé, à une échelle différente (démultiplication). Rodin procédait alors parfois à des assemblages inattendus de morceaux par fragmentation des plâtres précédents qui, s'ils lui convenaient, donnaient jour à un original en plâtre, lui-même ensuite moulé et tiré en bronze en nombre limité, mais à différentes échelles. Enfin, elle pouvait être sculptée en marbre par un praticien.

Liste des assistants

Rodin dans l'atelier de son mouleur, Henri Lebossé.
Ève (1881), marbre, Moscou, musée Pouchkine. Praticien : Antoine Bourdelle.

Rodin est entouré de 5 à 26 sculpteurs-assistants, suivant les périodes de son activité. Certains ne font qu'un travail. D'autres resteront plus longtemps, tels Antoine Bourdelle qui lui, travaillera pendant dix ans pour Rodin ; Jean Escoula, douze ans ; le metteur aux points Ganier, douze ans ; Bertrand-Jacques Barthélemy, dix-huit ans ; Louis Mathet, vingt et un ans et Victor Peter, vingt-trois ans[70].

  • Patineur
    • Jean Limet
  • Fondeurs

(extérieur à l'atelier)

Élèves

Le musée Rodin possède une liste d'élèves de 200 noms, autant de femmes que d'hommes. Il y a de nombreux élèves anglaises et américaines. Selon Judith Cladel, Rodin affirmait : « Ce sont les femmes qui me comprennent le mieux. Elles sont très attentives, très soumises[102]. »

L'atelier, le musée Rodin de Meudon

Article détaillé : Villa des Brillants.
Plâtres originaux exposés au musée Rodin de Meudon, ancien atelier de l'artiste.

C'est sur les hauteurs de Meudon que Rodin achète, en 1895, un terrain de plusieurs hectares avec un pavillon de style Louis XIII. Il vient s'y installer en 1897 avec Rose Beuret. En 1900, il y fait réinstaller le pavillon de l'Exposition universelle auquel il adjoint un portique récupéré du château d'Issy détruit en 1871. Il y a journellement 50 ouvriers, praticiens, mouleurs, staffeurs qui y travaillent et y vivent avec leurs familles dans des baraquements non loin. Rodin y donne le travail tous les matins. Il y installe son secrétaire, Rainer Maria Rilke, en 1905. Transformé en musée en 1950, puis restauré en 1997, La villa des Brillants présente des sculptures originales, essentiellement des plâtres, qui sont autant d'esquisses, d'études, de variantes dans des états successifs. Au centre du jardin, la tombe de Rose et Auguste Rodin est surmontée du Penseur[105]. La villa des Brillants était l'atelier. Les marbres étaient taillés au dépôt des marbres à Paris jusqu'en 1901. L'hôtel Biron, actuel musée Rodin à Paris, était un lieu de présentation que Rodin découvrit en 1908[106].

Analyse des matériaux

La pâte à modeler

Le Baiser (vers 1881-1882), terre cuite, Paris, musée Rodin.

Pour remplacer parfois l'argile qui s'effrite en séchant si elle n'est pas cuite, Rodin utilisait de la plasticine, composée d'un corps gras, qu'il combine à l'occasion au plâtre et même à l'argile pour des reprises ou des ajustements. Ainsi, la sculpture Le Sommeil (1894) est composée de terre cuite, plâtre, cire, plasticine, papier journal, filasse et clous[107].

En 2015, des études menées à l'European Synchrotron Radiation Facility de Grenoble ont permis d’analyser la composition de la pâte à modeler utilisée par Rodin pour les portraits d'Hanako et de Clemenceau. Des échantillons millimétriques de deux de ses œuvres dégradées par le temps, datant de 1912 pour Hanako, et 1913 pour Clemenceau, ont été étudiés aux rayons X ultra brillants permettant de comprendre qu'il utilisait deux types de matériaux modernes de modelage, proches de la pâte à modeler. Des protocoles de nettoyage et conservation ont ainsi été mis au point comme l'utilisation d'un nettoyage au laser en cas de salissure légère ou moyenne, ou d'utilisation de carboxyméthylcellulose sur papier absorbant dans les autres cas[108],[109].

Le bronze

Si le bronze est une technique ancestrale, Rodin va avoir accès à de nouveaux alliages développés pendant le XIXe siècle par la révolution industrielle et technique[110], basés sur le mélange en variation de proportion de cuivre, étain, zinc, plomb, aluminium, manganèse, phosphore[111]. Serge Gérard, dans son livre Rodin. L'homme d'airain donne les proportions suivantes : cuivre, 85 à 90 %, étain, 12 à 17 %, zinc et plomb en quantité infinitésimale[112]. Cette variation permet de dater ou d'expertiser les différentes fontes de bronzes[113].

Ainsi, le musée du Bronze d'Inverness analyse deux exemples de bronze actuellement utilisé en fonderie d'art, l'un « spécifiquement en Amérique du Nord, un alliage de cuivre à 95 %, de silicium à 4 %, de manganèse à 1 % et de traces d'autres métaux, ce qui donne un bronze plus dur, de grande qualité. Cet alliage provient de l'aéronautique américaine. En Europe, le bronze est encore largement composé de cuivre à 85 %, d'étain à 5 %, de plomb à 5 % et de zinc à 5 %[114] ».

En 1989, une analyse radiographique du Penseur et des Bourgeois de Calais a permis de montrer la différence d'épaisseur du bronze — plus épais, plus lourd et plus solide au pied des sculptures et moins épais au sommet, lequel est plus fragile mais plus léger — et la présence d'armatures de consolidation à l'intérieur des sculptures[115], technique rendue possible par les nouveaux alliages.

Collection

Guanyin avec un enfant dans les bras, Chine (?), XVe siècle (?), Paris, musée Rodin. Une antiquité chinoise de la collection de Rodin.

Auguste Rodin était également un grand collectionneur de sculptures antiques romaines et grecques, d'antiquités chinoises, de gravures japonaises et de peintures d'Auguste Renoir, Vincent van Gogh, Claude Monet, Frits Thaulow ou Eugène Carrière, entre autres. Ces collections sont conservées à Paris au musée Rodin.

Les faussaires

Ernest Durig, fameux faussaire de Rodin, au travail.

Dès la mort de Rodin[116],[117], la question de l'authenticité des bronzes se pose[118], Rodin lui-même qualifiant ses bronzes de « reproduction de ses originaux en argile[119]. », il avait donné autorisation au fondeur Barbedienne de reproduire contre redevance son œuvre à échelle plus réduite, sans limite de nombre.

Après la mort de Rodin, les caricaturistes se moquèrent autant de la production pléthorique de l'artiste que des faux que son succès engendrèrent. Dans un numéro de La Baïonnette d'avril 1919, Marcel Capy conclut une satire en écrivant : « Moi Rodin, épicier, sain de corps et d'esprit, n'ai jamais sculpté ! Tous les Rodins sont faux[120] ! »

Étant donné sa célébrité de son vivant, les faussaires se sont en effet très rapidement intéressés à l’œuvre de Rodin[121], en particulier, l'Allemand Ernest Durig (1894-1962) qui s'était fait une spécialité dans les faux dessins, qui sont pour certains aujourd'hui conservés à New York au Museum of Modern Art. Il prétendait avoir terminé et fait en marbre le portrait du pape Benoît XV.

Jusqu'en 1968, les tirages des bronzes ne sont pas limités par la loi française, aussi certains fondeurs qui ont les moules originaux produisent à la demande entre 1917 et 1968[123]. De plus, le marché de l'art a connu un scandale important au cours des années 1990, avec la découverte de réseaux de faussaires — dont Guy Hain et Gary Snell — condamnés par la justice française en 2001, mais dont l'activité a inondé le marché de centaines d'œuvres contrefaisant celles de Rodin.

Selon Béatrice de Rochebouet, qui cite Jérôme Le Blay, le directeur du comité Rodin créé en 2005, il existe au moins 26 exemplaires de La Danaïde, par exemple[124]. Elle a été éditée du vivant de Rodin à dix exemplaires entre 1887 et 1917, par les fondeurs François et Alexis Rudier, puis à sept exemplaires par le musée Rodin (ayants-droits) entre 1921 et 1942, fondus par Alexis Rudier, puis à neuf exemplaires, de 1961 à 1971, fondus par Georges Rudier. Il y aurait environ 8 000 bronzes répertoriés chez des collectionneurs privés dont un tiers serait des faux[124].

De plus, depuis que l'œuvre de Rodin est entré dans le domaine public en 1982, Le Penseur, par exemple, été édité à 25 exemplaires en Corée en 2000[124].

Si l'œuvre de l'artiste est aujourd'hui dans le domaine public, le droit moral d'Auguste Rodin, perpétuel, imprescriptible et inaliénable, est détenu par son légataire, le musée Rodin à Paris. Celui-ci a déposé les marques suivantes : « R », « RODIN », « AUGUSTE RODIN » et « musée RODIN », qui sont la propriété exclusive du musée[125].

Il existe plusieurs projets de catalogues raisonnés des œuvres du sculpteur, menés par le musée Rodin et par le comité Auguste-Rodin à Paris.

11 septembre 2001

Trois œuvres de Rodin qui se trouvaient dans le World Trade Center à New York ont été sérieusement endommagées lors des attentats du 11 septembre 2001[126]. Lors des fouilles qui ont eu lieu après les attentats, on a retrouvé en mauvais état Le Buste de Jean d'Aire (travail préparatoire aux Bourgeois de Calais) et Les Trois Ombres. En revanche, un tirage en bronze du Penseur, ayant été localisé entre temps par un pompier de New York, est définitivement perdue.

