Armée de l'air française

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Armée de l'air française
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Création
Pays Drapeau de la France France
Allégeance République française
Type Force aérienne
Effectif 42 607 (en 2015)
Fait partie de Armée française
Ancienne dénomination Aéronautique militaire
Couleurs French-roundel.svg
Devise « Faire face » (également celle de l'École de l'air)
Marche Chant des aspirants
Chant de l'EFSOAA[1]
Équipement 687 aéronefs, dont 226 avions de combat
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Guerre d'Algérie
Conflit tchado-libyen
Guerre du Golfe
Guerre du Kosovo
Guerre d'Afghanistan (2001-2014)
Opération Harmattan
Guerre contre l'État islamique
Commandant Général d’armée aérienne André Lanata, depuis le

L’Armée de l'air française est l’une des quatre composantes des Forces armées françaises ; les autres composantes militaires étant l’Armée de terre, la Marine nationale et la Gendarmerie nationale.

Elle emploie 44 600 militaires et 6 500 civils au [2] et réalise 233 000 heures de vols par an. Son budget annuel est 4,5 milliards d’euros en 2012, soit 20 % du budget de la Défense.

Historique

Un North American T-28 Trojan aux couleurs de l'Armée de l'air française. Ces appareils furent engagés dans la lutte antiguérilla durant la guerre d'Algérie.
Mirage IIIC de l'escadron de chasse 2/10 Seine en 1980 armé d'un Matra R530.
Un Mirage F-1 de l'escadron de chasse 2/30 Normandie-Niemen et un de l'escadron de chasse 3/30 Lorraine en 1986 armé de Matra R530. Depuis la fin des années 1950, la production Dassault Aviation forme l’ossature de la force de combat de l’armée de l’air française.

L'Aviation militaire française est née en 1909 et inscrit, de ce fait, la France comme le premier pays à s'équiper d'avions de combat. Après le vote d'une loi à l'Assemblée nationale française, le [3], l'Aéronautique Militaire fait officiellement partie de l'Armée française, aux côtés des quatre autres armes traditionnelles de l'Armée de terre de cette époque: l'infanterie, la cavalerie, l'artillerie et le génie.

Lors de l'entrée dans la Première Guerre mondiale, la France disposait d'un total de 148 avions (dont 8 de l'aéronautique navale) et de 15 dirigeables, lors de l'armistice en , 3 608 avions étaient en service[4]. 5 500 pilotes et observateurs furent tués sur les 17 300 engagés dans le conflit, soit 31 % de pertes[5].

La loi du 8 décembre 1922 érige l'aéronautique militaire en « arme spéciale »[6], mais elle reste sous la coupe de l'Armée de terre. Elle ne deviendra une armée à part entière et totalement indépendante que le [7],[8]. Pour autant, ses unités sont pour la plupart héritières des traditions (insignes...) des escadrilles de la Première Guerre mondiale où s'illustrèrent nombre d'aviateurs devenus célèbres.

Elle fut également le berceau du parachutisme militaire français, avec la mise sur pied de « l'infanterie de l'air » dans les années 1930, dont les commandos parachutistes de l'air descendent directement.

La Bataille de France de 1940 et l'engagement des aviateurs français libres (FAFL) de 1940 à 1943, puis de ceux de l'Armée de la Libération, sont également des épisodes marquants de l'Histoire de l'Armée de l'air. Les sacrifices du commandant René Mouchotte ou, plus anonymement, du lieutenant Marcel Beau illustrent le dévouement de cette armée.

Depuis 1945, l'Armée de l'air a notamment été engagée en Indochine (1945-1954), à Suez (1956), en Algérie (1952-1962), en Mauritanie et au Tchad, dans le golfe Persique (1990-1991), en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, au Mali ou en Irak.

De 1964 à 1971, l’Armée de l'air a eu la responsabilité unique de l'arme nucléaire française : vecteurs pilotés Dassault Mirage IV ou missiles balistiques de la Base aérienne 200 Apt-Saint-Christol sur plateau d'Albion.

Depuis sa création, en 1953, la Patrouille de France reste l'unité de l'Armée de l'air la plus connue du grand public français, par ses démonstrations de voltige aérienne. Depuis mars 1968, elle est complétée par l’Équipe de Voltige de l’Armée de l’Air (EVAA) sur la Base Aérienne de Salon-de-Provence pour constituer les Équipes de Présentations de l’Armée de l’Air (EPAA) qui depuis a remporté un très grand nombre de victoire dans les compétitions nationale ou mondiales. Lors des derniers Championnats du monde en août 2015 les pilotes de l'EVAA ont remporté les titres champions du monde par équipe et champion du monde individuel[9].

Chasseur Rafale de l'Armée de l'air

Missions

L'Armée de l'air reçoit principalement cinq attributions de défense[10] :

  1. connaissance et anticipation ;
  2. prévention ;
  3. dissuasion ;
  4. intervention ;
  5. protection.

Organisation

Organisation générale

Base Aérienne 117 Paris, site de l'état-major de l'Armée de l'air jusqu'en 2015.

L’Armée de l'air est organisée conformément au chapitre 4 du titre II du livre II de la troisième partie du code de la Défense, qui remplace le décret no 91-672 du .

Sous l’autorité du chef d'état-major de l'Armée de l'air implanté à Paris, elle comprend des formations réparties entre :

  • l’état-major de l’Armée de l’air ;
  • les forces ;
  • les bases aériennes ;
  • la direction des ressources humaines de l'Armée de l'air ;
  • les services[11].

État-major de l’Armée de l’air (EMAA)

L’état-major de l'Armée de l'air est actuellement implanté, comme l'État-Major des armées ainsi que les état-majors de l'Armée de terre, de la Marine sur le site de Balard, plus communément appelé le « Pentagone à la française » ou « Balardgone », dans le 15e arrondissement de Paris. Il est composé d'environ 150 aviateurs, principalement officiers.

