Annus horribilis

Annus horribilis (« année horrible » en latin) est l'expression utilisée par la reine Élisabeth II pour qualifier l'année 1992, dans un discours prononcé le à Guildhall, quelques mois après le 40e anniversaire de son accession au trône.

Cette expression est un jeu de mots qui fait explicitement référence à Annus Mirabilis, l'année miraculeuse 1666, célébrée par un poème de John Dryden publié en 1667.

L'expression est reprise régulièrement par la presse économique en diverses occasions n'ayant aucun rapport avec 1992[1],[2],[3],[4],[5],[6].

Les raisons

On attribue cette expression aux problèmes familiaux que connut la famille royale au cours de cette année :

  • tout d'abord, en , Maurice, le dernier royaume de la reine en Afrique et l’un de ses pays préférés, devient une république ;
  • également au mois de mars, le fils cadet de la reine, le prince Andrew, se sépare officiellement de son épouse Sarah Ferguson, après la publication de photographies de cette dernière embrassant un autre homme ;
  • au mois d'avril, la princesse Anne divorce de son premier mari le capitaine Mark Phillips (la Princesse Royale allait se remarier en Écosse, selon le rite presbytérien écossais, avec le commandant Timothy Laurence) ;
  • au mois de juin, le livre de la princesse Diana, Diana: Her True Story, révèle en détail la mésentente conjugale entre elle et son époux, le prince Charles, et la liaison de celui-ci avec Camilla Parker-Bowles (entraînant au mois de décembre, après le discours de Guildhall, la séparation officielle du couple) ;
  • enfin, quatre jours avant le discours de la reine, le , le château de Windsor est la proie d'un grave incendie accidentel, causant entre autres de graves pertes d'œuvres d'art (entraînant pour la monarchie, au cours des mois qui allaient suivre le sinistre, une crise liée au financement de la reconstruction du château).

Les propos de la reine

« 1992 is not a year on which I shall look back with undiluted pleasure. In the words of one of my more sympathetic correspondents, it has turned out to be an 'Annus Horribilis'. I suspect that I am not alone in thinking it so[7]. »

Notes et références

  1. Pierre Fortin, « Pierre Fortin : Cinq ans après, le point sur l’annus horribilis de la Caisse de dépôt », sur www.lactualite.com, L'Actualité, (consulté le 17 août 2014)
  2. Renaud Revel, « Médias: 2013, annus horribilis », sur www.lexpress.fr, L'Express, (consulté le 17 août 2014)
  3. G. P., « 2013, « annus horribilis » », sur www.lesechos.fr, Les Échos, (consulté le 17 août 2014)
  4. Michel Santi, « Annus Horribilis », sur www.bakchich.info, Bakchich, (consulté le 17 août 2014)
  5. G. P., « Presse : une "annus horribilis" en 2009 selon Mondadori », sur tempsreel.nouvelobs.com, Le Nouvel Observateur, (consulté le 17 août 2014)
  6. Christine Cabiron, « 2014, annus horribilis pour les TER PACA », sur www.mobilicites.com, Institutionnel Médias, (consulté le 20 janvier 2015)
  7. (en) Élisabeth II, « Annus horribilis speech, 24 November 1992 », (consulté le 23 octobre 2013)

Article connexe