Anna Gavalda

Anna Gavalda
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Anna Gavalda le 28 mars 2010.
Naissance (46 ans)
Boulogne-Billancourt (France)
Activité principale
Romancière et professeur de français
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
Signature de Anna Gavalda

Anna Gavalda est une femme de lettres française, née le à Boulogne-Billancourt.

Biographie

Anna Gavalda est la fille d'un père vendeur de systèmes informatiques aux banques et d'une mère créatrice de foulards pour de grandes marques[1]. Elle est élève d'hypokhâgne au lycée Molière[2] en 1990.

En 1992, elle est lauréate de La Plus Belle Lettre d'amour, concours organisé par France Inter[3]. Professeur de français au collège Nazareth à Voisenon (Seine-et-Marne), elle obtient en 2000 le grand prix RTL-Lire pour son premier recueil de nouvelles Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part publié par Le Dilettante. Ce livre rencontre un énorme succès avec des traductions en vingt-sept langues et des ventes cumulées à 1 885 000 exemplaires. Les romans qu'elle publie ensuite sont également des succès de librairies : Je l'aimais vendu à 1 259 000 exemplaires et Ensemble, c'est tout à 2 040 000 exemplaires[4]. Entre 2004 et 2008, l'autrice a ainsi généré plus de 32 millions d'euros de chiffre d'affaires d'après une étude GfK[5].

Elle tient une chronique dans le magazine Elle à propos des livres pour enfants et participe au jury du festival international de la bande dessinée d'Angoulême.

Elle est mère de deux enfants et vit à Paris.

Œuvre

Troisième roman de la romancière, 35 kilos d’espoir s'adresse à un public jeunesse. Paru chez Bayard jeunesse en octobre 2002, le roman raconte l’histoire de Grégoire, 13 ans, un as du bricolage qui déteste l’école. En 2008, selon le classement annuel de Livres-Hebdo, il s'en est vendu 31 411 exemplaires, se classant ainsi dans le top 50 des meilleures ventes.

Ma vie, un poil plus belle raconte l’histoire de Vincent, un garçon de 13 ans, qui se lie d’amitié avec Jojo, le clochard qui loge sous son abribus et qui a adopté une petite chienne trouvée dans une poubelle.

L'Échappée belle, paraît le , un an et demi après la parution de La Consolante, vendu à 655 000 exemplaires selon l’éditeur. Ce roman « léger, tendre, drôle », est présenté par l'éditeur d'Anna Gavalda comme « un hommage aux fratries heureuses, aux belles-sœurs pénibles, à Dario Moreno, aux petits vins de Loire et à la boulangerie Pidoune ». À l'origine, L'Échappée belle était une longue nouvelle offerte à 20 000 adhérents de France Loisirs fin 2001. Anna Gavalda a revu, corrigé et augmenté son texte pour en faire un court roman de 162 pages vendu 10 dans un format un peu plus réduit que le format habituel (10x18).

En juin 2010, elle reçoit le prix Tortignole pour L'Echappée belle, prix qui « récompense un livre qui a fait l’objet d’une envahissante médiatisation qui n’a pas paru totalement justifiée au jury[6]. »

Réception critique

L'œuvre d'Anna Gavalda bénéficie d'un accueil critique très contrasté.

Dans leur manuel de littérature, Le Jourde & Naulleau, Éric Naulleau et Pierre Jourde écrivent que « le génie de Gavalda consiste à mettre en scène le Français moyen dans tous ses avatars. » Ils soulignent alors, au travers d'une analyse textuelle de Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, que l'univers de Gavalda s'apparente « au monde de Oui-Oui », triomphe d'une littérature « guimauve » aux procédés stylistiques et narratifs éculés : narration de la banalité du quotidien, appel à l'expérience du lecteur, mise en place d'incipit in medias res, goût excessif pour les dialogues et absence totale du sens de l'équivoque et de la nuance qui affaiblissent grandement la tension narrative de ses textes[7].

Pour Télérama, ces « travers » (tels qu'ils sont désignés par Jourde et Naulleau) auraient fait d'Anna Gavalda une « romancière et nouvelliste qui occupe indéniablement une place à part dans le paysage, ayant su comme nul autre auteur nouer avec ses lecteurs une relation durable de complicité[8] ».

