Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg
Arnaud Montebourg en 2012.
Arnaud Montebourg en 2012.
Fonctions
Ministre de l'Économie, du Redressement productif et du Numérique[n 1]

(2 ans, 3 mois et 9 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Manuel Valls I
Prédécesseur Éric Besson (Industrie, 2012)
Pierre Moscovici (Économie, 2014)
Successeur Emmanuel Macron (Économie, Industrie et Numérique)
Président du conseil général
de Saône-et-Loire

(4 ans, 2 mois et 25 jours)
Élection 16 mars 2008
Prédécesseur Christophe Sirugue
Successeur Rémi Chaintron
Conseiller général de Saône-et-Loire
Élu dans le canton de Montret

(7 ans et 6 jours)
Élection 16 mars 2008
Président Lui-même
Rémi Chaintron
Prédécesseur Fernand Cavard
Successeur Canton supprimé
Député de la Saône-et-Loire
Élu dans la 6e circonscription

(15 ans et 4 jours)
Élection 1er juin 1997
Réélection 16 juin 2002
17 juin 2007
Législature XIe, XIIe, XIIIe législature (Cinquième République)
Groupe politique SOC puis SRC
Prédécesseur René Beaumont
Successeur Rémi Chaintron
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Clamecy (Nièvre, France)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Conjoint Aurélie Filippetti (2014-2017)
Diplômé de Université de Bourgogne
Université Panthéon-Sorbonne
IEP de Paris
Profession Avocat

Arnaud Montebourg, né le à Clamecy (Nièvre), est un avocat, entrepreneur et homme politique français.

Avocat de profession, il adhère au Parti socialiste en 1985. Il est député à l'Assemblée nationale, élu dans la sixième circonscription de Saône-et-Loire, de 1997 à 2012. il est également président du conseil général de Saône-et-Loire de 2008 à 2012. À partir du congrès de Reims de 2008, il est secrétaire national du Parti socialiste chargé de la rénovation.

Arrivé en troisième position du premier tour de la primaire citoyenne de 2011, il est nommé, l'année suivante, ministre du Redressement productif dans les gouvernements Ayrault. Il devient ministre de l'Économie, du Redressement productif et du Numérique dans le gouvernement Valls I, en avril 2014 ; critique envers l'action du gouvernement, il quitte ses fonctions en août suivant lors de la formation du gouvernement Valls II. Il est candidat à la primaire citoyenne de 2017 où il termine troisième derrière Benoît Hamon et Manuel Valls.

Biographie

Enfance, études et famille

Arnaud Montebourg est le fils de Michel Montebourg, né en 1933 dans la région d'Autun, fonctionnaire des impôts[1], et de Leïla Ould Cadi, née à Oran en 1939, universitaire, professeur d'espagnol et essayiste, issue par son père, Khermiche Ould Cadi, d'une famille arabe de walis d'Algérie[2] et par sa mère d'une famille normande[3]. Son aïeul Ahmed Ould Cadi, agha de Frendah (Oran), qui combattit aux côtés de l'armée française lors de la conquête de l'Algérie, fut fait chevalier de la Légion d'honneur en 1842, officier en 1852, commandeur en 1860 puis grand officier dans cet ordre en 1867[4],[5].

Habitant de Fixin (Côte-d'Or), Arnaud Montebourg étudie au collège Marcelle-Pardé à Dijon, puis au lycée Stéphen-Liégeard à Brochon (Côte-d'Or) avant d'étudier le droit en 1980 à l'université de Dijon. C'est à cette époque qu'il milite au sein de l'Union nationale des étudiants de France et adhère au Parti socialiste. Il poursuit ses études à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où il obtient sa licence de droit, puis entre à l'Institut d'études politiques de Paris (section Service public, promotion 1985)[6] ; il y tente le concours d'entrée de l'ENA, auquel il échoue. Un peu avant son service national, il adhère au club fabiusien « Espace 89 », animé par Thierry Mandon[7],[8].

Arnaud Montebourg fait son service militaire au sein de la classe 85/12 du 120e régiment du train à Fontainebleau, de décembre 1985 à décembre 1986. Ce régiment était réputé pour être un vivier de recrutement pour le ministère en main-d'œuvre diplômée et gratuite. En effet, au bout de deux mois, Montebourg est affecté à un standard téléphonique du 19e arrondissement de Paris, puis est employé dans un ministère pour rédiger les discours de remise de médailles et autres cérémonies d'un ministre[7],[8].

Il crée l'association TV-Carton jaune en 1992, qui se destine à défendre le principe d'une information honnête et exacte, et qui attaque, sans succès (son droit à agir est écarté) la chaîne TF1 pour une interview truquée entre le présentateur Patrick Poivre d'Arvor et Fidel Castro [9].

Arnaud Montebourg a épousé le , la veille du second tour des élections législatives qui le virent devenir député, en l'abbaye cistercienne de Valmagne, Hortense de Labriffe, née en 1968, fille du comte Antoine de Labriffe et de la comtesse, née Anne de Lacretelle. Elle a été collaboratrice d'Édouard Balladur et de Philippe Douste-Blazy. Elle est aujourd'hui déléguée générale de l'association des producteurs indépendants du cinéma français et secrétaire générale d'Uniciné. Ils ont deux enfants, Paul né en 2000 et Adèle née en 2002. Le couple s'est séparé en 2010[7],[8]. En 2004, il acquiert une maison à Montret[10].

Au début de 2010, la presse people révèle son concubinage avec la journaliste Audrey Pulvar, ancienne présentatrice sur France 3, sur la chaîne d'information en continu i>Télé et chroniqueuse d'On n'est pas couché[11] pour la saison 2011/2012. La fin de leur relation est annoncée par une dépêche AFP le 18 novembre 2012[12].

Fin 2013, la presse people titre sur sa liaison avec l'actrice Elsa Zylberstein[13].

En septembre 2014, vingt jours après son départ du gouvernement Valls I, Paris Match revèle qu'Arnaud Montebourg est en couple avec Aurélie Filippetti, elle aussi ministre dans les gouvernements de Jean-Marc Ayrault et du premier gouvernement de Manuel Valls[14]. L'ancienne ministre de la Culture donne naissance en septembre 2015 à leur fille, Jeanne, née deux mois avant terme. Le couple se sépare début 2017[15].

Carrière d'avocat

Arnaud Montebourg commence sa carrière professionnelle comme avocat à la Cour d'appel de Paris (en 1990). Il commence sa carrière auprès de Thierry Lévy. En 1992, il devient premier secrétaire de la conférence du stage des avocats de Paris[16].

Il a plaidé dans plusieurs affaires médiatiques :

Carrière politique

Débuts en politique

Arnaud Montebourg, le .

Le , après avoir fait campagne notamment sur le protectionnisme[18], il est élu député de Saône-et-Loire pour le groupe socialiste. Son premier mandat est marqué par une volonté de rupture avec les pratiques de son prédécesseur[19] et par une lutte appuyée contre les accords aux élections régionales entre la droite et l'extrême droite[20]. Avec Vincent Peillon, dont il est alors proche, il anime plusieurs commissions d’enquête (sur les tribunaux de commerce ou les paradis fiscaux)[21].

Farouche opposant à l'immunité du président de la République (en particulier vis-à-vis des affaires de malversation, affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, financement occulte du RPR, affaire des marchés publics d'Île-de-France, affaire des HLM de Paris, etc.), il propose en 2001 une résolution du Parlement tendant au renvoi de Jacques Chirac, président de la République, devant la commission d'instruction de la Haute Cour de Justice, commission qui ne sera pas formée, entre autres après le refus du Premier ministre d'alors, Lionel Jospin[22].

Il a été rapporteur de la commission d'enquête sur les tribunaux de commerce présidée par François Colcombet, député de l'Allier, et rapporteur de la mission anti-blanchiment de l'Assemblée nationale qui enquêta contre les paradis fiscaux en Europe, présidée par Vincent Peillon.

Réélu député en 2002 (face à Francis Szpiner), il a été vice-président de la commission des lois pendant cinq ans.

En 2002 et 2003, il cofonde, avec Vincent Peillon, Julien Dray et Benoît Hamon, le courant Nouveau Parti socialiste, qui recueillera 17 % des voix au congrès de Dijon du PS. À l'occasion de ce congrès, il est élu premier secrétaire fédéral de la fédération PS de Saône-et-Loire.

Parcours au sein du Parti socialiste

Pendant la campagne du référendum sur le « projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe » (2004-2005), pourtant partisan du « non », il ne prendra pas part à la campagne, contrairement à la plupart des autres dirigeants socialistes tenants de cette position (Laurent Fabius, Jean-Luc Mélenchon, Henri Emmanuelli), respectant le résultat du référendum interne du Parti socialiste.

Partisan de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, il a exprimé le souhait de voir la Turquie intégrer l'Union européenne sous condition de respecter les critères de Copenhague lors d'un entretien paru dans le quotidien Le Parisien daté du 10 avril 2004. Il en est de même pour certains pays des Balkans comme la Bosnie-Herzégovine ou l'Albanie.[réf. souhaitée]

Au sein du NPS, les tensions s'exacerbent entre lui et Vincent Peillon, dont il ne supporte plus le ton professoral, alors qu'en retour Peillon le juge peu impliqué dans la vie du courant[23]. Lors du Congrès du Mans le 20 novembre 2005, Montebourg refuse la synthèse générale, car, selon lui, elle était effectuée « à vil prix », et, en outre, elle ne comportait pas l'idée de VIe République, qui lui est chère. En désaccord sur le fond avec ses anciens camarades du NPS, notamment Vincent Peillon et Henri Emmanuelli, il estime que le NPS est mort. Le , Arnaud Montebourg et ses amis créent en présence de quelque deux cents personnes, dont près d'une centaine de correspondants du nouveau mouvement, un courant d'idées au sein du PS nommé Rénover maintenant.

