Attentat de La Défense en 2013

Attentat à la Défense

Localisation La Défense, Drapeau de la France France
Cible Militaires
Date
Type Attaque à l'arme blanche
Armes Hachette, couteau
Blessés 1
Auteurs Alexandre Dhaussy
Participants 1
Mouvance Terrorisme islamiste

L'attentat de La Défense de 2013 est l'attaque au couteau contre le soldat français Cédric Cordier qui s'est déroulée dans le quartier de La Défense, près de Paris le .

L'attaque qui blesse le soldat a lieu trois jours après le meurtre d'un soldat britannique à Woolwich (Grande-Bretagne), dans des circonstances proches.

Contexte

En mars 2012, le terroriste islamiste franco-algérien Mohammed Merah lance une série de fusillades visant des soldats et des écoliers juifs à Toulouse et Montauban, dans le sud de la France. La France était également en état d'alerte en raison d'une menace de la part d'Al-Qaïda en Afrique du Nord en réponse à l'intervention militaire française pour stopper l'attaque djihadiste au Mali[1].

Le 22 mai 2013, le soldat britannique Lee Rigby est tué par deux islamistes radicaux[2], Michael Adebolajo et Michael Adebowale.

Déroulement

En fin d'après-midi, le samedi , le soldat de première classe Cédric Cordier patrouille en uniforme dans un hall souterrain du quartier de La Défense avec deux autres militaires[3]. Il fait partie des 450 militaires déployés en région parisienne dans le cadre du plan Vigipirate et appartient au 4e régiment de chasseurs de Gap et participait à une patrouille mixte composée de policiers et de soldats[2]. Un homme s'approche de Cordier par derrière et l'attaque avec un couteau[4]. L'attaquant frappe Cordier dans le cou et fuit dans une zone commerçante bondée avant que les autres militaires ne puissent réagir. L'attaquant poignarde le soldat plusieurs fois, manquant de peu la veine jugulaire et l'artère carotide[3].

Profil du terroriste

L'assaillant est Alexandre Dhaussy, 24 ans, converti à l'âge de 17 ans[4] à l'islam qui se faisait appeler Abdelillah. Repéré par la vidéosurveillance[5], il est arrêté le 29 mai dans un grand ensemble de La Verrière (Yvelines), placé en garde à vue et reconnaît rapidement les faits[6]. Dhaussy, sans emploi et sans-abri, était déjà connu de la police pour divers délits. Il était connu comme s'étant radicalisé en février, mais n'avait alors pas été considéré comme dangereux. Le procureur François Molins déclare que l'attaque de Dhaussy était motivée par sa foi[1].

Il est fiché dès 2007 après avoir été repéré comme participant à une prière de rue[5]. En 2011, il refuse un emploi qui impliquait le contact avec des femmes[7]. En 2012, la police l'arrête lorsqu'il agit de manière suspecte car il ne voulait pas attendre un bus avec des femmes[7],[5].

Une expertise psychologique révèle qu'Alexandre Dhaussy souffre d'un « état dépressif grave », de « distanciation avec le réel », d' « attitude paranoïaque » et qu'il a une « personnalité de structure psychotique ». Deux des quatre experts concluent à l'abolition du discernement, arguant que certains psychotiques « se saisissent de l'air du temps pour alimenter leurs délires mystiques », ce qui conduit à le déclarer irresponsable[4].

Notes et références

  1. a et b (en) « French soldier stabbing: Man on terrorism-linked charges », bbc.com, (consulté le 15 mars 2017)
  2. a et b « VIDEO. Militaire agressé à La Défense : le parquet antiterroriste saisi », leparisien.fr, (consulté le 15 mars 2017)
  3. a et b « Un militaire poignardé à La Défense, son agresseur en fuite », lefigaro.fr,
  4. a, b et c « Militaire poignardé à La Défense: l'agresseur déclaré pénalement irresponsable », lexpress.fr, (consulté le 15 mars 2017)
  5. a, b et c (en) Henry Samuel, « 'Radical Muslim who stabbed French soldier was known to intelligence' », telegraph.co.uk, (consulté le 15 mars 2017)
  6. « Militaire agressé à La Défense : le suspect mis en examen », lemonde.fr (consulté le 15 mars 2017)
  7. a et b (en) Alexandria Sage and Chine Labbe, « Suspected attacker of French soldier under terror investigation », reuters.com, (consulté le 15 mars 2017)

Voir aussi