Audrey Azoulay

Audrey Azoulay
Audrey Azoulay en 2016.
Audrey Azoulay en 2016.
Fonctions
Ministre de la Culture et de la Communication

(1 an, 2 mois et 29 jours)
Président François Hollande
Premier ministre Manuel Valls
Bernard Cazeneuve
Gouvernement Valls II
Cazeneuve
Prédécesseur Fleur Pellerin
Successeur Françoise Nyssen
Biographie
Date de naissance (44 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Française
Père André Azoulay
Diplômée de Université Paris-Dauphine
Université de Lancaster
Sciences Po Paris
ENA
Profession Administratrice civile

Audrey Azoulay, née le à Paris, est une haute fonctionnaire et femme politique française.

Elle est conseillère du président de la République François Hollande, chargée de la culture et de la communication de 2014 à 2016, puis ministre de la Culture dans le second gouvernement de Manuel Valls et celui de Bernard Cazeneuve.

Elle est candidate au poste de directeur général de l'Unesco, qui sera renouvelé en octobre 2017.

Biographie

Enfance et famille

Audrey Azoulay, née à Paris[1],[2] dans une famille juive marocaine originaire d'Essaouira[3],[4], est la fille du journaliste, banquier et homme politique André Azoulay, conseiller du roi du Maroc Hassan II à partir de 1991[5], puis de Mohammed VI[6], et de la femme de lettres Katia Brami[7]. Sa tante, Éliane Azoulay, est journaliste à Télérama[1]. Elle indique avoir « grandi dans un milieu très à gauche », « politisé sur le conflit israélo-palestinien », dans le quartier de Beaugrenelle à Paris avec ses deux sœurs aînées[2] : Judith, qui a travaillé au sein de l'Association française d'action artistique (AFAA)[8], et Sabrina[9] qui est productrice[10]. Elle n'a pas la nationalité marocaine, contrairement à ses parents[1],[11]. Elle a un fils et une fille[2] avec son époux François-Xavier Labarraque, haut fonctionnaire, enseignant et consultant[5].

Formation

Audrey Azoulay est titulaire d'une maîtrise de sciences de gestion de l'université Paris-Dauphine (1994) et d'un master en administration des affaires (MBA) de l’université de Lancaster (Royaume-Uni)[12],[13]. Elle travaille durant ses études dans une banque, ce qu'elle indique avoir « détesté »[2].

Élève de Sciences Po (section Service public, 1996[14]), où elle rencontre son futur époux[5], elle entre ensuite à l'École nationale d'administration (ENA) en 2000 (promotion Averroès). Elle dit y « découv[rir] […] l'antisémitisme vieille France[2] ».

Militantisme et positionnement

Elle indique avoir participé aux manifestations contre le projet de loi Devaquet en 1986, contre le plan Juppé de 1995 et contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de 2002[2]. Elle s'était également engagée dans l'antifascisme au lycée[2].

Interrogée sur ses modèles, elle cite Simone Veil et Jean Zay[11].

Haute fonctionnaire dans le secteur des médias (2000-2014)

À sa sortie de l'ENA en 2000, Audrey Azoulay est nommée administratrice civile[15], affectée au secrétariat général du gouvernement[16]. D' à , elle occupe les fonctions d'adjointe, puis de chef du bureau du secteur audiovisuel public, chargée de la stratégie et du financement des organismes du secteur à la direction du développement des médias (DDM, devenue direction générale des médias et des industries culturelles)[17]. Dans le même temps, elle effectue des missions d'expertise sur les médias pour la Commission européenne dans le cadre de programmes de pré-adhésion[17]. À partir de 2003, elle est chargée de conférence en stratégie des médias et financement de l'audiovisuel et du cinéma à l'IEP de Paris[17]. De septembre 2003 à février 2006, elle est rapporteur à la Chambre régionale des comptes d’Île-de-France et auprès du Comité d'enquête sur le coût et le rendement des services publics[17].

En 2004, elle figure dans la distribution du film Le Grand Rôle de Steve Suissa, où elle joue l'assistante du réalisateur[18],.

Elle rejoint le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) en février 2006 en tant que directrice adjointe de l'audiovisuel[17]. En , elle est nommée directrice financière et juridique au CNC[20]. Le président du CNC, Éric Garandeau, la promeut directrice générale déléguée en 2011, chargée notamment du secteur de l'audiovisuel et du numérique[5],[21].

En 2006, le Premier ministre Dominique de Villepin lui propose d'intégrer son cabinet mais elle préfère poursuivre sa carrière dans le milieu du cinéma[22].

Au début de son mandat présidentiel, François Hollande la recommande plusieurs fois à la ministre de la Culture Aurélie Filippetti à l’occasion de nominations à venir[5].

Au sein de l'exécutif sous la présidence de François Hollande (2014-2017)

Conseillère « culture et communication » à l'Élysée (2014-2016)

L'ayant rencontrée par l'entremise de la présidente du CNC Frédérique Bredin[5], François Hollande la nomme conseillère « culture et communication » le , en remplacement de David Kessler[23]. Elle est notamment chargée des nominations et des dossiers concernant la place de la France sur le marché de l'audiovisuel et du cinéma en voie de dérégulation, les intermittents du spectacle et la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (HADOPI) ; elle accompagne également François Hollande pour des sorties culturelles[23],[21]. En février 2015, elle fait la une de L'Obs pour incarner « la jeune garde du président » qui fait l'objet d'une enquête de Serge Raffy[23],[24].

Ministre de la Culture (2016-2017)

Nomination
Audrey Azoulay lors de la passation de pouvoir en 2016.

Audrey Azoulay est nommée ministre de la Culture dans le gouvernement Manuel Valls lors du remaniement ministériel du en remplacement de Fleur Pellerin, dont elle était la condisciple au sein de la promotion Averroès de l'ENA[12]. Elle est la troisième personne à occuper cette fonction sous la présidence de François Hollande après Aurélie Filippetti et Fleur Pellerin[25], et la première personne à passer sans transition du palais de l'Élysée au gouvernement sous la Cinquième République[22],[5]. Après sa nomination, certains observateurs la comparent à Emmanuel Macron pour plusieurs raisons : tous deux sont passés du palais de l'Élysée au gouvernement, n'ont jamais été élus et ne sont pas adhérents au Parti socialiste[22],[26],[27]. Pour Nicolas Beau, « Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri et Audrey Azoulay, les cadettes du gouvernement, sont utilisées par le pouvoir de gauche en peine de renouvellement pour donner l'illusion d'un rajeunissement et d'un métissage »[28].

En tant que conseillère chargée de la culture auprès de François Hollande, elle participe elle-même à la recherche d'une remplaçante à Fleur Pellerin, mise en cause pour sa communication, et se voit proposer la fonction par le président de la République — qui souhaite une femme à ce poste — après les refus d'Anne Sinclair[5], Laure Adler et Christiane Taubira[29]. Christophe Barbier considère qu'à la lumière de ce choix et de ces refus, « Audrey Azoulay incarne à son corps défendant l'épuisement de la gauche culturelle. [...] Quand le prince en est réduit à nommer ministre son conseiller, fût-ce une conseillère, c'est que le prince est bien seul, abandonné de tous, ou que son entourage est bien entreprenant, qui l'a coupé de tous... »[30] Selon L'Obs, le « choix (d'Audrey Azoulay) est signé François Hollande, qui l'a fait contre l'avis de son Premier ministre »[31], proche de Fleur Pellerin depuis le début du quinquennat[32],[33]. Dans Le Point, Emmanuel Berretta avance qu'Audrey Azoulay et Constance Rivière, directrice adjointe du cabinet de François Hollande, ont contribué au départ de Fleur Pellerin[34],[35]. Au palais de l'Élysée, Constance Rivière lui succède en prenant en charge la culture, les médias et la citoyenneté[36].

