Attentat de Conflans-Sainte-Honorine

Attentat de Conflans-Sainte-Honorine
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Dépôt de fleurs en hommage à Samuel Paty au Collège Montaigne (Conflans-Sainte-Honorine).

Localisation Conflans-Sainte-Honorine, Yvelines, Drapeau de la France France
Cible Civil
Coordonnées 49° 00′ 44″ nord, 2° 07′ 05″ est
Date
Vers 17 h[1] (HAEC)
Type Assassinat
Décapitation
Armes Couteau
Morts Samuel Paty
Auteurs Abdouallakh Anzorov (abattu par les forces de l'ordre)[2]
Mouvance Terrorisme islamiste
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Attentat de Conflans-Sainte-Honorine

L'attentat de Conflans-Sainte-Honorine est une attaque terroriste islamiste perpétrée le en France, dans la commune de Conflans-Sainte-Honorine, située dans le département des Yvelines.

Samuel Paty, un professeur d'histoire-géographie, est assassiné par arme blanche et décapité, peu après être sorti de son collège, par un réfugié tchétchène âgé de 18 ans arrivé d'Évreux le matin même, ce qui permet de supposer la préméditation. Ce dernier est abattu quelques minutes plus tard par la police à Éragny, une ville du Val-d'Oise voisine du lieu du drame.

L'enseignant utilise le deux caricatures de Mahomet dans le cadre d'un cours d'enseignement moral et civique, ce qui suscite la colère d'un parent d'élève de confession musulmane. Cet homme, ainsi que le militant islamiste radical Abdelhakim Sefrioui, publient les jours suivants sur les réseaux sociaux plusieurs vidéos où ils traitent le professeur de « voyou » et de « malade », avant de divulguer son nom et l'adresse de l'établissement scolaire. Les vidéos prennent un aspect viral sur les réseaux sociaux avant l'assassinat, suscitant de nombreux messages haineux à l'encontre de l'enseignant.

L'attentat génère un vif émoi en France et à l'étranger. De nombreuses manifestations populaires sont organisées en mémoire de l'enseignant assassiné, et un hommage national doit lui être rendu le .

Contexte national

Cet acte terroriste a lieu durant le procès des auteurs de l'attentat ayant visé la rédaction du journal Charlie Hebdo en 2015, en relation avec la publication des caricatures de Mahomet. Les caricatures danoises de 2006 viennent en outre d'être republiées par le même journal le [3], occasionnant des appels à des représailles provenant du Pakistan[4], qui se sont traduits rapidement à Paris par un attentat près des anciens locaux de Charlie Hebdo dès le suivant[5].

Cet attentat islamiste intervient aussi après le discours du président Macron détaillant son plan de lutte contre les « séparatismes », prononcé en début de mois, le , aux Mureaux[6], justement dans les Yvelines où est commis cet assassinat. Le président y exaltait la laïcité et constatait « un islam en crise »[7].

L'attaque est la deuxième décapitation islamiste en France et en Europe depuis l'attentat de Saint-Quentin-Fallavier en 2015 et le sixième attentat islamiste en France depuis le début de l'année 2020[Note 1].

Déroulement

Le corps de la victime décapitée a été découvert vers 17 h par des policiers municipaux de Conflans-Sainte-Honorine. Ces derniers patrouillaient non loin du collège du Bois-d'Aulne où ce professeur enseignait. Les circonstances exactes de cet assassinat en pleine rue restent à préciser.

Le suspect est poursuivi par la brigade anti-criminalité (BAC) de Conflans-Sainte-Honorine arrivée sur place au moment où il s'enfuyait. Il se nomme Abdouallakh Anzorov[8] et meurt quelques minutes après le drame à Éragny, ville voisine de Conflans-Sainte-Honorine où l’attentat s’est produit. Il est abattu de plusieurs balles après avoir tiré sur les policiers avec un pistolet à air comprimé airsoft et avoir refusé de le lâcher malgré les sommations policières ; il s'est précipité sur eux en criant « Allahu akbar »[9]. Un petit couteau[10] (qui ne semble pas être l'arme du crime) est d'abord retrouvé sur lui. Un couteau de cuisine de 35 centimètres est ensuite retrouvé près de la victime[11].