Commandements

L’Armée de l'air répartit ses forces et moyens entre trois commandements: deux grands commandements opérationnels (CDAOA et CFAS) et un commandement organique (CFA)[N 1] :

Les deux dernières brigades faisaient partie jusqu'en 2013 du CSFA, ou commandement du soutien des forces aériennes, qui mettait à disposition et entretenait les systèmes d'armes, équipements, les systèmes d'information et de communication (SIC) ainsi que les infrastructures ; le CSFA fournissait également des prestations liées au soutien de l'homme, à la logistique (ravitaillement et transport), là où les forces de l'Armée de l'air opèrent ou s'entraînent ; ces deux brigades sont maintenant subordonnées au CFA.

Depuis le , l'Armée de l'air est organisée à l'échelon national et n'a plus de commandements territoriaux. Auparavant, ces commandements territoriaux s'articulaient autour de régions aériennes (RA), au nombre de cinq à l'origine. Le nombre avait ensuite été ramené à quatre par décret du avec la suppression de la 5e RA (AFN). Le décret du ramène le nombre de RA à trois : « RA Atlantique », « RA Méditerranée » et « RA Nord-Est ». Le est mise en place une organisation comprenant une « RA Nord » (RAN) et une « RA Sud » (RAS). La division territoriale est finalement abolie par le décret no 2007-601 du [12],[13].

Direction des ressources humaines de l'Armée de l'air (DRHAA)

La DRH-AA recrute, forme, gère, administre et convertit le personnel de l'Armée de l'air. Depuis le , la DRH-AA regroupe en son sein les attributions de l'ancienne direction du personnel militaire de l'Armée de l'air (DPMAA) et certaines attributions de l'ancien commandement des écoles de l'Armée de l'air (CEAA). Elle est également responsable du recrutement au sein de l'Armée de l'air via son Bureau Recrutement.

Services

Les services interarmées de l'Armée de l'air sont[14] :

Commandement interarmées

L'Armée de l'air assure le commandement opérationnel du Commandement interarmées de l'espace.

Bases aériennes

L'Armée de l'air dispose, au  :

  • en métropole, de 27 bases aériennes dont 18 plateformes aéronautiques pourvues de pistes et 5 bases non plateformes, de 2 écoles, de 3 détachements air et d'un « élément air rattaché » (EAR).
  • hors métropole, de 7 bases aériennes ou détachements permanents en outre-mer ou pays.

Les bases aériennes n'abritent pas forcément toutes des avions de chasse, de ravitaillement ou de transport : plusieurs bases radars (Lyon Mont-Verdun, Drachenbronn, celle de Cinq-Mars-la-Pile, Nice Mont-Agel…) sont destinées à la surveillance du territoire (défense aérienne) et au contrôle aérien militaire. D'autres encore accueillent des entrepôts de matériels ou des postes de commandement. En outre-mer et à l'étranger, les bases -qui peuvent être temporaires- soutiennent des aéronefs et des moyens au sol suivant les besoins de l'opération extérieure (OpEx) au profit de laquelle elles ont été créées : avions de transport à Douchanbé (Tadjikistan, opération Héraclès), des avions de chasse à N'Djamena (Tchad, opération Épervier), par exemples.

La fermeture des bases aériennes est constante, depuis les années 1950, et connait une forte accélération.

Unités navigantes de l'Armée de l'air

Il existe trois échelons :

L'unité opérationnelle de base est l'escadron, généralement commandé par un lieutenant-colonel. L'échelon supérieur, l'escadre, qui avait été supprimé au début des années 1990, a été rétabli à partir de 2014. L'escadrille est une subdivision de l'escadron.

L'escadre

Commandée par un lieutenant-colonel ou un colonel, l'escadre est une formation qui rassemble des unités et des personnels dédiés à une même mission. L'appellation « escadre » a remplacé celle de régiment en 1932 et a désigné, jusqu'en 1994, une unité regroupant sous commandement unique :

  • des unités (escadrons ou groupes) généralement équipées du même type d'avion ou du moins assurant le même type de mission (chasse, transport, etc.) ;
  • des unités de maintenance et d'appui.

Cet échelon, qui avait été supprimé à partir de 1993 dans le cadre du plan « Armées 2000 », a été rétabli en 2014 avec une définition élargie, certaines escadres ne mettant pas en œuvre d'aéronefs[15].

Dans un premier temps, ont été créées quatre escadres[15] :

Dans un deuxième temps, l'Armée de l'air a annoncé en la création de sept escadres supplémentaires[15] :

L'Armée de l'air annonce également en que la numérotation des unités, l’immatriculation des aéronefs affectés et le transfert du patrimoine historique (drapeau, traditions et nom de baptême) seraient mis en conformité avec leurs escadres d’appartenance au cours de l’année 2016[15].

L'escadron ou le groupe

Insigne du régiment de chasse 2/30 Normandie-Niemen.

Commandé par un lieutenant-colonel, l’escadron est l'unité opérationnelle de base. Ce terme a remplacé celui de groupe à partir de 1949 dans un but de standardisation avec les alliés de l'OTAN qui mettaient en œuvre des squadrons. Cependant, le terme de groupe n'a pas entièrement disparu : il a été notamment conservé par le groupe aérien mixte 56 Vaucluse, spécialisé dans les opérations spéciales ou le groupe de ravitaillement en vol 02.091 Bretagne qui porte cette dernière appellation depuis 2004[16].

À noter que l'appellation d'escadron est également utilisée par des formations terrestres qui assurent les fonctions de soutien technique, de défense sol-air, de protection et de sécurité.

Un escadron de chasse compte une vingtaine de machines, réparties en général en trois escadrilles.

Un escadron de transport peut compter jusqu’à une douzaine de machines en effectif théorique (C-160 Transall) mais l’effectif est souvent beaucoup plus faible en fonction du type de machine, des disponibilités et des missions (trois Airbus A310-300 et deux Airbus A340-200 pour l'escadron de transport 3/60 Estérel).

À noter que les escadrons avaient conservé dans leur désignation la numérotation des anciennes escadres lors de leur suppression dans les années 1990. Exemple : l'escadron de transport 1/64 Béarn (ou plus exactement l'escadron de transport 01.064 Béarn), qui appartenait à la 64e escadre de transport lors de la dissolution de cette dernière (recréée en ).

L'escadrille

Article détaillé : Escadrille.

Un escadron regroupe en général deux ou trois escadrilles.

L'escadrille assure une double fonction administrative et opérationnelle, même si l’essentiel de la gestion des opérations se fait au niveau de l’escadron. Un pilote est affecté à une escadrille mais les appareils, eux, sont en général affectés à l’escadron[17]. Depuis la mise en place des ESTA (escadrons de soutien technique aéronautique) les appareils et les mécaniciens sont affectés directement à la base puis mis à disposition des escadrons basés sur place.

Les escadrilles reprennent les traditions d’unités prestigieuses dont la plupart — les SPA et autres SAL[18] — remontent à la Première Guerre mondiale.

Unités non navigantes de l'Armée de l'air

L'Armée de l'air mobilise des aéronefs, ainsi que leurs pilotes, mais également des équipes spécialisées, non navigantes, qui contribuent directement à l'emploi de ces appareils.

Les fusiliers commandos de l'air

Article détaillé : Commandos parachutistes de l'air.

Les fusiliers commandos de l'air sont affectés[19],[20] :

  • soit en « escadron de protection » (EP, en abrégé) ;
  • soit dans l'une des trois unités dites « commando parachutiste de l’air » (CPA, en abrégé), en l'occurrence, le CPA 10, le CPA 20 ou le CPA 30.

Les EP participent à la protection des bases aériennes à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national, mais aussi aux opérations extérieures.

Les CPA pratiquent aujourd'hui des missions communes, mais également des tâches spécialisées ; cela concerne l'intervention et le renfort de protection au profit des points sensibles « air » à l'intérieur et à l'extérieur du territoire national. Ces troupes de grande valeur contribuent aux opérations de l'Armée de l'air et aux opérations spéciales.

Les mécaniciens de l'Armée de l'air

Le service du commissariat des armées

Le commissariat de l'air entre 1947 et 2007, puis le service de l'administration générale et des finances (SAGF) de 2008 à 2009 et enfin le service du commissariat des armées (SCA)[21] depuis 2010, ont successivement été des services d'administration au service de l'armée de l'air. Les commissaires ainsi que les civils de ce service interviennent dans diverses secteurs : soutien des opérations, droits individuels, juridique, contrôle interne comptable, achats et exécution financière, soutien et protection du combattant[22].

Autres personnels administratifs

Identité visuelle, symboles et emblèmes

Pour son logo, l'Armée de l'air puise tout particulièrement dans l'image de l'épervier, rapace des campagnes françaises. Appelé « charognard », il forme l'un des symboles de l'Armée de l'air présent sur le calot et les épaulettes des aviateurs.

Avant 1998 : drapeau et ailes

Avant 1998, l'Armée de l'air se représentait simplement par un drapeau français, marqué d'une paire d'ailes dorées.

Entre 1998 et 2010 : roue et drapeau

Entre 1998 et 2010, un logo symbolisant les différentes composantes de l'Armée de l'air, comportant la roue des mécaniciens, une forme d'aile et une cocarde, était en usage. Il avait des lignes assez franches.

Depuis 2010 : épervier

L'épervier aux lignes aériennes symbolise fortement l'Armée de l'air, la surveillance et la chasse.

Équipements navigants principaux

Les aéronefs de l'Armée de l'air sont pour la plupart de la génération des années 1980.

Poste de tir Crotale en 2013.


Équipements de l'Armée de l'air
Équipements principaux fin 2000 fin 2006 fin 2012 horizon 2020
Avions de combat 380 330 226 200
Avions de transport 100 90 80
Avions ravitailleurs 14 14 14 12 (A330 MRTT)
Avions spécialisés : remorquage, guerre électronique 17 8 6
Avions d'entraînement 298 290 245
Hélicoptères 84 84 84
Drones Harfang 0 4 4
Batterie de missile sol-air Crotale 24 24 12
MQ-9 Reaper 12 (16)
Postes de tir missiles Mistral 60 60 0[23]
SAMP/T 8

La disponibilité des avions est de 95 % en opérations extérieures et de 60 % sur le territoire national.

Avions de combat

La flotte d'avions de combat de l’Armée de l'air est en forte baisse depuis les années 2000. Alors qu'elle alignait 575 avions de combat en 1982, en 2012 elle met en œuvre 226 avions dans des unités de combat et 13 dans la flotte d'expérimentations — ceux-ci pouvant être utilisés pour des missions de combat. Le volume de la flotte devrait se stabiliser à 200 avions de combat rénovés ou de nouvelle génération en 2018, à 185 dans les années 2020[24].

Au [25], elle alignait le parc suivant :

Nom Origine Type Quantité Photo Remarques
Dassault Rafale C & B Drapeau de la France France Avion de combat omnirôle 81 Dassault Rafale B Suisse.jpg basés à Saint Dizier-Robinson: EC 1/4 Gascogne (dissuasion), EC 2/4 Lafayette (dissuasion) - en formation, ETR 3/4 Aquitaine (transformation) ; Mont-de-Marsan: ECE 1/30 Côte-d'Argent (expérimentation), EC 2/30 Normandie-Niémen, EC 3/30 Lorraine ; Al Dhafra: EC 1/7 Provence
Dassault Mirage 2000 D Drapeau de la France France Chasseur-bombardier (assaut conventionnel) 67 Mirage.2000d.3-im.arp.jpg basés à Nancy-Ochey: EC 1/3 Navarre, EC 2/3 Champagne, EC 3/3 Ardennes, ETD 4/3 Argonne (transformation) ; Mont-de-Marsan: ECE 1/30 Côte-d'Argent (expérimentation) ; Djibouti: EC 3/11 Corse
Dassault Mirage 2000-5F & C Drapeau de la France France Avion de chasse (défense aérienne) 35 Mirage-060808-F-6489S-011.jpg basés à Luxeuil-Saint Sauveur: EC 1/2 Cigognes ; Orange-Caritat: EC 2/5 Ile de France ; Djibouti EC 3/11 Corse
Dassault Mirage 2000 B Drapeau de la France France Avion de chasse (transformation) 6 Dassault Mirage 2000B 115-OV at RIAT 2010 arp.jpg basés à Orange-Caritat: EC 2/5 Ile de France
Dassault Mirage 2000 N Drapeau de la France France Chasseur-bombardier (dissuasion nucléaire et assaut conventionnel) 23 Dassault Mirage 2000N Armée de lAir (FAF) 366 125-BC - MSN 366 (9696178962).jpg basés à Istres-Le Tubé: EC 2/4 Lafayette

Les derniers Mirage F1 français sont retirés du service actif le et effectuent leur dernier vol à l'occasion de la cérémonie du .

Les 23 Mirage 2000 N devraient être retirés du service en 2018 et les 50 Mirage 2000 B/C/-5F entre 2015 et 2020 tandis que 55 Mirage 2000 D seront rénovés[26],[24]. Si les commandes n'augmentent pas, l'Armée de l'air devrait détenir près de 120 Rafale dans les années 2020.

Avions de transport

Au , l'Armée de l'air disposait de[25] :

Nom Origine Type Quantité Photo Remarques
Airbus A340-200 Drapeau de l’Union européenne Union européenne Avion de ligne de transport stratégique 2 F-RAJB (15017017369).jpg basés à Creil: ET 3/60 Estérel, stationnés à Roissy Charles-de-Gaulle, appareils d'occasions MSN81 & MSN75[27] (Ex-Austrian Airlines, acquisition en 2006 et 2007)
Airbus A310-304 Drapeau de l’Union européenne Union européenne Avion de ligne de transport stratégique 3 F-RADA (11393941695).jpg basés à Creil: ET 3/60 Estérel, stationnés à Roissy Charles-de-Gaulle, appareils d'occasions MSN421 & MSN422[27] (Ex-Royal Jordanian Airlines, acquisition en 1993) et MSN418[27] (Ex-Wardair Canada, acquisition en 2001)
Airbus Military A400M Atlas Drapeau de l’Union européenne Union européenne Avion de transport militaire tactique à allonge stratégique 9 A400M-1960.jpg basés à Orléans-Bricy[28]: ET 1/61 Touraine[29] Le premier A400M Atlas a été livré à l'Armée de l'air le . L'objectif est d'atteindre 15 avions livrés en 2019[30] sur une commande de 50 exemplaires.
Lockheed C-130 Hercules Drapeau des États-Unis États-Unis Avion de transport militaire tactique 14 Lockheed C130H-30 French Air Force 61-PI 04-11-2015 (22596620850).jpg basés à Orléans-Bricy: ET 2/61 Franche-Comté, ET 3/61 Poitou (opérations spéciales) ; Évreux-Fauville: GAM 56 Vaucluse (DGSE), 7 C-130H & 7 C-130H-30, 2 C-130J & 2 KC-130J en commande.
Transport Allianz C-160 Transall Drapeau de la France France/Drapeau de l'Allemagne Allemagne Avion de transport militaire tactique 23 Transall C-160 - AirExpo Muret 2007 0274 2007-05-12 cropped.jpg basés à Évreux-Fauville: ET 1/64 Béarn, ET 2/64 Anjou, GAM 56 Vaucluse (DGSE) ; Orléans-Bricy: ET 3/61 Poitou (opérations spéciales) ; Djibouti: ET 88 Larzac
Airbus Military CN-235 (ex CASA CN-235) Drapeau de l’Union européenne Union européenne Avion de transport militaire tactique léger 27 CASA CN-235M-200, France - Air Force JP7484564.jpg basés à Évreux-Fauville: ET 1/62 Vercors, ET 3/62 Ventoux ; Cayenne: ET 68 Antilles-Guyane ; Nouméa: ET 52 La Tontouta ; La Réunion: ET 50 Réunion ; Tahiti: ET 82 Maine
L'A400M-180 : le premier « Atlas » F-RBAA est livré le et est arrivé à la base aérienne 123 Orléans-Bricy le lendemain. La livraison de cet appareil connaît difficultés et retards[31].

Avions de support opérations

Au , l'Armée de l'air disposait de[25] :

Nom Origine Type Quantité Photo Remarques
Boeing KC-135 Stratotanker Drapeau des États-Unis États-Unis Avion ravitailleur 14 Boeing C-135FR Stratotanker (717-165), France - Air Force AN1939265.jpg basés à Istres-Le Tubé: GRV 2/91 Bretagne, 11 C-135FR et 3 KC-135R, seront remplacés par 12 Airbus A330 MRTT « Phoenix » à partir de 2018
Boeing E-3F Sentry Drapeau des États-Unis États-Unis Avion de détection, de commandement et de contrôle 4 FAF9052 (F-UJCB) (15285956727).jpg basés à Avord: EDCA 36 Berry, progressivement amenés au standard Block 40/45 de l'US Air Force[32]
Transport Allianz C-160 Transall Gabriel Drapeau de la France France Avion de guerre électronique 2 C160 Gabriel - RIAT 2005 (3067553521).jpg basés à Evreux-Fauville: EEA 1/54 Dunkerque

Avions de liaison

Au , l'Armée de l'air disposait de[25] :

Nom Origine Type Quantité Photo Remarques
Airbus A330-200 Drapeau de l’Union européenne Union européenne Avion de ligne à usage gouvernemental 1
F-RARF - A330-200 - French Airforce - EVX - Training BA105 CTM1275 - 04365.jpg
basé à Villacoublay: ET 60, stationné à Évreux-Fauville, avion du président de la République, appareil d'occasion MSN240 (Ex-Air Caraïbe, acquisition en 2010)[27]
Dassault Falcon 7X Drapeau de la France France Avion d'affaires à usage gouvernemental 2 Dassault Falcon 7X, France - Air Force JP7004045.jpg basés à Villacoublay: ET 60
Dassault Falcon 2000 Drapeau de la France France Avion d'affaires à usage gouvernemental 2 Dassault Falcon 2000EX France - Air Force F-RAFC, LUX Luxembourg (Findel), Luxembourg PP1370627014.jpg basés à Villacoublay: ET 60
Dassault Falcon 900 Drapeau de la France France Avion d'affaires à usage gouvernemental 2 Falcon900 Clermont-Ferrand airport.jpg basés à Villacoublay: ET 60
Socata TBM-700 Drapeau de la France France Avion d'affaires de liaison 15 Socata.tbm700.arp.jpg basés à Villacoublay: ET 41 Verdun ; Bordeaux-Mérignac: ET 43 Médoc ; Châteaudun: EC 70 Châteaudun ; Mont-de-Marsan: ECE 1/30 Côte-d'Argent (expérimentation)
DHC-6 Twin Otter Drapeau du Canada Canada Avion à décollage et atterrissage court de liaison 5 France - Air Force De Havilland Canada DHC-6-300 Twin Otter 292CC (3107610746).jpg basés[30] à Évreux-Fauville: GAM 56 Vaucluse (DGSE) ; Orléans-Bricy: ET 3/61 Poitou (opérations spéciales)

Avions de formation et d'entraînement

Au , l'Armée de l'air disposait de[25]:

Nom Origine Type Quantité Photo Remarques
Dassault-Dornier Alpha Jet E Drapeau de la France France/Drapeau de l'Allemagne Allemagne Avion d'entraînement (formation chasse) 75 Dornier.alpha.zj648.arp.jpg basés à Tours (EAC): EIV 3/13 Auvergne, EIV 4/7 Limousin, Staneval 4/11 Jura ; Cazaux (ETO): ETO 1/8 Saintonge, ETO 2/8 Nice, EE 3/8 Côte d'Or ; Mont-de-Marsan: ECE 1/30 Côte-d'Argent (expérimentation) ; Salon-de-Provence: Patrouille de France, 20 modernisés au standard E+ à partir de 2009
Embraer EMB-121 Xingu Drapeau du Brésil Brésil Avion d'entraînement (formation transport) 23 Embraer EMB-121 Xingu BA 702.JPG basés à Avord (EAT): EIV Fourchambault
Socata TB-30 Epsilon Drapeau de la France France Avion d'entraînement (formation pré-chasse) 33 French Air Force Socata TB-30 Epsilon.jpg basés à Cognac-Châteaubernard (EPAA): EIV 1/13 Artois, EIV 2/12 Picardie, EFIP 1/11 Roussillon, Patrouille Cartouche Dorée
Grob G 120A Drapeau de l'Allemagne Allemagne Avion d'entraînement (formation tronc commun et pré-transport) 18 Grob G 120A Take Off.jpg basés à Cognac-Châteaubernard (EPAA): EIV 1/13 Artois, EIV 2/12 Picardie, EFIP 1/11 Roussillon, 18 appareils livrés en 2007, flotte externalisée
Cirrus SR20 & SR22 Drapeau des États-Unis États-Unis Avion d'entraînement (formation initiale) 20 Cirrus SR22GTS N174SR vl.jpg basés à Salon-de-Provence (EA-CFAMI): EIV 2/93 Cévennes, EIV 3/5 Comtat-Venassin, EFNC 1/93 Aunis, 20 appareils livrés en 2012, 13 SR20 & 7 SR22, flotte externalisée
Centrair C101 A/D/T Pegase & C201 B Marianne Drapeau de la France France Planeur (initiation vol à voile)
B610 a Centrair C.101A Pégase Glider EPNA 15.312 Salon de Provence (3113973060).jpg
basés à Salon-de-Provence (EA-CFAMI): EIVV 5/312 Ste Victoire ; Saintes-Thénac: EIVV 25/535 Cordouan ; Romorantin-Pruniers: EIVV 21/535 Chambord
Jodel D-140 Mousquetaire Drapeau de la France France Avion léger (remorquage planeur) 18 211XZ Jodel D.140E.jpg basés à Salon-de-Provence (EA-CFAMI): EIVV 5/312 Ste Victoire ; Saintes-Thénac: EIVV 25/535 Cordouan ; Romorantin-Pruniers: EIVV 21/535 Chambord

Hélicoptères

Au , l'Armée de l'air disposait de[25] :

Nom Origine Type Quantité Photo Remarques
Airbus Helicopters H225M Caracal (ex Eurocopter EC 725) Drapeau de l’Union européenne Union européenne Hélicoptère militaire moyen (recherche et sauvetage au combat) 9 (+2) EC 725 Caracal.JPG basés à Cazaux: EH 1/67 Pyrénées (opérations spéciales) ; Pau: +2 prêtés au 4e RHFS (opérations spéciales) de l'ALAT, 8 Caracal appartenant également à ce régiment seront cédés après réception des NH90 Forces Spéciales.
Airbus Helicopters H225 Super Puma (ex Eurocopter EC 225) Drapeau de l’Union européenne Union européenne Hélicoptère moyen (transport, recherche et sauvetage) 2
20100717 EC225 3.jpg
basés à Évreux-Fauville: GAM 56 Vaucluse (DGSE), cédés fin juin 2016 par la Marine Nationale suite à l'arrivée des NH90 NFH.
Airbus Helicopters H215 Super Puma (ex Aérospatiale AS 332) Drapeau de la France France Hélicoptère moyen à usage gouvernemental 3 2377 FU Super Puma French Air Force (8666005282).jpg basés à Villacoublay: ET 60, les derniers H215 Super Puma SAR de l'EH 1/44 Solenzara ont été revendus à l'Espagne durant l'été 2016.
Sud Aviation SA 330 Puma Drapeau de la France France Hélicoptère moyen (transport, recherche et sauvetage) 21 (+2)
SA 330 de l'Armée de l'Air
basés à Ventiseri-Solenzara: EH 1/44 Solenzara ; Cayenne: ET 68 Antilles-Guyane ; Nouméa: ET 52 La Tontouta ; Djibouti: ET 88 Larzac ; Villacoublay: +2 contribuant au GIH (RAID et GIGN) dépendant organiquement du 4e RHFS (opérations spéciales) de l'ALAT
Airbus Helicopters H125M Fennec (ex Aérospatiale AS 555) Drapeau de la France France Hélicoptère militaire léger (défense aérienne et mesures actives de sûreté aérienne) 40 Aérospatiale AS555AN Fénnec Armée de lAir UZ - MSN 5390 (8234557425).jpg basés à Orange-Caritat: EH 5/67 Alpilles ; Villacoublay: EH 3/67 Parisis ; Cayenne: ET 68 Antilles-Guyane ; Libreville: ET 55 Ouessant.

Drones

Au , l'Armée de l'air disposait de[25] :

Nom Origine Type Quantité Photo Remarques
EADS-IAI Harfang Drapeau de l’Union européenne Union européenne/Drapeau d’Israël Israël Drone de Surveillance 4 DRONE HARFANG 01.JPG basés à Cognac-Châteaubernard: ED 1/33 Belfort
General Atomics MQ-9 Reaper Drapeau des États-Unis États-Unis Drone de Surveillance 6 MQ-9 Reaper - 071110-F-1789V-991.jpg Version Block 1 basés à Cognac-Châteaubernard: ED 1/33 Belfort, depuis , 6 autres exemplaires en commande

Équipes de présentation

L’Armée de l'air dispose de :

La Fondation des œuvres sociales de l'air (FOSA) organise chaque année, avec l'Armée de l'air, des « meetings » de présentation des appareils et des équipements[34],[35].

Matériels futurs

En mars 2017 l'Armée de l'Air était en attente des aéronefs suivants :

  • Airbus Defense & Space A330 MRTT Phénix : avions de transport et de ravitaillement en vol, 9 commandés en décembre 2015, 12 prévus.
  • Pilatus PC-21 : avions d'entraînement avancé, 17 exemplaires commandés le 30 décembre 2016 pour le remplacement des Alpha Jet de Tours. Les premières livraisons sont prévues dès mi-2017[36] et comptera également des simulateurs. Ils seront stationnés sur la base aérienne 709 de Cognac et devraient servir à la formation sur une année, d'environ 30 élèves pilotes de l'Armée de l'Air, 10 navigateurs officiers système d'armes, 10 élèves pilotes de la Marine Nationale, et 10 élèves moniteurs simulateur[37]. A terme l’École d’Aviation de Chasse sur la BA705 de Tours sera fermée.
  • Airbus Helicopters H160 : En mars 2017, le ministre de la défense français, Jean-Yves Le Drian, a annoncé que le gouvernement allait en commander afin d'en faire la base du futur hélicoptère léger interarmées. Il devrait remplacé les Fennec à partir de 2024[38].

Moyens humains

Aviateurs lors de l'ouverture du mémorial de l'escadrille La Fayette
Sous-officier de l'Armée de l’air prenant part à une cérémonie commémorative de l'escadrille La Fayette composée lors de la Première Guerre mondiale de pilotes volontaires américains engagés sous pavillon français.

Depuis la fin de la guerre d'Algérie, le pourcentage des effectifs de l’Armée de l'air par rapport à l’ensemble des armées correspond à entre 17 à 19 % de ceux-ci[39]. En 1990, à la fin de la guerre froide, les effectifs sont de 56 400 militaires sous contrat, 36 300 appelés du contingent et 5 400 civils[40].

En 2010, les effectifs du personnel de l'Armée de l'air sont réduits à 51 100 hommes et femmes (20 %)[41] ;

  1. dont 44 600 militaires, avec :
    • 13 % d'officiers ;
    • 55 % de sous-officiers ;
    • 29 % de militaires techniciens de l'air (MTA) ;
    • 3 % de volontaires du service national et volontaires aspirant ;
  2. et dont 6 500 civils (14 %).

Ils œuvrent au sein de multiples spécialités :

  1. en tant que personnel non navigant :
  2. en tant que personnel navigant :

Le livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale 2008, prévoit un effectif de 50 000 personnes dont 44 000 aviateurs à l'horizon 2014.

À fin 2013, l'Armée de l'air mobilise 50 929 personnes, dont près de 46 000 militaires, sur un total de 278 715 personnes pour l'ensemble du personnel de la Défense[43], soit 18 % du total des effectifs.

Formation du personnel

Élèves de l'École de l'air pendant le défilé militaire du 14 juillet en 2007 sur les Champs-Élysées.

Les officiers, selon le type de recrutement et leur future spécialité, sont formés à :

Les officiers de l'Armée de l'air sont répartis en trois corps :

Les sous-officiers sont formés à:

Les militaires techniciens de l’air étaient formés jusqu'au 1er juillet 2015 dans le « Centre de formation militaire élémentaire » de l'École d'enseignement technique de l'Armée de l'air située à Saintes Depuis le , cette formation est désormais assurée à Orange-Caritat dans le « Centre de préparation opérationnelle du combattant de l'armée de l'air[45] ».

Les contrôleurs de la circulation aérienne et les contrôleurs de la défense aérienne sont formés au Centre d'instruction du contrôle et de la défense aérienne (CICDA) de Mont-de-Marsan.

Emplois en structures interarmées

Avec la montée en puissance des structures interarmées de l'Armée de l'air (SIAé et SIMMAD) et de l'État-Major des armées (COMIAS, DIRISI, SIMu, SIMMT, SID....), près de 12 000 aviateurs, soit 30 % des effectifs militaires de l'Armée de l'air sont employés dans les organismes interarmées.

Budget et capacité de l'Armée de l'air

La réduction des moyens matériels, après 1945

Le début des années 1960 avec la fin de la guerre d'Algérie et la mise en place de la force de dissuasion nucléaire amorce la réduction des moyens matériels de l'Armée de l'air[46]. Cette politique s'accentue nettement depuis les années 1980[47]. La réduction drastique du nombre des bases aériennes en France en est l'une des illustrations. Elle est censée être compensé par une plus grande polyvalence des nouvelles générations d'appareils.

Dans le contexte de réduction des ordres de bataille touchant l'ensemble des forces aériennes occidentales depuis la fin de la guerre froide, l'armée de l'air française reste en 2015 l'une des plus efficaces du monde et, avec sa capacité nucléaire, est la seconde plus puissante d'Europe derrière celle de la Russie.

L'insuffisance budgétaire, depuis les années 2000

Les budgets et les moyens sont, de manière continue, décidés à la baisse et exécutés en deçà même des baisses décidées. Le budget en 2003 (hors services communs) est de 3,11 milliards d'euros soit 17,5 % du budget du défense[48]. En 2012, il est de 4,4 milliards d'euros, soit 11,5 % du budget de la mission Défense.

En 2016, le budget de la Défense est d'environ 32 milliards d'euros (32,7 milliards d'euros[49]). En effet, les deux tiers des augmentations budgétaires annoncées en 2015 sont reportées, en pratique, à 2018[50].

La part de budget revenant à l'Armée de l'air ne permet pas de répondre aux besoins. En 2016, les engagements extérieurs de l'Armée de l'air, « année d'activité opérationnelle intense marquée par la suractivité et la surintensité »[51] « ont accru les tensions logistiques et les problèmes de disponibilité en métropole pour l'aviation de chasse et de transport »[52] pour « une vingtaine d'avions de combat en opérations extérieures ». Les carences de formation, en particulier, de sous-entraînement des personnels navigants, sont relevées[53].

Entre 2008 et 2016, l'Armée de l'air a perdu 25 % de ses effectifs (18 400 emplois supprimés), 40 % de ses emprises et 40 % de ses avions de chasse[54].

Pour les années 2010, le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale a affiché une nette baisse des effectifs et des moyens de combat. 300 avions de combat étaient initialement prévus pour l'ensemble de l'Armée française (aviation navale incluse), 225 sont annoncés dans la Loi de programmation militaire 2014-2019. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Armée de l'air dévoile le son concept opérationnel[55].

La Loi de programmation militaire 2014-2019 a suscité d'importants débats : incertitudes sur son financement, déficit de maintenance des appareils, faiblesse du nombre d'heures d'entraînement des pilotes, réduction globale d'effectif, fermetures de bases aériennes, diminution du parc d'avions de combat, obsolescence de la flotte d'avions ravitailleurs, lenteur du renouvellement de la flotte de transport, principalement[56].

Le renouvellement des radars, obsolètes, de défense aérienne s'est tardivement engagé, avec la mise en service de 3 Ground Master 400  entre 2012 et 2013[57] et la commande de seize nouvelles unités ThalesRaytheonSystems , en décembre 2014[58].

Le 8 mars 2016, en considération des engagements à cette date, le général commandant l'Armée de l'air déclare « l'armée de l'air est aux limites de ses possibilités »[59].

Le taux de disponibilité des avions de chasse baisse sans cesse, pour atteindre 60 % en 2013 ; celui des avions de transport est à peine supérieur à un sur deux (52,9 %, en 2013 également)[60].

Effectifs, disponibilité, âge et coût d'entretien des aéronefs en service au sein de l'armée de l'air[61]
Type de matériels Nombre de matériels Taux de disponibilité
(en %)
Au Au Au Au Âge moyen
(années)
Coût de l'entretien prévu en 2013
(en millions d'euros)
Rafale 77 83 44,4 45,6 5,45 221,6
Mirage 2000 D 78 73 34,6 33,4 16,74 -[62]
Mirage F1 41 23 32,9 36,5 28,92 24,9
C 130 14 14 40,8 35,1 27,05 32,9
C 160 AG-NG 38 33 46,5 43,2 36,41 163,4
C 160 Gabriel 2 2 48,6 42,7 24,85
CN 235 Casa 23 27 52,9 53,4 11,68 35,1
KC 135 14 14 Donnée classée secrète Donnée classée secrète 50,66 59,9
E3 F Awacs 4 4 54,7 51,2 23,16 48,3
Alpha Jet 146[63] 146[63] 38,8 37,8 31,9 124
Xingu 30 24 41,1 -[64] 30,75 11,2
TBM 700 15 15 55,9 53,2 18,24 3,3
Drone Harfang 4 4 47,8 59 5,05 33,7
Drone Reaper[65] - - - - - -

En , les chefs d'état-major des trois armées (terre, air et mer) auraient menacé de démissionner[66]. Suite aux attentats de Paris de janvier 2015 et l’actualisation de la LPM, si les coupes dans les effectifs globaux des armées sont réduites, l'armée de l'air doit encore supprimer 4 bases et des milliers de postes d'ici 2019[67].