Elle est régulièrement présentée dans les médias comme une proche de Julie Gayet, compagne de François Hollande[37],[12],[38]. Celle-ci la mentionne, lors d'un entretien en 2013, dans la liste des « figures marquantes dans la construction de ses idées » et Pauline Delassus, biographe de Julie Gayet, indique qu'Audrey Azoulay la « connaît bien »[39]. Paris Match indique en 2015 que Julie Gayet est une « grande amie d’Audrey Azoulay »[40]. Audrey Azoulay parle quant à elle d'une simple « connaissance »[5], « rencontrée professionnellement [lorsqu'elle travaillait] dans le secteur du cinéma »[4]. Le Canard enchaîné avance que François Hollande l'a nommée ministre de la Culture pour « ne pas se couper durablement du petit monde de la Culture » et « offrir une compensation à Julie Gayet »[41]. Sur Twitter, Frédéric Cuvillier, ancien ministre des Transports, « adresse toute [son] amitié à Fleur Pellerin si sincère et engagée mais pas assez proche des proches du Président »[31],[22]. Les journalistes Maurice Szafran[26] et Bruno Dive évoquent une « rumeur ». Ce dernier précise que Julie Gayet et Audrey Azoulay « se sont connues et beaucoup croisées lors des années CNC de la ministre, car l'actrice — qui est aussi productrice — a longtemps été impliquée dans toute sorte de syndicats professionnels et de commissions paritaires. Il est certain qu'Audrey Azoulay est plus proche de Julie Gayet que ne l'était Fleur Pellerin »[22]. Le Figaro estime qu'« en tant que ministre des artistes, elle est désormais, qu'elle le veuille ou non, sous le regard de la compagne de François Hollande »[1]. Elle est plus globalement perçue comme un atout pour retrouver le soutien du milieu culturel et artistique en vue d'une éventuelle candidature de François Hollande à l'élection présidentielle de 2017[22],[42],[43] ; de son côté, elle dément avoir une telle mission[44].

Sa nomination est mal reçue en Algérie, notamment par Saïd Bouteflika, frère et conseiller spécial du président Abdelaziz Bouteflika. Plusieurs officiels algériens dénoncent une « marocanisation de la vie politique française »[45]. Le Figaro relève peu après sa nomination qu'« il n'y a que la presse algérienne pour s'offusquer, aujourd'hui, de la « surprésence » de Franco-Marocains au gouvernement français », alors qu'Audrey Azoulay ne possède pas la nationalité marocaine[1].

Des acteurs du milieu culturel craignent que sa nomination fragilise le projet de Loi relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, alors défendu par Fleur Pellerin et soumis à l'examen du Sénat[46].

Exercice de la fonction
Audrey Azoulay au Festival d'Angoulême 2017.

Audrey Azoulay a pour directeur de cabinet Frédéric Lenica, auparavant directeur général du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et maître des requêtes au Conseil d'État ; et pour cheffe de cabinet Marie-Amélie Keller, qui occupait déjà ce poste sous Fleur Pellerin, puis Nolwenn De Cadenet, nommée le 12 avril 2016, précédemment directrice administrative, financière et des systèmes d'information du CSA[47],[48]. Pierre Jacquemain, ex-conseiller de Myriam El Khomri, relève que Frédéric Lenica — issu de la même promotion qu'Audrey Azoulay à l'ENA —, le directeur adjoint de cabinet et le conseiller audiovisuel d'Audrey Azoulay sont des « sympathisants du parti des Républicains ». Il met aussi en cause les échanges de bons procédés qui ont lieu lors de ces nominations entre les hauts fonctionnaires issus des « grands corps de l'État » : « Les postes se transmettent, comme par héritage, via un réseau parfaitement organisé. Et hiérarchisé »[49].

Elle a pour priorité de faciliter et d'élargir l'accès à la culture[4], en particulier envers « la jeunesse et les territoires » avec une mesure comme l'ouverture des bibliothèques le dimanche[44],[11].