Le terroriste[12] utilisait un compte Twitter et s'y était déjà fait remarquer pour y avoir publié un photomontage avec décapitation[12] signalé sur la plateforme Pharos[12] dès le 30 août. De plus, Abdoullakh Anzorov a eu connaissance des vidéos réalisées précédemment par le parent d'élève et le prédicateur[13] et les a relayées sur les réseaux sociaux[13]. Enfin, toujours sur son compte Twitter, l'assassin revendique son meurtre au nom de Mahomet et diffuse une photo de la tête de la victime (le compte et les tweets ont été supprimés depuis[1],[12]). Le message s’adressait à « Macron, le dirigeant des infidèles », avant de poursuivre : « J’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer qui a osé rabaisser Muhammad, calme ses semblables avant qu'on ne vous inflige un dur châtiment… »[1],[12],[14].

Circonstances

Victime

Samuel Paty
Naissance
Décès
Conflans-Sainte-Honorine (France)
Nationalité Français
Diplôme
Profession
Formation

La victime, Samuel Paty, est un professeur d'histoire-géographie et d'enseignement moral et civique né en 1973[15]. Après des études en classe préparatoire aux grandes écoles dans un lycée lyonnais, à l'université Lumière-Lyon-II puis à l'IUFM de Lyon, il obtient le CAPES d'histoire-géographie en 1997 et part enseigner en région parisienne[16]. Il était en poste depuis cinq ans au collège du Bois-d'Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine[8],[17].

Selon plusieurs témoignages de certains de ses élèves et anciens élèves, Samuel Paty est décrit comme gentil, attentionné, respectueux envers chacun, ne cherchant pas la polémique, aimant son métier, soucieux que les élèves apprennent des choses[18] et apprécié des élèves[19].

Il était marié[20] et père d'un enfant de cinq ans[21].

Événements préalables

Samuel Paty avait utilisé le 5 octobre[22] deux caricatures de Mahomet dans le cadre d'un cours d'enseignement moral et civique (EMC)[18] sur la liberté d'expression[9] qui est un thème au programme national[1]. Selon d'anciens élèves, il illustrait ce cours chaque année de manière identique[23], sans que cela ne provoque de réactions chez les élèves ou les parents[19],[24].

Selon certains membres de l'établissement, le professeur aurait signalé son intention de discuter des caricatures et proposé aux élèves ne souhaitant pas voir ces dessins de sortir momentanément de la salle de classe[25]. Lors de ce cours, l'enseignant a demandé aux élèves musulmans de lever la main[8], puis leur a proposé de sortir ou de détourner la tête pour les préserver, « pour ne pas être vexés, pour ne pas être choqués » par les images de Mahomet[26],[22].

Le 8 octobre, un parent d'élève, Brahim Chnina (dont la demi-sœur est une djihadiste partie en Syrie depuis 2014[27]) dénigre dans un texte qu'il publie sur Facebook[22] ce qui a été présenté aux élèves par le professeur. Sa fille, dont il a affirmé qu'elle avait assisté au cours en question, en était en réalité absente[24],[28]. Le parent d'élève accuse Samuel Paty d'avoir présenté aux élèves « la photo » d'un homme nu. Le texte qu'il publie sur Facebook exhorte ses « frères et sœurs » à se plaindre à l'administration (il cite le collège, l'inspection académique, le ministère de l’Éducation nationale, la présidence de la République) et au CCIF[29].

Au moins deux vidéos sont diffusées sur Internet, traitant le professeur, entre autres, de « voyou » et de « malade »[22]. L'une d'entre elles provient du père de famille qui condamne l'utilisation de ces caricatures en traitant ensuite le professeur de « voyou ». Il accuse à nouveau Samuel Paty d'avoir présenté aux élèves « la photo » d'un homme nu. La vidéo est diffusée le 9 octobre sur les réseaux sociaux, entre autres sur le site Facebook de la mosquée de Pantin[30] (où le prédicateur a ses entrées)[30]. Le responsable de cette mosquée, Mohammed Henniche, indique que la première vidéo du père de famille « est déjà virale dans les milieux musulmans » et très relayée sur WhatsApp[30]. Cet élan numérique crée ainsi « Un monstre dont le pouvoir de nuisance a dépassé les frontières de Conflans »[31].

