Athena-Fidus

Athena-Fidus
Données générales
Organisation DGA, CNES et ASI
Constructeur Thales Alenia Space
Domaine Télécommunications
Lancement 06/02/2014
Lanceur Ariane 5 ECA
Durée de vie 15 ans
Identifiant COSPAR 2014-006B
Site http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/5909-athena-fidus.php
Caractéristiques techniques
Masse au lancement 3080 kg
Orbite
Orbite orbite géostationnaire

Athena-Fidus (Access on theatres for European allied forces nations-French Italian dual use satellite) est un satellite militaire franco-italien qui doit fournir des services de télécommunications haut débit par satellites aux forces militaires et aux services de la Sécurité civile français et italien. Le satellite est développé par Thales Alenia Space sous la supervision du CNES, de la direction générale de l'Armement et de l'Agence spatiale italienne. Il fournit un complément de capacités aux satellites de la série Syracuse 3. Le satellite pèse 3 tonnes et a été placé en orbite géostationnaire en 2014. La durée de vie prévue est de 15 ans.

Réalisation

En février 2010, le contrat pour la réalisation du satellite est attribué à Thales Alenia Space[1] pour un montant de 280 M€ comprenant également le lancement et le segment sol. Il est basé sur un modèle Spacebus 4000B2, réalisé dans l'établissement de Cannes[2].

Lancement et mise à poste

Le satellite a été lancé par une fusée Ariane 5 ECA le 6 février 2014 au cours de la mission VA217. Après une période de tests en orbite, la qualification du satellite a été prononcée le 14 mars 2014[3].

Capacités

Même si le satellite est issu d'une collaboration, chaque pays dispose de sa propre partie de la charge utile. Le satellite est prévu pour fournir un débit maximal de 3 Gbit/s, chiffré, en utilisant principalement la Bande Ka[4]. Il emporte 14 antennes dont 7 sont mobiles, ce qui permet de créer autant de faisceaux repositionnables de 1 750 km de diamètre selon les besoins en communications dans une zone géographique donnée[5]. La France dispose de 5 de ces faisceaux et l'Italie de 2. Le système permettra de communiquer avec des stations sol déployables (420 pour la France[6]) pour diffuser des images Helios par exemple, mais aussi d'assurer des liaisons avec des drones[5]. Le segment Français sol français fait partie du programme Comcept, et comprend également des stations transportables d'un débit de 10Mbps[7].

Espionnage russe

Le 7 septembre 2018, lors d'une visite au Centre spatial de Toulouse, la ministre française des Armées, Florence Parly, accuse la Russie d’avoir commis en 2017 « un acte d’espionnage » contre le satellite pour tenter d’intercepter des communications sécurisées[8],[9] en utilisant son satellite Louch-Olymp[10].

Notes et références

  1. « Le satellite Athena-Fidus : un exemple de coopération européenne franco-italienne », dans Aeroplans, 16 février 2010, Le satellite Athena-Fidus - un exemple de coopération européenne franco-italienne
  2. « THALES ALENIA SPACE CONSTRUIRA LE SYSTÈME DUAL DE TÉLÉCOMMUNICATION FRANCO-ITALIEN, ATHENA-FIDUS », communiqué de presse TAS, 10 février 2010, en ligne www.thalesgroup.com
  3. Communiqué de la DGA.[1]
  4. Plaquette du CNES sur Athena-Fidus[2]
  5. a et b "Le satellite de télécommunications Athena-Fidus est opérationnel", article d'Air et Cosmos du 21/03/2014.[3]
  6. Projet de loi de finances pour 2014 : Défense : équipement des forces et excellence technologique des industries de défense[4]
  7. « Press Release: Airbus Defence and Space marks first all-IP ultra-high-speed satellite communication link for French Armed Forces », sur www.airbusdefenceandspace.com (consulté le 27 juin 2014)
  8. voir dans CASPWiki, y compris photo du satellite
  9. Johanna Decorse, Reuters, 7 septembre 2018, «  La France accuse Moscou d'espionnage sur le satellite Athena-Fidus »
  10. https://www.ouest-france.fr/europe/france/paris-denonce-une-tentative-d-espionnage-russe-sur-un-de-ses-satellites-en-2017-5956099

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes