Antoinette Gabrielle Danton

Antoinette Gabrielle Danton
Antoinette Gabrielle Danton
Antoinette Gabrielle Charpentier Danton.jpg

Antoinette Gabrielle Danton peinte par Jacques Louis David, 1797 (Troyes, musée d'art d'archéologie et de sciences naturelles).

Biographie
Naissance
Décès
(à 33 ans)
Paris
Conjoint

Antoinette Gabrielle Danton, née Antoinette Gabrielle Charpentier le à Paris et morte le à Paris, est une personnalité de la Révolution française. Elle est la première épouse de Georges Jacques Danton (1759-1794).

Biographie

Antoinette Gabrielle Charpentier est la fille de Jérôme François Charpentier, limonadier, propriétaire du Café Parnasse ou Café de l'École qui se trouvait à l'emplacement de l'actuel magasin de La Samaritaine, à Paris, depuis 1773. Elle épouse Georges Jacques Danton le en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois à Paris. De cette union, naissent[2] :

  1. François Danton, né en à Paris, mort le à Arcis-sur-Aube (Aube) à l'âge de 11 mois ;
  2. Antoine Danton, né le cour du commerce à Paris et baptisé le même jour en l'église Saint-Sulpice de Paris, mort le à Arcis-sur-Aube (Aube), épouse Sophie Rivière (1803-1848). Le couple a une fille, Sophie Octavie Danton (1828-1897) qui épousera Louis Menuel, et descendance jusqu'à nos jours par leur fils Georges-André Menuel (1852-1906)[5] ;
  3. François-Georges Danton, né le cour du commerce, rue des Cordeliers à Paris et baptisé le même jour en l'église Saint-André-des-Arts de Paris, mort sans postérité le à Arcis-sur-Aube (Aube) ;
  4. N (garçon) Danton, mort-né en 1793, et dont la naissance entraîne le décès de sa mère le .
Buste d'Antoinette Gabrielle Danton (musée de la Révolution française).

François-Georges Danton et son exact contemporain Horace Camille Desmoulins (1792-1825) seront élevés par une nourrice de L'Isle-Adam[8].

Le , alors que Danton est en mission en Belgique, Antoinette Gabrielle Danton meurt à Paris en mettant au monde son quatrième fils, qui ne vit pas. De retour à Paris le , Georges Danton trouve un artiste du faubourg Saint-Marceau, le sculpteur Claude André Deseine, sourd et muet, il l'entraîne avec lui, en échange d'une liasse d'assignats, au cimetière Sainte-Catherine où est inhumée sa femme.

En pleine nuit, avec l'aide du gardien du cimetière, Georges Danton fait déterrer son épouse, Antoinette Gabrielle, ouvre le cercueil, la couvre de baisers en l'implorant de lui pardonner pour ses nombreuses frivolités sexuelles et pratique un moulage du visage de la morte[9]. Le buste mortuaire d'Antoinette Gabrielle Danton, exposé l'année même de sa mort au prix d'un scandale rapidement étouffé, est aujourd'hui présenté au musée de Troyes dans l'Aube[2].

Georges Jacques Danton se remarie dès le 1er juillet 1793[2] à Louise Gély (1776-1856)[10], amie du couple qui s'occupait de leurs enfants[2].

Bibliographie

Notes et références

  1. a, b, c et d Delphine Gaston, La République sur le cul ! 69 histoires de fesses des puissants qui nous gouvernent, Editions de l'Opportun, , 182 p..
  2. Voir base de Roglo, au patronyme Danton.
  3. http://acteursrevolution.unblog.fr/desmoulins/.
  4. Franck Ferrand, « Danton », émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 3 janvier 2012.
  5. Elle se remariera avec Claude-François-Étienne, baron Dupin (1767-1828), et postérité.