Quelques œuvres

Sculpture

Le Penseur (1881-1882), Paris, musée Rodin.
  • 1877, L'Âge d'airain.
  • 1878, Saint Jean Baptiste. L'œuvre est sculptée plus grande que nature pour prouver qu'il n'a pas eu recours au moulage sur le vif.
  • 1879, La Défense ou L'Appel aux armes, deviendra le monument commémoratif à Verdun en 1919.
  • La Porte de l'enfer, œuvre commandée en 1880, jamais achevée. La première fonte est post-mortem en 1928 avec accord de Rodin en 1917.
  • 1882, Le Penseur, bronze, Paris, musée Rodin. Un des exemplaires en bronze se trouve dans le cimetière Bruxellois de Laeken (à l'arrière de l'église Notre-Dame et de la crypte royale). Un autre orne la tombe de Rodin et de son épouse dans le jardin de la villa des Brillants à Meudon, fonte par Alexis Rudier, 1904 (180 × 98 × 145 cm), œuvre affectée au musée Rodin en 1922 (no inv. : S.1295).
  • 1882, Adam.
  • 1882, Ève.
  • 1882, Ugolin et ses enfants.
  • 1884, L'Éternel Printemps, bronze et marbre, Paris, musée Rodin.
  • vers 1884, Tête de Camille Claudel coiffée d'un bonnet, terre cuite (7 × 15 × 17,7 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : S.208).
  • 1885, Jeune mère à la grotte, plâtre (36 × 28,2 × 24 cm), musée Rodin (no inv. : S.1196).
  • 1886, Le Baiser.
Jean d'Aire (1887), musée des beaux-arts de Montréal.
  • 1887-1888, Les Sirènes, bronze et marbre, 18 exemplaires au total dont quatre en marbre[127]. Trois sirènes enlacées chantent, plâtre (exposition Monet-Rodin à la galerie Georges-Petit à Paris, en 1889). Don d'un exemplaire en marbre de la famille Huntly Redpath Drummond au musée des beaux-arts de Montréal.
  • 1888, Les Limbes et les Sirènes, édition de 1934. Vase en porcelaine dure (24,7 × 13,3 × 13,3 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : S.2415), don d'Eugène Rudier, 1945.
  • 1889, La Danaïde.
  • 1889, Les Bourgeois de Calais, plâtre (219,5 × 266 × 211,5 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : S.153).
  • 1890-1893, Éternelle idole, plâtre (73,2 × 59,2 × 41,1 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : S.1044).
  • 1894, Le Christ et la Madeleine, maquette en plâtre et bois et tissu (84,5 × 74 × 44,2 cm), repères de mise aux points, Paris, musée Rodin (no inv. : S.1097).
  • vers 1895, Iris, bronze, fonte Alexis Rudier avant 1916 (82,7 × 69 × 63 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : S.1068).
  • vers 1895, Assemblage. Masque de Camille Claudel et main gauche de Pierre de Wissant, plâtre (32,1 × 26,5 × 27,7 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : S.349).
  • 1895-1897, L'Aurore, marbre (56 × 58 × 50 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : S.1019).
  • 1896, La Méditation ou La Voix intérieure, plâtre patiné (147 × 76 × 55 cm), Paris, musée Rodin, (no inv. : S.1125).
  • Mignon, Paris, musée Rodin.
  • L'Art, Paris, musée Rodin.
  • 1899, Les Ombres de La Porte de l'enfer, Paris, musée Rodin.
  • 1899-1900, La Tentation de saint Antoine, marbre (61 × 117 × 70 cm), musée des beaux-arts de Lyon[128].
  • 1907 (vers), Amour et Psyché, marbre, musée des beaux-arts de Nancy.
  • 1907 (vers), Buste de Henry Becque, plâtre (69,2 × 46,5 × 47 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : S.1827).
  • 1908, La Duchesse de Choiseul (version pensive), terre cuite (39,4 × 36 × 22,2 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : S.1041).
  • 1908, La Cathédrale, pierre (64 × 29,5 × 31,8 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : S.1001).
  • 1892, Monument à Claude Gellée dit Le Lorrain, bronze, Nancy, parc de la Pépinière[129].
  • 1897, Monument à Balzac, bronze, Paris, musée Rodin.
  • L'homme qui marche, bronze, salle Camille Claudel de l'espace culturel André Siegfried, à Barentin (Seine-Maritime).
  • Buste d'homme grimaçant, plâtre (22 × 28 × 15 cm), musée d'art de Toulon.
  • Buste de jeune fille, bronze patiné, socle en verre, Paris, musée des arts décoratifs.
  • 1908, Muse Whistler nue, bras coupés, bronze, fonte Coubertin pour les collections du musée, 1986 (223,5 × 90 × 109,5 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : S.3005).
  • Buste de Victor Henry Rochefort, tête droite, 1884, plâtre teinté, Paris, musée Rodin[130].
  • 1911, Le Baiser de l'Ange, dit aussi Le Rêve, Paris, musée Rodin.
  • 1911, Hélène de Nostitz, pâte de verre (23,2 × 21,5 × 9,7 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : S.991).

Œuvre picturale

Dessin

Le Bain de la Sirène (vers 1900), dessin, Buenos Aires, musée national des beaux-arts d'Argentine.

Rodin produisit environ 10 000 dessins, dont 7 000 sont conservés à Paris au musée Rodin.

  • Vers 1856, Squelette et crâne, crayon noir sur papier, plume et encre noire sur papiers découpés, collés en plein sur un support (25,3 × 11 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : D.100, D.102).
  • 1875-1876, Feuilles d'études, crayon, plume et encre brune, lavis brun et gouache, sur cinq papiers découpés et collés sur une page d'un album désassemblé par la suite (26,4 × 3 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : D.274 à D.279, au verso).
  • 1879-1882, Vase aux putti. Fusain sur papier (38,4 × 33,1 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : D.7676).
  • Vers 1880, Ugolin entouré de trois enfants, crayon, plume et lavis, encre et gouache sur papier, signé en bas à droite, (17,3 × 13,7 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : D.7627).
  • Vers 1880, La Force et la Ruse, plume, encre, lavis et gouache sur papier collé sur un support contrecollé sur carton (15,5 × 19,2 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : D.5087).
  • Vers 1880, Dans la m…, crayon, plume et encre, lavis d'encre et gouache sur papier collé, sur un papier réglé de registre (18,2 × 13,6 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : D.7616). Ancienne collection Maurice Fenaille, acquis en 1929.
  • 1881-1884, Portail de l'église de l'abbaye Saint-Pierre d'Auxerre, plume et encre, lavis d'encre brune sur papier quadrillé (18,2 × 14,4 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : D.5916-5918).
  • Vers 1884, Ève, plume et encre noire, lavis d'encre brune sur papier (25,4 × 18,7 cm), legs Marcel Guérin, Paris, musée Rodin (no inv. : D.7142).
  • 1900, Naissance de Vénus, crayon graphite, encre et aquarelle sur papier, signé en bas à gauche (000 × 000 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : D.4093).

Peinture

Crépuscule d'or sur les dunes en forêt de Soignes, Paris, musée Rodin.
Maisons rouges, Paris, musée Rodin.
  • 1871-1877, Chemin de terre à Watermael en forêt de Soignes, huile sur papier collé sur carton (36,5 × 27 cm), Paris, musée Rodin (p. 7240).
  • 1871-1877, Crépuscule d'or sur les dunes en forêt de Soignes, huile sur papier collé sur carton (27 × 34 cm), Paris, musée Rodin (p. 7225).

Gravure

  • 1884, Victor Hugo de trois-quarts, gravure à la pointe sèche, 4e état sur 10, partie gravée (22,2 × 15 cm), acquis en 1991, Paris, musée Rodin (no inv. : G.7750).
  • 1885, Henry Becque, gravure à la pointe sèche (22,5 × 16 cm), Paris, musée Rodin (no inv. : G.9343).

Illustration

Collections publiques conservant des œuvres de Rodin

En Corée du Sud
  • Séoul, Plateau  (anciennement Rodin Gallery).
Aux États-Unis
En France

Expositions

  • 1877 : Bruxelles, « L'Âge d'airain[134] ».
  • 1889 : Paris, galerie Georges Petit, « Monet-Rodin ».
  • 1900 : pavillon de l’Alma, en marge de l'Exposition universelle à Paris.
  • 1902, du 10 mai au 15 juillet : Prague.
  • 2001 : « Rodin en 1900. Le Pavillon de l’Alma », Paris, musée du Luxembourg. Reconstitution de l'exposition organisée par Rodin en 1900[135].
  • 2006, de janvier à février : exposition d'une soixantaine de sculptures, bronzes, moulages et dessins originaux de l'artiste à la galerie Brame & Lorenceau à Paris[136].
  • 2007, avril à juin : exposition de sculptures, bronzes, moulages et dessins originaux de l’artiste, château de Waroux près de Liège, en Belgique[137].
  • 2009 à 2012, d'octobre à octobre : exposition de 62 sculptures originales de l'artiste au Palais des Arts, dans le quartier de Graça, à Salvador/Bahia (Brésil).
  • 2011 : « Rodin. Le plaisir infini du dessin », au musée départemental Matisse, Le Cateau-Cambrésis.
  • 2013 : « Rodin. La lumière de l'antique », Arles.
  • 2014 : « Carrier-Belleuse, le maître de Rodin », au musée national du palais, Compiègne.
  • 2015, du 30 mai au 18 octobre : « Rodin-Métamorphoses », au musée des beaux-arts de Montréal, la plus grande exposition de Rodin au Canada.
  • 2017, du 22 mars 2017 au 31 juillet 2017 : « Rodin. L'exposition du centenaire », Paris, Grand Palais.

Iconographie

Albert Besnard fit de lui un portrait gravé à l'eau-forte en 1900[138].