L'autre vidéo est enregistrée et diffusée par le militant islamiste radical Abdelhakim Sefrioui qui s'exprime face caméra[22],[32]. Ce prédicateur s'était rendu dans l'établissement avec le parent d'élève pour parler avec la principale et exiger d'elle[33] qu'elle congédie l'enseignant « sous peine de manifestations »[33]. Ces deux hommes firent fortement pression durant plusieurs jours afin de chercher à obtenir que l’enseignant soit limogé de l'Éducation nationale[34], venant à de multiples reprises devant le collège pour essayer de mobiliser d'autres parents contre Samuel Paty[22] Sur les commentaires vidéos sont indiqués le nom du professeur[22], l’adresse de l’établissement et un numéro de téléphone pour prendre contact avec le CCIF[22],[29]. Le CCIF dément plus tard « toute participation à la campagne de harcèlement »[35].

Le parent d'élève polémiste porte ensuite plainte à la police pour « diffusion d'images pornographiques »[36]. Il est avec sa fille qui ment en affirmant aux policiers avoir assisté au cours (alors qu'il n'en a rien été)[22]. Alertée sur ce conflit, l'inspection académique conforte l'enseignant[37].

Le 9 octobre, la principale envoie un courrier électronique aux parents pour préciser les circonstances du cours. Elle indique aussi que Samuel Paty et elle-même se tiennent à la disposition des parents « qui souhaitaient revenir sur cette situation ». Le 12 octobre, le parent d'élève publie une nouvelle vidéo sur YouTube. « La principale a fait état d'appels menaçants » par la suite, selon le procureur anti-terroriste[22].

Le 12 octobre, auditionné par la police, Samuel Paty porte plainte à son tour « pour diffamation et dénonciation calomnieuse » mais, indique BFM TV, « pas pour violences ou menace »[38]. Le professeur est accompagné de la principale lorsqu'il se rend au commissariat[22]. Le parent d'élève ne se présente pas à sa convocation du 14 octobre[22].

Enquête

Auteur

Abdoullakh Anzorov
Terroriste islamiste
Information
Nom de naissance Abdoullak Abouïezidovitch Anzorov (en russe : Абдулак Абуезидович Анзоров)
Naissance
Moscou (Russie)
Décès (à 18 ans)
Éragny (France)
Cause du décès Abattu par la police
Nationalité Russe
Idéologie Salafisme djihadiste
Victimes Un mort

Abdoullakh Anzorov, âgé de 18 ans, est un réfugié russe d'origine tchétchène, né à Moscou, établi en France depuis dix ans. Il est venu d'Évreux — son lieu de résidence en Normandie — pour commettre l'assassinat. Il est abattu par la police nationale dans la ville voisine d’Éragny (Val-d'Oise).

Investigations

Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Le service régional de police judiciaire de Versailles, la sous-direction anti-terroriste (SDAT) et la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) ont été chargés de cette enquête[9].

Le ministre de l'Intérieur active la cellule interministérielle de crise (CIC) place Beauvau où s'est immédiatement rendu le président de la République, avant sa visite sur les lieux de l'attentat[39].

Selon des papiers d'identité retrouvés sur lui, le terroriste est rapidement identifié comme un citoyen russe d'origine tchétchène né en 2002 à Moscou et détenteur du statut de réfugié[40],[41]. Il était inconnu des services de renseignements[9], mais connu des services de police pour de la petite délinquance. Originaire d’Évreux, dans l'Eure, il n’était pas un élève du collège ou d'un établissement voisin. Les médias rapportent que l'assaillant aurait donné plusieurs centaines d'euros à des élèves en échange d'informations afin d'identifier la victime[42].

Quatre personnes ont été placées le soir même en garde à vue[43]. Elles font partie de l'entourage familial immédiat de l'assaillant : ses parents, son grand-père, son frère cadet âgé de 17 ans. Le lendemain cinq autres personnes sont également placées en garde à vue[44]. Elles font partie de l'entourage non familial de l'agresseur. Parmi ces gens figurent le parent d’élève auteur de la première vidéo ainsi que Abdelhakim Sefrioui « une figure bien connue de l'islam radical »[45]. Le procureur anti-terroriste a déclaré que la demi-soeur du parent d'élève avait rejoint Daech en Syrie[22]. Une éventuelle complicité entre ces personnes et l'auteur des faits est recherchée, de même qu'une confirmation de la relation de cause à effet entre l'assassinat et le cours dispensé par la victime.

Réactions

Hommage à Samuel Paty à Saint-Denis le 17 octobre 2020.
Manifestation place de la République à Paris le 18 octobre 2020.

En séance à l'Assemblée nationale, le jour même, les députés se sont levés pour « saluer la mémoire » de l’enseignant[46]. Le SNES-FSU, syndicat majoritaire des enseignants du second degré, a appelé les personnels de l'Éducation nationale à observer une minute de silence le jour suivant[47] et à de nombreux rassemblements[48].

Le président de la République, Emmanuel Macron, se rend le soir même sur les lieux de l'attentat, devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine où enseignait le professeur. Il déclare alors : « Un de nos concitoyens a été assassiné parce qu’il enseignait, apprenait à ses élèves la liberté d’expression, de croire ou ne pas croire. Notre compatriote a été la victime d’un attentat terroriste islamiste caractérisé (…) Il n’y a pas de hasard si ce soir c’est un enseignant que ce terroriste a abattu parce qu’il a voulu abattre la République dans ses valeurs. Les Lumières, la possibilité de faire de nos enfants, d’où qu’ils viennent, qu’ils croient ou qu’ils ne croient pas, quelle que soit leur religion, d’en faire des citoyens libres. Cette bataille c’est la nôtre et elle est existentielle ». Il ajoute : « (…) tous et toutes, nous ferons bloc. Ils ne passeront pas. L’obscurantisme et la violence qui l’accompagne ne gagneront pas. Ils ne nous diviseront pas. C’est ce qu’ils cherchent et nous devons nous tenir tous ensemble ». Le chef de l'État rend hommage à « la Proviseure qui, avec un courage remarquable ces dernières semaines, a tenu face à toutes les pressions, a exercé son métier, fait son devoir avec un dévouement remarquable »[49],[50].

L'hebdomadaire Charlie Hebdo réagit en déclarant que « l’intolérance vient de franchir un nouveau seuil et ne semble reculer devant rien pour imposer sa terreur à notre pays. Seule, la détermination du pouvoir politique et la solidarité de tous mettront en échec cette idéologie fasciste. Cet acte immonde endeuille notre démocratie mais doit nous rendre plus combatifs que jamais pour défendre notre Liberté »[51].

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, dénonce une vidéo « mensongère » faite pour « créer du conflit, et à la fin ça a créé une tragédie »[22].

Des imams de la communauté musulmane en France ont condamné le meurtre de l'enseignant, appelant à ce que l'islam ne soit pas associé à de tels actes odieux[52]. Dans un tweet, Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande mosquée de Paris, se dit « horrifié par le crime qui a coûté la vie à un enseignant (...) D’autant plus horrifié que cet attentat est commis au nom de ma religion, l’islam. Nous ne pouvons plus nous suffire de condamnations. Toutes les mosquées doivent agir. Et vite »[53].

Le 18 octobre, plusieurs dizaines de milliers de personnes forment des rassemblements de protestation contre cet attentat dans plusieurs villes françaises[54].

Le , Marine Le Pen se rend à Conflans-Sainte-Honorine pour déposer une gerbe devant le collège de l'enseignant décapité, puis quelques heures plus tard, réclame une « législation de guerre » contre l'islamisme, qui s'inscrit à ses yeux dans une « stratégie de reconquête » républicaine et pas seulement « d'endiguement »[55]. Jean-Luc Mélenchon dénonce l'islam politique et demande l'expulsion des Tchétchènes impliqués dans l'islamisme politique[56].

