Attentats de Beyrouth du 12 novembre 2015

Attentats du 12 novembre 2015 à Beyrouth
Image illustrative de l'article Attentats de Beyrouth du 12 novembre 2015
Quartier de Burj El Barajneh, au sud de Beyrouth

Localisation Burj El Barajneh, Beyrouth
Cible Hezbollah
Civils chiites
Coordonnées 33° 49′ 45″ nord, 35° 29′ 41″ est
Date
Type Attentat-suicide
Morts Entre 37 et 43 personnes
Blessés Entre 200 et 240 blessés
Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique

Géolocalisation sur la carte : Liban

(Voir situation sur carte : Liban)
Attentats de Beyrouth du 12 novembre 2015

À Beyrouth (Liban), le , durant le conflit au Liban, deux attentats-suicides quasi simultanés frappent le quartier chiite de Burj El Barajneh contrôlé par le Hezbollah. Les deux attentats sont revendiqués par l'organisation de l'État islamique[1].

Déroulement des attentats

Alors que la journée du 12 novembre 2015 marquait la première réunion de la chambre des députés libanais depuis plus d'un an[2], et que le Hezbollah n'avait pas été visé par des attentats sur le sol libanais durant cette même période, deux attentats-suicides quasi simultanés se produisent[2],[3]. Les attaques ont été menées en fin d'après-midi, à une heure de pointe, alors que cette rue commerçante était bondée[4].

Le premier, provoqué par un deux-roues piégé, est dirigé contre un centre communautaire chiite et une boulangerie. Le deuxième, quelques minutes plus tard, est déclenché par un kamikaze au milieu de la foule qui était en train de se rassembler pour aider les blessés[3].

Les forces armées libanaises annoncent avoir trouvé le cadavre d'un troisième djihadiste, qui aurait également dû se faire exploser, mais qui a été tué par le deuxième attentat sans que cela ne déclenche ses propres explosifs[2],[3],[4].

Ces attentats sont revendiqués quelques heures plus tard par Daech, via Twitter[2].

Réactions

Beaucoup de réactions diplomatiques parviennent des autres pays du monde, durant la soirée du 12 novembre et le matin du 13 novembre 2015, pour exprimer le soutien des gouvernements étrangers au Liban.

Ainsi, François Hollande exprime son « indignation » et son « effroi » face à un « acte abject », tandis que Laurent Fabius assurait que la France se tiendrait « aux côtés des autorités et du peuple libanais dans leur combat contre le terrorisme » et qu'« Elle apporte son soutien au travail effectué par le gouvernement et les forces de sécurité libanaises et réitère son plein appui à la stabilité, à l'unité et à l'intégrité territoriale du Liban »[5].

Cependant, dans les pays occidentaux, cet attentat est grandement éclipsé par ceux de Paris, dès la soirée du 13 novembre. Les manifestations de solidarité envers les Parisiens dépassent rapidement en intensité celles en faveur des Libanais, et relativement peu de manifestations rendent hommage à la fois aux attentats qui ont eu lieu dans les deux capitales[6].

Notes et références

  1. « L'Etat islamique revendique le double attentat de Beyrouth », sur nouvelObs.com, (consulté le 13 novembre 2015)
  2. a, b, c et d https://fr.news.yahoo.com/explosions-dans-un-fief-du-hezbollah-%C3%A0-beyrouth-164049950.html
  3. a, b et c http://www.20minutes.fr/monde/1729399-20151112-dizaines-morts-double-attentat-suicide-beyrouth
  4. a et b http://www.france24.com/fr/20151113-liban-double-attentat-banlieue-sud-beyrouth-hezbollah-ei-khattar-abou-diab
  5. fr.news.yahoo.com, novembre 2015
  6. nytimes.com, 16 novembre 2015

Annexes

Articles connexes