Décorations

Hommages

Notes et références

  1. Notice d'autorité de la BnF, consultée le 11 juin 2013.
  2. « Rodin et Michel-Ange », Revue de l'art, no 160,‎ , p. 59
  3. Article « Rodin », Grand Larousse Encyclopédie, Paris, vol. 17, 1976, p. 10489 (ISBN 2-03-000900-8).
  4. Son père a deux frères tous deux enseignants. L'un, Hyppolite, est directeur d'établissement à Beauvais et Alexandre est professeur de latin, et une sœur, Marie-Désirée qui est mariée à Jean Stanislas Coltat, qui possède une bijouterie religieuse (voir Maxime Paz, « L’autobiographie de Rodin : une fiction ? », in Catherine Méneux, Emmanuel Pernoud et Pierre Wat (éd.), Actes de la journée d’études Actualité de la recherche en XIXe siècle, master 1, années 2012 et 2013, Paris, site de l’HiCSA, [PDF] en ligne).
  5. « Auguste Rodin. Jeunesse et formation », musée Rodin.
  6. Jeanne Fayard, Auguste Rodin. Naissance d'une vocation, Éditions Riveneuve, 2014 (ISBN 978-2-3601-3239-3), [présentation en ligne].
  7. Sandor Kuthy et Judith Cladel, Camille Claudel, Auguste Rodin, Office du Livre, , p. 50
  8. in Alain Garric, Essai de généalogie, gw.geneanet.org.
  9. geneanet.org.
  10. Jean-Paul Morel, « Vie d'Auguste Rodin », in Auguste Rodin. Faire avec ses mains, Paris , Éd. Mille et une nuit, Fayard, 2011 (ISBN 978-2-75550-463-7).
  11. Hélène Pinet, Rodin. Les mains du génie, Paris, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard. Arts », 2009, p. 17.
  12. « Jeunesse et formation », sur musee-rodin.fr.
  13. Gustave Coquiot, Rodin à l'Hôtel de Biron et à Meudon, Ollendorff, Paris, 1917, p. 109 [lire en ligne].
  14. Michel Deveaux, Camille Claudel à Montdevergues, Éditions L'Harmattan, , p. 76.
  15. Auguste Rodin, Valérie Pénicaut, Auguste Rodin. Les érotiques, Éditions Sauret, , p. 113.
  16. Dessinateur et graveur, Auguste Eugène Beuret épouse en 1900 Eugénie Doré (1860-1932) (épouse Moniez), une Normande (gw.geneanet.org).
  17. musee-rodin.fr.
  18. (en) Ruth Butler, The Shape of a Genius, Michigan, Gerrald Cantor Foundation, 1993, p. 83.
  19. (en) Ruth Butler, op. cit., p. 85-87.
  20. Sculpture originale de Rodin.
  21. Réalisé par un mouleur.
  22. Réalisé par des praticiens comme Bernard, Bourdelle, Desbois, Despiau, Escoula, Peter, Pompon, Soudbidine… ([PDF] musee-rodin.fr).
  23. [PDF] musee-rodin.fr.
  24. in Cat Kiefer Rodin, Gallimard, Paris 2017 p. 267
  25. [PDF] Dossier pédagogique sur musee-rodin.fr.
  26. C'est le projet de Louis-Ernest Barrias qui fut retenu.
  27. « Les Amis communards de Rodin »
  28. Rodin s’entoure alors de praticiens afin de se constituer un atelier, que Camille Claudel intègre vers 1884. L’incertitude demeure quant à la nature exactes des travaux dont elle est chargée, mais il semble qu’elle exécute surtout des morceaux difficiles, comme les mains et les pieds des figures destinées aux sculptures monumentales (en particulier La Porte de l’Enfer). Il s’agit pour Claudel d’une période de formation sous la direction de Rodin : elle assimile la théorie des profils et comprend l’importance de l’expression (musee-rodin.fr).
  29. Anne Rivière, Bruno Gaudichon et Danielle Ghanassia, Camille Claudel. Bibliographie, catalogue raisonné, Paris, Adam Biro, 1996, p. 200.
  30. Anne Rivière, Bruno Gaudichon et Danielle Ghanassia, Camille Claudel, op. cit., p. 201.
  31. Dès 1895, Henrik Ibsen en fait une pièce de théâtre, puis un livre en 1982. Un film de Bruno Nuytten (1987) la fera connaître du grand public.
  32. Selon le journal de Jehan Rictus qui tenait l'information de Marcelle Dalti, secrétaire de Rodin : « Rodin a deux enfants avec son élève Mlle Claudel ; et un enfant avec une boniche appelée Rose, enfant qu'il ne veut pas voir », Journal quotidien, cahier 60, p. 59 à la date du 22 novembre 1910 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b530948709/f64.image
  33. Selon Reine-Marie Paris, un assistant payait les pensions, in Reine-Marie Paris, Camille Claudel, Paris, Gallimard, 1984, p. 67.
  34. [PDF] Dossier pédagogique du musée Rodin, p. 17.
  35. Devenue depuis 1919 une annexe du musée Rodin de la rue de Varenne.
  36. Le Musée Rodin conserve 900 lettres d'amour de la peintre à Rodin.
  37. « Après avoir travaillé jusqu'à onze heures avec son secrétaire dans ses appartements de l'hôtel Bristol, Edouard VII est monté en automobile et s'est rendu chez le sculpteur Rodin, à Meudon. L'ambassadeur d'Angleterre l'accompagnait. Le roi a visité l'atelier du maître et l'a interrogé sur l'état de ses travaux. Il eût désiré voir le buste d'une grande dame anglaise, exécuté par Rodin, mais cette pièce était au moulage. » — « Edouard VII chez M. Fallières », Le Petit Parisien, no 11452, 7 mars 1908, p. 2.
  38. Actuel musée Rodin
  39. « Notice no LH/2779/35 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  40. Albert Besnard, Sous le ciel de Rome, Paris, Éditions de France, 1925.
  41. Gilles Néret, op. cit., p. 92.
  42. Marcelle Tirel, Rodin intime ou L'envers d'une gloire, lettre-préface de A…, Paris, 1923.
  43. Judith Cladel, Rodin, sa vie glorieuse, sa vie inconnue, Paris, Éditions Bernard Grasset, 1936.
  44. Gilles Néret, op. cit.
  45. http://collections.musee-rodin.fr
  46. Le fondeur Ferdinand Barbedienne avait un contrat d'édition du Baiser en petite dimension. Dossier documentaire Rodin. La chair, le marbre, musée Rodin.
  47. Bronze, Paris, musée Rodin.
  48. Bronze, 1880, Paris, musée Rodin.
  49. Hélène Pinet, Rodin et ses modèles, Paris, musée Rodin, 1990, p. 50-51.
  50. Jean-Louis Prat, notice no 30 (de l'œuvre L'Orage, de Germaine Richier) du catalogue de la rétrospective Germaine Richier, organisée par la fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence, avril-juin 1996 (ISBN 2-900923-13-1).
  51. Hélène Pinet, Rodin. Les mains du génie, op. cit.
  52. Carol-Marc Lavrillier, photographie de la Porte de l'enfer, de Rodin, 1958, centrepompidou.fr, consulté en janvier 2014.
  53. Elles ont été publiées en 1988 par les Éditions Pont Royal, à Lausanne, dans un livre intitulé Rodin, “La Porte de l'enfer”.
  54. Exposition Rodin « Le plaisir infini du dessin », au musée Matisse, au Cateau-Cambrésis, analyse de l'exposition sur Lintermede.com.
  55. no 130 au catalogue Godefroy de l’œuvre gravé d'Albert Besnard.
  56. « Le nouveau parcours », musée Rodin.
  57. a et b Colin Lemoine et Véronique Mattiussi, Rodin-Bourdelle. Correspondance (1893-1912), op. cit.
  58. musee-rodin.fr.
  59. http://www.musee-rodin.fr/fr/ressources/fiches-educatives/rencontre-rodin-et-rilke
  60. Pour l'organisation de l'atelier on se reportera à : Colin Lemoine et Véronique Mattiussi, Rodin-Bourdelle. Correspondance (1893-1912), op. cit., qui décrit de manière précise le rôle de chacun, les décisions concernant l'organisation et la répartition des tâches et du travail y compris le recrutement de nouveaux sculpteurs ou ouvriers.
  61. [PDF] mbaq.fr.
  62. Musée national des beaux-arts du Québec, Detroit Institute of Art, Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 2005-2006
  63. a et b Deux lettres de Rodin à Rose Beuret citées par Monique Laurent Rodin, Éd. Chêne, Paris, 1998, p. 116.
  64. Ruth Butler, Rodin: The Shape of Genius, Yale University Press, 1996, p. 346 et 544 (en ligne). Marc Toledano, La Polonaise de Rodin, Paris, France-Empire, 1986, 294 p. (ISBN 2704805040).
  65. Rodin et ses modèles. Le portrait photographié, musée Rodin, 1990.
  66. Musée Rodin, Josef Maratka.
  67. Site du musée d'Orsay.
  68. Dossier documentaire « Rodin. La chair, le marbre », musée Rodin, p. 35, ([PDF] en ligne).
  69. Élisabeth Lebon, Dictionnaire des fondeurs de bronze d'art. France, 1890-1950, Perth, Marjon Éditions, 2003.
  70. Isabelle Bissière, dossier documentaire, « Rodin. La chair, le marbre », 2013. http://www.museerodin.fr/sites/musee/files/editeur/REDUIT_121124_MR_DD_LA%20CHAIR,%20LE%20MARBRE-BD.pdf
  71. Né en 1845, Jacques Barthélemy, émigra en 1892 pour les États-Unis, in David Karel, Dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du Nord : peintres…, p. 43.
  72. Il travaille pour Rodin à partir de 1871 (voir Ruth Butler, p. 70), il est le praticien marbrier de La Petite Mousquetaire (collections.musee-rodin.fr).
  73. Dessinateur et graveur.
  74. Bourdelle fut l'assistant de Rodin pendant quinze ans, de 1893 à 1912. Il fut en particulier le metteur au point de la sculpture Ève de Rodin, qu'il sculpte sur pierre, et du portrait de Rose Beuret. Colin Lemoine et Véronique Mattiussi, Rodin-Bourdelle. Correspondance (1893-1912), op. cit.
  75. Sculpteur suisse (1879-1968), qui après avoir été l'assistant et l'élève de Bourdelle, devient assistant de Rodin, de 1904 à 1908. Rodin-Bourdelle. Correspondance 1893-1912, op. cit.
  76. Élève, modèle, praticienne, modelage pour les mains de Pierre de Wissant.
  77. Praticien du marbre du Buste de Madame Vicuhna, 1888, Paris, musée d'Orsay.
  78. Anne Rivière, Bruno Godichon et Danielle Ghanassia, Camille Claudel. Bibliographie. Catalogue raisonné, Paris, Adam Biro, 1996, p. 215.
  79. Il réalisa pour Rodin le Monument à Claude Lorrain. Rodin-Bourdelle. Correspondance (1893-1912), op. cit.
  80. Emmanuel Dolivet réalisa, en 1902, la troisième version en marbre du Baiser, présenté à la Ny Carlsberg Glyptotek de Copenhague.
  81. Praticien du marbre de La Danaïde (1909), de la première version en marbre des Bénédictions (1900), du Buste de Madame Vincuhna (1888).
  82. Metteur aux points, permet la reproduction à différentes échelles.
  83. Sculpteur du marbre de Obsession (1907) (?).
  84. Collaborateur de Rodin à partir de 1894.
  85. Élève, praticienne, modelage des robes des Bourgeois de Calais.
  86. Praticienne de Nabuchodonosor en 1900.
  87. Sculpteur modeleur de La Main de Dieu ou la Création (catalogue Rodin, la chair et le marbre, Paris, Musée Rodin, 2012, 232 p.).
  88. Praticien de la troisième version du marbre des Bénédictions (1912).
  89. Praticien du marbre de La Convalescente (1914) (?).
  90. Praticien du marbre de La Convalescente (1907) (?).
  91. Praticien de la seconde version du marbre des Bénédictions (1911).
  92. Praticien du marbre de La Pleureuse (1893).
  93. Élève et modèle.
  94. Il réalise pour Rodin la seconde version en marbre du Baiser, aujourd'hui à la Tate Modern de Londres (tate.org.uk).
  95. Praticien du marbre de Clemenceau (1914).
  96. Praticien des marbres d’Adam et Ève (1905). et La Source
  97. Praticien modeleur Balzac
  98. Praticien de La Main de Dieu ou la Création (1905).
  99. Il réalise pour Rodin la première version en marbre du Baiser (Paris, musée Rodin).
  100. Idem[réf. incomplète], note 14.
  101. Auteure de Rodin intime ou L'envers d'une gloire, Éditions du Nouveau Monde, 1923, avec une préface du fils de Rodin, Auguste Beuret ; elle y défend Rose Beuret.
  102. Cité in Siân Reynolds, Comment peut-on être femme sculpteur en 1900 ? Autour de quelques élèves de Rodin [article] sem-link, p. 17 (en ligne)./
  103. Irène Laksine, « David Laksine, dit “Laxine” (1888-1911) », dans Martine et Bertrand Willot, Alphonse Quizet et ses amis, La Vie d'artiste, p. 86, Dictionnaire des peintres de Montmartre (ISBN 978-2913639058).
  104. Élève écossaise de Rodin, qui a laissé des lettres et des souvenirs.
  105. musee-rodin.fr.
  106. musee-rodin.fr.
  107. musee-rodin.fr.
  108. « La lumière synchrotron au service d'œuvres de Rodin », sur echosciences-grenoble.fr, 5 mars 2016.
  109. « Tout, tout, tout vous saurez tout sur Auguste Rodin », Journal du dimanche, 6 mars 2016.
  110. L'évolution des techniques du bronze à la fin du XIXe siècle est décrite par Urbain Le Verrier dans La Métallurgie en France, Paris, J.-B. Baillière et fils, 1895, 333 p..
  111. futura-sciences.com.
  112. Serge Gérard, Rodin. L'Homme d'airain, Éd. Cheminement, 2004, p. 19 (ISBN 978-2844783127).
  113. gillesperrault.com.
  114. « Les techniques de fonderie » sur le site museedubronze.com.
  115. In Thierry Borel, « La radiographie des objets d'art : la révolution de l'image », Persée, no 2, Paris, 1995, p. 153-156, dans ([PDF] en ligne).
  116. Édouard Houssaye, « La Chronique des arts et de la curiosité », supplément à la Gazette des beaux-arts, Paris, août 1919, p. 230 (en ligne).
  117. François Blanchetière, conservateur du patrimoine au musée Rodin, Paris et Meudon, « Reproduire pour diffuser », 12 novembre 2012 (en ligne).
  118. collections.musee-rodin.fr.
  119. Acte de donation du musée à l'État, cité in Serge Gérard, op. cit., p. 19.
  120. Marcel Capy, « Le vrai Rodin », La Baïonnette, 10 avril 1919, p. 228 (en ligne).
  121. Henri de Pène, « Les faux Rodin. Ils se multiplient », Le Gaulois, janvier 1919 (en ligne).
  122. En particulier Eugène Rudier (Béatrice De Rochebouet, op. cit., 9 avril 2015.
  123. a, b et c Béatrice de Rochebouet, « Rodin ne laisse pas le marché de marbre », Le Figaro, 9 avril 2015 : « “On recense donc au moins 26 exemplaires en bronze du petit modèle de La Danaïde, toutes versions confondues”, explique l'expert Jérôme Le Blay, directeur du Comité Rodin, créé en 2005. […] “C'est un puits sans fond”, avoue ce conseiller qui affronte des successions difficiles où des héritiers ont préféré il y a trois générations, leur Rodin à leur maison. Alors que celui-ci est identifié comme faux. “Comment jeter la pierre à ceux qui ont vendu et acheté ces tirages illicites alors même que le musée Rodin a manqué de vigilance jusque dans les années 1980, en particulier avec la fonderie Rudier ?” conclut l'expert. Le particulier paye aujourd'hui cet aveuglement. »
  124. musee-rodin.fr.
  125. Rodin Work From Trade Center Survived, and Vanished, 20 mai 2002.
  126. Antoinette Le Normand-Romain, « Les Rodin du musée. L'avis du spécialiste », Revue M du Musée des beaux-arts de Montréal,‎ , p. 26 (ISSN 1715-4820).
  127. MBA-Lyon, consulté le 14 décembre 2016.
  128. « Monument à Claude Gellée dit Le Lorrain. Parc de la Pépinière. Nancy », notice sur e-monumen.net.
  129. « Buste de Victor Henry Rochefort, tête droite », notice sur collections.musee-rodin.fr.
  130. INHA
  131. BBF Auguste Clot.
  132. Fédération nationale des offices du tourisme et syndicats d'initiative, Aix-les-Bains, office du tourisme.
  133. C'est à la suite de cette exposition que Rodin fut accusé, à tort, d'avoir effectué un moulage sur nature.
  134. Site de la Réunion des musées nationaux [lire en ligne].
  135. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/doclvr_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=MATR&VALUE_98=%27Rodin%20Auguste%27&DOM=All.
  136. Vidéo de RTC Liège.
  137. no 130 du catalogue de Louis Godefroy de l'œuvre gravé du peintre, Paris, 1926.
  138. Notice sur wikitimbres.fr.