Pour certains commentateurs, la modernisation trop lente induite par ce plan 2014-2019 pose la question de la capacité réelle de l'Armée de l'air, qui pourrait n'être que symbolique ou limitée à quelques opérations extérieures de faible ampleur[68].

Deux opérations extérieures simultanées marquent les limites de ses capacités d'engagement opérationnel[69].

En , le quotidien Libération confirme que la moitié des aéronefs de l'Armée de l'air ne sont pas en état de voler[70]. Les appareils en opérations de combat bénéficiant de toutes les attentions avec 90 % de disponibilité pour ceux déployé en Jordanie cette année-la[71].

En janvier 2017, le président de la république annonce que le budget de la défense devrait atteindre 2 % du Produit Intérieur Brut national[72], contre 1,77 % du PIB en 2016[73], après 2,1 % du PIB en 2015[74]. Cet investissement de défense devrait notamment bénéficier, selon le Chef d'Etat-Major des armées, aux avions ravitailleurs et de transport, ainsi qu'à la composante aérienne de la dissuasion nucléaire[75].

Accidentologie

Le 26 janvier 2015, l'accident aérien de la base de Los Llanos tue neuf aviateurs français[76].

Notes et références

Notes

  1. a et b Depuis , les anciens commandements organiques CFA et CSFA ont été fusionnés au sein d'un commandement unique qui a repris l'appellation de CFA.

Références

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  8. « Loi n°1934-07-02 du 2 juillet 1934 fixant l'organisation générale de l'Armée de l'air (dernière version actualisée avant son abrogation pure et simple par l'ordonnance n°2004-1374 du 20 décembre 2004) », sur www.legifrance.gouv.fr, Légifrance (consulté le 28 août 2016).
  9. « L’ÉQUIPE DE FRANCE CHAMPIONNE DU MONDE! », sur www.equipedevoltige.org/
  10. Armée de l'air : présentation, organisation.
  11. Code de la Défense, art. R.3224-3.
  12. Jacques Chirac, « Décret no 2007-601 du modifiant la première partie du code de la Défense (partie réglementaire) », sur Légisfrance,‎ (consulté le 3 février 2015).
  13. Décret du 26 avril 2007.
  14. Code de la Défense, art. R.3224-8.
  15. a, b, c et d Nouvelles escadres aériennes : une cohérence opérationnelle accrue, des valeurs renforcées. Site de l'Armée de l'air consulté le .
  16. À noter également que l’escadron de chasse 2/30 Normandie-Niemen a repris récemment l’appellation traditionnelle de régiment qu’il avait portée pendant la Seconde Guerre mondiale au sein de l’Armée Rouge.
  17. Les appareils sont parfois regroupés dans un pool partagé par les escadrons (notamment pour le Transall).
  18. La désignation des escadrilles comportait l'identification du type d'appareil (par exemple SPA pour une escadrille équipée de SPAD, N pour Nieuport, SAL pour Salmson etc.) et un numéro d'ordre.
  19. « Les fusiliers commandos », sur defense.gouv.fr,‎ (consulté le 10 février 2015)
  20. [PDF] Officier commando de l'air.
  21. Service remplaçant les anciens commissariats d'armée : le commissariat de l'Armée de terre, le commissariat de la Marine et le service de l'administration générale et des finances de l'Armée de l'air
  22. « Métiers et expertise du SCA », sur defense.gouv.fr (consulté le 11 février 2015)
  23. Transférés à l'Armée de terre.
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  26. Michel Cabirol (La Tribune) : Le Mirage 2000D volera encore dans l'armée de l'air en 2030. La rénovation à mi-vie du Mirage 2000D a été lancée, lors d'un Comité ministériel d'investissement (CMI) du ministère de la Défense qui s'est tenu mercredi 2 décembre 2015. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/le-mirage-2000d-volera-dans-l-armee-de-l-air-au-dela-de-2020-531976.html consulté le 4 décembre 2015
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  62. Le coût de l'entretien programmé des Mirage 2000 D ne peut être dissocié de celui de la flotte globale des Mirage 2000, qui s'est élevé en 2013 à 290,10 M€ en crédits de paiement.
  63. a et b Dont 29 Alphajet belges.
  64. La flotte des Xingu a été entièrement externalisée en 2013 dans le cadre d'un contrat qui ne prévoit pas le suivi du taux de disponibilité de ces aéronefs.
  65. Les deux drones Reaper acquis par la France en 2013 ne sont entrés en service qu'au cours de l'année 2014.
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  73. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/12/21/01016-20161221ARTFIG00027-le-chef-d-etat-major-des-armees-veut-un-budget-de-la-defense-a-2-du-pib.php
  74. http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/MS.MIL.XPND.GD.ZS?locations=FR
  75. http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/0211613635015-le-prix-de-la-paix-cest-leffort-de-guerre-2051928.php
  76. http://www.defense.gouv.fr/air/actus-air/accident-aerien-a-albacete-in-memoriam

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes