Argentières

Argentières
Argentières
Église d'Argentières.
Blason de Argentières
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun
Canton Nangis
Intercommunalité Communauté de communes Brie des Rivières et Châteaux
Maire
Mandat
René Sapierre
2014-2020
Code postal 77390
Code commune 77007
Démographie
Gentilé Argentiers
Population
municipale
387 hab. (2016 en diminution de 2,03 % par rapport à 2011)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 15″ nord, 2° 52′ 12″ est
Altitude Min. 73 m
Max. 107 m
Superficie 2,57 km2
Localisation

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Argentières

Argentières (prononciation) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Argentiers. Autrefois, par dérision et moqueries, les natifs de ce village étaient surnommés les Tazins[1], des personnes qui vivent de leur productions : potagers, animaux de basse cour et de leur ferme. Au dernier recensement de 2016, la commune comptait 387 habitants.

Géographie

Localisation

La commune est située à environ 6,3 kilomètres au nord de Mormant.

Communes limitrophes

Les communes proches d'Argentières incluent Beauvoir à 1,11 km, Chaumes-en-Brie à 2,39 km, Courtomer à 2,42 km, Aubepierre-Ozouer-le-Repos à 2,90 km et Verneuil-l'Étang à 2,96 km[2].

Hydrographie

Le système hydrographique de la commune se compose de deux cours d'eau référencés :

  • la rivière l’Yerres, longue de 97,4 km[3], affluent en rive droite de la Seine, parcourt la commune d'est en ouest ;
  • le fossé 02 des Traversins,1 km[4] (ou ru du Bouillant[5] ?), en limite sud est de la commune.

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 3,06 km[6].

Voies de communication et transports

Transports

La commune est desservie par les lignes d’autocars N° 4, 14, 20, 23 et 24 du réseau Transdev-IdF[7].

Urbanisme

La densité de population est de 141.63 habitants par km². Le nombre de logements a été estimé à 138 en 2007. Ces logements se composent de 127 résidences principales, 5 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 5 logements vacants[2].

Lieux-dits, écarts et quartiers

La commune compte 27 lieux-dits administratifs répertoriés[8].

Occupation des sols

Le territoire de la commune se réparti[Note 1] en 43,8 % de forêts, 38,7 % de terres arables, 9,9 % de zones urbanisées et 7,6 % de zones agricoles hétérogènes[6].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme Argentarias en 1189[9]. En 1658, ce toponyme apparait sous sa forme actuelle.

Du latin *Argentum suivi du suffixe -Aria[10]. La compréhension de ce toponyme n'est guère difficile et rappelle l'existence en ces lieux d'un terrain argentifère exploité en des temps lointains, aux activités liées à l'exploitation ou à l'utilisation de ce métal[10].

Histoire

Son premier nom, Argenteriare, laisse à supposer que les Romains y auraient exploité une mine d’argent ou qu’il y aurait eu une industrie à base de ce métal. Jusqu’à la Révolution, le village dépendait de la seigneurie de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés et rattaché à l’abbaye de Chaumes-en-Brie. Les habitants d’Argentières furent les premiers serfs affranchis par l’abbaye de chaumes en 1205. Les villageois passaient pour être indépendants et décrits comme « fiers et hauts »[réf. nécessaire].

Il est à noter dans cette idée que la commune d’Argentières est la seule du canton et des environs à ne pas avoir d’exploitations agricoles aux mains des barons, comtes, ou marquis… survivance de l’ancien régime.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 1983 Daniel Jouan    
1983 1985 Jules Klene    
1985 2008 Luc Flores    
mars 2008 En cours René Sapierre    

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2016, la commune comptait 387 habitants[Note 2], en diminution de 2,03 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
204180191188190188188172171
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
163156161151157150141164140
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
133144126137163157134129128
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
121157242230276364361383392
2016 - - - - - - - -
387--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine religieux

L’église d’Argentières a été construite au XVe siècle et fut reconstruite au XVIIIe siècle. Elle ne se compose que d’une seule nef et n’a pas de transept. Son patron est saint Bonnet (ou saint Bon), sa fête est le 15 janvier.

En son sein, quatre statues représentant : « saint Bon », « saint Jacques », « saint Vincent » et « la Vierge et l’Enfant ». La cloche, après avoir été fêlée, fut changée avec le soutien financier de la famille Nicolas (les descendants étant les actuels détenteurs des vins Nicolas), propriétaire à l’époque du Château d'Arcy. En remerciements, leur nom fut gravé dessus. Elle fut bénite le 2 septembre 1855. Un bénitier en forme de coquille Saint-Jacques, attesterait de la situation du village à proximité des chemins de Compostelle et du passage des pèlerins.

Dans le chœur se trouve une dalle funéraire classée monument historique en 1907 et mesurant 2,22 m de long pour 1,10 m de large. Elle représenterait Guillaume de Troyes, écuyer, seigneur de Montcouvent mort en 1517 ; et une femme coiffée à la mode d’Anne de Bretagne, avec à ses pieds sa fillette décédée (d'après l'inscription plus ou moins visible de la dalle)[15]. L’édifice possède une poutre au plafond, datant peut-être de 1460, sculptée à chaque extrémité d'un animal fantastique (crocodile, monstre ou griffon) qui figurait également sur le blason de Guillaume de Troyes. Une telle poutre est appelée « engoulant ou rageur ».

Lieux et monuments

À Argentières, il existait le château de Montcouvent, devenu maison de campagne. Avec le temps, il ne restait qu’un pigeonnier en 1823, en 1889, ne subsistait qu’une ferme, et de nos jours quelques pans de murs en ruines, au lieudit Montcouvent , à l'écart du village dans un chemin qui borde l’Yerres. Le dernier seigneur de Montcouvent y ayant séjourné fut Jean-François de Soisson (1664 – 1726). De 1756 à 1774, on trouve un certain Louis Martin des Fontaines, conseiller du roi (Louis XV), auditeur en sa chambre des comptes et seigneur d’Arcy et de Montcouvent d’Argentières. D’après la légende, 22 souterrains partiraient de ces ruines pour arriver directement au sein de l'église d’Argentières ; dans la crypte funéraire des seigneurs de Montcouvent qui étaient exhumés dans le chœur de l'église Saint-Bon. Cette sépulture aurait été violée pendant la terreur. D'autres pensent que ces souterrains mèneraient aux différents châteaux du secteur (Beauvoir, Arcy...). Il se dit aussi que dans les années 1980, quelqu'un aurait découvert un de ces fameux souterrains (contenant casques, fusils et autres armures), menant directement à l'autel de l'église.

  • Église Saint-Bon XVe siècle.

Découverte récente dans l'église de fresques murales datant de la renaissance. Restauration en cours.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. Jean-Charles NanteuilLes - Jumelages Improbables: Le Roman des départements / Les Gentilés de France, page 128, (ISBN 2332899804).
  2. a et b « Village d'Argentières », sur Cartes France (consulté le 3 mars 2012)
  3. Sandre, « L’Yerres »
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 02 des Traversins (F4742000) »
  5. Plan cadastral de Argentières
  6. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 20 septembre 2018
  7. Site Trandev-IDF
  8. Site territoires-fr.fr consulté le 20 septembre 2018 sous le code commune 77007
  9. Michel Tamine, Jean Germain - Mode(s) en onomastique: Onomastique belgo-romane, Page 33, (ISBN 2336380854).
  10. a et b David Trotter - Actes du XXIVeCongrès international de linguistique et de philologie romanes, Aberystwyth 2004, Volume 4, Page 479.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. Guillaume de Troyes est présent au mariage de la fille d'Hector de Troyes à Auxerre en 1508. Etienne Meunier. Recueil de familles issues du patriciat d'Auxerre au Moyen Age. SGY