Le magazine de critique Krinein écrit : « Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part se lit facilement, et l'on est loin de passer un mauvais moment en compagnie de ces personnages à la personnalité bien marquée. Pourtant, après avoir refermé le livre, difficile de ne pas céder à la déception : pourquoi mettre un tel style au service de récits parfois tellement vains, presque creux, alors que la plume de l'auteur peut se montrer autrement plus acérée et pleine de verve[9] ? »

Ouvrages

Nouvelles et recueil de nouvelles

  • 1999 : Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, Le Dilettante (septembre 1999)
  • 2000 : Ceux qui savent comprendront, Le Grand Livre du mois, nouvelle de 64 pages, (ISBN 2702840604).
  • 2010 : Désordre et sentiments, France Loisirs, nouvelle de 72 pages, (ISBN 9782298032819)
  • 2009 : « Nos petites écailles… », Revue L'écho d'Orphée, septembre 2009, no 2 « Femme ? ».
  • 2004 : « Happy Meal ». Nouvelles à chute, Collectif. Paris : Magnard, juin 2004. (Classiques & contemporains. Collège-LP, no 59). (ISBN 2-210-75469-0) Interview réalisée par Nathalie Lebailly p. 93-99.
  • 2001 : « La Moitié d'un confetti ». In Jardins d'enfance, anthologie dirigée par Clausse Cohen. Paris : Le Cherche-Midi, novembre 2001, p. 109-121. (ISBN 2-86274-919-2)
  • 2017 : Fendre l'armure, recueil de sept nouvelles, Le Dilettante, (ISBN 9782842639136)

Romans

Romans pour la jeunesse
  • 2002 : 35 kilos d'espoir, revue Je Bouquine n° 212. Rééd. Bayard Jeunesse, (ISBN 2747006603)
  • 2002 : Un secret trop secret, concours organisé par la revue Je Bouquine.
  • 2005 : Ma vie, un poil plus belle, revue Je Bouquine n° 259, Bayard presse, septembre 2005.
  • 2009 : Cœur perdu, cœur trouvé, revue Je Bouquine n° 305, Bayard presse, juillet 2009, p. 4-15. Ill. Christine Circosta.

Autres textes

  • Anna Gavalda signe la préface et les textes du reportage photographique de Régis Momenteau.
  • Elle signe aussi la préface du livre Le jardin enchanté de Maria Hofker
  • L'automobile / photographies agence Roger-Viollet. Paris : Plume, mai 2000, 112 p. (Il était une fois). (ISBN 2-84110-126-6). Des photos issues du fonds de l'agence Roger-Viollet sont accompagnées du regard de la romancière, pour un panorama original, et une mosaïque de témoignages historiques sur l'automobile de la fin du XIXe siècle aux années soixante.

Traduction

Depuis l'anglais vers le français
  • John Edward Williams (trad. Anna Gavalda), Stoner (trad. de Stoner, 1965), Le Dilettante, août 2011, 384 p. (ISBN 978-2-84263-644-9) ; rééd. poche J'ai Lu, 2012

Adaptations de ses ouvrages

Au cinéma

À la télévision

Notes et références

  1. Fiche sur Un monde à Lire sur www.mondalire.com
  2. http://www.lexpress.fr/culture/livre/anna-gavalda-la-discrete_813789.html
  3. « Fiche biographique de l'auteur », sur livresse.com (consulté le 25 août 2014)
  4. Le Nouvel Observateur no 2264 du 27 mars au 2 avril 2008
  5. (fr) « Une plume qui vaut de l'or », sur www.lefigaro.fr, (consulté en 17juillet 2010)
  6. http://www.prix-litteraires.net/prix/1408,prix-tortignole.html
  7. Éric Naulleau et Pierre Jourde, Le Jourde & Naulleau, Paris, Mango, 2008 (voir aussi la précédente édition chez Mot et Cie, 2004)
  8. Critique sur le site de Télérama.
  9. Critique de Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part sur le site du magazine Krinein.

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

  • Le Dilettante