Conséquences

Le , l'Élysée annonce que les auteurs de 80 messages de soutien au terroriste signalés par la plateforme Pharos seront contrôlés par la police ou la gendarmerie avec des convocations ou des perquisitions. La sécurité des établissements scolaires sera renforcée pour la rentrée du . Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti annoncent « un plan d'action qui va se mettre en œuvre dès le courant de la semaine et donnera lieu à des actions concrètes contre les structures, associations ou personnes proches des milieux radicalisés » qui répandent des appels à la haine pouvant provoquer des attentats. Le projet de loi sur le séparatisme pourrait être « enrichi » ou « amélioré » et il sera mis en place un « contre-discours » à la propagande radicalisée, le discours d'Emmanuel Macron aux Mureaux avait par exemple été « dévoyé » par certains pays qui en faisaient une «croisade anti-musulmans»[57]. Gérald Darmanin annonce proposer en Conseil des ministres la dissolution du CCIF et de Barakacity pour lutter contre l'« islamisme rampant », considérant que le CCIF est « manifestement impliqué » puisque le parent d'élève qui a lancé la première vidéo l'a cité[58].

Jugements sur le rôle des mouvements islamistes ou musulmans

La possibilité de l'implication indirecte de mouvements islamistes radicaux dans l'assassinat inquiète les services de renseignement et le gouvernement. Selon Laurent Nuñez, coordinateur national du renseignement et de la lutte antiterroriste, ces mouvements « minoritaires, cherchent à convaincre les musulmans que la France serait un pays islamophobe. Ils cherchent à les instrumentaliser, à créer un conglomérat. Et au moindre incident, ils se mettent à l’œuvre ». Leur discours s'est amplifié avec « le procès Charlie, la republication des caricatures et le discours du président Macron sur une prochaine loi destinée à renforcer la laïcité et à lutter contre le séparatisme islamiste ». Selon une source proche du gouvernement qui répond à l'AFP « depuis un mois particulièrement, il y a convergence et mobilisation de trois courants d'islamistes: Les musulmans dirigé par Marwan Muhammad, ancien porte-parole du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), le CCIF et Barakacity » qui « ont pris aujourd'hui le lead [la tête] de l'islamosphère, avec une démarche politique, religieuse, radicale, de haine contre la France. Pour eux, la France est un État raciste, islamophobe, le pays impie et mécréant absolu, ils veulent le chaos et la guerre civile pour élaborer un nouvel ordre autour de la charia ». Marwan Muhammad conteste ces accusations déclarant que « notre discours de fond est une déclaration d'amour à la France. Nous ne sommes pas là pour nous opposer à notre pays »[59].

Notes et références

Notes

  1. 3 janvier à Villejuif (1 mort, 2 blessés) ; 5 janvier à Metz (attaque contre des policiers) ; 4 avril à Romans-sur-Isère (2 morts, 5 blessés) ; 27 avril à Colombes (3 motards policiers blessés) ; 25 septembre à Paris, près des anciens locaux du journal Charlie Hebdo (2 blessés).

Références

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  55. « Marine Le Pen réclame une "législation de guerre" contre l'islamisme », sur lepoint.fr,
  56. « Mort de Samuel Paty : Mélenchon appelle à "expulser" les Tchétchènes impliqués dans "l'islamisme politique" », sur LaProvence.com, (consulté le 19 octobre 2020)
  57. « Attentat à Conflans: Les auteurs de 80 messages de soutien au terroriste vont être contrôlés », sur 20minutes.fr,
  58. « Lutte contre l'islamisme: Gérald Darmanin souhaite la dissolution du CCIF et de BarakaCity », sur BFMTV, (consulté le 19 octobre 2020)
  59. « Professeur décapité: la responsabilité de mouvements islamistes radicaux dénoncée », sur lepoint.fr,

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