Fin février 2006, il est la seule personnalité du parti socialiste avec Laurent Fabius à réclamer clairement l'exclusion de Georges Frêche après les propos de ce dernier qualifiant des harkis de « sous-hommes ». De plus, il relie les dérives de M. Frêche à ce qu'il considère comme les effets pervers de la Ve République (aucun contre-pouvoir, barons locaux depuis des décennies).

Tirant les leçons du NPS, il se jure de ne plus être minoritaire et rallie successivement les divers majorités[23]. S'étant abstenu lors de l'adoption en bureau national du projet des socialistes pour 2007, il renonce, le 13 juillet 2006, à présenter sa candidature à l'investiture socialiste pour la candidature à l'élection présidentielle de 2007, faute d'obtenir les 30 signatures nécessaires de membres du conseil national du PS et s'impose comme un des premiers soutiens de Ségolène Royal[23].

Pour le congrès de Reims, en novembre 2008, il fait contribution commune avec Pierre Moscovici et Jean-Christophe Cambadélis sur la base du refus de la présidentialisation du parti et fusionne son courant Rénover maintenant avec Socialisme et démocratie. Lors du dépôt des motions, le 23 septembre, il apporte son soutien à Martine Aubry au côté de Jean-Christophe Cambadélis, pendant que Pierre Moscovici choisit de soutenir la motion de Bertrand Delanoë.

Le 14 décembre, il assure dans une déclaration au quotidien Le Monde avoir "payé au Parti socialiste très exactement 52 415,40 euros entre 2007 et 2012"[24] (1 091 euros par mois pendant 48 mois), soit "plus de 10 % de mes indemnités, comme c’est la loi au Parti socialiste", en démenti aux accusations "exclusives" du Huffington Post citant "une source proche du dossier" selon qui Montebourg n'a versé à sa fédération "que 45 euros par an entre 2007 et 2012", puis 200 euros en 2015[25]. Le quotidien L'Opinion affirme le même jour que Montebourg aurait, par ailleurs, aussi "négligé de s’acquitter de sa cotisation mensuelle auprès du groupe socialiste à l’Assemblée nationale entre 2007 et 2012"[26], en citant cette fois Christian Bataille, trésorier du groupe parlementaire et soutien de Manuel Valls. Le même article précise que pour le parti socialiste, cela concerne "le groupe et non le parti". Jérôme Durain, premier secrétaire de la fédération PS de Saône et Loire de 2005 à 2015, interrogé quelques heures plus tard par l'AFP, répond qu'il n'existe "aucune ardoise" au nom d’Arnaud Montebourg, qui a "toujours payé rubis sur l’ongle"[24].

Le 21 décembre 2016, de nouveaux documents publiés par L'Opinion attestent qu'Arnaud Montebourg est bien redevable de près de 50 000 euros au groupe PS à l'Assemblée nationale. Mais selon le quotidien économique, le candidat à la primaire refuse de les payer - et cela ne devrait pas l’empêcher d’être candidat aux primaires de la gauche, prévues en janvier 2017[27].

Porte-parole de Ségolène Royal pour l'élection présidentielle de 2007

Le , il apporte officiellement son soutien à la candidature de Ségolène Royal à l'investiture du parti socialiste pour la présidentielle de 2007. Celle-ci la désigne comme porte-parole pour sa campagne alors qu'il s'agit, selon Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, de « l'un des plus vifs adversaires du premier secrétaire. Les proches de François Hollande s'en sont offusqués »[28].

Le , Arnaud Montebourg fait paraître dans le journal Libération un article sur l'installation de Johnny Hallyday à Gstaad et, plus largement, sur le statut supposé de paradis fiscal de la Suisse et certains pays de l'Union européenne, avec l'approbation de Ségolène Royal. Le porte-parole de la candidate se refuse ensuite à tout commentaire à la presse suisse (notamment La Liberté), mais donne une interview en podcast sur Betapolitique, où il réaffirme sa position et la radicalise. L'attaque génère une forte émotion en Suisse et dans les pays incriminés, notamment au Luxembourg qui, par la voix de Luc Frieden, réaffirme sa politique bancaire et sa solidarité avec la Suisse. Le , Micheline Calmy-Rey, présidente de la Confédération suisse, rappelle l'apport de la Suisse à la France et exige qu'on fasse preuve de respect pour sa souveraineté et son mode de taxation des résidents. L'affaire est, certes, comprise dans son contexte électoral, mais prend une résonance particulière si elle est mise en perspective avec les débats intervenant entre la Suisse et l'Union européenne au sujet des accords bilatéraux (fiscalité).

Il présente sa démission du porte-parolat de Ségolène Royal le après avoir lancé une plaisanterie sur François Hollande (« Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut. C'est son compagnon. ») mal perçue par Ségolène Royal[29]. Royal préfère le suspendre symboliquement de sa fonction pendant un mois.

De député à président du conseil général de Saône-et-Loire

Arnaud Montebourg, après sa réélection de député de la 6e circonscription de Saône-et-Loire.

Il se retrouve en difficulté[30] à l'issue du premier tour des législatives de 2007, rassemblant 41,37 % des voix contre 43,95 % pour l'ancien agent de la DGSE Arnaud Danjean[31]. Lors d'une campagne mouvementée, il qualifie son adversaire de « barbouze en goguette » pendant un meeting à Saint-Rémy en présence de Ségolène Royal[32]. Il réussit à remporter un troisième mandat d'une courte majorité (50,34 % des suffrages[31]) dans une circonscription plutôt portée à droite avant sa première élection et qui a voté à 53,87 % en faveur de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle[33]. Le soir de sa réélection, il fait cette déclaration : « Rien ne sera plus jamais comme avant au Parti socialiste ! Fini le temps des éléphants révolus et place aux jeunes lions ! »[34]. Il confirme ainsi sa volonté d'apparaître comme leader du pôle des rénovateurs du Parti socialiste.

Le , il est nommé par Jean-Marc Ayrault premier vice-président du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche (SRC) de l'Assemblée nationale, chargé de la commission « prospective », directement chargé de répondre à Éric Besson, secrétaire d'État chargé de cette question. En juillet 2008, il est de nouveau candidat au poste de président de groupe.

Farouche opposant au projet de réforme de la carte judiciaire, il met en difficulté la ministre de la Justice, Rachida Dati, lors des séances de questions au gouvernement de l'Assemblée nationale[35], allant même jusqu'à la qualifier d'« aussi stupide que sa réforme » et « d'incompétente[36] ». Virulent, il accuse Bernard Kouchner de ne jouer qu'un « tout petit rôle de figurant »[37].

Farouche partisan, et praticien pendant 11 ans, du mandat unique, il décide fin 2007, après avoir consulté sur son blog ses administrés, de se présenter à l'élection cantonale de 2008 dans le canton de Montret, et ainsi de céder à la pratique du cumul des fonctions de député et de conseiller général[38].

Il est élu le 9 mars 2008 au premier tour, avec 54,59% de suffrages exprimés, puis président du Conseil général de Saône-et-Loire. Comme il l'avait annoncé et comme l'a souhaité François Hollande vis-à-vis de tous les ministres en termes de non cumul des mandats, il quittera ses fonctions de président du Conseil général en 2012 lorsqu'il est nommé ministre, pour redevenir simple conseiller général du canton de Montret[39].

Le , il signe, avec seize autres personnalités politiques de tous bords, l'« Appel du 14 février » pour une vigilance républicaine lancé par l'hebdomadaire Marianne[40].

Lors du débat sur la réforme institutionnelle initiée par la majorité et Nicolas Sarkozy, il est le principal orateur du groupe SRC, et, au moment de justifier le vote contre de l'opposition au projet, dénonce un « programme d'accroissement général de la concentration des pouvoirs » en faveur du Président de la République et en défaveur du Parlement, et juge la réforme comme étant « une scandaleuse et triste occasion manquée devant l'histoire de notre pays »[41].

Jusqu'alors parmi les députés les plus actifs et présents à l'Assemblée nationale[42], Arnaud Montebourg est moins présent à partir de la mise en œuvre de la réforme institutionnelle de 2008, puis après sa déclaration de candidature à la primaire, en novembre 2010. Il n’a ainsi, à compter d'octobre 2010, assisté à aucune des 29 réunions du mercredi de la Commission des lois[43], et il écope d'une sanction financière (retenue sur les indemnités)[44], et devient l'un des députés les moins actifs de l'Assemblée en 2011[45],[46]. Arnaud Montebourg s'explique le jour même sur son blog[47], et justifie ses absences par sa campagne à la primaire, mais aussi par la réduction du poids politique du Parlement. Il annonce en 2009[38] sa volonté de choisir entre ses fonctions de député et de président du Conseil général. Il annoncera son choix quelques jours plus tard en décidant de cesser ses fonctions de député après 2012. Il soutient à cette occasion la candidature de Cécile Untermaier pour lui succéder comme député de la Bresse et du Val-de-Saône.

Arnaud Montebourg lors de sa déclaration de candidature à la primaire présidentielle socialiste de 2011, le à la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse.
Prise de parole en place publique pour la campagne à Reims.

« Troisième homme » de la primaire citoyenne de 2011

Le , dans son fief électoral de Frangy-en-Bresse, en Saône-et-Loire, il déclare être candidat aux primaires citoyennes pour l'investiture à l'élection présidentielle de 2012[48].

Arnaud Montebourg a esquissé son programme dans son livre Des Idées et des Rêves. Il plaide notamment pour un « capitalisme coopératif »[49], un système productif dans lequel la distinction entre capitalistes et travailleurs serait estompée. Les travailleurs seraient possesseurs des moyens de production.

Il est aussi l'un des premiers hommes politiques de son rang à préconiser la libération généralisée des données publiques (Open Data), afin de dynamiser la création d'applications d'intérêt économique, citoyen et pour la vie quotidienne en s'inspirant de l'Open Government Initiative lancée par le président des États-Unis, Barack Obama, dès le premier jour de sa présidence (20 janvier 2009).

Au printemps 2011, il publie un essai Votez pour la démondialisation !, qui développe ses propositions portant sur la démondialisation[50], à partir notamment des travaux du sociologue et député philippin Walden Bello. Autour de 17 propositions[51], Arnaud Montebourg, après avoir présenté les effets néfastes de la mondialisation et de ses causes, appelle à une conversion écologique et sociale du système productif et à une révolution industrielle verte. Il propose aussi le « démantèlement des agences de notation privées »[52].

Au soir du premier tour, le 9 octobre 2011, avec 17,19 % des voix, il crée la surprise en arrivant en troisième position, derrière François Hollande et Martine Aubry, devançant même Ségolène Royal, contrairement à ce que prévoyaient les sondages. Certains le considèrent comme l'arbitre du second tour. Il écrit une lettre ouverte à Martine Aubry et François Hollande pour permettre à ses partisans de choisir le candidat dont les idées sont les plus similaires aux siennes. Deux jours avant le second tour, il déclare finalement qu'il votera pour François Hollande sans donner de consigne de vote[53] ; après avoir expliqué qu'il aurait voté pour Martine Aubry si « elle avait été en tête », il effectue une visite à Ris-Orangis en compagnie de François Hollande[54].

En 2016, il indique que son soutien à François Hollande était une « erreur »[55].

Ministre du Redressement productif puis de l'Économie, du Redressement productif et du Numérique

François Hollande élu président, un nouveau gouvernement est constitué le autour du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Le communiqué officiel[56] ne fait plus mention de l'Industrie pour désigner le ministère placé sous la direction d'Arnaud Montebourg, mais utilise l'expression « ministère du Redressement productif ». L'économie, les finances et le commerce extérieur, de même que l'énergie, font l'objet de ministères indépendants. Le ministre du Redressement productif est assisté par la ministre déléguée Fleur Pellerin, chargée des petites et moyennes entreprises, de l'innovation et de l’économie numérique. Il soutient le pacte budgétaire européen (dit TSCG)[57].

Lors du débat sur l'avenir de la sidérurgie lorraine, il souhaite nationaliser temporairement le site Arcelor Mittal de Florange, sur le modèle de ce qu'ont réalisé les États-Unis en 2009 lors de la nationalisation de General Motors[58] pour se prémunir de l'endettement gigantesque d’ArcelorMittal[59]. Face à la réticence de Jean-Marc Ayrault, il menace de démissionner[60] sans parvenir à obtenir l'accord de François Hollande[61].

Quelques mois après avoir twitté à propos du lancement de Free mobile, le 10 janvier 2012, « Xavier Niel vient de faire avec son nouveau forfait illimité plus pour le pouvoir d'achat des Français que Nicolas Sarkozy en 5 ans »[62], il oppose intérêt du consommateur et emploi, reprenant ainsi les éléments de langage des opérateurs Orange, SFR et Bouygues et accusant l'Arcep de conduire le marché des télécoms à son autodestruction[63]. D'après le journaliste Emmanuel Berretta, ces prises de positions lui auraient valu un reportage particulièrement élogieux dans le journal télévisé de TF1, filiale du groupe Bouygues[64].

Soutenant le rapport Gallois en novembre 2012, il rompt avec son image de représentant de la gauche du PS : selon son proche Paul Alliès, « Il y a une confusion qui traîne : les batailles menées à l’intérieur du PS, primaire incluse, le placent à la gauche du parti. Entre Benoît Hamon et lui, ce serait du pareil au même… Or, de la VIe République à la réindustrialisation et la démondialisation, Montebourg est sur un créneau moderniste, avec quelques classiques républicains, mais pas sur le périmètre habituel de la gauche du PS (…) À la gauche du PS, on prône le primat du social sur l’économie. Arnaud fait l’inverse : pour lui, le social passe par l’économie[65] ».

Après avoir prôné la démondialisation lors des primaires socialistes, le ministre cherche à relancer la production nationale par un discours volontariste sur la nécessité de consommer du « made in France » et sur les réussites innovantes françaises[61]. Mi-septembre 2013, il présente avec François Hollande les 34 « plans » industriels d'avenir sur lesquels son ministère travaille depuis un an ; cette posture de « reconquête industrielle » se substituant à son rôle de « pompier » et de frondeur à l'égard des chefs d'entreprise[66]. Il se rapproche simultanément des milieux d'affaires et consulte régulièrement plusieurs figures patronales comme Jean-Louis Beffa, Henri Lachmann ou encore Martin Bouygues[67].

Début 2013, il définit son action au ministère du Redressement productif comme une synthèse entre « l'offre » et la « Politique de la demande »[18], mais il tire en 2016 un constat d'échec sur la ligne suivie par le gouvernement : il déclare penser « sincèrement avoir commis une erreur » en soutenant François Hollande à la primaire et en participant au gouvernement[68].

Frustré d'être limité dans son action par le premier ministre Jean-Marc Ayrault, il se rapproche de Manuel Valls, ministre de l'intérieur, et de Benoît Hamon, ministre délégué à l'économie sociale et solidaire[23]. Tous trois affichent leur complicité le sur les Champs-Élysées en marge de la commémoration de la victoire de 1945[23]. Fin août, Montebourg déclare ne pas souhaiter se présenter à un nouveau scrutin une fois sa fonction de ministre achevée, si ce n'est l'élection présidentielle[69]. Le trio est appuyé au cabinet du président de la République par Aquilino Morelle dans une alliance qui se formalise en novembre et aboutira après le revers des socialistes aux élections municipales de mars 2014 au remplacement d'Ayrault par Valls à Matignon[23]. Si Montebourg voit ses attributions s'étendre à l'économie, ses critiques persistantes sur la politique suivie le mettent en porte-à faux avec la politique choisie par François Hollande[23].

Il change plusieurs fois de position sur les gaz de schiste. Dénonçant en 2011 une « une fausse bonne idée », il vote une proposition de loi du PS s'y opposant et fait campagne sur ce thème lors de la primaire citoyenne de 2011[70]. Au Gouvernement, il devient un des soutiens les plus engagés pour leur exploitation en France[71], comme le confirme un rapport au gouvernement publié en avril 2015[72]. Sa proposion de juillet 2013 de crer une compagnie publque chargée de leur exploitation lui vaut un recadrage par le Premier ministre et le Président de la République[70]. Puis en septembre 2016, il tire argument de la baisse des cours du pétrole pour se déclarer opposé à leur exploitation qui serait une « technologie polluante » : « Aujourd'hui même la recherche qui aurait pu faire évoluer les technologies d'exploitation des gaz, il n'y a plus d'argent pour [la] financer et donc faire évoluer ces technologies. Donc j'y suis opposé[73]. »

Il indique avoir rencontré François Hollande à la veille du second tour des élections municipales de 2014 pour lui indiquer qu'il ne participerait plus « à un gouvernement Ayrault » et lui demander « la réorientation de la stratégie macroéconomique de la France » : d'après Christian Salmon, « c’est la première fois sous la Ve République qu’un ministre fait pression sur le président de la République pour lui imposer le choix de son Premier ministre »[74],[n 2].

Avec la formation du gouvernement Manuel Valls, son portefeuille s'élargit à l'Économie, au Redressement productif et au Numérique. Il « bloque [alors] toute nomination des anciens cadres » du cabinet de Pierre Moscovici[75].

Après sa nomination, il intervient dans les négociations entre General Electric (GE) et Alstom qui visent à l'intégration partielle ou totale du groupe français dans le groupe américain. Il énonce la vision de créer un « Airbus de l'énergie » au plan européen sans participation du groupe américain (qu'il compare à Boeing) et prend la démarche d'inviter directement le principal concurrent de GE, le groupe allemand Siemens, à faire une contre-offre. En plus, il se met à coordonner un support politique franco-allemand pour Siemens en contactant son homologue allemand, Sigmar Gabriel. Il n'hésite pas accuser publiquement le PDG d'Alstom, Patrick Kron d'être un menteur pour avoir commencé les négociations avec GE sans avoir consulté le gouvernement d'avance[76],[77]. Cette ingérence dans une transaction de deux entreprises privées a provoqué des critiques, accusée de « colbertisme » dans la presse internationale[78]. Plusieurs analystes financiers et sources syndicales affirment qu'une fusion avec Siemens serait moins avantageuse pour Alstom et ses employés à cause du plus grand chevauchement des activités[79],[80],[81],[82]. L'alternative Siemens échoue, permettant la prise de contrôle par GE, mais Arnaud Montebourg fait entrer l'État au capital d'Alstom grâce à un accord pour le rachat des actions Bouygues[61]. Contrairement aux promesses d'Arnaud Montebourg, assurant que le secteur nucléaire resterait sous contrôle français, le protocole d'accord approuvé par Emmanuel Macron en novembre et voté par l'assemblée générale, place sous la coupe du groupe américain les turbines produites par Alstom et de cette manière la maintenance des centrales françaises[83].

Mi-mai 2014, dans le cadre de ce dossier, Arnaud Montebourg participe à la publication d'un décret qui élargit le droit de veto de l'État sur les investissements étrangers en France dans les secteurs stratégiques[84]. Ce décret, baptisé « décret Alstom »[85],[86], provoque de fortes réactions à l'étranger, notamment da la part de Vince Cable, ministre de l'Économie du Royaume-Uni[86], alors que Michel Barnier, commissaire européen chargé du Marché interne, le cautionne[87].

S'appuyant sur la promesse de campagne de François Hollande de renégocier le traité européen, Arnaud Montebourg regrette l'euro fort prôné par la Banque centrale européenne et souhaite, vainement, que celle-ci assouplisse sa politique monétaire et mène une relance de la croissance européenne[61].

