Anne Hidalgo

Anne Hidalgo
Illustration.
Anne Hidalgo en 2016.
Fonctions
Maire de Paris
En fonction depuis le
(4 ans, 7 mois et 22 jours)
Élection
Prédécesseur Bertrand Delanoë
Première vice-présidente de la métropole
du Grand Paris
En fonction depuis le
(2 ans, 10 mois et 5 jours)
Président Patrick Ollier
Prédécesseur Fonction créée
Conseillère régionale d'Île-de-France

(10 ans et 8 jours)
Élection 28 mars 2004
Réélection 21 mars 2010
Circonscription Paris
Président Jean-Paul Huchon
Première adjointe au maire de Paris

(13 ans et 11 jours)
Maire Bertrand Delanoë
Prédécesseur Jacques Dominati
Successeur Bruno Julliard
Biographie
Nom de naissance Ana María Hidalgo Aleu
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance San Fernando (Espagne)
Nationalité espagnole
(1959-1973 ; depuis 2003)
française
(depuis 1973)
Parti politique PS (depuis 1994)
Conjoint Jean-Marc Germain (depuis 1999)
Diplômée de Université Jean-Moulin-Lyon-III
Université Paris-Nanterre
Profession inspectrice du travail
Religion athéisme[1]

Signature de Anne Hidalgo

Anne Hidalgo
Maires de Paris

Anne Hidalgo, née Ana María Hidalgo Aleu le à San Fernando (Espagne), est une femme politique française, membre du Parti socialiste. Elle possède également la nationalité espagnole.

Elle est de 2001 à 2014 première adjointe au maire de Paris, Bertrand Delanoë, et de 2004 à 2014 conseillère régionale d'Île-de-France. À l'issue des élections municipales de 2014, elle devient la première femme maire de Paris.

Anne Hidalgo

Sommaire

Jeunesse et carrière professionnelle

Origines et enfance

Anne Hidalgo naît en Espagne à San Fernando le [2]. Son père, Antoine Hidalgo, ouvrier électricien syndicaliste, et sa mère, Maria, couturière[3], émigrent en France et s'installent en 1961, avec leurs deux filles, à Lyon. Anne Hidalgo grandit à Vaise, un quartier de Lyon. Ses parents sont retournés en Espagne tandis que sa sœur aînée, Marie, gère une entreprise à Los Angeles.

Née Ana María Hidalgo Aleu, elle est naturalisée française avec ses parents le , à l'âge de 14 ans. Elle reprend en 2003 la nationalité espagnole et a depuis la double nationalité franco-espagnole[4],[5]. Elle parle couramment espagnol, français, et anglais[réf. nécessaire].

Vie familiale

Depuis , elle est mariée avec l’homme politique Jean-Marc Germain, qu'elle a rencontré quand tous deux travaillaient dans le cabinet de Martine Aubry, alors ministre du travail[6]. Ils ont ensemble un enfant, né en 2002[6] ; Anne Hidalgo est aussi mère de deux enfants nés d'une union précédente en 1986 et 1988[7],[6].

Formation

Anne Hidalgo est titulaire d'une maîtrise de sciences sociales du travail[8], obtenue à l'Université Jean-Moulin-Lyon-III et d'un DEA de droit social et syndical[6]. En 1982, elle fait partie des rares femmes reçues au concours national de l’inspection du travail[6].

Inspectrice du travail

Elle obtient sa première affectation d'inspectrice à Chevilly-Larue en 1984[9] à l'âge de 24 ans et loge dans le 15e arrondissement de Paris. En 1991, elle est nommée directrice de l'Institut national du travail[6].

En 1993, elle intègre la délégation à la formation professionnelle au ministère du Travail puis obtient une mission au Bureau international du travail à Genève entre 1995 et 1996. Elle est ensuite, durant une année, chargée de mission auprès du directeur des ressources humaines de la Compagnie générale des eaux[10].

Depuis le , Anne Hidalgo est en retraite de son poste d'inspectrice du travail[11].

Membre de cabinets ministériels

Entre 1997 et 2002, Anne Hidalgo a travaillé dans trois cabinets ministériels au sein du Gouvernement Jospin, d'abord au sein du cabinet de Martine Aubry au ministère de l’Emploi et de la Solidarité en tant que conseillère technique[12], puis auprès de Nicole Péry, secrétaire d'État aux droits des femmes et à la formation professionnelle, de 1998 à 2000, comme conseillère technique puis conseillère au cabinet, participant, notamment, à l’élaboration des lois sur la parité et l’égalité professionnelle entre femmes et hommes. De novembre 2000 à mai 2002, elle est conseillère technique puis chargée de mission, chargée des relations sociales et du statut des fonctionnaires, au cabinet de Marylise Lebranchu, ministre de la Justice.

Elle affirme le 4 avril 2013 sur RMC : « Je gagne 5 000 euros nets par mois pour mes mandats ». Selon le site Atlantico, elle touche, pour l'ensemble de ses revenus, environ 8 200 euros nets par mois[13].

Parcours politique

Première adjointe au maire de Paris

Anne Hidalgo en 2010, sur la place de l'Hôtel-de-Ville de Paris.

Aux élections municipales de 2001 à Paris, elle conduit la liste du Parti socialiste dans le 15e arrondissement de Paris, qui obtient 26,5 % des voix au premier tour, puis arrive au second tour derrière la liste d’Édouard Balladur et du maire sortant, René Galy-Dejean. Élue conseillère d'arrondissement dans le 15e arrondissement, elle entre également au Conseil de Paris, où la gauche est désormais majoritaire.

Le nouveau maire de Paris, Bertrand Delanoë, souhaitant appliquer la parité au sein de son administration et parmi ses adjoints, la nomme première adjointe chargée de l'égalité femme/homme et du bureau des temps[14]. Proche de François Hollande, elle obtient ainsi son premier mandat électif[15]. En 2002, elle assure par intérim les fonctions du maire de Paris le temps de la convalescence de Bertrand Delanoë, poignardé par un déséquilibré[16]. Elle confie dans le même temps envisager une candidature à la mairie de Toulouse en 2008[17].

En , candidate aux élections législatives dans la 12e circonscription de Paris, elle recueille 29,6 % des voix au premier et unique tour contre 54,2 % des voix pour le député sortant Édouard Balladur, qui est donc réélu. Elle échoue également à enlever la 13e circonscription de Paris à la droite en , en obtenant au premier tour des élections législatives 28,2 % des voix, puis 43,3 % des voix au second tour contre 56,7 % pour l'ancien ministre Jean-François Lamour (UMP).

Lors des élections municipales des 9 et 16 mars 2008, la liste de rassemblement (PS-PCF-PRG-MRC) qu'elle conduit dans le 15e arrondissement de Paris arrive en tête au premier tour avec 35,9 % des suffrages (soit 28 313 voix) contre une droite fortement divisée, 33,9 % à la liste UMP de Philippe Goujon et 10,1 % à celle de Gérard d'Aboville (divers droite). Au second tour, sa liste obtient 47,35 % des voix contre 52,65 % obtenus par Philippe Goujon, dont la liste a fusionné avec celle de Gérard d'Aboville[18]. Anne Hidalgo reste première adjointe au maire, Bertrand Delanoë. Elle est alors chargée de l'urbanisme et de l'architecture[19] et préside le conseil d'administration de l'Atelier parisien d'urbanisme[20].

En 2017, un article de Capital affirme qu'Anne Hidalgo aurait été payée par le ministère du Travail de 2001 à 2003 pour un montant de 100 000 euros, tout en étant première adjointe de Bertrand Delanoë. Le cabinet d'Anne Hidalgo indique alors qu'elle va porter plainte pour diffamation[21],[22].

Conseillère régionale d'Île-de-France

Anne Hidalgo en meeting à Paris lors des élections régionales françaises de 2010.

À l'issue des élections régionales de 2004, elle est élue au conseil régional d'Île-de-France après avoir été tête de liste pour Paris sur la liste conduite au niveau régional par Jean-Paul Huchon[23]. Elle est membre de la commission des Transports et de la Circulation et prend la présidence du Centre régional d'information et de prévention du SIDA (CRIPS).

Aux élections régionales de 2010, la liste du PS qu'elle conduit à Paris arrive en deuxième position du premier tour, avec 26,3 % des voix, derrière la liste de droite conduite par Chantal Jouanno (28,9 %) et devant la liste Europe Écologie de Robert Lion (20,6 %)[24]. Au second tour, sa liste arrive en tête avec 57,9 % des suffrages exprimés, l'emportant dans le 1er arrondissement et le 5e arrondissement, deux bastions traditionnellement ancrés à droite[25]. Réélue conseillère régionale, elle intègre la commission de la culture et devient présidente de l'organisme Île-de-France Europe, qui assure la représentation de la région à Bruxelles[26]. Jean-Luc Romero lui succède à la présidence du CRIPS[27]. Devenue maire de Paris, elle ne se représente pas à la Région.

Élection à la mairie de Paris

Anne Hidalgo annonce en 2012 son intention de briguer la succession de Bertrand Delanoë aux municipales de 2014 à Paris[28]. Seule candidate de son parti après le retrait de Jean-Marie Le Guen, Anne Hidalgo est désignée le 22 mai 2013 pour diriger la campagne municipale, avec 98,3 % des voix de 2 715 socialistes parisiens[29]. Elle nomme Pascal Cherki porte-parole de sa campagne, secondé par Bruno Julliard, Rémi Féraud (également codirecteur de campagne avec Jean-Louis Missika), Ian Brossat (après l'accord PS-PCF), Colombe Brossel, Seybah Dagoma et Myriam El Khomri[30]. Le 10 octobre 2013, elle est reconduite comme tête de liste PS dans le 15e arrondissement.

Le , à l'issue du second tour des municipales, les listes qu'elle conduit remportent la majorité au Conseil de Paris[31]. Dans le 15e arrondissement, sa liste est battue par celle de Philippe Goujon (UMP), qui obtient 63,4 % des voix au second tour[32]. Pour la première fois, un candidat accède ainsi à la mairie de Paris sans être majoritaire dans son arrondissement[33]. Le , elle est élue par le Conseil de Paris, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste. Paris étant également département, elle devient aussi présidente du conseil départemental de Paris[34], et l'une des dix femmes (sur 101) présidentes de conseil départementaux[35].

Maire de Paris

Politique fiscale et budgétaire

Photo utilisée par Anne Hidalgo lors de sa campagne électorale de 2014.

Pendant le mandat d'Anne Hidalgo, l’endettement de la ville de Paris continue de progresser[36]. De 2014 à 2017, le montant cumulé de la dette passe de 3,4 à 5,16 milliards d’euros[37].

Alors que le JLL City Research Center estime en 2017 que Paris est la troisième métropole la mieux gérée au monde[38], la Cour des comptes française dénonce les artifices comptables de la mairie de Paris. Elle pointe du doigt en particulier des aménagements de la comptabilité publique qui évitent à la mairie de comptabiliser en propre la dotation d'amortissement[39]. La mairie réitère par la suite cette opération[40].

Anne Hidalgo durant la campagne électorale pour la mairie de Paris s'est engagée à ne pas augmenter la fiscalité pendant sa mandature[41].

La hausse de la taxe de séjour acquittée par les touristes apporte 55 millions d'euros à la ville en 2015[41]. Afin de remettre les comptes de la mairie de Paris à l'équilibre[42], elle décide de relever de 20 % la surtaxe d'habitation sur les résidences secondaires et autres biens meublés non loués. La Mairie propose à nouveau en octobre de relever ce taux d'imposition[43], puis de la quintupler en 2017[44]. Elle augmente également les tarifs de stationnement de 180 % en janvier 2015[45], majore les droits de mutation sur les ventes immobilières de 3,8 % à 4,5 %[46] au 1er janvier 2016, et réduit les abattements sur les résidences secondaires[47].

Pour alléger les structures administratives, elle annonce vouloir fusionner commune et département de Paris, et regrouper les quatre arrondissements centraux de la ville. Ces propositions se concrétisent avec la « loi relative au statut de Paris et à l'aménagement métropolitain » promulguée le [48].

Action en matière d'environnement

D'ici 2020, la maire souhaite disposer de 100 hectares de toitures végétalisées, dont 30 hectares consacrés à l'agriculture urbaine, garantie sans pesticides, fongicides ou insecticides. Elle souhaite favoriser le retour de la nature en ville de façon à créer des emplois, génèrer du lien social, lutter contre les îlots de chaleur et la pollution atmosphérique[49].

En décembre 2015, elle reçoit mille maires du monde afin que les villes pèsent sur les négociations de la COP 21 et valoriser l'action des métropoles pour des solutions innovantes et concrètes afin de lutter contre le dérèglement climatique[50]. L'accord de Paris est signé[51]. Le , elle devient la première femme à présider le C40 Cities Climate Leadership Group[52]. Elle est réélue en 2018[53]. En , elle signe aux côtés de onze maires de grandes villes dont, outre Paris, Los Angeles, Mexico, Auckland ou Londres, une déclaration s'engageant à acheter des bus propres et tendre vers le « zéro émission » d'ici 2030, pour lutter contre le changement climatique[54]. Début novembre 2017, elle reçoit à Lisbonne le prix du maire le plus novateur[55].

Elle soutient en 2018 le collectif européen Pacte Finance Climat destiné à promouvoir un traité européen en faveur d'un financement pérenne de la transition énergétique et environnementale pour lutter contre le réchauffement climatique[56].

Transports

Développement des transports en commun

En 2016, au sommet des femmes pour le climat.

Après le prolongement tramway T3b de la porte de la Chapelle à porte d’Asnières en novembre 2018, il est décidé d'un prolongement ultérieur qui doit le mener jusqu’à la porte Dauphine[57].

En mars 2018, Anne Hidalgo annonce la commande d'une étude sur le modèle économique de la gratuité dans les transports publics à Paris et dans son agglomération. Elle déclare : « la question de la gratuité des transports est une des clefs de la mobilité urbaine »[58]. La présidente de la Région lance dans la foulée une étude comparable sur le périmètre francilien[59].

Dans le cadre du Grand Paris des bus, le réseau parisien doit subir en avril 2019 sa première grande évolution des tracés de lignes depuis 1947. Les renforts de ligne prévus par Île-de-France Mobilités nécessitent l'embauche de 600 à 700 machinistes par la RATP, plusieurs lignes devant être renforcées ou prolongées vers la petite couronne[60],[61].

Restriction de la circulation automobile

Dans le cadre de la lutte contre la pollution automobile, la majorité du Conseil de Paris adopte, le , un plan à échéance 2020 : à partir du , les autocars et camions de plus de 14 ans sont interdits dans Paris ; à partir du , les véhicules particuliers de plus de 14 ans sont bannis de la capitale ainsi que les véhicules utilitaires légers de plus de 20 ans[62]. La nouvelle règles de stationnement en vigueur à partir de 2018 (instauration du FPS, délégation du contrôle à des prestataires) font reculer en quelques semaines la circulation de 6,5 %[63].

Anne Hidalgo fait fermer une partie des voies rapides longeant la Seine du côté de la rive droite pour les piétonniser. Elle rencontre avec ce projet une opposition forte de la droite, menée par Nathalie Kosciusko-Morizet et Valérie Pécresse, et un groupe d'intérêt d'utilisateurs de voiture[64]. Une guerre de communication s'engage alors sur le suivi et l’évaluation des impacts de la piétonisation des voies sur berge rive droite pour en montrer les aspects soit négatifs[65], soit positifs[66].

Le , le tribunal administratif de Paris juge illégale la délibération du Conseil de Paris qui déclarait d'intérêt général la piétonnisation d'une partie des voies sur berge au motif d' études d'impacts insuffisantes[67]. Le juge administratif annule l'arrêté interdisant la circulation automobile sur cette voie[68]. Cette annulation est interprétée comme « un nouveau revers » par le journal Le Parisien qui titre le lendemain « Camouflets à répétition pour Anne Hidalgo » en l'ajoutant à une liste de dossiers sujets à polémique (mise en place des nouveaux Vélib, nouvelles règles de stationnement sur la voie publique, annulation par le Conseil d'État du contrat entre la ville et JCDecaux, propreté, « prolifération » des rats)[69].

Le , 800 personnes[70] manifestent au niveau Des voies sur berge pour défendre le maintien de leur piétonnisation et son extension. Le lendemain, une tribune publiée dans Le Journal du dimanche, cosignée par cent personnalités appelle « les Parisiens et toutes celles et ceux qui le souhaitent à défendre comme un bien commun cet espace gagné sur la pollution »[71] ». Sans attendre le jugement en appel, non suspensif de la décision du tribunal administratif, la maire prend un nouvel arrêté reconduisant l'interdiction de circulation motorisée sur les voies sur berge en s'appuyant sur leur classement au patrimoine mondial de l'UNESCO pour préserver l'authenticité et l'intégrité du site[72]. Un recours introduit contre cet arrêté est rejeté par le tribunal administratif de Paris en [73].

Concernant les quatre arrondissements du centre de Paris, l'opération « Paris respire » y restreint la circulation le premier dimanche du mois. Elle souhaite étendre cette mesure à tous les dimanches en 2019. En outre, elle indique en novembre 2018 réfléchir pour des mandats ultérieurs à une piétonnisation complète de cette zone, hormis des navettes électriques autonomes[74].

Développement du vélo

Liaison cyclable porte de Vincennes.

Anne Hidalgo fait du développement du vélo un axe fort de sa politique de transports, avec notamment la création de 1 400 km de pistes cyclables dont des pistes bidirectionnelles comme sur la rue de Rivoli, pour passer de 5 % à 15 % des déplacements domicile-travail en vélo[75].

En octobre 2017, le syndicat mixte chargé des vélos en libre-service Vélib' change de délégataire, passant de JCDecaux à Smovengo. Bien qu'Anne Hidalgo ne soit pas directement décisionnaire (le syndicat mixte est présidé par Catherine Baratti-Elbaz, maire PS du 12e arrondissement de Paris), elle soutient cette évolution[76]. Début 2018, l'installation des nouvelles stations et la gestion des nouveaux vélos connaissent des difficultés conduisant à un retard de plusieurs mois dans leur déploiement et une indisponibilité partielle du service. Plusieurs titres de presse qualifient cette phase de « fiasco »[77],[78],[79], et n'hésitent pas, s'agissant de journaux d'opinion, à lier cette situation à l'action de la maire de Paris[80],[81]. Fin février 2018, seules 300 stations sont installées (contre 600 prévues dès janvier), ce qui conduit l'adjoint à la maire Christophe Najdovski à « [reprendre] les choses en main avec un pilotage plus étroit par la Ville »[82] ». Fin avril 2018, 670 stations sont en service sur les 1400 qui auraient dû l'être dès le mois de mars 2018. La mairie de Paris exige de Smovengo « un plan d'urgence[83] ».

Propreté de l’espace public

Critiquée pour l'augmentation de la saleté dans la capitale, elle annonce différentes mesures destinées à améliorer la propreté des rues parisiennes[84]. Celles-ci se traduisent principalement par une augmentation importante du personnel du service technique de la propreté de Paris (100 éboueurs et conducteurs), la création de nouvelles tournées, la lutte contre la prolifération des rats[85]. Plus de 70 % des Parisiens jugent leur ville sale[84],[86], tandis que la prolifération des rats à Paris fait régulièrement la une des médias[87],[88],[89],[90].

En janvier 2018, Le Canard enchaîné révèle que la mairie de Paris, à la suite d'une consigne d'Anne Hidalgo, a dépensé 224 580 euros pour un rapport de 14 pages visant à recueillir l'avis de 105 Parisiens sur l'état de propreté de la capitale[91]. Dans le même temps, une mission d'information et d'évaluation remettait à la mairie un rapport de 232 pages sur ce sujet pour un coût significativement inférieur[92].

Sports et Jeux olympiques d'été de 2024

Se déclarant « pas vraiment favorable » pendant sa campagne à une candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024, elle promet néanmoins « de travailler le dossier » si elle est élue maire de Paris, voulant « s'assurer que les conditions soient réunies ». Elle craint que la candidature coûte cher, et précise qu'avant de porter cette candidature, elle souhaite « un partage » des frais pour qu'ils n'incombent pas qu'aux contribuables parisiens[93]. Fin , en déplacement à New York, depuis élue maire, elle déclare au sujet d'une potentielle candidature : « Je n'ai pas porté ce projet dans ma campagne. Les Parisiens attendent de moi du logement, des équipements, de la justice, de la facilité économique ».

Le , le président de la République, François Hollande, déclare : « Je suis favorable à ce que la ville de Paris, si elle le décide, présente sa candidature pour les Jeux olympiques ». Le lendemain, Anne Hidalgo tempère l'enthousiasme du président, ne voulant pas prendre de « décisions hâtives prises sous le coup de l'émotion », et précise que « rien ni personne » ne la fera « changer de calendrier et de méthode »[94]. Le , Anne Hidalgo reçoit un rapport du Comité français du sport international (CFSI) qui préconise pour l'organisation des Jeux un coût d'environ 6,2 milliards d'euros (dont 2 milliards financés par le CIO). Elle confirme qu'elle présentera courant mars le projet aux maires d'arrondissement et proposera au vote du Conseil de Paris, en , la candidature de Paris aux JO[95].

Le , Anne Hidalgo propose aux élus parisiens « d'engager pleinement et avec responsabilité Paris en faveur d'une candidature aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024 »[96]. La candidature de Paris est lancée le , avec à sa tête Tony Estanguet et Bernard Lapasset[97]. L'usage du slogan en anglais Made for Sharing lui vaudra le prix de la Carpette anglaise pour l'« utilisation prioritaire de l’anglais comme langue de communication de la Ville de Paris[98] ». Après deux ans de campagne, et après plusieurs tentatives infructueuses (dont le revers face à Londres pour l'accueil des Jeux de 2012), Paris est désignée hôte des Jeux olympiques d'été de 2024 le , à Lima (Pérou), lors de la 131e session du Comité international olympique[99].

La nouvelle salle couverte de 7 500 places, dite Paris Arena II, envisagée initialement à Bercy, sera construite porte de la Chapelle pour y accueillir le PSG Handball et le Paris Basketball[100],[101].

Action culturelle

De 2020 jusqu’au début des Jeux olympiques de 2024, des Olympiades culturelles investiront la capitale, avec des spectacles, concerts et œuvres monumentales. Une enveloppe de 3,5 millions d'euros d’ici à 2020 est actée pour acquérir de nouveaux instruments de musique pour les conservatoires. En , plusieurs portions du boulevard périphérique doivent être fermées à la circulation pour accueillir les artistes lors de la Nuit blanche[102]. Peu de nouveaux équipements sont prévus, la priorité étant donnée à la rénovation d'équipements comme théâtre du Châtelet ou du musée Carnavalet[103].

En , elle demande l'interdiction de la tenue du festival afroféministe Nyansapo, qui veut proposer des ateliers « non mixtes », c'est-à-dire interdits aux Blancs[104],[105]. Elle n'exclut pas de déposer une plainte contre les organisateurs[106].

En , à l'occasion de l'exposition consacrée à Che Guevara à l'hôtel de ville, Anne Hidalgo tweete : « Avec l’exposition Le CHE à Paris, la capitale rend hommage à une figure de la révolution devenue une icône militante et romantique. […] »[107] ». Cette prise de position lui attire des critiques à droite : Luc Ferry dénonce un hommage rendu à « une crapule sanguinaire qui a personnellement torturé et assassiné de sa main 130 malheureux dans l'abominable camp de concentration et de torture qu'il dirigeait[108] ».

Pour assurer la place de Paris dans le monde de l'art contemporain, la Ville acquiert la Bourse du commerceFrançois Pinault doit ouvrir un nouveau lieu d'exposition[109].

Elle s'oppose au forain Marcel Campion en ne renouvelant pas sa concession pour le marché de noël aux Champs-Élysées[110] et pour la grande roue de la place de la Concorde. Celui-ci annonce vouloir la défier aux prochaines élections[111].

Éducation

Elle lance un plan de rénovation des écoles parisiennes conduisant à la rénovation de 450 écoles à la rentrée 2018[112].

Sa fin de mandat voit aussi le début des travaux du site parisien du Campus Condorcet à la porte de la Chapelle pour accueillir des formations de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne[113].

Urbanisme

Un des principaux projets de la mandature est la modification d'ici 2019 de sept places parisiennes : place des Fêtes, Nation, Bastille, Italie, Gambetta, Panthéon, Madeleine. Il est prévu un nouveau partage de l'espace public dans ces grands carrefours essentiellement dévolu à la circulation afin d'accroître ceux dévolus aux piétons, aux cyclistes, aux espaces verts et aux terrasses. Des aménagements provisoires permettent de finaliser les projets en lien avec les riverains[114]. En début de mandat, , le projet d'immeuble de grande hauteur tour Triangle dans le 15e arrondissement est d'abord rejeté de 5 voix par le Conseil de Paris[115]. Mais légèrement amendé, le projet est de nouveau présenté au Conseil de Paris le et adopté par 87 voix contre 74[116], malgré l’opposition des élus écologistes mais à la faveur des divisions de la droite[117],[118]. En 2018, alors que les travaux de la tour Tringale n'ont pas encore démarré[119], des tensions ressurgissent avec les élus écologistes autour de projet de la ZAC Bercy-Charenton (12e arrondissement) qui inclut six tours[120], mais le projet est cependant voté à une courte majorité en juillet 2018[119].

Anne Hidalgo ne soutient pas le projet de classement des toits de Paris au patrimoine mondial, estimant ne pas vouloir « mettre la capitale dans le formol »[121] et fait remplacer certains mobiliers urbains de style haussmannien par des installations contemporaines de type international (kiosques à journaux, bancs publics)[122]. Si la construction par le groupe LVMH d'un bâtiment contemporain sur le site de La Samaritaine a fait polémique[123],[124], le concours international d'architecture « Réinventer Paris » lancé en novembre 2014 sur 23 terrain de la Ville rencontre une audience internationale et lui permet de faire réaliser par le secteur privé des travaux coûteux comme la couverture du boulevard périphérique sur les sites Pershing ou Ternes-Villiers[125] au point que le concept est repris par la MGP[126].

Le projet d'extension du stade Roland-Garros par la Fédération française de tennis, qui pourrait rogner une partie des serres d'Auteuil, est l'objet de plusieurs procédures de contestation[127],[128]. Le projet de baignade prévu pour 2019 au lac Daumesnil, sur l'île de Bercy est l'objet de contestations pour un impact potentiellement négatif des jets d'eau et de la fréquentation humaine sur la faune et la flore[129],[130]. Début 2018, la Ville sursoit à ce projet[131].

Campements illégaux et immigration

En , elle déclare : « Il faut lutter contre ces réseaux criminels de délinquance à l’échelle européenne. Paris ne peut pas être un campement géant et je soutiens la politique de M. Valls, qui consiste à démanteler ces camps »[132],[133].

En 2016, durant la crise migratoire, la mairie de Paris et l’État mettent en place un centre d’accueil qui accueille quelque 25 000 migrants et en orientent 60 000 vers d’autres structures d’accueil[134],[135]. En 2018, alors que se multiplient les campement illégaux de migrants (1 500 personnes, Porte de la Villette, 800 à côté du canal Saint-Martin, , etc.), elle estime qu’« on ment aux Français en disant que ce serait une crise passagère »[134]. En la matière, elle s’oppose au ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, l’État et la mairie se reprochant mutuellement de ne pas faire correctement son travail[136]. Lors d’une visite au campement du Millénaire (1 500 migrants), elle estime que « 80 % de ceux qui sont là sont éligibles à l’asile en Europe »[136].

Sécurité

À plusieurs reprises, Anne Hidalgo a exprimé son opposition ferme[137] à la création d'une police municipale à Paris, qu'elle considère inappropriée aux spécificités d'une ville-capitale et très coûteuse[138]. En juillet 2018, Anne Hidalgo annonce que la ville va mener un audit qui pourrait conduire à la création d'une police municipale armée[139].

Métropole du Grand Paris

Après le rejet des dispositions proposées au Sénat, elle propose avec Claude Bartolone, Jean-Paul Huchon et une quarantaine d'élus socialistes d'Île-de-France de créer la Métropole du Grand Paris en tant qu'intercommunalité avec des compétences exclusives du logement, de l'hébergement des sans-abris, de la lutte contre la pollution et de la transition énergétique sur le périmètre des communes de Paris, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis[140].

Le , elle est élue première vice-présidente de la métropole du Grand Paris[141], déléguée aux relations internationales et aux grands événements[142].

Anne Hidalgo est favorable au maintien de la Métropole du Grand Paris, tandis que Valérie Pécresse souhaite sa suppression et le transfert de ses compétences à la région Île-de-France[143].

Divisions au sein de sa majorité

Dès 2014, des tensions s'expriment au sein de la majorité de gauche parisienne[144], en particulier entre Anne Hidalgo et Myriam El Khomri quand celle-ci entre au gouvernement[144],[145].

En 2017, elle doit faire face à l’arrivée de La République en marche (LREM) d’Emmanuel Macron sur la scène politique parisienne. LREM remporte la majorité des sièges aux élections législatives à Paris, tandis que deux de ses adjoints — Mao Peninou (propreté) et Jean-Louis Missika (urbanisme) — apportent leur soutien au président Macron et que son ancien adjoint Julien Bargeton est élu sénateur sous l’étiquette LREM, affichant par ailleurs son souhait de créer un groupe distinct au Conseil de Paris. Début octobre, alors que ses trois adjoints communistes ont menacé de démissionner si des « marcheurs » intégraient son équipe, elle procède à un remaniement de son équipe d'adjoints, en nommant six nouveaux. Restant membre du PS mais se positionnant à l'écart de la vie du parti, elle vante sa capacité à rassembler, sa majorité municipale continuant à aller des communistes au centre gauche[146].

En , Anne Hidalgo annonce qu'elle se représentera aux élections municipales de 2020 et qu'elle portera « une candidature de coalition ». Elle indique que « tous les partis qui voudront [la] soutenir sont les bienvenus », y compris La République en marche à qui elle propose une démarche de « co-construction »[147],[148].

Mi-septembre 2018, alors qu’une enquête Ifop la donne légèrement en tête au premier tour avec 23 à 25 % des voix (soit 10 points de moins qu’en 2014)[149], son premier adjoint, Bruno Julliard, démissionne en invoquant l’« inconstance » et la « gestion inefficace et solitaire » de la maire[144],[150]. Cette dernière le fait remplacer par le socialiste Emmanuel Grégoire, rejetant ainsi le plaidoyer de son ancien adjoint pour un rapprochement avec LREM, et fait le choix de se recentrer sur ses plus proches partisans[144],[151].

Évolution de sa popularité

Anne Hidalgo en 2017.

En octobre 2015, testée pour la première fois dans le baromètre Elabe/Les Échos, elle arrive en tête chez les sympathisants de gauche avec 67 % d'opinions positives contre 15 % d'opinions négatives[152].

Mais elle doit faire face à la multiplication des polémiques et à la contestation croissante de son action[153],[154]. Sa politique est ainsi l'objet de critiques récurrentes en ce qui concerne les transports (piétonisation des voies sur berges, augmentation des pistes cyclables, embouteillages et pollution), la gestion de la crise migratoire, du harcèlement de rue, de la prolifération des rats ou encore de la politique du logement (achat d'immeubles transformés en logements sociaux aboutissant, selon ses détracteurs, au départ des classes moyennes de la capitale)[155],[156],[157].

À partir de 2017, sa popularité s'érode de façon significative, y compris à gauche[158],[159],[160]. En janvier 2018, le baromètre Elabe/Les Échos indique qu'elle ne recueille plus que 32 % d'opinions positives à gauche et 18 % chez l'ensemble des Français[161]. Sa popularité est encore plus faible en Île-de-France (16 %)[162]. Des médias font alors état de l'inquiétude de ses partisans et évoquent « l'après Hidalgo »[163],[164],[165],[166].

Le 25 mars 2018, un sondage de l'Ifop indique que 58 % des Parisiens sont « mécontents » de l'action d'Anne Hidalgo[167]. Le même jour est publié un autre sondage[168] du même institut qui donne 29 % d'intentions de vote à une liste de la majorité municipale sortante menée par Anne Hidalgo, ce qui la place derrière une liste LREM menée par Benjamin Griveaux (32 %), qui arrive en tête, et en net retrait par rapport à son score réalisé en 2014 (34,4 % pour la liste d'Anne Hidalgo et 8,86 % pour celle de Christophe Najdovski, les deux listes dont est issue l'actuelle majorité municipale).

Prises de position au-delà de l'exercice de ses mandats

Engagements électoraux et partisans

2005 : soutien au traité constitutionnel européen

Anne Hidalgo s'engage pour le « oui » au traité établissant une constitution pour l'Europe dans le cadre de la campagne parisienne[169].

2006 : soutien à Dominique Strauss-Kahn à la primaire

Lors de la primaire présidentielle socialiste française de 2006, elle appelle à voter pour Dominique Strauss-Kahn[170]. Elle conteste la position de Ségolène Royal sur la licence globale, un mode de rémunération des auteurs d'œuvres disponibles sur Internet par le biais d'un forfait payé par les internautes, comme n'étant pas « la solution »[15].

2008-2011 : soutien à Bertrand Delanoë puis porte-parole de Martine Aubry à la primaire

Au congrès de Reims de 2008, elle soutient la motion présentée par Bertrand Delanoë[170].

Lors de la primaire citoyenne de 2011 devant désigner le candidat à l’élection présidentielle de 2012, Anne Hidalgo prend position pour Martine Aubry et devient sa porte-parole[171]. Elle critique cependant l'accord national passé entre le PS et EELV attribuant la 6e circonscription de Paris à Cécile Duflot. Les médias indiquent qu'elle craint une candidature de celle-ci à la mairie de Paris en 2014[172]. D'ailleurs, le bureau fédéral, sous la présidence de Rémi Féraud, a adopté une motion appelant à une révision de cet accord[173]. Elle publie un communiqué avec Bertrand Delanoë afin de dénoncer le « parachutage d'une candidature »[174]. Elle n'est, d'ailleurs, pas candidate dans sa circonscription à cette élection législative, le redécoupage de la carte électorale ayant renforcé la 13e circonscription de Paris à droite[réf. nécessaire].

2017 : soutien à Vincent Peillon à la primaire puis à Benoît Hamon à l'élection présidentielle

Elle soutient Vincent Peillon pour la primaire citoyenne de 2017[175]. Elle est membre du comité politique de sa campagne[176]. Marquant sa différence forte avec Manuel Valls dans un entretien au Monde le 12 janvier 2017, elle déclare : « Benoît Hamon est quelqu’un que j’aime beaucoup. J’apprécie le courage avec lequel il a entrepris de relever le défi climatique. Mais il a un positionnement politique qui n’est pas le mien. Je n’ai jamais été à la gauche du parti. » Sans se prononcer pour un des finalistes du second tour, elle souligne néanmoins sa convergence avec Hamon sur l'enjeu climatique[177]. Elle soutient Benoît Hamon au premier tour puis Emmanuel Macron au second tour[178].

International

Dans le cadre de la primaire socialiste espagnole de 2017, elle apporte son soutien à Pedro Sánchez[179], qui subit plusieurs revers avant d'être élu Premier ministre en 2018[180].

Droits d'auteur

Le , dans le cadre des débats sur la loi relative au droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information (loi « DADVSI »), elle prend position contre les amendements du groupe socialiste instaurant la « licence globale » pour le téléchargement. Le 26 décembre, elle signe, avec l'adjoint au maire de Paris chargé de la Culture, Christophe Girard, un point de vue dans le journal Le Monde, où elle défend sa position au nom de la diversité culturelle qui serait menacée par la « licence globale ». Cette position sera reprise par François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste, et par le groupe socialiste au Sénat, mais pas par le groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Le , elle présente avec François Adibi et la section culture du Parti socialiste un rapport réalisé par Franck Laroze et de nouvelles préconisations[181], Pour une solution équitable[182], rejetant autant les DRM (Digital Rights Management) que la « licence globale ». Les instances dirigeantes du PS préféreront finalement défendre à l'Assemblée nationale l'option de la licence globale prônée par les députés Patrick Bloche (Paris), Didier Mathus (Saône-et-Loire) et Christian Paul (Nièvre).

Droits des femmes

Féministe, elle a une opinion proche du prohibitionnisme au sujet de la prostitution[183].

En octobre 2013, au cours d'une émission télévisée, elle déclare avoir « de la bienveillance pour les Femen » et les trouver « émouvantes ». À la suite de nouvelles actions des Femen largement dénoncées par la classe politique[184], et dans le contexte des élections municipales de 2014 à Paris où elle est candidate, elle relativisera ses propos par la voix de son directeur de campagne. Le site d'information Le Lab relève néanmoins que « le jour de l'enregistrement de cette émission, les Femen avaient déjà ouvert leur « centre d'entrainement » à Paris et multiplié les actions seins nus, aussi bien pour accueillir Marine Le Pen en Bretagne que dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, en février 2013 »[185].

Salaires des chefs d'entreprise

En mai 2016, Anne Hidalgo est l'une des signataires d'un « Appel des 40 au CAC40 » qui demande à légiférer sur le salaire du patronat[186].

Condamnations judiciaires

Le le tribunal correctionnel de Paris condamne Anne Hidalgo, en raison de ses propos selon lesquels le Front national aurait « soutenu pendant la guerre la collaboration avec les nazis », à une peine avec sursis de 500 euros d'amende pour diffamation, ainsi qu'un euro de dommages et intérêts et 2 000 euros pour les frais de justice[187].

Le 25 mai 2016, elle est condamnée à 500 euros d'amende avec sursis et un euro de dommages et intérêts pour avoir diffamé l'architecte Jean-François Cabestan[188]. La cour d'appel de Paris confirme le 9 mars 2017 sa condamnation en reprochant à Anne Hidalgo d'avoir affirmé que Jean-François Cabestan avait utilisé des documents municipaux « à des fins personnelles pour un colloque »[189].

Distinctions

Insigne de dame commandeur de l'ordre d'Isabelle la Catholique.

Legion Honneur Chevalier ribbon.svg Order of Civil Merit (Spain) GC.svg Order of the Polar Star - Ribbon bar.svg ESP Isabella Catholic Order COM.svg SEN Order of the Lion - Knight BAR.png

  • En , Anne Hidalgo est promue commandeur de l'ordre d'Isabelle la Catholique. Ces insignes lui sont remis, sur proposition du gouvernement espagnol et sur décision du roi Juan Carlos, par l'ambassadeur d'Espagne en France qui souligne alors que « cette décoration constitue une reconnaissance à l'immigration espagnole en France à travers Anne Hidalgo qui représente pour nous un modèle exemplaire d'intégration réussie »[190].
  • En 2014, elle est désignée « personnalité de l'année » par l'édition espagnole du magazine Vanity Fair[192].

Essais

  • Une femme dans l'arène, Éditions du Rocher, coécrit avec Jean-Bernard Senon, préface de Bertrand Delanoë, 2006 (ISBN 2-2680-5961-8)
  • Travail au bord de la crise de nerfs, coécrit avec Jean-Bernard Senon, Flammarion, 2010 (ISBN 2-0812-4522-1)
  • Mon combat pour Paris : quand la ville ose, Flammarion, (ISBN 2-081-27769-7)
  • Respirer, éd. de l'Observatoire, 2018.

En avril 2014, elle préface la bande-dessinée La Nueve, qui narre l'histoire de républicains espagnols qui ont participé à la Libération de Paris, en 1944[195].

Ouvrages sur Anne Hidalgo

Notes et références

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Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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