Elle revendique la continuité de l'action gouvernementale sous le quinquennat de François Hollande, prenant pour exemple le projet de loi Liberté de création, architecture, patrimoine (la loi est promulguée en juillet 2016) : « elle était dans le projet du candidat Hollande, elle a germé avec Aurélie Filippetti, elle a été défendue au Parlement par Fleur Pellerin, puis je l’ai reprise jusqu’à son adoption » en juin 2016 ; elle précise cependant avoir « tenu à ce qu’on y apporte deux modifications », l'une qui « réaffirme le rôle de l’État » sur le patrimoine, et l'autre qui rend « les quotas de chansons francophones plus contraignants » à la radio[44]. Elle souligne la « fierté » de la gauche « d'avoir inscrit dans le droit la liberté de création et la liberté de programmation. Ces deux principes énoncés par la loi de juillet 2016 semblent totalement acquis et l'on imagine mal comment ils pourraient être remis en cause »[50]. Sa première intervention au Sénat, pour défendre ce projet de loi, est saluée par les sénateurs, notamment par la droite[51].

Peu après sa nomination, elle annonce une réforme des dispositions réglementaires relatives aux conditions d’interdiction des œuvres cinématographiques aux mineurs de moins de 18 ans alors que, d'après l'universitaire Robin Médard, « les récentes évolutions du cadre jurisprudentiel [avaient] accentué une approche restrictive des scènes litigieuses, alternant pour ce faire entre une lecture extensive et une lecture rigoriste de l’art. R211-12 du code du cinéma et de l'image animée »[52]. Elle signe un décret en février 2017 modifiant la réglementation qui interdisait automatiquement aux moins de 18 ans les films contenant des séquences de « sexe non simulé »[53]. Tandis que « les associations de professionnels du cinéma l’ont accueilli [...] avec satisfaction » d'après Emmanuel Pierrat, le décret est attaqué en justice par l'association intrégriste Promouvoir, selon laquelle « Mme Azoulay veut officiellement du porno pour les mineurs »[54].

Dans la continuité de l'engagement de la directrice de l'Unesco Irina Bokova qui dénonce la destruction du patrimoine comme une tactique de guerre, Audrey Azoulay représente diplomatiquement la France au côté de l'Italie afin de défendre une résolution à l'ONU pour protéger le patrimoine culturel dans les conflits armés[55].

En juillet 2016, François Hollande annonce en sa présence que le budget de son ministère serait « prioritaire » et « sensiblement augmenté » pour au moins retrouver son niveau d'avant les coupes de 2013 et 2014[43]. À son départ en mai 2017, Audrey Azoulay souligne que le budget de la rue de Valois est « enfin repassé au-dessus du 1 % du budget de l'État, en 2017, après que les finances publiques qui avaient besoin d'être assainies l'eurent été »[56].

Certains observateurs relèvent sa discrétion dans les médias[44],[57]. Jérôme Clément loue ses « très grandes qualités » mais déplore qu'elle soit « la troisième ministre de la Culture en moins de quatre ans », ce qui empêche selon lui de « définir et impulser une politique », ainsi que la dégradation financière du ministère et sa perte d'autonomie face à l'Union européenne, « même si la ministre défend avec conviction et efficacité la conception française du droit d'auteur »[58]. Hervé Bourges la présente comme « une belle personne qui a le sens de l'État et l'intelligence des situations »[59]. Christophe Barbier estime en février 2017 qu'« elle assure la continuité technocratique et n'offre aucune dimension supplémentaire au quinquennat. Notes, textes, discours, amendements... Tout est là, sauf l'élan. C'est un sans-faute et un sans-souffle. Demeure la consolation des chiffres avec cet ultime budget, en hausse, même si les députés socialistes rognent l'augmentation prévue de la redevance »[30].

François Hollande et Audrey Azoulay en mars 2016.

Elle fait partie des derniers soutiens les plus fidèles à François Hollande au sein du gouvernement[60]. Le Monde note qu'elle agit « souvent aux côtés du président de la République » et qu'elle « joue son rôle, fin novembre, pour rameuter 65 artistes (Catherine Deneuve, Benjamin Biolay, Juliette Binoche…) autour d’un texte titré « Stop au Hollande bashing ! »[61].

