Athlètes olympiques indépendants aux Jeux olympiques

Athlètes olympiques indépendants aux Jeux olympiques
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Code CIO IOP / EUN / IOA / OAR
Comité -

Participation 3 (été) ; 1 (hiver)
Médailles
Rang : ?e
Or
1
Arg.
1
Bron.
2
Total
4

Les athlètes olympiques indépendants sont des participants aux Jeux olympiques dont les pays n'ont pas de comité reconnu par le CIO.

Ils ne peuvent pas représenter leur pays sous les couleurs de leurs drapeaux mais peuvent être engagés dans les épreuves. Ces sportifs défilent donc sous la bannière olympique. En cas de victoire, c'est l'hymne olympique qui sera joué lors de la remise des médailles.

Cette catégorie est une solution transitoire à la reconnaissance postérieure des pays. Elle a été utilisée pendant quatre olympiades pour quatre situations nationales

Jeux olympiques d'été de 1992

À la suite des guerres de Yougoslavie, la Serbie-et-Monténégro fait l'objet de sanctions de la part du CIO : les athlètes sont autorisés à concourir sous une bannière neutre. La Macédoine de son côté n'était pas encore pourvue de comité.

Le terme retenu par le CIO est « participant olympique » mais celui-ci ne sera plus jamais réutilisé. Le code était alors IOP (independent olympic participant).

Cette délégation rapportera trois médailles au tir.

Quant aux sportifs soviétiques, ils concourent dans la délégation dénommée « équipe unifiée » (code CIO : « EUN »), également aux couleurs du drapeau olympique.

Jeux olympiques d'été de 2000

Le Timor oriental était placé depuis 1999 sous administration transitoire des Nations unies.

Quatre sportifs ont participé (code CIO : « IOA » – independent olympic athlete –) mais ils n'ont obtenu que des places d'honneur.

Jeux olympiques d'été de 2012

Pour ces jeux, deux cas ont nécessité l'utilisation de cette dénomination.

D'abord, la dissolution de la fédération des Antilles néerlandaises et de son comité olympique en 2010 a fait apparaître deux entités des Pays-Bas caribéens sans comité : Curaçao et Saint-Martin. Aruba quant à elle est reconnue depuis 1988.

Le deuxième cas est le Soudan du Sud qui a obtenu son indépendance en 2011. Le comité autorise une semaine avant les Jeux Guor Marial à courir le marathon, lui qui ne possède aucun passeport et qui vivait aux États-Unis avec un visa de réfugié politique.

Le code CIO : « IOA » (independent olympic athlete) était alors attribué aux compétiteurs.

Jeux olympiques d'hiver de 2014

Le 31 décembre 2013, il est annoncé que l'Inde est autorisée participer à ces Jeux sous la bannière olympique. En effet, les élections de l'Indian Olympic Association sont prévues deux jours après la cérémonie d'ouverture, ne permettant, théoriquement, pas de lever la suspension à temps[1]. Les athlètes indiens ont donc défilé sous le drapeau olympique au cours de la cérémonie d'ouverture et un athlète a concouru sous ce titre.

Le code CIO : « IOA » (independent olympic athlete) était alors attribué aux athlètes.

Toutefois, le 11 février, au cours de la première semaine de compétition, le CIO prend la décision de réintégrer l'Inde dans le comité avec effet immédiat[2]. Le drapeau indien est donc hissé au village olympique et à la cérémonie de clôture.

Jeux olympiques d'été de 2016

Le , le Comité olympique du Koweït est suspendu par le CIO pour ingérence gouvernementale dans les instances sportives locales [3]. Malgré un recours porté par le Koweït, la sanction n'est pas levée avant le début des jeux[4]. Les athlètes koweïtiens peuvent cependant participer aux Jeux olympiques sous la bannière des athlètes olympiques indépendants (code CIO : « IOA » – independent olympic athlete –).

Le 10 août, le Koweïtien Fehaid al-Deehani est le premier athlète de l'histoire à devenir champion olympique sous la bannière indépendante en tir double trap.

Jeux olympiques d'hiver de 2018

À la suite des révélations d'un dopage organisé par l'État Russe, 11 des 33 médailles (dont 4 en or) remportées par les athlètes russes aux jeux de Sotchi ont été retirées.

Les instances olympiques russes ont confirmé[5], le mardi 12 décembre 2017, la participation sous bannière olympique des sportifs russes une semaine après la suspension du pays par le Comité international olympique[6].

Le CIO accueille alors les athlètes agréés sous l’appellation « athlète olympique de Russie ». Au groupe ainsi constitué est attribué le code OAR (pour Olympic Athlete from Russia), un pseudo-« code pays » du CIO.

Références