Mais Arnaud Montebourg conteste la politique économique de François Hollande et Manuel Valls privilégiant une politique de l'offre et une réduction forte des déficits plutôt qu'un soutien à la croissance et aux ménages[88]. En juin 2014, il désapprouve le remplacement d'Emmanuel Macron par Laurence Boone au poste de conseiller économie de François Hollande, estimant qu'il est désormais en situation de cohabitation avec le palais de l'Élysée[89]. Le 25 août 2014, après ses déclarations contre la politique économique du couple exécutif prononcées à la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse, le Premier ministre Manuel Valls remet la démission du gouvernement au président de la République[61].

Après le gouvernement

Fin octobre 2014, il s'inscrit dans une école de commerce, l'INSEAD, afin de suivre une formation courte (4 semaines) de management avancé pour laquelle il sollicite une bourse d'études[90]. Le 30 décembre 2014, il annonce son retrait de la vie politique[91]. Du 16 au 26 février 2015, il est professeur invité en économie à l'université de Princeton, aux États-Unis[92]. Le , il est nommé vice-président du conseil de surveillance de la chaîne d’ameublement Habitat[93]. Le 26 mars, la société Talan annonce qu'Arnaud Montebourg siégera à son comité d'orientation stratégique[94]. Cette collaboration avec Habitat est suspendue en juillet 2016 à mesure qu'Arnaud Montebourg revient sur la scène politique française[95].

Pendant l'été 2015, il lance avec le député UDI Yves Jégo « Les assises du produire en France »[96].

En octobre 2015, il annonce son entrée au capital de New Wind, une start-up conceptrice d'éoliennes domestiques. Il injecte 56 000 euros au capital et devient président du conseil de surveillance[97]. La société est mise en liquidation judiciaire en mars 2017[98]. En 2017, il souhaite lancer une société de production et d'exploitation de miel[99]

« Troisième homme » de la primaire citoyenne de 2017

Article connexe : Primaire citoyenne de 2017.

Le 16 mai 2016, Arnaud Montebourg exprime dans un discours prononcé au mont Beuvray, en Bourgogne, son souhait de bâtir un « grand projet alternatif pour la France ». Cette déclaration, qui en suit plusieurs autres, est interprétée dans les médias comme un premier pas vers une candidature à l'élection présidentielle de 2017[100].

À l'occasion de ce discours, il développe une anaphore « Être de gauche, c'est » en 12 points, notamment : « Être de gauche, c’est considérer que le pouvoir politique doit être parfois supérieur au pouvoir économique. […] Être de gauche, c’est considérer que […] l’État doit être fort pour peser dans la balance, afin que jamais la condition du faible ne soit écrasée par la liberté du fort. […] Être de gauche, c’est avoir à cœur de défendre sans relâche nos libertés [et] refuser toujours qu’elles puissent être bafouées […], même au nom […] de l’impérieuse lutte contre le terrorisme. »[101]. Cette tirade est interprétée dans les médias comme une réponse au « ni droite, ni gauche » d'Emmanuel Macron, aux positionnements de Manuel Valls, et à l'anaphore « Moi président de la République » de François Hollande[102].

Il fonde dans la foulée un micro-parti, Le projet France[95]. Le 21 août 2016, il annonce officiellement sa candidature à l'élection présidentielle de 2017[103]. Le 2 octobre, il confirme sa participation à la Primaire citoyenne de 2017, pour laquelle il appelle les électeurs de droite à venir battre François Hollande[104]. Initialement nommé à la tête de son comité de soutien, une polémique éclate avec l'humoriste Guy Bedos qui finalement refuse de présider ce comité tout en annonçant soutenir Montebourg[105],[106]. Il chiffre son programme à 24,4 milliards d’euros par an, espérant ainsi relancer l’économie pour réduire le taux de chômage à 6,1 % en 2022, le déficit public à 2,5 % du PIB et la dette à 91,2 % du PIB, en tablant sur un taux de croissance moyen optimiste de 1,9 % sur 5 ans, quand il n'a été de 1,2 % en 2016[107].

Sa « première décision de président de la République » serait d'adpter une dégressivité de la CSG pour les faibles revenus procurant un gain maximal serait de 102 euros par mois au SMIC et s'éteignant après 1,5 SMIC. Cette mesure aurait un coût de 7,5 milliards d'euros et serait financée sur l'enveloppe du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi. Deux premières moutures de cette idée ont cependant été censurées en 2014 puis 2015 par le Conseil constitutionnel[108].

Il se retrouve finalement à la troisième place de la primaire de la gauche de 2017 derrière Manuel Valls et Benoît Hamon avec 17,52% des suffrages[109]. Il annonce alors son soutien à Benoît Hamon pour le second tour[110]. Après la victoire de ce dernier à la primaire, il est nommé haut représentant chargé des relations internationales dans le cadre de sa campagne présidentielle[111].

Idées défendues

La VIe République

Il milite pour la rédaction d'une nouvelle Constitution au sein de l'association Convention pour la sixième République (C6R), qu'il a fondée officiellement le , avec notamment l'éditeur et politiste Guy Birenbaum. Dans cette constitution, les pouvoirs du président de la République seraient limités à des pouvoirs d'arbitrage, les pouvoirs de décision revenant à un Premier ministre mieux contrôlé par un Parlement aux pouvoirs renforcés[112]. Dans cette idée, il célébrait en août 2004 à Jarnac le 40e anniversaire de la parution du livre de François Mitterrand Le Coup d'État permanent[réf. souhaitée]. Il publie, en septembre 2005, en collaboration avec le professeur de sciences politiques Bastien François, La Constitution de la Sixième République, réconcilier les Français avec la démocratie où il dit prendre acte de« l'attachement des Français à l'élection du chef de l'Etat au suffrage universel direct » et ne propose plus d'en faire « une sorte de reine d'Angleterre » mais un « arbitre (...) un président à la finlandaise »[113]. Annonçant sa candidature à l'élection présidentielle durant l'été 2016, il se prononce cette fois pour l'instauration d'un septennat non renouvelable avec ses prérogatives actuelles dans le cadre de la Cinquième république, mais des pouvoirs de nomination réduits[114].

Démondialisation

Arnaud Montebourg prône la « mise en place d’un nouveau système d’échange fondé sur des règles universelles de protection de l’environnement et de respect de standards sociaux et sanitaires »[115].

Il dénonce la « mondialisation » et ses conséquences sociales et écologiques dramatiques : « [elle] a fabriqué des chômeurs au nord et augmenté le nombre de quasi-esclaves au sud, détruit les ressources naturelles partout, donné le pouvoir aux financiers et retiré aux peuples les moyens qu'ils avaient conquis de s'autodéterminer. » Selon lui, en fin de compte, « le monde a fait fausse route, la mondialisation est devenue sa déroute »[116].

Contre le capitalisme mondialisé, il préconise une politique protectionniste et défend l'idée d'un État fort, contrôlant la finance, capable de prendre des « mesures draconiennes et sévères vis-à-vis du système financier et bancaire »[117]. Sur cette même ligne, il se présente comme défenseur du « made in France », thème qu'il choisit pour son livre La bataille du made in France[118]. Il décrit plus tard cet enjeu comme étant une « cause nationale ». Il a en particulier mené une action de communication sur la marinière.

Affaires étrangères et défense

Il est favorable au retrait de la France du commandement intégré de l'OTAN[119].

Détail des mandats et fonctions

Distinctions

  • 1992 : Prix César-Campinchi[réf. souhaitée]
  • 1993 : Prix Bâtonnier Maurice-Allehaut décerné par le Barreau de Paris, pour l'éloge d'Edgar Faure[réf. souhaitée]
  • 2000 : Reçu comme « Alumnus » au sein de la French-American Foundation, élu en 2000 dans le cadre du programme Young Leader, fondation atlantiste[120] ayant pour vocation de réunir les futurs principaux acteurs du monde politique, de la finance, de la presse et de l'industrie de manière informelle

Œuvres

Bibliographie

  • Vianney Delourme, Arnaud Montebourg, machine à réussir !, 2003.
  • Guy Benhamou, Arnaud Montebourg, l'ambition à tout prix, Paris, Stock, (ISBN 978-2-234-05721-0).
  • Rodolphe Bretin, Arnaud Montebourg : le mousquetaire de la Bresse, Dijon, Editions de Bourgogne, coll. « Biographies », (ISBN 978-2-902-65009-5).
  • Isabelle Dillman, Les politiques ont-ils une âme ?, avec p. 217 à 236 un entretien avec Arnaud Montebourg, Ed Albin Michel (ISBN 978-2-226-20615-2), 2010.
  • Valentin Spitz, Montebourg. Moi président…, L'Archipel, 2014.
  • Maud Guillaumin, Le vicomte, éditions du Moment, 233 pages, 2015.
  • Antonio Rodriguez, L'alternative Arnaud Montebourg, Cherche midi, 352 pages, collection Documents, Le Cherche midi, 2015 (ISBN 978-2-749-14944-8).
  • Frédéric Charpier, Arnaud Montebourg, l'homme girouette, La Découverte, 2016.

Film documentaire

Notes et références

Notes

  1. Ministre du Redressement productif jusqu'au .
  2. Arnaud Montebourg affirmera plus tard n'avoir « ni fait campagne, ni fait pression » pour un changement de Premier ministre, n'étant alors pas « en mesure d'imposer un Premier ministre au président de la République ». Il reconnaît cependant avoir donné son « accord » pour le choix de Manuel Valls après être « tombés d'accord » sur les orientations économiques. Voir « Montebourg, une nouvelle cuvée ? », interview sur Mediapart le 4 janvier 2017, à partir de 22:00.

Références

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  4. Guy Benhamou, Arnaud Montebourg, l'ambition à tout prix, Stock, 2004, p. 12
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  115. « Projet d'Arnaud Montebourg, section « Échange international » »
  116. "Votez pour la démondialisation !", d'Arnaud Montebourg : vive le protectionnisme !.
  117. La démondialisation de Montebourg laisse sceptique.
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  120. Mission et histoire, French-american.org

Annexes

Articles connexes

  • Jurisprudence Bérégovoy-Balladur

Liens externes

  • Notices d'autorité : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
  • Site pour la présidentielle de 2017