Anne Hidalgo

Anne Hidalgo
Anne Hidalgo en 2014.
Anne Hidalgo en 2014.
Fonctions
Maire de Paris
En fonction depuis le
(3 ans 1 mois et 12 jours)
Élection
Prédécesseur Bertrand Delanoë
1re vice-présidente de la métropole
du Grand Paris
En fonction depuis le
(1 an 3 mois et 25 jours)
Élection
Président Patrick Ollier
Conseillère régionale d'Île-de-France

(10 ans et 8 jours)
Élection 28 mars 2004
Réélection 21 mars 2010
Président Jean-Paul Huchon
Première adjointe au maire de Paris

(13 ans et 11 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
Maire Bertrand Delanoë
Prédécesseur Jacques Dominati
Successeur Bruno Julliard
Biographie
Nom de naissance Ana María Hidalgo Aleu
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance San Fernando (Espagne)
Nationalité Espagnole (1959-1973 ; depuis 2003)
Française (depuis 1973)
Parti politique Parti socialiste (1994-)
Conjoint Jean-Marc Germain (depuis 1999)
Diplômée de Université Lyon 3 Jean Moulin
Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Profession Inspectrice du travail
Religion Athée[1]

Signature de Anne Hidalgo

Anne Hidalgo
Maires de Paris

Anne Hidalgo, née Ana María Hidalgo Aleu le à San Fernando (Espagne), est une femme politique franco-espagnole membre du Parti socialiste français[2].

Secrétaire nationale du PS à la culture et aux médias, après avoir été chargée de la formation professionnelle et première adjointe au maire de Paris, Bertrand Delanoë de 2001 à 2014, elle est tête de liste départementale aux élections régionales d'Île-de-France en 2010.

À l'occasion des élections municipales de 2014, elle devient la première femme maire de Paris.

Biographie

Origines, vie privée

Anne Hidalgo naît à San Fernando le . Son père, Antoine Hidalgo, ouvrier électricien syndicaliste et sa mère Maria, couturière[3], émigrent en France et s'installent en 1961, avec leurs deux filles, à Lyon. Anne Hidalgo grandit à Vaise, un quartier de Lyon. Ses parents sont retournés en Espagne tandis que sa sœur aînée, Marie, gère une entreprise à Los Angeles en Californie. Née Ana María Hidalgo Aleu, elle est naturalisée française avec ses parents le , à l'âge de 14 ans. Elle reprend en 2003 la nationalité espagnole et a depuis la double nationalité franco-espagnole[4],[2].

Depuis , elle est mariée avec Jean-Marc Germain, ancien directeur de cabinet de Martine Aubry et député des Hauts-de-Seine depuis 2012. Ils ont ensemble un enfant et elle est aussi mère de deux enfants nés d'une union précédente[5].

Formation et carrière professionnelle

Anne Hidalgo est titulaire d'une maîtrise de sciences sociales du travail et d'un DEA de droit social et syndical, qu'elle obtient à l'Institut du travail de Lyon[réf. nécessaire].

En 1982, elle est 5e au concours national de l'Inspection du travail.

En 1984, elle obtient son premier poste d'inspectrice du travail à Chevilly-Larue[6] et s'installe dans le 15e arrondissement de Paris.

En 1993, elle intègre la délégation à la formation professionnelle au ministère du Travail puis obtient une mission au Bureau international du travail à Genève entre 1995 et 1996. Elle est ensuite, durant une année, chargée de mission auprès du directeur des ressources humaines de la Compagnie générale des eaux.

Depuis le 1er juillet 2011, Anne Hidalgo est en retraite de son poste d'inspectrice du travail[7].

Dans les cabinets ministériels du gouvernement Jospin

Anne Hidalgo en 2010 à Paris, au lancement du défilé du Nouvel an chinois, sur le parvis de l'Hôtel de Ville.

Entre 1997 et 2002, Anne Hidalgo a travaillé dans trois cabinets ministériels au sein du Gouvernement Jospin, d'abord au sein du cabinet de Martine Aubry au ministère de l’Emploi et de la Solidarité en tant que conseillère technique[8], puis auprès de Nicole Péry, secrétaire d'État aux droits des femmes et à la formation professionnelle, de 1998 à 2000, comme conseillère technique puis conseillère au cabinet, participant, notamment, à l’élaboration des lois sur la parité et l’égalité professionnelle entre femmes et hommes. De novembre 2000 à mai 2002, elle est conseillère technique puis chargée de mission, chargée des relations sociales et du statut des fonctionnaires, au cabinet de Marylise Lebranchu, ministre de la Justice.

Elle affirme le 4 avril 2013 sur RMC : « Je gagne 5 000 euros nets par mois pour mes mandats ». Selon le site Atlantico, elle toucherait, pour l'ensemble de ses revenus, environ 8 200 euros nets par mois[9].

Carrière politique

Première adjointe au maire de Paris (2001-2014)

En mars 2001, aux élections municipales, elle conduit la liste du Parti socialiste dans le 15e arrondissement de Paris, qui obtient 26,5 % des voix au premier tour, puis arrive au second tour derrière la liste rassemblée autour d’Édouard Balladur et du maire sortant René Galy-Dejean. Élue conseillère d'arrondissement dans le 15e arrondissement, elle entre également au Conseil de Paris où la gauche est désormais majoritaire.

Le nouveau maire de Paris, Bertrand Delanoë l'a nommée chargée de l'égalité entre les hommes et les femmes et du Bureau des Temps et première adjointe, souhaitant appliquer la parité au sein de son administration et parmi ses adjoints ; elle ne coordonne cependant pas l'action municipale, ce qui échoit normalement à un premier adjoint[réf. nécessaire]. Sa nomination a été « diversement appréciée » par la majorité municipale[réf. nécessaire].

Cette proche de François Hollande à l'époque, n'avait pas d'expérience d'élue. D’ailleurs, elle voulait utiliser ses compétences, acquises dans les cabinets ministériels pour se voir confier le secteur social et de l'emploi ou, à défaut, l'égalité professionnelle[réf. nécessaire].

Lors de son mandat de première adjointe, elle a notamment à gérer, selon la loi, l'intérim de la mairie de Paris lorsque Bertrand Delanoë est l'objet d'une tentative d’assassinat, en 2002. D'ailleurs durant cette période, Anne Hidalgo assume une fonction strictement protocolaire. La première adjointe disposait, certes, « de la délégation générale de signature », mais seulement depuis mai 2002[réf. nécessaire].

En , candidate aux élections législatives dans la 12e circonscription de Paris, elle recueille 29,6 % des voix au premier et unique tour contre 54,2 % des voix pour le député sortant Édouard Balladur, qui est donc réélu. Elle échoue également à enlever la 13e circonscription de Paris à la droite en , en obtenant au premier tour des élections législatives 28,2 % des voix, puis 43,3 % des voix au second tour contre 56,7 % pour l'ancien ministre Jean-François Lamour (UMP).

En mars 2004, elle est élue au conseil régional d'Île-de-France sur la liste de Jean-Paul Huchon (tête de liste pour Paris). Elle est membre de la commission des Transports et de la Circulation et prend la présidence du Centre régional d'information et de prévention du Sida (CRIPS).

En octobre de la même année, elle confie dans une interview à La Dépêche du Midi « ne pas écarter » une candidature à la mairie de Toulouse en 2008[10].

Anne Hidalgo s'engage pour le « Oui » au traité établissant une Constitution pour l'Europe dans le cadre de la campagne parisienne[11].

Dans le cadre de la campagne interne pour la désignation du candidat socialiste en 2006, elle exprime une proximité d'idées avec Dominique Strauss-Kahn, tout en restant proche de Lionel Jospin et de Bertrand Delanoë. Avec d'autres responsables féminins du Parti socialiste, elle critique la « peopleisation » de la politique, en référence à la candidature de Ségolène Royal[réf. nécessaire]. Anne Hidalgo conteste la position de Ségolène Royal sur la licence globale, un mode de rémunération des auteurs d'œuvres disponibles sur Internet par le biais d'un forfait payé par les internautes, comme n'étant pas « la solution »[12].

Lors des élections municipales des 9 et 16 mars 2008, la liste de rassemblement (PS-PCF-PRG-MRC) qu'elle conduit dans le 15e arrondissement de Paris arrive en tête au premier tour avec 35,9 % des suffrages (soit 28 313 voix) contre, une droite fortement divisée, 33,9 % à la liste UMP de Philippe Goujon et 10,1 % à celle de Gérard d'Aboville (divers droite). Elle améliore alors de plus de 8 points son score de 2001. Au second tour, sa liste obtient 47,35 % des voix contre 52,65 % à Philippe Goujon, dont la liste a fusionné avec celle de Gérard d'Aboville[13].

Anne Hidalgo reste première adjointe au Maire de Paris, Bertrand Delanoë. Elle est alors chargée de l'urbanisme et de l'architecture[14] et préside le conseil d'administration de l'Atelier parisien d'urbanisme[15].

Anne Hidalgo à un meeting de la campagne pour les élections régionales françaises de 2010 du Parti socialiste au Cirque d'hiver de Paris.

Tête de liste départementale à Paris aux élections régionales de 2010

Tête de liste départementale du PS à Paris, sa liste était notamment confrontée à celle des Verts, alors qu'Europe Écologie avait largement devancé le PS dans la capitale lors des élections européennes de 2009[16].

Sa liste arrive première des listes de gauche au premier tour avec 26,26 % contre 20,57 % pour Europe Écologie[17], avant de remporter un net succès au second tour avec 57,95 % contre 42,05 % pour la liste menée par Chantal Jouanno (UMP), qui est notamment devancée dans deux bastions traditionnellement ancrés à droite, le 1er arrondissement et dans le 5e arrondissement où elle obtient 58,01 % face à 41,99 % pour l'UMP[18].

Anne Hidalgo est donc reconduite dans son mandat de conseillère régionale d'Île-de-France et intègre la commission Culture. Jean-Luc Romero lui succède à la présidence du Centre régional d'information et de prévention du Sida (CRIPS)[19] ; elle devient pour sa part, présidente de l'organisme Île-de-France Europe[20], qui assure la représentation de la Région à Bruxelles.

Maire de Paris

Candidature, campagne et élection

Anne Hidalgo annonce, le 2 septembre 2012, sa décision de briguer la succession de Bertrand Delanoë aux municipales de 2014 à Paris[21]. Un sondage la crédite alors de 54 % des intentions de vote contre 46 % pour François Fillon ou Nathalie Kosciusko-Morizet[22] ; quelques mois plus tard, un autre sondage lui accorde 51 % des intentions face à Nathalie Kosciusko-Morizet[23].

Seule candidate de son parti après le retrait de Jean-Marie Le Guen, Anne Hidalgo est désignée le 22 mai 2013 pour diriger la campagne municipale, avec 98,3 % des voix de 2 715 militants socialistes parisiens[24]. Le 28 août 2013, elle nomme Pascal Cherki porte-parole de sa campagne, secondé par Bruno Julliard, Rémi Féraud (également codirecteur de campagne avec Jean-Louis Missika), Ian Brossat (après l'accord PS-PCF), Colombe Brossel, Seybah Dagoma et Myriam El Khomri[25]. Le 10 octobre 2013, elle est reconduite comme tête de liste PS dans le 15e arrondissement.

Le , à l'issue du deuxième tour des municipales, les listes qu'elle conduit remportent la majorité au Conseil de Paris[26]. Dans le 15e arrondissement, sa liste est battue par celle de Philippe Goujon (UMP) qui obtient 63,4 % des voix au second tour. Elle devient ainsi maire de Paris sans être majoritaire dans son arrondissement. Le , elle est élue par le Conseil de Paris maire de la capitale, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste.

Candidature de Paris pour l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2024

Se déclarant « pas vraiment favorable » pendant sa campagne à une candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024, elle promet néanmoins « de travailler le dossier » si est élue maire de Paris, voulant « s'assurer que les conditions soient réunies ». Elle craint que la candidature coûte cher, et précise qu'avant de porter cette candidature, elle souhaite « un partage » des frais pour qu'ils n'incombent pas qu'aux contribuables parisiens[27].

Fin mai 2014, alors en déplacement à New York, depuis élue maire, elle déclare au sujet d'une potentielle candidature : « Je n'ai pas porté ce projet dans ma campagne. Les Parisiens attendent de moi du logement, des équipements, de la justice, de la facilité économique ». En outre, elle précise à plusieurs reprises que les trois conditions pour cette candidature sont « transparence, viabilité du modèle économique et respect environnemental ».

Le 6 novembre 2014, le président de la République François Hollande déclare : « Je suis favorable à ce que la ville de Paris, si elle le décide, présente sa candidature pour les Jeux olympiques ». Le lendemain, Anne Hidalgo tempère l'enthousiasme du président, ne voulant pas prendre de « décisions hâtives prises sous le coup de l'émotion », et précise que « rien ni personne » ne la fera « changer de calendrier et de méthode ». Elle ajoute « qu'il faut attendre les conclusions des groupes de travail du mouvement sportif français », qui seront rendues en février 2015[28].

Anne Hidalgo en 2013 lors de l'inauguration de la nouvelle place de la République.

Le 12 février, Anne Hidalgo reçoit un rapport du Comité Français du Sport International (CFSI), qui préconise pour l'organisation des Jeux un coût d'environ 6,2 milliards d'euros (dont 2 milliards financés par le CIO). Elle confirme qu'elle présentera courant mars le projet aux maires d'arrondissement et proposera au vote du Conseil de Paris, en avril, la candidature de Paris aux JO[29].

Le 23 mars 2015, Anne Hidalgo propose aux élus parisiens « d'engager pleinement et avec responsabilité Paris en faveur d'une candidature aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024 »[30].

Politique environnementale

Pour réduire la pollution automobile, le Conseil de Paris adopte le 9 février 2015 un plan à échéance 2020 : à partir du 1er juillet 2015 les autocars et camions de plus de 14 ans sont interdits dans Paris ; à partir du 1er juillet 2016 les véhicules particuliers de plus de 14 ans sont bannis de la capitale ainsi que les véhicules utilitaires légers de plus de 20 ans[31]. Anne Hidalgo fait également fermer une partie des voies rapides longeant la Seine du côté de la rive droite pour les piétonniser. Elle rencontre avec ce projet une opposition forte de la droite, menée par Nathalie Kosciusko-Morizet et Valérie Pécresse, et un groupe d'intérêt d'utilisateurs de voiture[32]. Une guerre de communication s'engage alors sur le suivi et l’évaluation des impacts de la piétonisation des voies sur berge rive droite pour en montrer les aspects soit négatifs[33], soit positifs[34].

Pour combattre la saleté dans la capitale, alors que 61% des résidents déclarent ne pas être satisfaits par l'état de leurs rues, elle annonce différentes mesures destinées à améliorer la propreté des rues parisiennes[35]. Celles-ci se traduisent principalement par une augmentation importante des personnels du service technique de la propreté de Paris (100 éboueurs et conducteurs), la création de nouvelles tournées, la lutte contre la prolifération des rats, et visent à assurer une continuité de la propreté[36].

Impôts et taxes

Anne Hidalgo durant la campagne électorale pour la mairie de Paris a promis de ne pas augmenter les impôts pendant toute la durée de la mandature[37].

La hausse de la taxe de séjour acquittée par les touristes apporte 55 millions d'euros à la ville en 2015 [37]. Afin de remettre les comptes de la mairie de Paris à l'équilibre[38], elle décide de relever de 20 % la surtaxe d'habitation sur les résidences secondaires et autres biens meublés non loués. La Mairie propose à nouveau en octobre de relever ce taux d'imposition[39], puis de la quintupler en 2017[40].

Elle augmente également les tarifs de stationnement de 180 % en janvier 2015[41], majore les droits de mutation sur les ventes immobilières de 3,8 % à 4,5 %[42] au 1er janvier 2016, et réduit les abattements sur les résidences secondaires[43].

Pour que les autorités dépensent structurellement moins, elle annonce également vouloir fusionner commune et département de Paris, et les quatre arrondissements centraux de la ville.

Patrimoine

Plusieurs initiatives d'Anne Hidalgo ont été contestées, autant par des riverains, des associations de défense du patrimoine et de l'environnement que par l'opposition municipale : notamment la tour Triangle[44],[45], le refus de faire classer les toits de Paris au Patrimoine mondial de l'UNESCO[46] ou encore son intention de remplacer certains mobiliers urbains de style haussmannien par des installations contemporaines de type international (kiosques à journaux, bancs publics)[47]. L'accord de la ville de Paris aux projets de destruction d'immeubles des XVIIIe et XIXe siècles rue de Rivoli et de construction par le groupe LVMH d'un bâtiment contemporain au profit de La Samaritaine restaurée, qui a entraîné une procédure devant diverses instances, s'inscrit dans le même contexte[48],[49]. La destruction d'une partie du jardin et des serres d'Auteuil au profit de la Fédération française de tennis fait aussi l'objet de procédures[50],[51].

Vice-présidente de la métropole du Grand Paris

Après le rejet des dispositions proposées au Sénat, elle propose avec Claude Bartolone, Jean-Paul Huchon et une quarantaine d'élus socialistes d'Île-de-France de créer la Métropole du Grand Paris en tant qu'intercommunalité avec des compétences exclusives du logement, de l'hébergement des sans-abris, de la lutte contre la pollution et de la transition énergétique sur le périmètre des communes de Paris, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis[52].

Le , elle est élue première vice-présidente de la métropole du Grand Paris[53].

Cities 40

Le 8 août 2016, elle est la première femme à devenir présidente du Cities 40[54]

Prises de position

Loi DADVSI

Le , dans les débats sur la loi DADVSI (Droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information), elle prend publiquement position contre les amendements du groupe socialiste instaurant la « licence globale » pour le téléchargement. Le 26 décembre, elle signe, avec l'adjoint au maire de Paris chargé de la Culture, Christophe Girard, un point de vue dans le journal Le Monde, où elle défend sa position au nom de la diversité culturelle qui serait menacée par la « licence globale ». Cette position sera reprise par François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste, et par le groupe socialiste au Sénat, mais pas par le groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Le , elle présente avec François Adibi et la section culture du Parti socialiste un rapport réalisé par Franck Laroze et de nouvelles préconisations[55], Pour une solution équitable[56], rejetant autant les DRM (Digital Rights Management) que la « licence globale ». Les instances dirigeantes du PS préféreront finalement défendre à l'Assemblée nationale l'option de la licence globale prônée par les députés Patrick Bloche (Paris), Didier Mathus (Saône-et-Loire) et Christian Paul (Nièvre).

Droits des femmes

Féministe, elle a une opinion proche du prohibitionnisme au sujet de la prostitution[57].

En octobre 2013, au cours d'une émission télévisée, elle déclare avoir « de la bienveillance pour les Femen » et les trouver « émouvantes ». À la suite de nouvelles actions des Femen largement dénoncées par la classe politique[58], et dans le contexte des élections municipales de 2014 à Paris où elle est candidate, elle relativisera ses propos par la voix de son directeur de campagne. Le site d'information Le Lab relève néanmoins que « le jour de l'enregistrement de cette émission, les Femen avaient déjà ouvert leur « centre d'entrainement » à Paris et multiplié les actions seins nus, aussi bien pour accueillir Marine Le Pen en Bretagne que dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, en février 2013 »[59].

Élections présidentielle et législatives de 2012

Lors des primaires socialistes de 2011 pour désigner le candidat à l’élection présidentielles de 2012, Anne Hidalgo prend position pour Martine Aubry et devient sa porte-parole.

Elle critique fortement l'accord national passé entre le PS et EELV attribuant la 6e circonscription de Paris à Cécile Duflot, redoutant une éventuelle candidature de celle-ci à la mairie de Paris en 2014[60]. D'ailleurs, le bureau fédéral, sous la présidence de Rémi Féraud, a adopté une motion appelant à une révision de cet accord[61]. Elle publie un communiqué avec Bertrand Delanoë afin de dénoncer le « parachutage d'une candidature »[62]. Elle n'est, d'ailleurs, pas candidate dans sa circonscription à cette élection législative, le redécoupage de la carte électorale ayant renforcé la 13e circonscription de Paris à droite[réf. nécessaire].

Élection présidentielle de 2017

Elle soutient Vincent Peillon pour la primaire citoyenne de 2017[63]. Elle est membre du comité politique de sa campagne[64]. Marquant sa différence forte avec Manuel Valls dans un entretien au quotidien Le Monde le 12 janvier 2017, elle déclare : « Benoît Hamon est quelqu’un que j’aime beaucoup. J’apprécie le courage avec lequel il a entrepris de relever le défi climatique. Mais il a un positionnement politique qui n’est pas le mien. Je n’ai jamais été à la gauche du parti. » Sans se prononcer pour un des finalistes du second tour, elle souligne néanmoins sa convergence avec Hamon sur l'enjeu climatique : « Je veux rappeler que le plus grand défi de notre siècle est le défi climatique[65]. » Elle soutient Benoît Hamon au premier tour puis Emmanuel Macron au second tour[66].

Quelques jours après la victoire du candidat En marche !, elle crée avec Martine Aubry, Christiane Taubira ainsi que des intellectuels et des artistes, « Dès demain », un « mouvement d'innovation » ouvert à « tous les humanistes qui croient encore en l'action »[67].

Salaires des chefs d'entreprise

En mai 2016, Anne Hidalgo est l'une des signataires d'un « Appel des 40 au CAC40 » qui demande à légiférer sur le salaire du patronat[68].

International

Elle apporte son soutien à Pedro Sánchez en vue de la primaire socialiste espagnole de 2017[69].

Condamnations judiciaires

Le 11 mars 2016, le tribunal correctionnel de Paris condamne Anne Hidalgo, en raison de ses propos selon lesquels le Front national aurait « soutenu pendant la guerre la collaboration avec les nazis », à une peine avec sursis de 500 euros d'amende pour diffamation, ainsi qu'un euro de dommages et intérêts et 2 000 euros pour les frais de justice[70].

Le 25 mai 2016, elle est condamnée à 500 euros d'amende avec sursis et un euro de dommages et intérêts pour avoir diffamé l'architecte Jean-François Cabestan[71]. La cour d'appel de Paris confirme le 9 mars 2017 sa condamnation en lui reprochant d'avoir utilisé des documents municipaux « à des fins personnelles pour un colloque »[72].

Distinctions honorifiques

Insigne dame commandeur de l'ordre d'Isabelle la Catholique.

Legion Honneur Chevalier ribbon.svg Order of Civil Merit (Spain) GC.svg Order of the Polar Star - Ribbon bar.svg ESP Isabella Catholic Order COM.svg SEN Order of the Lion - Knight BAR.png

En juillet 2010, Anne Hidalgo est promue commandeure de l'ordre d'Isabelle la Catholique. Ces insignes lui sont remis, sur proposition du gouvernement espagnol et sur décision du roi Juan Carlos, par l'ambassadeur d'Espagne en France qui souligne alors que « cette décoration constitue une reconnaissance à l'immigration espagnole en France à travers Anne Hidalgo qui représente pour nous un modèle exemplaire d'intégration réussie »[73].

En juillet 2012, elle est nommée chevalière de l'ordre national de la Légion d'honneur[74].

En 2014, elle est désignée « personnalité de l'année » par l'édition espagnole du magazine Vanity Fair[75], et nommée aussi commandeure dans l'ordre royal de l'Étoile polaire[76][réf. nécessaire].

En juin 2015, lors de sa visite d'État en France, le roi Felipe VI lui remet les insignes de grand-croix de l'ordre du mérite civil espagnol  .[réf. nécessaire]

En décembre 2016, lors de sa visite d'État en France, le président sénégalais Macky Sall la nomme chevalière de l'ordre national du Lion du Sénégal[77].

Essais

  • Une femme dans l'arène, Éditions du Rocher, coécrit avec Jean-Bernard Senon, préface de Bertrand Delanoë, 2006 (ISBN 2-2680-5961-8)
  • Travail au bord de la crise de nerfs, coécrit avec Jean-Bernard Senon, Flammarion, 2010 (ISBN 2-0812-4522-1)
  • (en) Mon combat pour Paris : quand la ville ose, Paris, Flammarion, (ISBN 2-081-27769-7)

En avril 2014, elle préface la bande-dessinée La Nueve, qui narre l'histoire de républicains espagnols qui ont participé à la Libération de Paris, en 1944[78].

Notes et références

  1. « Anne Hidalgo - La Parisienne », Le Figaro Magazine, semaine du 7 mars 2014, page 27.
  2. a et b « À Cadix, Hidalgo soigne son image en pensant à 2014 », Le Figaro, mis en ligne le 28 septembre 2012.
  3. Marie-Eve Malouines, PARIS de femmes, Fayard, , p. 41.
  4. « Le jour où je suis devenue française », Paris Match, (consulté le 23 avril 2016).
  5. Virginie Le Guay, « Anne Hidalgo, une Parisienne à Manhattan », Paris Match, semaine du 5 au 12 juin 2014, page 100.
  6. Les candidats en aparté. Anne Hidalgo et Philippe Goujon se livrent sans détour. - Le Point, 22 mars 2012
  7. Arrêté du 27 janvier 2011 portant admission à la retraite (inspection du travail) - Légifrance, JORF no 0030 du 5 février 2011
  8. Arrêté du 26 août 1997 portant nomination au cabinet du ministre.
  9. « Quand Anne Hidalgo, la retraitée de l'Hôtel de Ville, oublie 40% de ce qu'elle gagne », sur alantico.fr, .
  10. Anne Hidalgo ne dit pas non, ladepeche.fr, 26 octobre 2004.
  11. Pour un « Oui » socialiste - Texte présenté par François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, à l'occasion du référendum interne du 1er décembre 2004
  12. La démocratie participative ne fait pas de cadeaux aux droits d'auteur sur le Web, Le Figaro, 15 octobre 2007.
  13. http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=2864054d8548fb2023773a958e40ddcfe5215da0ab992636
  14. La nouvelle vie d'Anne Hidalgo, Le Parisien, 21/03/2009.
  15. Conseil d'administration de l'APUR.
  16. Anne Hidalgo :« Notre objectif, c'est d'être devant les Verts ».
  17. « Les résultats des élections régionales à Paris », Paris.fr, .
  18. « À Paris, la victoire "spectaculaire" de la gauche emmenée par Anne Hidalgo », Le Parisien, (consulté le 28 mars 2010).
  19. romero-blog.fr Jean-Luc Romero élu président du CRIPS
  20. iledefrance-europe.eu Les mandants d'Île-de-France Europe
  21. « Sans surprise, Anne Hidalgo se lance dans la course à la succession de Delanoë » , Le Nouvel Observateur du 2 septembre 2012.
  22. A Paris, Hidalgo plus fort que Fillon - Le Journal du dimanche, 2 septembre 2012.
  23. 2014/Paris: Hidalgo battrait de peu NKM - Le Figaro, 30 mars 2013.
  24. Anne Hidalgo officiellement investie par les militants PS pour les municipales à Paris - Francetvinfo/AFP, 23 mai 2013.
  25. Elsa Fouillac, « Municipales à Paris : Pascal Cherki sera porte-parole d’Anne Hidalgo », dans leparisien.fr, 28 août 2013.
  26. Municipales 2014 : Anne Hidalgo devient la première femme maire de Paris, Le Monde, 30 mars 2014
  27. « JO-2024: Hidalgo "pas vraiment" favorable à une candidature de Paris » (consulté le 1er février 2015).
  28. « Paris candidate aux JO 2024 ? Hidalgo tempère l'enthousiasme de Hollande » (consulté le 1er février 2015).
  29. « JO 2024 à Paris : ce que dit l'étude d'opportunité », sur FranceInfo, (consulté le 12 février 2015).
  30. « JO 2024 : Hidalgo donne son accord à une candidature de Paris ».
  31. « Paris : Hidalgo présente son plan antipollution », Le Figaro, 8 février 2015.
  32. « 40 millions d’automobilistes » s’oppose à la piétonnisation de la rive droite
  33. « Comité régional de suivi et d’évaluation des impacts de la piétonisation des voies sur berges rive droite à Paris, 3ème rapport d’étape », sur iau-idf.fr, (consulté le 24 janvier 2017)
  34. « Qualité de l’air le long du trafic à Paris et en petite Couronne, Bulletin de décembre 2016 », sur airparif.asso.fr, (consulté le 24 janvier 2017)
  35. Paris : lancement d'une vaste opération propreté, francetvinfo.fr, 13 mars 2017
  36. Propreté de Paris : Anne Hidalgo prend de nouvelles mesures, paris.fr, 13 mars 2017
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Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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