Annexes

Bibliographie

  • Ruth Butler, La Solitude du génie, Paris, Gallimard, 1998.
  • Judith Cladel, Rodin, sa vie glorieuse, sa vie inconnue, Paris, Éditions Bernard Grasset, 1936.
  • (en) Frederic V. Grunfeld, Rodin, Paris, Fayard, (ISBN 2213022569).
  • Dominique Jarrassé, Rodin. La passion du mouvement, Éditions Pierre Terrail, 2001.
  • Rosalind Krauss, Passages. Une histoire de la sculpture de Rodin à Smithson, Paris, Macula, 1997.
  • Carol-Marc Lavrillier, Rodin. « La Porte de l'enfer », textes de Yann Le Pichon, Lausanne, Éditions Pont Royal (ISBN 2-88260-005-4) ; diffusion Éditions Robert Laffont.
  • Antoinette Le Normand-Romain, Rodin et le bronze, catalogue des œuvres conservées au musée Rodin, Paris, éditions du musée Rodin, Réunion des musées nationaux, 2007, 2 tomes.
  • Antoinette Le Normand-Romain et Christina Buley-Uribe, Dessins et aquarelles, Paris, Hazan, 2006.
  • Raphaël Masson et Véronique Mattiussi, Rodin, Paris, Éditions du musée Rodin, Flammarion, 2004.
  • Gilles Néret, Auguste Rodin, 1840-1917. Sculptures et dessins, Cologne, Taschen, (ISBN 3822887439 et 978-3822887431).
  • Hélène Pinet, Rodin. Les mains du génie, Paris, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard. Arts », (ISBN 2070348776 et 978-2070348770).
  • Rainer Maria Rilke, Auguste Rodin, Paris, La Part Commune, 2007.
  • Auguste Rodin, L'Art, entretiens réunis par Paul Gsell, Paris, Grasset, 1999.
  • Auguste Rodin, Éclairs de pensée. Écrits et entretiens, édition établie par Augustin de Butler, Éditions du Sandre, 2008.
  • Leo Steinberg, Le Retour de Rodin, Paris, Macula, (ISBN 2865890295 et 978-2865890293).
  • Colin Lemoine et Véronique Mattiussi, Rodin-Bourdelle. Correspondance (1893-1912), Gallimard, coll. « Arts et artistes », 2013, 416 p. (ISBN 978-2-07-014009-1).
  • Marc Tolédano, La Polonaise de Rodin, Paris, Éditions France-Empire, (ISBN 2704805040 et 978-2704805044).
  • (en) Dominique Viéville et Aline Magnien, Guide des collections du Musée Rodin, Paris, Éd. du Musée Rodin, (ISBN 9782353770083), p. 256.
  • Raphaël Masson, Véronique Mattiussi et Jacques Villain (préface), Rodin, Flammarion, coll. « Monographies », (ISBN 978-2081370326).
  • Edwart Vignot et Catherine Chevillot (Préface), Une pensée pour Rodin. D'hier à aujourd'hui, ses admirateurs lui rendent hommage, Place des Victoires, coll. « Livres d'Art », (ISBN 978-2809913507).

Publication jeunesse

Catalogues d'expositions

  • François Blanchetière et Bénédicte Garnier (dir.), Rodin. Le rêve japonais, Paris, Éditions du musée Rodin/Flammarion, coll. « Catalogues d'ex », , 239 p. (ISBN 2081205149 et 978-2081205147).
  • Hélène Pinet (dir.), Rodin et la photographie, Paris, Gallimard Musée Rodin, (ISBN 9782070119097 et 2070119092).
  • Aline Magnien et Maria Lopez Fernandez, Camille Claudel, 1864-1943 : Madrid, Fundación Mapfre, 7/XI/2007-13/I/2008 ; Paris, musée Rodin, 15/IV/2008-20/VII/2008, Paris Madrid, Gallimard Musée Rodin Fundación Mapfre, (ISBN 9782070120413).
  • Aline Magnien, Rodin. La fabrique du portrait, Paris, Skira/Flammarion/Musée Rodin, (ISBN 9782081224575).
  • François Blanchetière et William Saadé (directeur), Rodin. Les arts décoratifs, Paris, Éditions du musée Rodin, Alternatives, (ISBN 9782862275994).
  • Christina Buley-Uribe, Auguste Rodin. Eugène Carrière, Flammarion, 2006.

Filmographie

Articles connexes

Liens externes