Elle soutient Manuel Valls lors de la primaire citoyenne de 2017 puis ne se prononce pas en vue du premier tour de l'élection présidentielle[62]. En vue du second tour, elle appelle à voter pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen[63]. Elle renonce à se présenter aux élections législatives qui suivent après l'avoir envisagé en Île-de-France et en particulier dans la sixième circonscription de Paris, où elle fait face à l'hostilité des socialistes parisiens et de la maire Anne Hidalgo[64]. Elle apporte son soutien à Myriam El Khomri (PS) dans la dix-huitième circonscription de Paris[65]. Émilie Cariou, sa conseillère chargée des affaires européennes, est quant à elle investie par La République en marche ! et élue dans la deuxième circonscription de la Meuse[66].

Françoise Nyssen succède à Audrey Azoulay au sein du gouvernement Édouard Philippe, alors que cette dernière était susceptible de conserver son poste selon certains observateurs[67],[68]. France Culture voit dans la passation de pouvoir « la promesse de la continuité » entre deux femmes qui « se connaissent et se tutoient »[56].

Candidature à l'UNESCO

En fin de mandat présidentiel, François Hollande propose la candidature d'Audrey Azoulay au poste de directeur général de l'Unesco. D'après Georges Malbrunot, « cette candidature de dernière minute suscite les plus grandes réserves de nombreux diplomates arabes à Paris », alors que quatre personnalités issues du monde arabe convoitent également le poste parmi huit candidats[69]. La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam (LR), représentante du Sénat à la commission nationale française de l’Unesco, dénonce une « insulte aux pays arabes, qui n’ont jamais obtenu un tel poste à l’Unesco et envers lesquels des engagements moraux avaient été pris pour que ce poste revienne à un des leurs ». Elle déclare également qu'« il est en effet de tradition que le pays qui a le privilège d’héberger le site d’une institution internationale, n’en brigue pas pour lui-même le poste de président ou de directeur général »[70]. En juillet 2017, Jean-Yves Le Drian, nouveau ministre des Affaires étrangères, se voit remettre à l'ambassade de France une pétition appelant Emmanuel Macron à « reconsidérer cette candidature » ; elle est signée par une cinquantaine de grands noms de la culture arabe[71].

Audrey Azoulay explique que sa candidature a été décidée « dans les derniers moments » face à la double absence d'« un candidat unique des pays arabes » et d'« une autre candidature européenne ». Elle la justifie par la « cohérence entre la mission à l’Unesco et le travail que j’ai mené ici, rue de Valois, et d’autre part, mon histoire personnelle qui fait que j’ai des attaches profondes des deux côtés de la Méditerranée »[72]. Elle doit « sans doute » cette candidature à la fois « à son travail sur le patrimoine effectué pendant sa mandature » et à son père « ses liens avec le Maghreb puisqu’elle est la fille d'André Azoulay conseiller du roi du Maroc et qu’aucun candidat d’un pays arabe n’a jamais dirigé cette grande institution qu’est l’Unesco »[73]. Sa candidature bénéficierait du statut exceptionnel de la France dans le domaine de la culture, du bilan international de François Hollande et du fait que les pays d’Europe et d’Amérique seraient réticents à voter pour les candidats du Qatar et de la Chine dont « le modèle est peu démocratique »[74]. Cependant, L'Obs relève qu'elle « est la cible d'une campagne contre sa candidature bien plus virulente que celles menées contre les candidats vietnamien ou chinois » et que « sa judéité [est] régulièrement mise en avant sous couvert de dénoncer une "maladresse supplémentaire de Hollande" »[71].

La décision interviendra en octobre 2017[75],[76] par vote secret des quelque 200 pays membres.

Distinction

Publication

  • Audrey Azoulay, « Audrey Azoulay », dans Collectif, Qu'est-ce que la gauche ?, Fayard, (lire en ligne)

Notes et références

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Voir aussi

Article connexe

Liens externes

  • Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel • Gemeinsame Normdatei
  • « Audrey Azoulay », sur gouvernement.fr
  • « Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication », sur culturecommunication.gouv.fr