António Elísio Capelo Pires Veloso

António Elísio Capelo Pires Veloso
Illustration.
Fonctions
Commandant de la région Nord
1975/1977
Président Francisco da Costa Gomes
Premier ministre Vasco dos Santos Gonçalves
Gouverneur puis haut-commandeur du territoire portugais Sao Tomé-et-Principe

(6 mois et 24 jours)
Président António de Spínola
Francisco da Costa Gomes
Premier ministre Vasco dos Santos Gonçalves
Prédécesseur João Cecilio Gonçalves
Successeur Manuel Pinto da Costa (président de la République)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Gouveia, Portugal
Date de décès (à 78 ans)
Lieu de décès Porto, Portugal
Nationalité Portugais
Parti politique Independant
Diplômé de Académie militaire du Portugal 
Escola Prática de Infantaria 
Profession Militaire
Distinctions Médaille du Mérite municipal
Gouverneurs de la province portugaise de Sao Tomé-et-Principe

António Elísio Capelo Pires Veloso, surnommé le Vice-rei do Norte (Vice-roi du Nord), né le à Gouveia et mort le à Porto au Portugal, est un officier et homme politique portugais.

Il est le frère cadet de l'homme politique Aureliano Capelo Veloso , décédé lors de la révolution portugaise d'avril 1974 et l'oncle du chanteur Rui Veloso.

Biographie

António Pires Veloso débute ses études au Liceu Alexandre Herculano  de Porto en 1944 puis à la Faculdade de Ciências da Universidade do Porto . Il continue à l'académie militaire  puis à l'Escola Prática de Infantaria . À la colonie portugaise de Macao, il débute sa carrière militaire comme aspirant de 1949 à 1951. Dix ans plus trad, il effectue ses premières missions de guerre durant les guerres coloniales portugaises (en Angola jusqu'en 1964 puis au Mozambique de 1965 à 1974). Le , il est fait officier de l'Ordem Militar de Avis [1].

Il est nommé le capitaine de la province d'outre-mer portugaise Sao Tomé-et-Principe puis le haut-commandeur de la province autonome, après le changement d'identité du territoire. À la suite de la révolution des Œillets du , il quitte son poste le , le jour de l'indépendance du pays[2]. Il travaille ensuite comme général à la région militaire basée à Porto et comme commandant de la région Nord dès puis participe le à la tentative du coup d'État militaire  contre le gouvernement portugais, et tente de faire de Porto un gouvernement provisoire[3]. Il rejoint le Conseil de la Révolution entre 1975 et 1977, quittant son poste de commandant de la région du Nord.

Il se présente sans étiquette à l'élection présidentielle portugaise de 1980, mais n'obtient que 45 132 voix, soit 0,78 % des exprimés[4].

Pires Veloso est promu officier général en 1988 par l'Instituto de Altos Estudos Militares  et reçoit des mains de l'ancien maire de Porto Rui Rio  le la médaille du Mérite municipal (grade or) pour sa « performance militaire » et son « rôle fondamental dans la consolidation de la démocratie nationale au cours de la période où il commandait la région militaire du Nord »[5]. Le , il publie chez Âncora Editora ses mémoires intitulés Vice-rei do Norte: memórias e revelações[6].

À la suite d'un accident vasculaire cérébral, il décède le à l'hôpital militaire no 1  de Porto, à 88 ans[6].

Publications

  • (pt) Vice-rei do Norte: memórias e revelações, Âncora Editora, 466 p. (ISBN 978-9-7278-0220-3)

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Vários, General Pires Veloso - Democrata e Patriota, Âncora Editora, coll. « Pessoas », , 208 p. (ISBN 978-9-7278-0546-4)

Liens externes

Notes et références

  1. (pt) « Cidadãos nidadãos agraciados com ordens portuguesas (résultat de la requête António Elísio Capelo Pires Veloso) », sur Presidência da República Portuguesa (consulté le 7 mars 2015).
  2. (en) Ben Cahoon, « São Tomé and Príncipe », sur World Statesmen.org (consulté le 8 mars 2017).
  3. (pt) Leonete Botelho, « Morreu Pires Veloso, o "vice-rei do Norte" », sur Público (consulté le 17 août 2014).
  4. (pt) « CNE Resultados Eleitorais », sur Comissão Nacional de Eleições .
  5. (pt) « Boletim da Câmara Municipal do Porto » [PDF].
  6. a et b (pt) « Morreu Pires Veloso, o "vice-rei do Norte" », sur Jornal de Notícias, (consulté le 15 mai 2017).